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lundi 17 juin 2013

Peillon il faut tuer le catholicisme

Peillon il faut tuer le catholicisme

VINCENT PEILLON est ministre de l'Education nationale ! : "Il faut s'enfanter soi-même et donc faire le propre récit de sa naissance"; 02:19 (de la vidéo) : "On ne peut pas faire une révolution uniquement dans la matière, il faut la faire dans les esprits. Or on a fait la révolution essentiellement politique, mais pas la révolution morale et spirituelle. Et donc on a laissé le moral et le spirituel à l'Eglise catholique. Donc il faut remplacer ça. [...] On ne pourra jamais construire un pays de liberté avec la religion catholique. Comme on ne peut pas non plus acclimater le protestantisme en France comme on l'a fait dans d'autres démocraties, il faut inventer une religion républicaine. Cette religion républicaine, qui doit accompagner la révolution matérielle, mais qui est la révolution spirituelle, c'est la laïcité. Et c'est pour ça d'ailleurs qu'au début du XXe siècle, on a pu parler de foi laïque, de religion laïque, et que la laïcité voulait être la création d'un esprit public, d'une morale laïque, et donc l'adhésion à un certain nombre de valeurs." Voici ce qu'il écrivait dans La Révolution française n’est pas terminée, Le Seuil, Paris, 2008. « La révolution française est l’irruption dans le temps de quelque chose qui n’appartient pas au temps, c’est un commencement absolu, c’est la présence et l’incarnation d’un sens, d’une régénération et d’une expiation du peuple français. 1789, l’année sans pareille, est celle de l’engendrement par un brusque saut de l’histoire d’un homme nouveau. La révolution est un événement méta-historique, c’est-à-dire un événement religieux. La révolution implique l’oubli total de ce qui précède la révolution. Et donc l’école a un rôle fondamental, puisque l’école doit dépouiller l’enfant de toutes ses attaches pré-républicaines pour l’élever jusqu’à devenir citoyen. Et c’est bien une nouvelle naissance, une transsubstantiation qui opère dans l’école et par l’école, cette nouvelle église avec son nouveau clergé, sa nouvelle liturgie, ses nouvelles tables de la loi.» Et, le 2 septembre dernier, dans le Journal du dimanche, répondant à la journaliste Adeline FLEURY : « Le point de départ de la laïcité c’est le respect absolu de la liberté de conscience. Pour donner la liberté du choix, il faut être capable d’arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel… »

samedi 4 août 2012

Biographie de Léon XIII

Biographie de Léon XIII

Jean-Baptiste Noé, Léon XIII, le semeur de Dieu, disponible aux Editions Blanche de Peuterey . À l'occasion du 110e anniversaire du décès de Léon XIII, (2013) Jean-Baptiste Noé signe la 1ère étude historique sur le Pape social depuis presque un siècle. "Connaître la vie de Léon XIII ce n’est pas simplement s’intéresser à un moment de l’histoire de l’Église, car son action dépasse le cadre strictement catholique. Connaître la vie de Léon XIII c’est comprendre les thèmes qui structurent notre société actuelle. La laïcité, la question du pluralisme religieux et philosophiques, les relations entre les États européens, la place de l’État, autant de matrices structurantes de notre temps, qui trouvent leurs origines sous le pontificat de Léon XIII. Connaître sa vie, c’est donc mieux comprendre le monde d’aujourd’hui." Première Partie : Le Pasteur Chapitre premier : naissance, vie, vocation Chapitre2 : Un homme dans son temps Chapitre 3 : De Pérouse à Rome Deuxième Partie : Le Docteur Chapitre4 : Retour aux sources de la foi Chapitre 5 : Que tous soient un Chapitre 6 : Modernisme et modernité Troisième Partie : Le Diplomate Chapitre 7 : Face au monde Chapitre 8 : Un ralliement qui désunit Chapitre 9 : Les choses nouvelles de l’Évangile éternel Conclusion : Un semeur sans moisson ?

jeudi 8 juillet 2010

Complainte de l’exilé (6)

Complainte de l’exilé (6

« On me brise les os, quand mes persécuteurs m’insultent en me disant sans cesse : « Où est ton Dieu ? » (Psaume 42, 11). Nous sommes devenus le rebut du monde (1 Corinthiens 4, 13), le bien est ridiculisé. Il apparaît toujours absurde. C’est étrange. Dès que quelqu’un agit droitement, ils parlent de « bondieuserie ». Mais il ne leur vient pas à l’esprit qu’eux, ils ne commettent que des « diableries » ! Ils ont passé un pacte avec satan. Il n’est pas étonnant alors qu’ils demandent : « Où est ton Dieu ? » Puisqu’ils nient ton existence. Satan s’acharne d’autant plus à leur faire croire que tu n’existes pas qu’il sait pertinemment que tu es celui qui est « Je suis » (Exode 3, 14) et qu’il a fait la cruelle expérience de ce qu’il en coûte de s’opposer à toi, de te désobéir, de te rejeter. (lire la suite)
Mais pourquoi m’inquiéter ? N’as-tu pas vaincu sur la Croix, et à jamais ? Si tu veux réduire tes adversaires, tu le peux. Il suffit d’un mot de ta part. Mais ce mot, je te demande que ce soit : « Je pardonne. » Dis seulement un mot et mon âme sera guérie (cf. Matthieu 8, 8). Dis un seul mot, et ils reviendront à toi. « Pourquoi es-tu abattue, ô mon âme, et gémis-tu en moi ? Espère en Dieu, car je le louerai encore, lui, le salut de ma face et mon Dieu ! » (Psaume 442, 12). « Vers toi, j’élève mon âme » (Psaume 25, 1), « que je n’aie pas de confusion ! » (Psaume 25, 2).
« Rends-moi justice, ô Dieu » (Psaume 43, 1). « Je ne puis rien faire de moi-même » (Jean 5, 30). « Rends-moi justice, Yahvé, car j’ai marché dans l’intégrité, et mettant ma confiance en Yahvé, je n’ai pas chancelé (Psaume 26, 1), mais je suis resté ferme dans la foi. Du moins je l’espère. Du moins est-ce ma ferme résolution de marcher dans tes voies, dans la justice et la sainteté (Luc 1, 75), sans chanceler, sans me laisser déstabiliser par les loups qui hurlent autour de moi : « Où est ton Dieu ? » Ils ne te voient pas, ils restent insensibles à ta présence et à ton action parce qu’ils t’ont délibérément extirpé de leur vie et de leur environnement. C’est ce qu’ils appellent d’un euphémisme : la laïcité (une certaine laïcité du moins). Tu n’as pas droit de cité. Ils ont pensé t’avoir tué. Mais tu es « le même hier, aujourd’hui et pour les siècles » (Hébreux 13, 8). Tu es vivant. Tu es ressuscité.
J’ai pris fait et cause pour toi, mon Dieu. Toi, « défends ma cause contre un peuple infidèle ; de l’homme de fraude et d’iniquité délivre-moi ! » (Psaume 43, 1), « délivre-moi de la main du méchant, des griffes de l’homme inique et cruel » (Psaume 71, 4). « Préserve-moi de l’homme violent. (…) Garde-moi des mains du méchant, préserve-moi de l’homme violent, qui méditent de faire trébucher mes pas » (Psaume 140, 2.5). « Que contre moi s’engage le combat, alors même j’aurai confiance » (Psaume 27, 3).

(à suivre…)

mercredi 11 novembre 2009

Le crucifix et l'école

Le crucifix et l'école

La décision Lautsi c. Italia de la Cour européenne des droits de l'homme condamnant l'Italie à retirer les crucifix des écoles publiques au motif que leur présence peut être traumatisante pour les élèves et contraignante pour leur conscience, révèle une dérive idéologique.
Cela est très différent de la « laïcité positive : une laïcité qui rassemble, qui dialogue, et pas une laïcité qui exclut ou qui dénonce », dont parlait le président Sarkozy quand il recevait le pape Benoît XVI au palais de l'Élysée, le 12 septembre 2008.
La conception des juges de Strasbourg (lire la suite) est nettement tributaire d'une laïcité qui n'est pas la neutralité de l'État face au fait religieux et idéologique, mais l'absence de visibilité de la religion, c'est-à-dire une situation totalement artificielle (et illusoire), allant à l'encontre des aspirations les plus profondes de l'être humain que tous les ethnologues ont toujours soulignée (« l'homme est un « animal religieux »), situation qui veut établir un environnement aseptisé, débarrassé de religion, mais non des idées non religieuses, a-religieuses ou anti-religieuses que cette même catégorie de personnes véhiculent et professent, et donc l'impact sur la population est pour le moins comparable à celui de la religion. C'est une « nouvelle religion » sans Dieu que l'on prétend imposer. J'ai mis « nouvelle » entre guillemets, car c'est un terrible retour en arrière et une violence faite à la conscience de l'homme, et ce, au nom de la justice !

mercredi 1 avril 2009

L'Express contre les catholiques


L'Express contre les catholiques


Pour "L’Express.fr", le magazine "Famille chrétienne" n’est pas "une source", et les explications des internautes catholiques doivent être "dénoncées".

Surprenante attitude du site web de L'Express, qui sonne le tocsin de la Grande Peur contre le catholicisme (lire la suite)

mardi 31 mars 2009

When a bishop has to leave the Church of England to stand up for Christians, what hope is left for Britain?

When a bishop has to leave the Church of England to stand up for Christians, what hope is left for Britain?

(lire la suite)

jeudi 19 février 2009

Religions et puissance publique en France

Religions et puissance publique en France

Lors d'un Colloque sur « Religions et puissance publique en France », organisé dans le cadre de la présidence française de l'Union européenne, le 17 déembre 2008, Mme Michèle Alliot-Marie, minsitre de l'Intérieur, de l'Outre-mer et des Collectivités territoriales, a déclaré, entre autres, que « comme vous le savez, la place et le rôle de la foi au sein de la société constituent, en France, un enjeu de la plus haute importance, au cœur de notre pacte républicain. La laïcité est une valeur cardinale de notre pays. Articulée autour de trois idées force qui demeurent imbriquées par des liens indissolubles - la liberté de conscience, la liberté de pratiquer le culte de son choix ou celle de ne pas croire, et enfin l'égalité en droit de tous les citoyens -, la laïcité n'est pas le reniement (lire la suite) ou le cantonnement des religions. Elle n'est pas une option spirituelle particulière mais la condition de l'existence même de toutes les options. De même, elle n'est pas et ne saurait être une entreprise de nivellement où tout se vaudrait, tout serait égal. Elle est la condition du respect des choix personnels les plus profonds dans une société ouverte où histoire et patrimoine ont pu être, en partie, forgés par les grandes traditions spirituelles ou religieuses. (...)
C'est le sens pratique de la laïcité que les pouvoirs publics en France appellent de leurs vœux et qui figurait, bien que cela ne soit guère rappelé par les commentateurs, dans la loi du 9 décembre 1905. (...) »

mercredi 18 février 2009

Orientation sexuelle et identité des genres

Orientation sexuelle et identité des genres

À quel jeu la France joue-t-elle ?

L'Osservatore Romano en langue française a publié, sous le titre « Défense des droits et idéologie », un commentaire non signé, qui reflète donc la position officielle du saint-siège, à propos de l'intervention de la délégation du saint-siège, le 18 décembre dernier, à la 63e session de l'Assemblée générale des Nations-Unies, suite à la « Déclaration des droits humains, orientation sexuelle et identité de genre », promue par la présidence française de l'Union européenne :
« Le document français proposé aux Nations unies n'est pas un document finalisé, in primis, à la dépénalisation de l'homosexualité (lire la suite) dans les pays où ellle est encore passible de poursuites jucidiaires (..). S'il en était ainsi, il n'y aurait pas eu de raison que l'observateur permanent du Saint-Siège à New York critique ce document. L'Église catholique, du reste, en se fondant sur une saine laïcité de l'État, considère que les actes sexuels libres entre personnes adultes ne doivent pas être traités comme des délits (...). En réalité, le document parle d'autre chose, il promeut une idéologie, celle de l'« identité de genre » et de l'« orientation sexuelle ». Les catégories d'« orientation sexuelle » et d'« identité de genre », qui dans le droit international ne trouvent aucune définition claire, sont introduites comme de nouvelles catégories de discrimination et on cherche à les appliquer à l'exercice des droits humains. Il s'agit en réalité de concepts controversés au niveau international, et pas seulement par l'Église, dans la mesure où ils impliquent l'idée que l'identité sexuelle n'est définie que par la culture, et donc susceptible d'être transformée à son gré, selon le désir individuel ou les influences historiques et sociales. En substance, en introduisant ces catégories, on nie avant tout l'ancrage biologique de la différenciation sexuelle qui est perçu comme limite, plutôt que comme source de dignification, ce qu'il est en revanche. On donne un impulsion à la fausse conviction que l'identité sexuelle est le produit de choix individuels, sans appels, et, surtout, qui méritent en toute circonstance la reconnaissance publique. On promeut, en conséquence, une idée erronée d'égalité, qui entend définir les hommes et les femmes selon une idée abstraite d'individu » (...).
En plus de viser l'assimilation des unions du même sexe au mariage, « l'introduction de ces catégories met en danger d'autres droits humains : que l'on pense à la liberté d'expression, ou bien à celle de pensée, de conscience et de religion. Les religions, par exemple, pourraient voir limité leur droit de transmettre leur enseignement, lorsqu'elles considèrent que le libre comportement homosexuel des fidèles n'est pas pénalisable, mais qu'ells ne le trouvent toutefois pas moralement acceptable. Et l'on attaquerait ainsi l'un des droits humains primordiaux sur lequel se fonde la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 : celui à la liberté religieuse ».