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mercredi 13 janvier 2016

Arrêt sur christianisme 84

Arrêt sur christianisme 84

Tout essai de libération du catholicisme est une absurdité, puisque, bon gré, mal gré, nous sommes chrétiens, et une méchanceté, puisque tout ce que nous avons de beau et de grand en nos coeurs nous vient du catholicisme. Nous n'effacerons aps vingt siècles d'histoire, précédés de toute une éternité ; et comme la science a été fondée par des croyants, notre morale, en ce qu'elle a de noble et d'élevé, vient aussi de cette grande et unique source du christianisme, de l'abandon duquel découle la fausse morale, comme aussi al fausse science. Ernest Psichari, cité dans Henri Massis, Notre ami Psichari, Paris, Flammarion, 1936, p. 117.

vendredi 11 février 2011

Suivre la Sagesse (1)

Suivre la Sagesse (1)

« Mon fils, si des pécheurs veulent te séduire, ne donne pas ton acquiescement » (Proverbes 1, 10). Sage conseil, parce que les pécheurs veulent en effet nous séduire et nous entraîner avec eux sur leur voie de perdition. Et nous, nous ne voulons pas le mal, mais le bien. Nous sommes prêts à être « le rebut des hommes » (1 Corinthiens 4, 13), pourvu que nous soyons fidèles. « Mon fils, ne va pas avec eux sur le chemin, détourne ton pied de leur sentier ; car leurs pieds courent au mal » (Proverbes 1, 15-16). Et ce n’est pas avec le mal, avec le péché, que l’on construit un monde de bonheur durable. (lire la suite)
« Alors tu comprendras la justice, l'équité, la droiture et tous les sentiers du bien » (Proverbes 2, 9). Oui, « mon bouclier, c’est Dieu qui sauve les hommes au cœur droit » (Psaume 7, 11). « La sagesse crie dans les rues, elle élève sa voix sur les places » (Proverbes 1, 20). Elle se fait entendre au moins par la voix de ses pasteurs, à commencer par celle du plus autorisé d’entre eux, le pape. « La sagesse ne crie-t-elle pas, l'intelligence n'élève-t-elle pas sa voix ? C'est au sommet des hauteurs, sur la route, à la jonction des chemins, qu'elle se place ; près des portes, aux abords de la ville, à l'entrée des portes, elle fait entendre sa voix : « Hommes, c'est à vous que je crie, et ma voix s'adresse aux enfants des hommes. Simples, apprenez la prudence ; insensés, apprenez l'intelligence. Ecoutez, car j'ai à dire des choses magnifiques, et mes lèvres s'ouvrent pour enseigner ce qui est droit. Car ma bouche proclame la vérité » (Proverbes 8, 1-7). La voix de la Sagesse, de la Vérité, n’est-elle pas plus séduisante que celle des athées et des incroyants de tout poil, des sceptiques invétérés et de tous ceux qui aiment se vautrer dans le vice ? « Il leur est arrivé ce que dit un proverbe avec beaucoup de vérité : « Le chien est retourné à son propre vomissement » et : « La truie lavée s'est vautrée dans le bourbier » (2 Pierre 2, 22).
« Lorsque la sagesse viendra dans ton cœur, et que la science fera les délices de ton âme, la réflexion veillera sur toi, et l'intelligence te gardera, pour te délivrer de la voie du mal, de l'homme qui tient des discours pervers, de ceux qui abandonnent les droits sentiers ; afin de marcher dans des chemins ténébreux, qui se réjouissent de faire le mal, et mettent leur plaisir dans les pires perversités ; dont les sentiers sont tortueux et qui suivent des voies obliques » (Proverbes 2, 10-15). La Vérité guide notre conduite, nous libère de l’esclavage du péché, tranche les liens que le démon ne cesse de chercher à nous imposer par toutes sortes d’astuces trompeuses. « La vérité vous rendra libres » (Jean 8, 32). Aussi ai-je résolu de la prendre pour compagne de ma vie, sachant qu’elle serait pour mi une conseillère de tout bien, et une consolation dans les soucis et les peines » (Sagesse 8, 9).

(à suivre…)

vendredi 21 janvier 2011

La Sagesse et la brièveté de la vie (3)

La Sagesse et la brièveté de la vie (3)

« Enseigne-nous à si bien compter nos jours que nous acquérions un cœur sage » (Psaume 90, 12). Apprends-nous à bien profiter du temps qui passe, pour qu’il ne nous éloigne pas de toi mais, au contraire, nous rapproche de plus en plus de toi. « Il y a une expression en français qui est : « Vivre sa vie. » Il me semble qu’on pourrait lui donner un synonyme qui serait : « Mourir sa vie. » Notre vie n’est pas autre chose en effet que le débit et l’utilisation de ce souffle que nous sommes finalement obligés, comme ont dit, de « rendre », de restituer. Chacun des épisodes les plus minimes de notre existence se passe à passer, autant dire à trépasser, (lire la suite) en laissant derrière nous à l’objectif de l’éternité qui est braqué sur nous une image indestructible. Mais ce passage bref d’une coulisse à l’autre nous a permis d’agir, de faire passer pour toujours quelque chose de la puissance à l’acte, d’enrichir d’une intonation ou d’une syllabe le récit que la Création fait à Dieu de cette impulsion que lui communique le Verbe temporel » (Paul Claudel, La Rose et le Rosaire).
C’est faire preuve de sagesse que de vouloir rester uni à toi envers et contre tout, en toutes circonstances, que de vouloir grandir dans ton amour, puisqu’aussi bien toute la vie chrétienne se résume à t’aimer. Rien n’est plus sage que d’aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme et de tout son esprit (cf. Matthieu 22, 37).
« Notre temps, que certains osent décrire comme caractérisé par l’absence de Dieu, est cependant toujours le temps de Dieu, qui ne saurait abandonner sa création, qui ne saurait à plus forte raison laisser son Eglise se débattre seule avec les difficultés du monde, alors qu’il lui a promis et donné son Esprit. Il faut en être bien persuadé ; je dirai même que cela fait partie d’une vision réaliste des choses. L’homme moderne est comme emporté par les bonds de la science et de ses applications, ou par des expériences faites librement dans tous les domaines, qui le laissent tantôt ébloui, tantôt effrayé ou blasé, distrait ou dispersé quant à la recherche de l’essentiel. Eh bien ! ce temps peut être celui de la découverte de Dieu et de la foi chrétienne. En tout cas, c’est le meilleur, puisque c’est le nôtre, celui qui nous est donné pour le vivre et le transformer au prix de luttes de toutes sortes et avec la grâce de Dieu » (Jean-Paul II, Aux évêques français de l’Ouest en visite ad limina, 18 mars 1982)

(fin)

mercredi 27 octobre 2010

La porte étroite (1)

La porte étroite (1)

« Luttez pour entrer par la porte étroite, car il en est beaucoup, je vous le dis, qui chercheront à entrer et qui ne le pourront pas » (Luc 13, 24). Le Seigneur ne promet pas monts et merveilles sur terre. Il n’annonce pas une vie facile, douillette. Il ne nous place pas sur une autoroute, mais sur un chemin ardu, sinueux, pentu. L’arrivée est exaltante : c’est rien de moins que le ciel, et pour l’éternité. Mais le chemin pour y accéder est parsemé de difficultés. La vie chrétienne n’est pas facile, tout comme ne l’est pas la vie tout court. Mais par rapport à celle-ci elle présente l’énorme avantage d’avoir un objectif : le ciel, la vie définitive en compagnie de Dieu.
La bonne volonté ne suffit pas. (lire la suite) « Beaucoup chercheront à entrer… » Il ne faut pas en rester au plan des velléités. La vie chrétienne demande un engagement sérieux pour Dieu, de nous prononcer résolument en faveur de Dieu, et donc de dire « non » à un tas de choses bonnes en soi, mais qui nous freineraient et nous distrairaient de l’essentiel. Le montagnard qui se propose de conquérir un sommet ne s’encombre pas de choses inutiles : il prend juste ce dont il a raisonnablement besoin, et rien que cela.
Le Seigneur nous prévient que la porte qui donne accès au ciel est étroite. En même temps, il ne joue pas à cache-cache avec nous. L’objectif qu’il nous propose est ardu, mais il n’est pas hors de portée. Et ce, d’autant moins que le Seigneur se donne à nous et, se donnant à nous, nous communique sa force, sa lumière, son amour. C’est-à-dire qu’il nous met en condition de découvrir cette porte et de la franchir. « Je ne cesse de rendre grâce à mon Dieu à votre sujet pour la grâce divine qui vous a été donnée dans le Christ Jésus : car vous avez été comblés en lui de toutes les richesses, toutes celles du discours et toutes celles de la science, dans la mesure où la prédication chrétienne a pris force chez vous. Si bien qu’aucun don spirituel ne vous fait défaut, à vous qui attendez la manifestation de notre Seigneur Jésus-Christ. C’est lui qui vous donnera la force jusqu’à la fin » (1 Corinthiens 1, 4-8). Voilà qui est rassurant et réconfortant.

(à suivre…)

samedi 2 janvier 2010

L'athéisme : une incohérence

L'athéisme : une incohérence

Certains font profession d'athéisme. C'est même plutôt bien vu dans nombre de milieux. Être catholique apparaît ringard. Être athée fait « moderne ». De fait, la négation de Dieu et le combat pour exclure toute référence à Dieu dans la société et dans ses institutions sont des phénomènes récents et essentiellement limités au monde occidental (et nanti).
L'on ne voit pas, ou l'on ne veut pas voir, que l'athéisme militant, actif, est une contradiction, une attitude fondamentalement incohérente. (lire la suite) L'on dira en s'en gargarisant, comme Gagarine, le premier cosmonaute : « Je n'ai pas rencontré Dieu dans l'espace. » La science, l'expérience ne nous dient rien d'un Dieu éventuel. Par suite, il n'existe pas. Il est une vue de l'esprit, une infantilisation de l'homme. Ce raisonnement pèche par incohérence, dis-je, car Dieu ne saurait être l'objet d'une connaissance scientifique.
C'est Dieu qui se fait connaître librement et gratuitement à qui il veut et qui meut dans le cœur de l'homme pour qu'il veuille bien l'accueillir. Dire que si Dieu existe, l'homme n'est pas libre et, partant, que l'idée même de Dieu est un obstacle à l'épanouissement de l'homme, fait partie de cette incohérence de l'athée. C'est aussi un sophisme. Et une contre-vérité. Car c'est la dépendance de la créature vis-à-vis de dieu qui fonde sa liberté et son autonomie.
Nos athées feraient bien de réfléchir aux expériences récentes de gouvernements athées, et totalitaires, que sont le communisme et le nazisme. Elles ont abouti à des dénis constants et massifs de liberté, à des atteintes inouïes et jamais égalées de la dignité de l'homme, et ont causé des dizaines de millions de morts, sans compter les conséquences dont le monde subit le contre-coup. Ce n'est pas vraiment le modèle dont nos sociétés ont besoin.

vendredi 6 novembre 2009

L'apport de Darwin à la reflexion chrétienne

L’apport de Darwin à la réflexion chrétienne

Saint-Louis d’Antin - Espace Bernanos
4 Rue du Havre – Paris 9ème

le vendredi 6 novembre 2009 à 18h30

Conférence à deux voix

par Philippe DETERRE
Prêtre de la Mission de France, Directeur de Recherches au CNRS,
Chercheur en biologie cellulaire
Les sciences en travail de recherche
Les sciences en question : la société et les chercheurs
Le darwinisme et son histoire ambivalente
Les ressources insoupçonnées de la Création

François EUVE, sj
Doyen de la Faculté de Théologie du Centre Sèvres (Facultés Jésuites de Paris)
Le quadruple défi darwinien à la théologie chrétienne
Une certaine lecture de l’Écriture qui est en cause : cela oblige à sortir du littéralisme ancien.
La mise en question d’un Dieu qui « expliquerait » la marche du monde : la théorie de l’évolution oblige à renoncer à des « créations spéciales »
L’énigme du mal et de la souffrance : la vie semble procéder d’une lutte à mort
où le fort élimine le faible
La difficile question du sens de l’histoire si le processus évolutif est aléatoire.

Une théologie d’inspiration biblique peut-elle relever ces défis ?

sous la présidence de Monseigneur Philippe VERRIER, Ancien vicaire général à Blois et Scientifique
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Conférence organisée par « Écouter avec l’Église » Association loi 1901
49 Place Allain-Targé – 49400 SAUMUR – treomoric@orange.fr

ENTRéE GRATUITE (Libre participation aux frais)

samedi 23 mai 2009

Le père de Dolly fait machine arrière

Le Dolly fait machine arrière

ZENIT.org publie la nouvelle suivante : « Les recherches sur l'embryon et le clonage sont-elles encore nécessaires après la découverte des cellules iPS ? », a demandé « Gènéthique » , la synthèse de presse de la Fondation Jérôme Lejeune, au Prof. Ian Wilmut, pionnier du clonage et père de la brebis Dolly.

Après avoir parlé de ses recherches, l'auteur conclut :

"La technique du clonage n'est donc plus une technique d'actualité. Comme je l'ai expérimenté avec la brebis Dolly, cloner demande un temps considérable pour obtenir des cellules souches. De plus, cette technique implique forcément l'hyperstimulation ovarienne chez la femme : celle-ci doit subir un traitement hormonal intensif et pénible pour produire un grand nombre d'ovocytes et pour finalement n'obtenir que quelques embryons clonés.

Si la science offre des pistes plus rapides, intéressantes et efficaces, je suis d'avis de les suivre."