ce blog est bloqué à l'entrée en Chine depuis le mois de mai 2007

samedi 6 novembre 2010

La Liturgie céleste (6)

La Liturgie céleste (6)

Le scapulaire. Pour en revenir à la liturgie, mentionnons le scapulaire du Mont Carmel. Par la bulle Sabbatine, le pape Jean XXII a accordé en 1322 le « privilège sabbatin », promettant "à ceux qui portent avec piété le scapulaire du Mont Carmel de les délivrer du purgatoire et de les faire entrer au paradis le samedi suivant leur mort. Cette décision pontificale faisait suite à une apparition de la très Sainte Vierge à saint Simon Stock. Marie, écrit-il, « m'apparut, entourée de sa cour, et tenant l'habit de l'Ordre elle me dit : ce sera pour toi et les Carmes le privilège, celui qui restera fidèle à son habit jusqu'à la mort sera sauvé du feu éternel ». (lire la suite)
« Les âmes mondaines ont une grande propension à rappeler la Miséricorde du Seigneur. — Elles s’encouragent ainsi à poursuivre leurs égarements. Il est vrai que Dieu notre Seigneur est infiniment miséricordieux, mais il est aussi infiniment juste : et il y a un jugement et il est le Juge » (saint Josémaria, Chemin, n° 747). Cependant, « je pense sincèrement, dit un auteur spirituel, que l'une de nos plus grandes surprises au jour du Jugement sera de découvrir le peu que nous avons fait pour notre salut. Nous serons étonnés de connaître la manière continuelle et totale dont la grâce de Dieu nous a accompagnés tout au long de notre vie. Sur terre, nous reconnaissons rarement la main de Dieu. Il arrive que nous ne puissions que reconnaître : « La grâce de Dieu a été avec moi » ; mais au jour du Jugement nous verrons que, pour chaque grâce que nous avons perçue, il y en a eu cent ou dix mille qui nous sont passées totalement inaperçues » (L. Trese, La foi expliquée. Tome 1., 1996, p. 108).
Les deux aspects du péché. Il convient de rappeler que tout péché comporte deux aspects. Tout d'abord une faute, qui réclame le pardon de Dieu soit nécessairement dans le sacrement de la réconciliation s'il s'agit d'un péché mortel, soit aussi par d'autres voies, pour le péché véniel. Le second aspect est celui de la peine. « Tout péché, même véniel, entraîne un attachement malsain aux créatures, qui a besoin de purification, soit ici-bas, soit après la mort, dans l’état qu’on appelle Purgatoire », affirme le Catéchisme (n° 1472). Cette purification libère de ce qu’on appelle la « peine temporelle » du péché. Ces deux peines ne doivent pas être conçues comme une espèce de vengeance, infligée par Dieu de l’extérieur, mais bien comme découlant de la nature même du péché. « Une conversion qui procède d’une fervente charité, peut arriver à la totale purification du pécheur, de sorte qu’aucune peine ne subsisterait » (cf. concile de Trente). La remise de la peine s'effectue par la pénitence que le prêtre nous donne à la fin de la confession. Mais nous sommes bien conscients qu'elle est dérisoire par rapport à ce que nous méritons. C'est voulu, afin de ne pas rendre le sacrement odieux par des pénitences trop dure à accomplir. Au prêtre d'essayer de compléter de son côté. Or, « bien des fautes ici-bas paraissent pardonnées, parce quelles ne sont pas punies ; mais le châtiment les atteindra dans la vie future. Ce n'est point en vain qu'on appelle proprement le jour du Jugement, celui où apparaîtra le Juge des vivants et des morts (Matthieu 12, 36). Au contraire, il y a quelques péchés qui reçoivent déjà leur punition sur la terre, mais qui ne porteront pas préjudice dans l'autre vie, si nous en avons reçu la rémission. C'est pourquoi au sujet de ces peines temporelles que Dieu inflige aux pécheurs pendant leur vie, pour qu'à la fin des siècles, ceux à qui ces péchés auront été remis n'en portent pas le châtiment, l'Apôtre dit (1 Corinthiens 11, 31-3) : « Si nous nous jugions nous-mêmes, nous ne serions pas jugés par le Seigneur, mais lorsqu'il nous juge, c'est par miséricorde qu'il nous châtie, afin que nous ne soyons pas condamnés avec ce monde » (saint Augustin, Enchiridion 66, 17).

(à suivre...)


Aucun commentaire: