ce blog est bloqué à l'entrée en Chine depuis le mois de mai 2007
Affichage des articles dont le libellé est Abel le juste. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Abel le juste. Afficher tous les articles

jeudi 19 septembre 2013

Les plans de Dieu (13)

Les plans de Dieu (13)

Voulez-vous un exemple ? Je vous donnerai celui d’Adam et Ève. Ils ont gravement fauté et, de surcroît, ils vous ont tous entraînés dans leur chute et dans leur disgrâce. Mais je n’allais pas abandonner ces deux enfants chéris. Ils ont compris leur faute et s’en sont repentis. Aussi quand mon Fils est ressuscité d’entre les morts, il les a aussitôt saisis par la main pour les réintroduire au paradis d’où ils n’auraient jamais dû sortir. « Par ma puissance, j’ordonne à ceux qui sont dans les chaînes : sortez. À ceux qui sont dans les ténèbres : soyez illuminés. À ceux quisont endormis : relevez-vous. […] Adam, je ne t’ai pas créé pour que tu demeures captif du séjour des morts. […] Lève-toi, partons d’ici » (Épiphane de Salamine, Homélie pour le grand et saint Samedi). (lire la suite) Cette scène émouvante a été illustrée dans l’immense fresque de La Descente aux enfers qu’une main pieuse et inspirée a exécutée dans l’abside de l’église Saint-Sauveur-in-Chora, à Constantinople, aujourd’hui Kariye Djami, à Istamboul. « Éclatant de lumière et de vie, mû par un dynamisme auquel rien n’est capable de résister, le Christ foule aux pieds les portes fracassées d’un abîme de ténèbres dont il jaillit victorieusement, entraînant dans sa remontée le vieil Adam vêtu de blanc et une Ève enveloppée de rouge qu’il extirpe de leurs tombes. Son énergie est telle qu’ils semblent littéralement se précipiter vers lui. Mais ce n’est pas d’eux que vient l’impulsion, elle vient du seul Ressuscité qui les sort du gouffre par la prise victorieuse qu’il exerce sur leurs poignets. Adam et Ève se contentent, en tendant vers lui leurs mains libres, d’acquiescer à l’avenir que leur ouvre leur sauveur. Autour d’eux se presse la foule de « ceux que Dieu est allé chercher parmi les morts pour en faire des vivants » (saint Cyrille de Jérusalem), et parmi ceux qui, dans les textes bibliques, avaient annoncé ou préfiguré la venue su Sauveur. À gauche les rois David et Salomon, reconnaissables à leurs couronnes, sont précédés par un saint Jean-Baptiste qui, comme au temps de sa vie terrestre, désigne Jésus de la main à ses accompagnateurs. À droite, juste derrière Ève, se dresse la première victime d’un meurtre, son fils Abel identifié par sa houlette de berger, suivi d’un groupe de justes et de prophètes. Ils se découpent sur des amas rocheux entre lesquels une fissure béante permet le surgissement du Maître de la Vie. (à suivre…)

mercredi 16 décembre 2009

L'obéissance dans la foi de Marie (6)

L'obéissance dans la foi de Marie (6)

Et voilà que Marie s'est entendu dire : « Voici que vous concevrez... » Dans le contexte qui est le sien, à ce moment précis de l'histoire d'Israël, dans ce premier avent, elle comprend sur le champ qu'il ne peut s'agir que du Messie. Marie n'envisageait pas son avenir sous l'angle de la maternité. Elle l'avait exclue formellement, ce qui n'était pas un mince sacrifice, puisque cela supposait précisément de ne pas pouvoir être l'élue du Tout-Puissant, de qui naîtrait le Messie, la vierge décrite par Isaïe. Marie avait fait don à Dieu de cet abandon, pour sa plus grande gloire, par humilité. (lire la suite)
Et voici que Dieu redonnait sa maternité à Marie, et qu'il la lui redonnait au centuple, selon sa façon magnanime de se comporter avec ses créatures, qu'il la lui restituait tout en préservant cette virginité qu'elle voulait garder pour servir pleinement son Seigneur ! Elle le servira, en effet, mais différemment, autrement, d'une façon beaucoup plus profitable à l'humanité, et que seule Dieu pouvait inventer.
Son histoire ne s'écrira pas entre elle et Dieu seulement dans la pénombre du Temple, l'obscurité d'une vie quelconque et l'intimité de son âme. Le Fils qui va naître d'elle y inscrit tous les hommes de toutes les générations, depuis Abel le juste jusqu'à la fin des temps. Elle est portée au seuil de la divinité. Au point d'accueillir Dieu en elle. Marie est pleine de grâce. Elle a reçu le don d'une foi proportionnée à la réponse que Dieu attend d'elle. Une foi qu'elle pourrait couper au couteau, tellement elle est épaisse, pour reprendre l'image que saint Josémaria utilisait souvent, plein de reconnaissance envers Dieu.
Alors Marie dit : « Je suis la servante du Seigneur ; qu'il me soit fait selon ta parole ! » (Luc 1, 38). « Ce fiat de Marie - « qu'il m'advienne » - a déterminé, du côté humain, l'accomplissement du mystère divin » (Jean-Paul II, enc. Redemptoris Mater, n° 13). Sans ce « oui », que serait-il advenu de l'humanité ? Vraiment, « le mystère de l'Incarnation s'est accompli lorsque Marie a prononcé son fiat : « Qu'il m'advienne selon ta parole ! » rendant possible, pour ce qui la concernait dans le plan divin, la réalisation du dessein de son Fils » (Redemptoris Mater, n° 13). Et en ce qui nous concernait aussi, du même coup.

(à suivre...)