L’Ascension (2)
L’Ascension (2)
Nous aimerions contempler notre Seigneur « encore lorsqu’Il s’assied à côté du puits, fatigué par la dureté du chemin (cf. Jean 4, ), quand il pleure sur Lazare (cf. Jean 11, 35), quand il prie
« Ici se cache aussi l’humanité » (hymne Adoro te, devote). C’est une réalité que nous ne pouvons pas nous cacher. Une réalité visible. L’évidence de la non évidence de Dieu. « Je crois et confesse toutefois les deux », la divinité et l’humanité (ibid.), sans conteste possible. Il n’y a pas l’ombre d’un doute. Bien sûr, nous aimerions pouvoir dévisager le Christ avec nos yeux de chair, l’avoir devant nous, l’écouter, le voir agir et réaliser des miracles. Des miracles, nous en voyons, en fait. Qui nous confirment que Jésus est bien parmi nous. Mais nous ne le verrons pas. C’est l’âme qui est appelée à voir le Christ, le moment venu : vultum tuum, Domine, requiram, « je cherche ton visage, Seigneur », car je voudrais le voir (Psaume 27, 8). Il est bon de le redire souvent. C’est là aussi une preuve d’amour. Quoi de plus logique, puisque nous avons été créés, chacun de nous, pour connaître et aimer Dieu, le servir, l’adorer et lui rendre gloire ?
Il est bien normal que nous désirions que s’accomplisse ce qui est l’aspiration profonde de notre être, que Dieu lui-même y a mise. Nous devons la développer, l’alimenter, l’intensifier.
(à suivre…)
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