Marie, la « femme eucharistique » (5)
Marie, la « femme eucharistique » (5)

« Lorsque l’Église, devant le Saint-Sacrement, chante la célèbre séquence Ave verum, elle s’écrie : « Je vous salue, ô Corps véritable né de Marie ! » L’Eucharistie et Marie sont inséparables : elle devient un ostensoir où brille le Corps du Sauveur ; c’est un ciboire qui contient l’Hostie sacro-sainte, après être devenue le calice vivant qui le reçut d’abord, en son Incarnation, pour le livrer au jour de sa Rédemption, au Calvaire » (Dom E. Vandeur, Marie et la Sainte Messe). En tant qu’habitacle du Fils de Dieu, que tabernacle vivant, « Marie a exercé sa foi avant même l’institution de l’Eucharistie » (EE, n° 55). Car, si l’Eucharistie découle de la Passion et de la Résurrection de notre Seigneur, elle s’inscrit inévitablement dans le prolongement de l’Incarnation. Il a fallu d’abord que Marie donne sa chair à Jésus pour que Jésus puisse nous donner sa propre chair à manger, nourriture qui non seulement nous unit directement à lui mais aussi indirectement à Marie. Ainsi Marie a été la première à expérimenter ce que nous vivons dans la sainte communion : « Marie a conçu le Fils de Dieu dans la vérité même physique du corps et du sang, anticipant en elle ce qui dans une certaine mesure se réalise sacramentellement en tout croyant qui reçoit, sous les espèces du pain et du vin, le corps et le sang du Seigneur » (Ibid.). « Oserai-je dire davantage ? Pourquoi ne pourrais-je pas communier dans le Cœur de Marie ? Ne pourrais-je pas, après la triple confession, ici, de mon indignité, Domine nom sum dignus, pénétrer dans ce sanctuaire de l’Immaculée Conception, dans ce Temple de Dieu consacré comme nul autre, Autel d’or du Sacrifice auguste de notre Rédempteur, et recevoir, là, en cet abîme de la grâce, recevoir Celui que le monde entier ne pouvait contenir, et qui remplit un jour les entrailles d’une Vierge-Mère ? » (Dom E. Vandeur, Marie et la Sainte Messe).
(à suivre…)
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