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lundi 14 septembre 2009

14 septembre : la Sainte Croix

14 septembre : la Sainte Croix

Le chrétien ordinaire — qui n’est pas un religieux et qui ne se retire pas du monde, parce que le monde est le lieu de sa rencontre avec le Christ — n’a pas besoin pour se sanctifier d’un vêtement particulier ou de signes distinctifs. Ses signes sont intérieurs : présence constante de Dieu et esprit de mortification. En réalité ils ne font qu’un, car la mortification n’est rien d’autre que la prière des sens.
La vocation chrétienne est faite de sacrifice, de pénitence et d’expiation. Nous devons réparer pour nos fautes (lire la suite) — combien de fois n’avons nous pas détourné notre visage pour ne pas voir Dieu ? — et pour tous les péchés des hommes. Nous devons suivre de près les traces du Christ : nous portons toujours en nous la mortification, l’abnégation du Christ, son humiliation sur la Croix, pour que, dans nos cœurs aussi, se manifeste la vie de Jésus (2 Corinthiens 4, 10).
Notre chemin est celui de l’immolation et c’est dans ce renoncement que nous trouverons le gaudium cum pace, la joie et la paix. (...)
Maintenant, avec l’aide de Dieu, nous avons appris à découvrir, tout au long de journées apparemment toujours semblables, un spatium verae poenitentiae, un temps de véritable pénitence, au cours duquel nous prenons des résolutions d’améliorer notre vie: emendatio vitae. C’est là le chemin qui nous disposera à recevoir dans notre âme la grâce et les inspirations du Saint-Esprit. Or cette grâce, je le répète, s’accompagne du gaudium cum pace, de la joie, de la paix et de la persévérance dans le chemin.
La mortification est le sel de notre vie. Et la meilleure des mortifications est celle qui, s’appuyant sur des petits détails tout au long de la journée, s’attaque à la concupiscence de la chair, à la concupiscence des yeux et à l’orgueil. Mortifications qui ne mortifient pas les autres, mais qui nous rendent plus délicats, plus compréhensifs, plus ouverts à tous. Tu ne seras pas mortifié si tu es susceptible, si tu n’écoutes que ton égoïsme, si tu t’imposes aux autres, si tu ne sais pas te priver du superflu et parfois même du nécessaire, si tu t’attristes quand les choses ne vont pas comme tu l’avais prévu ; en revanche, tu es mortifié si tu sais te faire tout à tous, pour les gagner tous (1 Corinthiens 9, 22).

Saint Josémaria, Homélie « La vocation chrétienne », Quand le Christ passe, n° 9.

samedi 15 septembre 2007

15 septembre : Notre-Dame des Douleurs

15 septembre : Notre-Dame des Douleurs

Pour la troisième fois en huit jours, nous nous tournons vers Marie. Après la Nativité de la Vierge Marie célébrée le 8 septembre et le saint Nom de Marie vénéré le 12 de ce mois, nous rappelons aujourd'hui les douleurs que Notre Dame a endurées au cours de sa vie.
Le culte à la Mater Dolorosa apparaît officiellement en 1221, au Monastère de Schönau, en Allemagne. En 1239, dans le diocèse de Florence, en Italie, l'Ordre des Servites de Marie (Ordo Servorum Mariae) fixe la fête de Notre-Dame des douleurs au 15 septembre. (lire la suite) Marie est appelée Notre-Dame des sept Douleurs en raison des sept douleurs qu'elle a connues, selon la piété populaire : La prophétie de Siméon relative Jésus (Luc, 2, 34-35) ; la fuite de la Sainte Famille en Égypte (Matthieu 2, 13-21) ; Jésus perdu et retrouvé au Temple (Luc, 2, 41-51) ; la rencontre de Marie et de Jésus sur la Via dolorosa (Luc, 23, 27-31) ; Marie au pied de la Croix (Jean, 19, 25-27) ; Marie accueille son fils mort dans ses bras lors de la déposition de Croix ; la mise de Jésus au tombeau (Jean 19, 41-42). En 1814, Pie VII a étendu le culte à Notre-Dame des Douleurs à l'Église universelle. Cette fête suit immédiatement la solennité de l'Exaltation de la Sainte Croix, par laquelle les baptisés manifestent à Dieu leur reconnaissance pour le Salut qu'il leur a obtenu en envoyant son Fils mourir pour nos péchés sur la Croix, et nous manifestons notre amour de la Croix, comme moyen de participer avec Jésus-Christ au rachat de l'humanité pécheresse.

PRIÈRE À NOTRE DAME DES SEPT DOULEURS

Ô la plus désolée de toutes les mères, quel glaive terrible a pénétré votre âme !
Tous les coups qui attaquaient Jésus sont tombés sur vous, toutes ses douleurs vous ont abattue, toutes ses plaies vous ont déchirée, mais surtout le dernier adieu qu’il vous adressa rouvrit toutes vos blessures, et quand vous lui vîtes rendre le dernier soupir, quelle force surnaturelle vint donc soutenir votre âme ?
Ô Mère d’amour et de douleur faites que j’aime et que je souffre à votre exemple !
Reine des martyrs, donnez-moi part à votre martyre.
L’amour vous a donné la croix, faites que la croix me donne l’amour, et si pour aimer, il faut souffrir et mourir, obtenez-moi cette grâce que j’aime tout ce qui me vient de Dieu, jusqu’à la souffrance et la mort.

vendredi 14 septembre 2007

14 septembre : Exaltation de la Sainte Croix


14 septembre : Exaltation de la Sainte Croix

Aujourd'hui entre en vigueur le motu proprio du pape Benoît XVI sur la liturgie, qui redonne de l'éclat au missel de Jean XXIII, de 1963, jamais aboli depuis. Le missel promulgué par Paul VI reste le mode ordinaire de célébration de la messe, l'antérieur étant un mode extraordinaire. Au vu de certaines réactions, plus épidermiques que raisonnées, prions pour que cette réforme soit bien comprise et serve l'unité de l'Église, ce qui est, il convient de ne pas l'oublier, un de ses objectifs.
Aujourd'hui l'Église acclame la Sainte Croix, la Croix glorieuse sur laquelle le Christ est mort et nous a gagné le salut, nous a rachetés (lire la suite) de nos péchés, ouvrant la porte du ciel et offrant ainsi à tous les hommes de bonne volonté la possibilité d'être enfants de Dieu et de gagner le paradis au terme de leur vie terrestre.
Quelqu'un pourrait penser que notre religion est curieuse, qui vénère un crucifié et vante une croix ! Cependant, comme le dit saint Paul, « pour nous, toute notre gloire est dans la croix de notre Seigneur Jésus-Christ, en qui est notre salut, notre vie et notre résurrection, par qui nous avons été sauvés et libérés » (Galates 6, 14). « Si vous entendez quelqu'un vous dire : Tu adores le Crucifié ? N'en rougissez pas, ne baissez pas les yeux, mais soyez-en glorieux et fiers, et recevez le reproche, l'œil serein et le front haut. Et s'il vous répète encore : Tu adores le Crucifé ? Répondez-lui : Oui, et non un adultère, ni un parricide, ni un meurtrier de ses enfants (car tels sont les dieux des païens) ; mais celui qui par sa croix a fermé la bouche aux démons et détruit leurs innombrables artifices. Car la croix est l'œuvre d'un ineffable amour pour nous, la preuve d'une immense tendresse (Saint Jean Chrysostome, Homélies sur l'épître aux Romains, 2, 6).
En vérité, « ta Croix, Seigneur, nous la vénérons, et ta sainte résurrection, nous la chantons. C'est par le bois de la Croix que la joie est venue sur le monde » (liturgie du Vendredi Saint).