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vendredi 8 mai 2009

La vie sans Dieu (3)

La vie sans Dieu (3)

« À quels critères peut-on discerner le chrétien qui est en authentique communion avec Dieu de celui qui vit dans l'illusion ? La réponse de Jean est la suivante. Dieu est lumière (1, 5) ; le chrétien attaché aux ténèbres du péché, et dans l'existence duquel Dieu-lumière ne se reflète pas, vit dans l'illusion. Dieu est amour (4, 8.10) ; le chrétien qui n'aime pas, et dans l'existence duquel le Dieu d'amour ne se reflète pas, vit dans l'illusion » (A. Feuillet, Le sacerdoce du Christ et de ses ministres, Paris, 1997, p. 116). C'est bien ce que dit Jésus : (lire la suite) « Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il sera jeté dehors comme les sarments, et il deviendra sec : les sarments secs sont ramassés et jetés au feu, où ils brûlent » (Jean 15, 6). Pas dans n'importe quel feu. La description que Jésus fait du jugement dernier ou universel montre de quel feu il s'agit : « Allez-vous-en loi de moi, maudits » (puisque vous n'avez pas voulu demeurer en moi », « au feu éternel » (qui a pour nom « enfer »), « préparé pour le diable et pour ses anges » (Matthieu 25, 41). Celui qui n'a pas fait fructifier le talent reçu - qui n'a pas porté de fruits malgré les grâces qui lui ont été octroyées en abondance - s'entendra dire : « Jetez-le dans les ténèbres extérieures ; là seront les pleurs et les grincements de dents » (Matthieu 25, 30).
Prions pour que tous ceux qui préfèrent les ténèbres à la Lumière (cf. Jean 1, 5) deviennent une lumière qui éclaire la conscience des hommes et des femmes de notre temps, les conduisant sur le chemin de l'accomplissement de la vraie vocation de l'homme et du bien commun véritable.

(fin)

lundi 29 septembre 2008

Le feu de Dieu (1)

Le feu de Dieu (1)

Jésus ouvre un jour son cœur à son auditoire. Il lui dit : « C'est le feu que je suis venu mettre sur la terre » (Luc 12, 49), le feu de l'Amour de Dieu. Le feu de l'Amour dont Dieu nous aime, et qui est l'Esprit Saint. Le feu de l'amour que Dieu met dans notre âme et dont il attend - il est en droit d'attendre - que nous l'aimions, et qui n'est autre aussi que le Saint-Esprit. Ce Saint-Esprit qui a fait irruption dans le monde au jour de la Pentecôte. Jésus ajoute : « Et combien je désire qu'il soit déjà allumé » (Ibid.). Ce qui peut nous surprendre, voire nous déconcerter, c'est le temps qu'il va falloir pour que se réalise ce désir ardent du Seigneur (lire la suite) - qui est le Fils de Dieu, donc Tout-Puissant et infiniment Sage. Entre cette confidence et la venue du Saint-Esprit, il s'écoule, en effet, plusieurs mois, peut-être même plus d'un an. C'est surprenant.
Mais le fait de nous en rendre compte nous aide à gagner en patience. Les plans de Dieu se réalisent toujours, mais dans le temps, et en fonction de la réponse des hommes. Nous sommes invités à aider les hommes à répondre aux desseins amoureux de Dieu en évangélisant le monde qui nous entoure, en vibrant comme le Seigneur : « Avec le merveilleux naturel de ce qui vient de Dieu, l’âme contemplative déborde du désir de faire de l’apostolat : Mon cœur brûlait en moi, à force d’y songer le feu flamba (Psaume 38, 4). De quel feu s’agit-il, si ce n’est de celui dont parle le Christ : Je suis venu apporter le feu sur la terre et comme je voudrais qu’il brûle ! (Luc 12, 49). Feu d’apostolat qui se fortifie dans la prière : il n’y a pas de meilleur moyen pour développer, d’un bout à l’autre du monde, cette bataille de paix à laquelle chaque chrétien est appelé à participer: compléter ce qui manque aux souffrances du Christ (cf. Colossiens 1, 24) » (saint Josémaria, Quand le Christ passe, n° 120). D'où notre prière : « Ô, Jésus..., fortifie nos âmes ! Aplanis le chemin ! Et surtout, enivre-nous d'Amour : fais ainsi de nous des foyers brûlants, qui enflamment la terre du feu divin que tu es venu nous apporter » (saint Josémaria, Forge, n° 31). « Le monde résonne encore de ce cri divin : « Je suis venu apporter le feu sur la terre, et que puis-je vouloir si ce n’est qu’il s’enflamme ? » — Or, tu vois : presque tout est éteint… N’as-tu pas le désir de propager l’incendie ? » (saint Josémaria, Che
min, n° 801).

(à suivre...)

lundi 25 août 2008

« Je suis venu apporter le feu » (1)

« Je suis venu apporter le feu » (1)

Jésus ouvre un jour son cœur à son auditoire. Il lui dit : « C'est le feu que je suis venu mettre sur la terre, ignem veni mittere in terram... » (Luc 12, 49), le feu de l'Amour de Dieu. Le feu de l'Amour dont Dieu nous aime, et qui est l'Esprit Saint. Le feu de l'amour que Dieu met dans notre âme et dont il attend - il est en droit d'attendre - que nous l'aimions, et qui n'est autre aussi que le Saint-Esprit. (lire la suite) Ce Saint-Esprit qui a fait irruption dans le monde au jour de la Pentecôte. Jésus ajoute : « Et combien je désire qu'il soit déjà allumé » (Ibid.). Ce qui peut nous surprendre, voire nous déconcerter, c'est le temps qu'il va falloir pour que se réalise ce désir ardent du Seigneur - qui est le Fils de Dieu, donc Tout-Puissant et infiniment Sage. Entre cette confidence et la venue du Saint-Esprit, il s'écoule, en effet, plusieurs mois, peut-être même plus d'un an. C'est surprenant.
Mais le fait de nous en rendre compte nous aide à gagner en patience. Les plans de Dieu se réalisent toujours, mais dans le temps, et en fonction de la réponse des hommes. Nous sommes invités à aider les hommes à répondre aux desseins amoureux de Dieu en évangélisant le monde qui nous entoure, en vibrant comme le Seigneur : « Avec le merveilleux naturel de ce qui vient de Dieu, l’âme contemplative déborde du désir de faire de l’apostolat : Mon cœur brûlait en moi, à force d’y songer le feu flamba (Psaume 38, 4). De quel feu s’agit-il, si ce n’est de celui dont parle le Christ : Je suis venu apporter le feu sur la terre et comme je voudrais qu’il brûle ! (Luc 12, 49). Feu d’apostolat qui se fortifie dans la prière : il n’y a pas de meilleur moyen pour développer, d’un bout à l’autre du monde, cette bataille de paix à laquelle chaque chrétien est appelé à participer: compléter ce qui manque aux souffrances du Christ (cf. Colossiens 1, 24) » (saint Josémaria, Quand le Christ passe, n° 120). D'où notre prière : « Ô, Jésus..., fortifie nos âmes ! Aplanis le chemin ! Et surtout, enivre-nous d'Amour : fais ainsi de nous des foyers brûlants, qui enflamment la terre du feu divin que tu es venu nous apporter » (saint Josémaria, Forge, n° 31). « Le monde résonne encore de ce cri divin : « Je suis venu apporter le feu sur la terre, et que puis-je vouloir si ce n’est qu’il s’enflamme ? » — Or, tu vois : presque tout est éteint… N’as-tu pas le désir de propager l’incendie ? » (saint Josémaria, Chemin, n° 801).

(à suivre...)

vendredi 20 juin 2008

La vie sans Dieu (3)

La vie sans Dieu (3)

« À quels critères peut-on discerner le chrétien qui est en authentique communion avec Dieu de celui qui vit dans l'illusion ? La réponse de Jean est la suivante. Dieu est lumière (1, 5) ; le chrétien attaché aux ténèbres du péché, et dans l'existence duquel Dieu-lumière ne se reflète pas, vit dans l'illusion. Dieu est amour (4, 8.10) ; le chrétien qui n'aime pas, et dans l'existence duquel le Dieu d'amour ne se reflète pas, vit dans l'illusion » (A. Feuillet, Le sacerdoce du Christ et de ses ministres, Paris, 1997, p. 116). C'est bien ce que dit Jésus :
« Si quelqu'un ne demeure pas en moi, il sera jeté dehors comme les sarments, et il deviendra sec : les sarments secs sont ramassés et jetés au feu, où ils brûlent » (Jean 15, 6). (lire la suite) Pas dans n'importe quel feu. La description que Jésus fait du jugement dernier ou universel montre de quel feu il s'agit : « Allez-vous-en loi de moi, maudits » (puisque vous n'avez pas voulu demeurer en moi », « au feu éternel » (qui a pour nom « enfer »), « préparé pour le diable et pour ses anges » (Matthieu 25, 41). Celui qui n'a pas fait fructifier le talent reçu - qui n'a pas porté de fruits malgré les grâces qui lui ont été octroyées en abondance - s'entendra dire : « Jetez-le dans les ténèbres extérieures ; là seront les pleurs et les grincements de dents » (Matthieu 25, 30).
Prions pour que tous ceux qui préfèrent les ténèbres à la Lumière (cf. Jean 1, 5) deviennent une lumière qui éclaire la conscience des hommes et des femmes de notre temps, les conduisant sur le chemin de l'accomplissement de la vraie vocation de l'homme et du bien commun véritable.

(fin)