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lundi 13 avril 2009

Coopérer avec Dieu

Coopérer avec Dieu

Saint Luc décrit par le menu le voyage qui conduit saint Paul de Césarée maritime à Pouzzoles, d'où il gagna Rome. Les précisions topographiques et les détails techniques abondent et montrent que Luc, qui rédige au pluriel, faisait partie du voyage. Or, lorsqu'ils approchaient de la Crète, cherchant à y hiverner à une époque où la navigation était déjà fort périlleuse et alors que Paul, qui avait fait trois fois naufrage dans sa vie (cf. 2 Corinthiens 11, 25) avait vivement déconseillé de reprendre la mer (cf. Actes des apôtres 27, 10). Voici que « bientôt un vent impétueux, (lire la suite) nommé Esquilon, se déchaîna sur l'île. Le navire fut entraîné, sans pouvoir lutter contre l'ouragan, et nous nous laissâmes aller à la dérive » (Actes des apôtres 27, 14-15).
Comme la tempête, loin de se calmer, prenait encore de l'ampleur, ils jetèrent la cargaison à la mer, puis les agrès, les mâts, les barres, bref tout ce dont ils pouvaient se débarasser dans l'espoir d'avoir au moins la vie sauve (cf. Actes des apôtres 27, 18-19).
Cette attitude en quelque sorte désespérée de l'équipage et des passagers nous montre le comportement que nous devons adopter lorsque nous rencontrons des difficultés de navigation dans notre voyage vers le ciel, c'est-à-dire au cours de notre vie en ce monde toute orientée vers l'éternité d'Amour avec Dieu.

dimanche 17 février 2008

Se detacher (1)

Se détacher (1)

À l'occasion du carême, voici quelques remarques sur le détachement des biens de ce monde.
Saint Luc décrit le voyage par mer qui conduit saint Paul de Césarée Maritime à Pouzzoles, d'où il gagna Rome. Les précisions topographiques et les détails techniques abondent et montrent que Luc qui, d'ailleurs, rédige son récit au pluriel, faisait partie du voyage. Or, lorsqu'ils approchaient de la Crète, cherchant à hiverner à une époque où la navigation était déjà fort périlleuse et alors que saint Paul, qui avait déjà essuyé trois naufrages dans sa vie (cf. 2 Corinthiens 11, 25) avait vivement déconseillé (lire la suite) de reprendre la mer (cf. Actes des apôtres 27, 10), or, donc, « bientôt un vent impétueux, nommé Euraquilon, se déchaîna sur l'île. Le navire fut entraîné, sans pouvoir lutter contre l'ouragan, et nous nous laissâmes aller à la dérive » (Actes des apôtres 27, 14-15).
Comme la tempête, loin de décroître, ne faisait que s'amplifier, ils jetèrent la cargaison à la mer, agrès, mâts, barres, bref tout ce dont ils pouvaient se débarrasser dans l'espoir d'avoir au moins la vie sauve (cf. Actes des apôtres 27, 18-19).
Cette attitude en quelque sorte désespérée de l'équipage et des passagers nous montre le comportement que nous devons adopter lorsque nous rencontrons des difficultés de navigation dans notre voyage vers le ciel, vers l'éternité. Les tempêtes ne manquent pas. Le ciel peut rester implacablement fermé. Il faut conserver l'espoir, car c'est Dieu qui guide la barque, et il la mène à bon port, plus sûrement que nous ne pourrions le faire. La tempête, les écueils ne font pas obstacle à sa Volonté.

(à suivre...)