Complainte de l’exilé (7)
Complainte de l’exilé (7)

« Car tu es mon Dieu, mon rempart » (Psaume 43, 2). « Le salut des justes vient de Yahvé. Il est leur place forte au temps de la détresse ; Yahvé leur vient en aide et les délivre ; il les délivre des méchants et les sauve, parce qu’ils ont cherché refuge en lui » (Psaume 37, 39-40). Si tu délivres même les méchants, « pourquoi dois-je cheminer tristement sous l’oppression de l’ennemi ? » (Psaume 43, 2). Ils disent, « venez, opprimons le juste », nous verrons bien si Dieu existe, s’il vient le secourir. « Si je me couche dans le shéol, le voilà » (Psaume 139, 8). Parce que tu es le Créateur du ciel et de la terre, et que c’est toi qui conserves le tout dans l’existence. « Je raconterai toutes tes merveilles » (Psaume 9, 2). « Hâte-toi de me secourir, Seigneur, toi qui es mon salut ! » (Psaume 38, 23). « Selon ta bienveillance, souviens-toi de moi » (Psaume 24, 7). « Envoie ta lumière et ta fidélité » (Psaume 43, 3) : ta lumière, c’est-à-dire ton Fils, le Rédempteur de l’homme, « la Lumière vraie, qui éclaire tout homme, venait dans le monde. Il était dans le monde, et le monde a été fait par lui » (Jean 1, 9-10), mais hélas ! « le monde ne l’a pas reconnu. (…) Mais à ceux qui l’ont reçu, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu : à ceux qui croient en son nom » (Jean 1, 10.12). Ne suis-je pas de ceux-là ? Envoie ta fidélité (Psaume 43, 3), toi qui es le Dieu fidèle par antonomase. Tu tiens « fidèlement toutes tes paroles » (Psaume 145, 13). Que moi-même je sois fidèle à la parole que je t’ai donnée, au contrat que nous avons passé, aux termes duquel je me suis entièrement mis à ton service et toi, en contrepartie, tu te donnes à moi. Que ta lumière et ta fidélité « me guident, qu’elles me conduisent à ta montagne sainte et à tes demeures » (Psaume 43, 3), qui sont si aimables (Psaume 84, 2).
Le psalmiste s’enquiert : « Qui habitera sous ta tente ? Qui demeurera sur ta montagne sainte ? » (Psaume 15, 1). Je réponds sans hésiter : « Moi ! » Et je répète ce que je t’ai déjà dit, en t’ouvrant mon cœur : « Il est une chose que je demande à Yahvé, je la désire ardemment : c’est d’habiter dans la maison de Yahvé, tout le temps de ma vie, pour jouir de la douceur de Yahvé et pour contempler son sanctuaire » (Psaume 27, 4).
(à suivre…)
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