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vendredi 3 mai 2013

Prière à la Vierge noire

Prière à la Vierge noire

Je cherche un peintre indigène / Qui me ferait une Vierge noire, / Une Vierge en beau « kéyouwa » / Comme en portent nos mamans. / Voyez-vous, ô Mère, / Mes Jaunes vous ont prêté / Leur couleur jaune. / Les Rouges vous ont faite / Semblable à leurs femmes. / Les Blancs vous ont représentée / En fille occidentale / Et vous vous refuseriez / À prendre notre couleur ? / D’ailleurs depuis votre Assomption ; / Depuis le jour glorieux / Où vous avez été triomphalement / Ravie au ciel, / Vous n’avez plus de couleur/ / Ou plutôt vous avez toutes les couleurs : / Vous êtes jaune avec les Jaunes, / Vous êtes rouge avec les Rouges, / Vous êtes blanche pour les Blancs, / Vous êtes noire pour les Noirs, / Telle une mère qui aurait plusieurs enfants. / Une Vierge en beau « kéyouwa » / Comme en portent nos mamans, / Je cherche un peintre indigène / Qui me ferait une Vierge noire. Des prêtres noirs s’interrogent, 1956.

lundi 20 avril 2009

La lutte contre le sida en Afrique

La lutte contre le sida en Afrique


Revenant au préservatif et au sida en Afrique, on verra l'exemple de deux pays, l'Ouganda et la Zambie apporté par un Père Blanc.

vendredi 17 avril 2009

Une histoire belge ?

Une histoire belge ?

Communique de la Secrétairerie d'État, le ministère des Affaires Étrangères du Saint-Siège, en date du 17 avril 2009 :

« L'Ambassadeur du Royaume de Belgique, sur instructions du Ministre des Affaires Étrangères, a fait part au Secrétaire pour les Relations du Saint-Siège avec les Etats de la Résolution par laquelle la Chambre des Représentants de son pays a demandé au gouvernement belge de « condamner les propos inacceptables du pape lors de son voyage en Afrique et de protester officiellement auprès du Saint-Siège ». L'entretien a eu lieu mercredi 15 avril.

La Secrétairerie d'État prend acte avec regret de cette démarche, inhabituelle dans les relations diplomatiques entre le Saint-Siège et la Belgique. Elle déplore qu'une Assemblée parlementaire ait cru bon de critiquer le Saint-Père sur la base d'un extrait d'interview tronqué et isolé de son contexte, qui a été utilisé par certains groupes avec une claire intention intimidatrice, comme pour dissuader le Pape de s'exprimer sur certains thèmes, dont les implications morales sont pourtant évidentes, et d'enseigner la doctrine de l'Église.

Comme on sait, le Saint-Père, répondant à une question sur l'efficacité et le caractère réaliste des positions de l'Eglise en matière de lutte contre le SIDA, a déclaré que la solution est à rechercher dans deux directions : d'un côté une humanisation de la sexualité, et, de l'autre, une authentique amitié et disponibilité envers ceux qui souffrent, soulignant l'engagement de l'Eglise dans l'un et l'autre domaine. Sans cette dimension morale et éducative, la bataille contre l'épidémie ne sera pas gagnée.

Alors que, dans certains pays d'Europe, se déchaînait une campagne médiatique sans précédent sur la valeur prépondérante, pour ne pas dire exclusive, d'un certain moyen prophylactique dans la lutte contre le SIDA, il est réconfortant de constater que les considérations d'ordre moral développées par le Saint-Père ont été comprises et appréciées, en particulier par les Africains, par les vrais amis de l'Afrique et par certains membres de la communauté scientifique. Comme on peut lire dans une récente déclaration des évêques de la Conférence épiscopale régionale de l'Ouest de l'Afrique (CERAO) : « Nous savons gré [au Saint-Père] pour le message d'espérance qu'il est venu nous livrer au Cameroun et en Angola. Il est venu pour nous encourager à vivre unis, réconciliés dans la justice et la paix, pour que l'Église d'Afrique soit elle-même une flamme ardente d'espérance pour la vie de tout le continent. Et nous le remercions pour avoir reproposé à tous, avec nuance, clarté et pénétration, l'enseignement commun de l'Église en matière de pastorale des malades du SIDA. »

dimanche 5 avril 2009

Le sida et l'Afrique : des chiffres

Le sida et l'Afrique : des chiffres

Divers sites sur l'internet donnent des statistiques émanant de l'Organisation mondiale de la santé, auxquels ils ajoutent l'indication de la religion majoritaire dans chaque pays. Les explications sont en général déficientes. Les chiffres portent sur le taux d'incidence du sida sur la population adulte. Le tableau ci-contre indique ce taux pour les années 1991 et 2001. La colonne de gauche indique la variation sur la période considérée.
L'on remarquera une hausse important dans des pays animistes ou protestants, dans lesquelles le taux de distribution du préservatif a été le plus élevé. En revanche, dans les pays à majorité catholique, où la distribution du préservatif a été nettement plus restreinte, le sida a regressé dans la population adulte ou augmenté faiblement.
De quoi conforter ce que Benoît XVI a déclaré dans l'avion qui le conduisait au Cameroun. Il n'est d'ailleurs pas du genre à parler de ce qu'il ne connaît pas...


jeudi 2 avril 2009

Reconnaissance à Benoît XVI

Reconnaissance à Benoît XVI

Merci Très Saint Père !

Ce cri de reconnaissance, jailli de nos cœurs après le voyage en France du Pape en septembre dernier, nous le renouvelons encore plus haut et plus fort aujourd’hui
“Le jugement le voici : la lumière est venue dans le monde, mais les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, car leurs œuvres étaient mauvaises” (Jean 3, 19). Ecoute, Israël, combien la Parole de Dieu est actuelle : “Vivante en effet est la Parole de Dieu, efficace et plus incisive qu’aucun glaive à deux tranchants … elle peut juger les sentiments et les pensées du cœur” (Hébreux 4, 12).
La lumière est venue dans le monde, “et le monde ne l’a pas reconnu” (Jn 1, 10), (lire la suite) et il l’a prise en haine (cf. Jean 15, 18) ; “Il est venu chez les siens et les siens ne l’ont pas accueilli” (Jeean 1, 11), et même, “ils le poussèrent hors de la ville et le menèrent jusqu’à un escarpement de la colline … pour l’en précipiter. Mais lui, passant au milieu d’eux, allait son chemin” (Luc 4, 29-30).
Le lynchage médiatique dont l’Église et le Saint-Père ont fait l’objet ces dernières semaines sont comme une illustration de ces paroles toujours actuelles : “Le serviteur n’est pas plus grand que son maître. S’ils m’ont persécuté, vous aussi, ils vous persécuteront” (Jean 15, 20). Les juges ont besoin aujourd’hui comme hier de “faux témoins”, comme ceux qui se levèrent devant le Sanhédrin pour condamner Jésus, en déformant ses propos (cf. Marc 14, 57-58). Si Jésus, le communiquant par excellence, n’a pas échappé à la mauvaise foi des hommes, pourquoi nous étonner que l’Eglise soit traitée ainsi ? Loin de se soumettre aux lois de la communication humaine que l’on prétend lui imposer, l’Église ne peut se soustraire à sa mission prophétique. N’appelons pas “bourde” ou “gaffe”, ce qui n’est rien d’autre qu’un témoignage rendu à la Vérité.
Ainsi en est-il des propos, remplis de vérité et de compassion, du Saint-Père sur les moyens de combattre le Sida. Les journalistes, dont certains appartiennent à la presse dite catholique, se sont emparés une fois de plus d’une petite phrase ; des politiques, souvent esclaves de l’opinion, ont renchéri, sans aucun discernement, et dénoncé les “propos irrecevables” du Saint-Père et le “discours irresponsable de l’Église”.
Fils et filles de l’Église, nous pouvons garder la tête haute, car les propos du Pape ont été confirmés par les évêques d’Afrique et par les chefs d’État de ces pays où le Sida fait des ravages, dénonçant le “racisme latent” de ces occidentaux qui voudraient leur imposer leurs schémas mortifères, au nom de la sacro-sainte licence sexuelle ou bien du matérialisme mercantile dont on voit bien à qui il profite. Un discours qui ne résiste pas à l’évidence des faits : selon les statistiques de l’OMS, les pays d’Afrique où le taux de distribution des préservatifs est le plus fort, la progression du SIDA est la plus élevée ; là où les catholiques sont plus nombreux et où l’on prône en priorité l’abstinence et la fidélité - y compris dans les programmes gouvernementaux- , et le préservatif en dernier recours, le SIDA est en très nette baisse, comme au Burundi ou en Angola. Devant la partialité, voire la falsification de certains medias, les catholiques doivent aller à la source de l’information et communiquer autour d’eux par tous les moyens, à commencer par l’Internet.
Mais, en dernière analyse, il faut accepter de souffrir pour le nom du Christ et ne pas s’étonner de ces campagnes de dénigrement : “Si vous étiez du monde, le monde aimerait son bien ; mais parce que vous n’êtes pas du monde, puisque mon choix vous a tirés du monde, pour cette raison, le monde vous hait” (Jn 15, 19). “Mais gardez courage, nous dit Jésus, j’ai vaincu le monde” (Jn 16, 33).

+ Marc Aillet,

évêque de Bayonne, Lescar et Oloron

24 Mars 2009

lundi 23 mars 2009

Un jeu sur le sida

Un jeu sur le sida

COMITE URGENCE PAPE - SIDA
Ce que le Pape a vraiment dit
Le Pape et le Sida - Petit exercice pratique
Simples fidèles catholiques, nous prenons l’initiative d’agir dans l’urgence faire entendre une parole de raison au cœur de la tourmente médiatique. Puisqu’il est dit que la parole du pape est incompréhensible, voici un exercice pédagogique et non polémique qui permet de mieux la comprendre.

ETAPE 1 : LISEZ CETTE PHRASE
1 Ce qu’on a uniquement retenu
“ (...) on ne peut résoudre ce fléau en distribuant des préservatifs : au contraire,
cela risque d’augmenter le problème.

ETAPE 2 : LISEZ CE TEXTE
Ce que le
pape a dit Benoît XVI : Je pense que l’entité la plus efficace, la plus présente sur le front de la lutte contre sida est justement l’Eglise catholique, avec ses mouvements, avec ses réalités diverses. Je pense à communauté de Sant’Egidio qui fait tellement, de manière visible et aussi invisible, pour la lutte le sida, je pense aux Camilliens, à toutes les sœurs qui sont au service des malades... Je dirais que ne peut vaincre ce problème du sida uniquement avec des slogans publicitaires. S’il n’y a pas si les Africains ne s’aident pas, on ne peut résoudre ce fléau en distribuant des préservatifs : au contraire, cela risque d’augmenter le problème. On ne peut trouver la solution que dans le Pape double engagement : le premier, une humanisation de la sexualité, c’est-à-dire un renouveau spirituel et humain qui implique une nouvelle façon de se comporter l’un envers l’autre, et le second, une amitié vraie, surtout envers ceux qui souffrent, la disponibilité à être avec les malades au prix aussi de sacrifices et de renoncements personnels. Ce sont ces facteurs qui aident et qui portent des progrès visibles. Autrement dit, notre double effort pour renouveler l’homme intérieurement, donner une force spirituelle et humaine pour un comportement juste à l’égard de son propre corps et de celui de l’autre, et notre capacité à souffrir, à rester présent dans les situations d’épreuve avec les malades. Il me semble que c’est la réponse juste, l’Eglise agit ainsi et offre par là même une contribution me semble très grande et très importante. Remercions tous ceux qui le font.
Source : salle de presse du Saint-Siège (traduction La Croix)

ETAPE 3 : REPONDEZ A 2 QUESTIONS
Posez-vous 1. Recevez-vous les propos du pape exactement de la même manière après la deux questions et après la 2ème étape?
2. Qu’arrive-t-il lorsqu’on isole un morceau de phrase d’un propos global ?

ETAPE 4 : QUESTION FINALE
Sachant que :
- L’Église catholique connaît la réalité du Sida sur le terrain (25% des structures s’occupant des sidéens sont catholiques).
- Le pape est un homme de très haut niveau intellectuel et spirituel qui connaît très bien à la fois la pâte humaine et la question du Sida.
Répondez à la question suivante :
Finalement, les propos du pape ne méritent-ils pas qu’on leur accorde un minimum de considération et de réflexion ?
Comité Urgence Pape-Sida - Contact presse : Guillaume de Prémare - 06 74 40 61 04

mercredi 20 février 2008

La foi au Senegal

La foi au Sénégal

Voici le récit d'un missionnaire africain au Sénégal, témoigange à méditer par nous qui sommes nantis et nous plaignons facilement : « Hier soir après la préparation au mariage et la catéchèse à Ndioum à 50 à km de Podor, j'ai commencé la célébration eucharistique. Après la lecture de l'Évangile, j'ai commencé l'homélie. C'est alors que les chrétiens ont constaté une épaisse fumée blanche. C'était la voiture qui brûlait. Une femme a crié : « Père votre voiture brûle. » Je ne pouvais pas sortir ; j'ai continué (lire la suite) la messe. Quelques jeunes étaient sortis et ont versé du sable et l'eau. Quand j'ai terminé la messe, tout le devant de la voiture était brûlée, les files électriques, la batterie, les conduites de carburant, les filtres, tout à l'intérieur était brûlé. C'est un musulman qui m'a ramené dans la nuit 23 h à la paroisse à la demande de la petite communauté chrétienne de Ndioum.
Les chrétiens qui ont vécu ce drame garderont un grand souvenir dans leur mémoire. Ils ont été très étonnés de mon sang froid et que je continuais la célébration eucharistique malgré les cris incessants de la dame qui hurlait : « Père votre voiture brûle. » Je garde la foi en Dieu, en son fils Jésus, a notre sainte Mère l'Église. C'est un bon témoignage de notre foi. Peut-être que ça m'aidera moi-même à m'enraciner davantage à ce qu'il y a de plus essentiel. Priez pour moi. La flamme de la foi est toujours allumée. Elle ne s'éteindra jamais, je suis sûr.

mercredi 20 juin 2007

Un officier au pays des hommes voiles

Un officier au pays des hommes voiles


"À peine, vers l'Orient, discerne-t-on, dans l'obscurité, une pâle frange teintée de rose et de violet tendue à l'horizon, que brusquement, en maître impatient de prendre possession de son royaume, le soleil surgit dans toute sa splendeur, ne daignant pas sous le ciel d'Afrique se faire annoncer par l'aurore, son habituelle messagère en Europe.
Succédant ainsi sans transition à la nuit profonde, le jour éclaire la rade de Dakar où notre paquebot pénètre à vitesse réduite, bientôt entouré (lire la suite) d'embarcations les plus disparates chargées de nègres qui gesticulent, jacassent à perdrze haleine et, malgré la présence des requins, plongent pour attraper sous l'eau les pièces de monnaie jetées du bord. Des grues à vapeur alignées sur les quais tendent vers le ciel leurs bras géants qui se profilent sur le fond gris de l'agglomération sans relief, marquée de-ci de-là par la tache blanche d'un mur ou le point rouge d'une toiture en tuile."
Nous sommes le 4 avril 1908. C'est en ces termes que débute le récit que mon arrière-grand-père, Alban Laibe (1881-1956), fait de sa mission de pacification des Touaregs, puis des relevés topographiques en vue de l'établissement du chemin de fer transafricain, entre le fleuve Niger et le Hoggar. À Tamanrasset, il rencontrera le bienheureux Charles de Foucauld. L'ouvrage est intitulé Un Officier au pays des hommes voilés (notes de route 1908 - 1912), et publié chez Mémoires d'Hommes, 690 p., 35 euros).
Originaire de Tergnier, dans l'Aisne, Alban Laibe, polytechnicien, quitte l'armée en 1918 et dirige une socité de construction métallique à La Fère, toujours dans l'Aisne. En 1922, il fonde l'Agence Coloniale Française, qui publie un quotidien d'information économiques et financières axé sur l'Outre-Mer, et un hebdomadaire, La Semaine Coloniale, qui cessent de paraître en 1940.
Ce récit peut être publié grâce au travail de mes frères Gérard et Philippe et de mon cousin Louis Le Tourneau, que je tiens à remercie.
Tous ceux qui aiment l'Afrique et qui s'intéressent au début de la présence française dans cette région du monde, seront passionnés par cet ouvrage, qui laisse transparaître des qualités humaines exceptionnelles chez Alban Laibe.
Il avait ainsi devancé mon cousin Louis Le Tourneau, méhariste lui aussi et géographe, dont j'ai mentionné les souvenirs précédemment.

mercredi 28 mars 2007

Mehariste et geographe



Méhariste et géographe


Mon cousin Louis Le Tourneau (à gauche en 1959) a publié récemment ses Aventures africaines, en trois volumes, les deux premiers retraçant sa carrière de Méhariste en Mauritanie, de 1957 à 1960, le dernier ses travaux de géographe en Mauritanie et Niger (photo de droite), puis en et en Haute-Volta (l'actuel Burkina Faso) et en Côte d'Ivoire, de 1962 à 1964.
Celui qui était lors le lieutenant Le Tourneau, frais émoulu de Saint-Cyr, commence sa carrière par une aventure extraordinaire en Mauritanie. (lire la suite) La vie de méhariste, loin des chefs, au milieu du libre désert, fait découvrir que l'homme n'est jamais entièrement maître de sa destinée. Puis celle de géographe seconde les prises de vue aériennes sur le terrain pour établir la toponymie des lieux et faire des relevés rigoureux. Ce qui nécessite à la fois des connaissances linguistiques appropriées et une condition physique à toute épreuve et, ajouterais-je, morale aussi, étant donné que la mission se déroule en partie dans une région désertique où il est difficile de rencontrer âme qui vive. Les moyens disponibles à l'époque restaient rudimentaires et demandaient énormément de travail personnel pour exploiter les données repérées sur le terrain.
Mais Louis Le Tourneau (en train de passer en revue un Groupe nomade : photo du bas) ne se contente pas de son travail. Il amasse une somme importante de données et une moisson de souvenirs qui lui ont permis de rédiger ces ouvrages, abondamment illustrés de photos et de cartes.

C'est une aventure passionnante que l'auteur nous fait revive, une aventure comme peu en ont vécue, car seuls de rares privilégiés ont pu parcourir l'extrême-nord de la Mauritanie et du Niger...
Ces trois livres, de respectivement 327, 266 et 399 pages, sont disponibles aux Éditions Mémoires d'Hommes (9, rue Chabanais, 75002 Paris) et chez l'auteur (22, rue Pierre-Curie, 49000 Angers).