La Liturgie céleste (14)
La Liturgie céleste (14)

À partir de ces textes, la tradition de l'Église « parle d'un feu purificateur », nous dit le Catéchisme, qui cite ici saint Grégoire le Grand : « Pour ce qui est de certaines fautes légères, il faut croire qu’il existe avant le jugement un feu purificateur, selon ce qu’affirme Celui qui est la Vérité, en disant que si quelqu’un a prononcé un blasphème contre l’Esprit Saint, cela ne lui sera pardonné ni dans ce siècle-ci, ni dans le siècle futur (Matthieu 12, 31). Dans cette sentence nous pouvons comprendre que certaines fautes peuvent être remises dans ce siècle-ci, mais certaines autres dans le siècle futur » (saint Grégoire le Grand, Dialogues 4, 39).
Évidemment, le diable est intéressé à ce que nous ne croyions pas en l'existence du purgatoire, qui est pourtant une preuve manifeste de la miséricorde et de la justice de Dieu. Voyons ce qu'en dit saint Thomas More dans un de ses écrits intitulé La Supplication des âmes, dans laquelle les âmes du purgatoire s'adressent à ceux qui sont sur terre. « Si, à chaque confession accompagnée de contrition et de ferme propos, Dieu se faisait une règle de pardonner sans qu'il reste rien à payer, ni aucune compensation à offrir - la Passion du Christ suffisant à régler la dette du péché - cette largesse serait presque un encouragement à pécher sans se gêner (...). Ce lieu, où nous expions pour un temps, ne satisfait pas seulement aux exigences de la justice de Dieu : il proclame aussi sa miséricordieuse bonté. D'abord parce que la peine, tout atroce qu'elle est, ne correspond pas, tant s'en faut, à la gravité du péché ; et surtout parce que la bonté divine, en faisant craindre aux hommes cette peine, les rend moins hardis à pécher et moins négligents à faire pénitence, et par là elle les préserve de la peine éternelle ».
(à suivre…)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire