Un chant d’action de grâce (1)
Un chant d’action de grâce (1)

Déjà dans l’Ancien Testament , nous trouvons de nombreux témoignages de cette reconnaissance des auteurs sacrés au vu de la proximité de Dieu de son peuple et de ses interventions en sa faveur. A titre d’exemple, le psalmiste s’écrie : « Yahvé est très grand et très digne de louange, et sa grandeur est insondable. Chaque âge dit au suivant la louange de tes œuvres, et on publie ta puissance. On parle de l’éclat glorieux de ta majesté, et on fait connaître tes œuvres prodigieuses » (Psaume 145, 3-5). Parmi ces prodiges de Dieu, il faut compter sa fidélité inébranlable à son dessein de salut qu’aucune action humaine ne pourra entraver ni même freiner. L’« heure » du Fils est inscrite dans l’éternité de Dieu. Elle sonne au temps fixé. Elle est arrivée avec la Passion et la mort du Christ sur la Croix. Nous vivons maintenant des mérites de notre Seigneur Jésus-Christ et de l’envoi du Saint-Esprit, qui féconde continuellement la sainte Eglise – corps mystique du Christ – et nous remplit de l’amour par lequel nous devenons capables d’aimer Dieu, et notre prochain.
« Les mots deviennent inutiles, parce que la langue n’arrive pas à s’exprimer. Alors le raisonnement se tait. On ne discourt plus : on se regarde ! Et l’âme se met encore une fois à chanter un chant nouveau, parce qu’elle se sent et se sait aussi sous le regard aimant de Dieu, à tout instant » (saint Josémaria, Amis de Dieu, n° 307). Dès l’aurore du christianisme, nos frères dans la foi ont composé et entonné des cantiques d’action de grâces envers la majesté divine et la toute-puissance admirable de Dieu. « Dans la nouveauté de l’Esprit, elles (les premières communautés) composent aussi des hymnes et des cantiques à partir de l’Evénement inouï que Dieu a accompli en son Fils : son Incarnation, sa Mort victorieuse de la mort, sa Résurrection et son Ascension à sa droite » (Catéchisme de l’Eglise catholique, n° 2641).
(à suivre…)
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