ce blog est bloqué à l'entrée en Chine depuis le mois de mai 2007
Affichage des articles dont le libellé est crucifix. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est crucifix. Afficher tous les articles

mercredi 11 novembre 2009

Le crucifix et l'école

Le crucifix et l'école

La décision Lautsi c. Italia de la Cour européenne des droits de l'homme condamnant l'Italie à retirer les crucifix des écoles publiques au motif que leur présence peut être traumatisante pour les élèves et contraignante pour leur conscience, révèle une dérive idéologique.
Cela est très différent de la « laïcité positive : une laïcité qui rassemble, qui dialogue, et pas une laïcité qui exclut ou qui dénonce », dont parlait le président Sarkozy quand il recevait le pape Benoît XVI au palais de l'Élysée, le 12 septembre 2008.
La conception des juges de Strasbourg (lire la suite) est nettement tributaire d'une laïcité qui n'est pas la neutralité de l'État face au fait religieux et idéologique, mais l'absence de visibilité de la religion, c'est-à-dire une situation totalement artificielle (et illusoire), allant à l'encontre des aspirations les plus profondes de l'être humain que tous les ethnologues ont toujours soulignée (« l'homme est un « animal religieux »), situation qui veut établir un environnement aseptisé, débarrassé de religion, mais non des idées non religieuses, a-religieuses ou anti-religieuses que cette même catégorie de personnes véhiculent et professent, et donc l'impact sur la population est pour le moins comparable à celui de la religion. C'est une « nouvelle religion » sans Dieu que l'on prétend imposer. J'ai mis « nouvelle » entre guillemets, car c'est un terrible retour en arrière et une violence faite à la conscience de l'homme, et ce, au nom de la justice !

mercredi 14 octobre 2009

Le Rosaire du mourant


Le Rosaire du mourant


Rosaire du mourant, serré aux heures suyprêmes comme un dernier appui entre ses mains tremblantes, alors qu'autour de lui les siens le récitent à voix basse ; chapelet qui restera sur sa poitrine avec le crucifix, témoin de sa confiance en la miséricorde de Dieu et en l'intercession de la Vierge, (lire la suite) de cette confiance dont était rempli ce cœur qui a fini de battre.

Pie XII, Allocution aux nouveaux époux, 8 octobre 1941.

lundi 15 juin 2009

Visite au saint-sacrement (2)

Visite au saint-sacrement (2)

Notre foi nous dit que Jésus-Christ est présent dans le tabernacle, et qu'il a donné sa vie pour nous sauver, qu'il est mort sur le bois de la Croix pour que nous ayons la Vie et que nous l'ayons en abondance (cf. Jean 10, 10) ? Comment ne pas désirer venir nous recueillir dans les églises auprès du Seigneur Jésus, qui reste si souvent seul ? N'éprouvons-nous pas une grande joie de la proximité de Celui que nous voulons aimer par-dessus tout, de tout notre cœur, de toutes nos forces, de toute notre âme (cf. Matthieu 22, 37) ? La présence du Seigneur parmi nous n'exerce-t-elle pas sur notre cœur la force d'attraction d'un aimant puissant ? « Tandis que nous réalisons avec la plus grande perfection possible, malgré nos erreurs (lire la suite) et nos limites, les occupations propres à notre condition et à notre métier, notre âme désire ardemment s’échapper. Elle va vers Dieu, comme le fer attiré par la force de l’aimant. L’on commence à aimer Jésus, de façon plus efficace, et à ressentir une tendre émotion » (saint Josémaria, Amis de Dieu, n° 296).
Notre foi est faible, certes, mais demandons-nous au moins tous les jours, souvent chaque jour : « Seigneur, augmente en nous la foi ! » (Luc 17, 5), fais que ma foi se développe ? J'ai entendu saint Josémaria dire que Dieu lui avait donné une foi tellement épaisse qu'on aurait pu la couper avec un couteau. Certes il lui en a fallu pour fonder l'Opus Dei, en n'ayant que « vingt-six ans, de la grâce de Dieu et de la bonne humeur » ! (Entretiens avec Monseigneur Escriva, n° 32).
Pour aller voir Jésus, nous avons besoin, non d'un téléphone portable, mais de foi et de cœur, disions-nous. Du cœur, c'est-à-dire de capacité à aimer. C'est faire appel à une deuxième vertu théologale, la charité ou amour. Évidemment, quand on s'aime, on a envie de se voir? Et quand on sait où se trouve l'être aimé et qu'ils nous attend, comment ne pas courir à sa rencontre ? Au mois en esprit, de façon spirituelle, tout comme la pensée et le cœur s'échappent vers le fiancé ou la fiancée, vers le conjoint ou les enfants. Une photo aide souvent à accentuer cette présence là où nous travaillons, dans la voiture, dans notre portefeuille, etc. Il est facile de faire de même avec notre Seigneur à partir d'une image pieuse ou d'un crucifix. « Pourquoi cette Croix de bois, me demandes-tu ? — Et je te cite ce passage d’une lettre : « En levant les yeux du microscope, le regard tombe sur la Croix noire et vide. Cette Croix sans Crucifié est un symbole. Elle a un sens que les autres ne verront pas. Et celui qui, fatigué, était sur le point d’abandonner la tâche, se remet à l’oculaire et poursuit son travail, parce que la Croix vide appelle des épaules qui la portent » (saint Josémaria, Chemin, n° 277).

(à suivre...)

mercredi 8 avril 2009

La suppression des crucifix

La suppression des crucifix

Ils avaient dit là-bas, au prétoire : Pas celui-ci ! Délivrez, délivrez Barabbas, nous ne voulons pas de Jésus. Aujourd'hui, même alors que Jésus a passé près de vingt siècles sur la terre et dans notre France en faisant le bien, je les entends, les ennemis du Christ, crier encore : Crucifiez-le ! crucifiez-le ! Non, ce n'est pas lui, c'est Barabbas que nous voulons. Mais à ces clameurs insensées, vos vingt mille voix ont répondu, et ces vallées, et ces montagnes retentissent encore de vos accalmations : Vive Jésus, notre Roi ! Il faut le crucifier, (lire la suite) disaient les juifs. Et ils dressèrent la croix. Et Jésus sur cette croix attire tout à lui. Les siècles sont tombés à genoux, et le monde l'adore. Satan a enfin appris ces choses. Il a compris que la croix est le signe de la victoire. Et aussitôt il a modifié sa tactique. Plus de croix ! Plus de croix ! Nous n'en voulons plus sur nos places publiques, nous n'en voulons plus sur le Panthéon, nous n'en voulons plus dans nos écoles, nous n'en voulons plus au chevet des mourants, ni dans les tribunaux des juges. Plus de croix ! Plus de croix ! Ah ! vous ne voulez plus de croix ! Eh bien ! nous, les enfants de la France, nous voulons la croix ! Nous plantons la croix ! Nous l'avons plantée là-haut sur la montagne, nous l'avons plantée en bas dans la vallée, nous l'avons plantée sur les mâts de nos vaisseaux, au milieu de la mer. Nous l'avons portée à Jérusalem, nous l'avons placée à Rome, près du trône du grand pontife. Et aujourd'hui, nous la plantons encore ici, en face de ces grottes et à l'abri de ces vieux rochers. Et remarquez bien que nous ne la plantons pas sur la poussière mouvante, mais sur un piédestal de granit. Que dis-je ? Nous la plantons plus solidement encore : nous la plantons dans nos cœurs de Français, plus fermes dans la foi, plus fermes dans l'amour que le granit et le diamant. Et tous ensemble nous crions : Vive la Croix ! Et c'est au moment où tout croule que nous élevons cette croix. C'est au moment où le monde est ébranlé que nous, nous construisons. C'est à ce moment qu'à l'ombre de cette croix, nous fondons une France nouvelle, un monde nouveau. Cette croix sera la croix de la France.

Jacqueline Baylé, Le saint de Toulouse s'en est allé... P. Marie-Antoine de Lavaur Capucin (1825-1907), Toulouse, Éditions du Carmel, 2006, p. 456-457 (Sermon au moment de l'érection du Christ au sommet des Espélugues, le 22 août 1890).