La Liturgie céleste (20)
La Liturgie céleste (20)

Voici d'après l'Écriture ce que nous ferons là-haut, dit encore saint Augustin : « Toute notre occupation tiendra en deux mots : Amen, Alleluia ! (...) Amen veut dire : c'est vrai ; Alleluia veut dire : louez Dieu (...). Et quand nous dirons c'est vrai, c'est Amen que nous dirons, mais avec un rassasiement en quelque sorte insatiable. Comme rien ne manquera à l'âme, ce sera le rassasiement, mais comme cette vérité qui ne nous manquera jamais, nous réjouira toujours, toujours elle produira, si je puis dire, un insatiable rassasiement ; et plus ce rassasiement sera insatiable de vérité, plus l'âme répétera avec une insatiable vérité : Amen ! Mais quelle merveille ! (...) Et parce que, sans le moindre ennui, et dans une délectation perpétuelle, nous contemplerons le vrai, parce qu'il brillera à nos yeux d'une invincible évidence, tout brûlants d'amour pour cette vérité, nous livrant à elle avec un délicieux et chaste embrassement, mais celui-là tout spirituel, nous ferons entendre le mot de la louange et nous dirons : Alleluia ! Et par l'effet de cette charité ardente que les habitants de la cité sainte ressentiront pour leurs frères et pour Dieu, tous, à l'envi, s'entraîneront à cette louange, et ils diront : Alleluia parce qu'ils diront : Amen ! » (Sermon 362, 29).
D'après sainte Thérèse, tous les biens du monde sont incapables de faire goûter à l'homme en mille ans cette joie qui lui est donnée par Dieu en un seul instant (cf. sainte Thérèse d'Avila, Pensées sur l'Amour de Dieu 4).
(à suivre…)
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