Complainte de l’exilé (5)
Complainte de l’exilé (5)

Ne tarde pas, car j’ai soif de toi, ô mon Dieu. « Le jour, puisse Yahvé envoyer sa grâce » (Psaume 42, 9), le jour, tant que l’on peut travailler. Car « la nuit va venir : alors personne ne pourra plus travailler » (Jean 9, 4). Et moi, « pendant la nuit, je chanterai un cantique de louange au Dieu de ma vie » (Psaume 42, 9). C’est ce que j’ai de mieux à faire, réciter des communions spirituelles, des oraisons jaculatoires, me préparer à recevoir le Seigneur dans la sainte communion, me centrer sur « le Dieu de ma jeunesse » Psaume 71, 5), qui est le Dieu de ma vie, « ma lumière et mon rocher » (Psaume 27, 1).
« Je dis à Dieu, mon rocher : « Pourquoi m’oublies-tu ? » (Psaume 42, 10). Mon rocher ! « C’est vers toi, Yahvé, que je crie : mon rocher, ne reste pas sourd à mon égard » (Psaume 28, 1). « Auprès de toi se trouve le pardon » (Psaume 130, 4), le rachat. Vraiment, mon Dieu, « tu es mon rocher, ma forteresse, mon libérateur, mon Dieu, mon roc où je trouve un asile, mon bouclier, la corne qui me sauve, ma citadelle ! » (Psaume 18, 3). « Ecoute le cri de ma prière » (Psaume 61, 2), de la supplication que je fais monter vers toi. « Qu’il soit fait bon accueil aux paroles de ma bouche et à la méditation de mon cœur devant toi, Yahvé, mon rocher et mon libérateur » (Psaume 19, 15). « Pourquoi dois-je cheminer tristement, sous l’oppression de l’ennemi ? » (Psaume 42, 10). Impressionnante est la pression de l’adversaire, qui retourne à son profit toutes les inventions de l’homme, que la participation à ton intelligence créatrice leur fait découvrir. Il les dénature, en tire avantage. Et nous sommes comme enserrés dans une presse, éprouvant du mal à continuer de respirer l’air frais de la grâce.
(à suivre…)
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