À l'ombre de la Sainte Famille (6)
À l'ombre de la Sainte Famille (6)

Marie aère notre âme, la secoue pour que tombent en poussière les barreaux de l'orgueil, de la jalousie, du jugement hautain, de l'arrogance, de la sensualité, de l'avarice qui la tiennent emprisonnée. Elle déblaye le terrain devant nous, pour que, au lieu d'être collé au mur aveugle de notre ego, nous nous retrouvions face à d'immenses étendues à explorer, dans lesquelles planter l'étendard de son Fils.
Avançons avec Marie. Donc avec assurance. Sans craindre l'agitationdu monde, les cris hostiles des foules en furie. Aussi tranquilles que Jésus le jour où ses compatriotes de Nazareth voulurent le précipiter dans le vide et que « lui, passant au milieu d'eux, reprit sa marche » (Luc 4, 30). Si nous restons bien serrés contre Marie, nous n'avons pas à craindre les traits du monde. L'ennemi en est réduit à rugir, à faire du bruit, à s'agiter, à gesticuler. Il remue du vent comme un moulin. Il doit se faire peur à lui-même... Si besoin est, Marie sera la Vierge à la massue dont l'origine remonte à une légende, très répandue au Moyen-Âge, selon laquelle une femme a conçu un jeune garçon qu'elle a promis au diable. Non baptisé, il apprend qu'il a le démon pour père, se rend à Rome et, de fil en aiguille, se retrouve finalement en Égypte chez un ermite dont la prière adressée à Marie obtient sa délivrance. Selon le récit d'un autre miracle, un enfant de six ans ne cessait de fatiguer sa mère qui, n'en pouvant plus, lui cria : « Va au diable; petite peste. » Le démon apparut aussitôt et saisit l'enfant. La mère appela alors la Madonna del Soccorso pour le sauver des griffes de Satan. Marie vint, vêtue de blanc et d'or, tenant une massue avec laquelle elle terrassa le démon qu'elle piétina, tout en protégeant le garçon sous son manteau.
(à suivre...)
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