La sainteté pour tous (1)
La sainteté pour tous (1)

Il nous faut donc lutter. Mais l'effort de vie spirituelle n'a rien de masochiste. Ce n'est pas se battre contre des moulins à vent. C'est un travail sans cesse repris pour parvenir à la sainteté. Rien n'est plus exaltant donc. « La lutte ascétique n'est pas quelque chose de négatif, et partant d'odieux, mais c'est une affirmation joyeuse. Un sport !
Le vrai sportif ne lutte pas pour une seule victoire, et qu'il remporterait du premier coup. Il se prépare, il s'entraîne pendant longtemps, avec confiance et sérénité : il essaie une fois après l'autre et, même s'il ne triomphe pas tout de suite, il insiste avec opiniâtreté, jusqu'à ce qu'il ait surmonté l'obstacle » (saint Josémaria, Forge, n° 169).
Nous ne devenons pas saints d'un seul coup, en donnant juste un coup de jarret. Nous ne sommes pas non plus assurés de vaincre à chaque effort. Le contraire est même garanti. Mais ce que nous voulons, c'est décrocher la victoire, c'est parvenir au but. Alors, comme tout bon sportif, nous recommençons, avec un moral de vainqueur. Il faut faire notre ce mot d'ordre dynamisant : « La victoire est en nous ! »
Saint Josémaria, le fondateur de l'Opus Dei, disait que la sainteté ne consiste pas à faire des choses de plus en plus difficiles et compliquées, qui de ce fait deviendraient rapidement hors de notre portée, mais à les faire avec de plus en plus d'amour. Au soir de notre vie, c'est sur l'amour que nous serons jugés, disait saint Jean de la Croix. C'est bien ce qui est essentiel. Aimer et manifester que nous aimons au soin que nous apportons à faire les choses de notre mieux, aussi bien les choses de l'âme que les choses naturelles de la vie. Tout par amour, et avec amour. La sainteté est à ce prix. C'est-à-dire qu'elle n'admet pas de médiocrité, de grisaille d'une vie monotone parce que sans amour.
(à suivre...)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire