La sensibilité de Jésus (4)
La sensibilité de Jésus (4)

Et si Jésus souffre de la trahison de Judas, nous pouvons bien penser que notre égoïsme, notre attachement à nous-mêmes, qui le laisse seul au moment d'affronter l'épreuve, lui sont particulièrement difficiles à porter. Des fils rebelles, dès qu'il est question de ne pas se centrer sur soi et su son petit bien-être matériel, sur sa petite santé...
« Il est pénible de lire, dans les saints Évangiles, la question de Pilate : « Qui voulez-vous que je vous livre, Barabbas ou Jésus, qu’on appelle le Christ ? » Il est plus pénible d’entendre la réponse : « Barabbas ! » Et plus terrible encore de me rendre compte que, très souvent ! en m’écartant du chemin, j’ai dit aussi « Barabbas ! » et ajouté : « Le Christ ?… Crucifige eum ! — Crucifie-le ! » (saint Josémaria, Chemin, n° 296). Il se trouvera dans cette foule des disciples de Jésus. Ils l'ont suivi avec sincérité, mais superficialité. Ce sont de ces catholiques d'aujourd'hui qui, pour un oui pour un non, se dispensent de la messe dominicale. Ils ont tellement de choses plus importantes à faire ! Ce n'est pas risible, parce que l'enjeu est trop grand, trop grave. « Veillez et priez. » Autrement dit, « restez avec moi, tenez-moi compagnie. Si vous portez mon joug avec moi, ma Croix, « je referai vos forces » (Matthieu 11, 28).
(à suivre...)
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