La Liturgie céleste (15)
La Liturgie céleste (15)

L'abbé Charles Arminjon, qui exerça une influence certaine sur la petite Thérèse, nous rappelle que « l'Église, au Canon de la messe, offre à Dieu ses suffrages afin d'obtenir pour ces âmes locum lucis, un lieu de lumière : d'où il suit qu'elles sont dans la nuit et enveloppées de ténèbres épaisses et impénétrables. - Elle demande pour elles locum refrigerii, un lieu de rafraîchissement : d'où il suit qu'elles sont dans d'intolérables ardeurs. - Elle demande pour elles locum pacis, un lieu de paix : d'où il suit qu'elles sont livrées à des inquiétudes et à d'inexprimables anxiétés » (Fin du monde présent et mystères de la vie future).
Si les âmes du purgatoire ont la certitude d'être sauvées, leur état n'est pas une partie de plaisir. On y retrouve la peine du dam, mais provisoire, et le « feu purificateur », mentionné il y a un instant par le Catéchisme. L'ange gardien de sœur Faustine, l'apôtre de la divine miséricorde, la conduisit un jour « dans un endroit ténébreux et rempli de flammes. Dans ces flammes - des âmes souffrantes. Elle prient ardemment, mais sans effet pour elles-mêmes. Nous seuls pouvons les secourir. Les flammes qui les brûlent ne me touchaient pas. Mon ange gardien ne me quittait pas d'une semelle. Je demandai à des âmes : « Quelle est votre plus grande souffrance ? » Elles me répondirent d'une seule voix : « Notre plus grande souffrance, c'est la faim de Dieu. » J'ai vu la Sainte Vierge visitant les âmes du purgatoire. Elle leur apporte du réconfort » (M. Winowska, L'icône du Christ miséricordieux).
(à suivre…)
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