ce blog est bloqué à l'entrée en Chine depuis le mois de mai 2007
Affichage des articles dont le libellé est famille. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est famille. Afficher tous les articles

mardi 2 avril 2024

Le rôle des laïcs dans l'Eglise et dans le monde (2)

Le rôle spécifique des laïcs dans l’Église

Cette sorte de définition du laïc nous permet d’en venir donc au rôle des laïcs dans l’Église.

Quand nous pensons à ce rôle, nous pensons peut-être spontanément à diverses fonctions comme assurer la lecture ou le service d’autel au cours de la messe. Le pape François a d’ailleurs institué récemment un ministère laïc de lecteur et d’acolyte. Ou bien nous envisageons le fait d’assumer la fonction de catéchiste, de participer à la chorale paroissiale, d’intervenir au Conseil des affaires économiques paroissial, de porter la sainte communion aux malades et aux personnes âgées ne pouvant pas se déplacer, de faire la quête ou de distribuer à l’entrée de l’église la feuille paroissiale préalablement mise en forme et imprimée…

Tout cela est nécessaire au bon fonctionnement de l’Église. Mais nous n’y trouvons pas d’indication satisfaisante sur le rôle des laïcs dans l’Église. En réalité, avec ces différentes tâches, encore une fois fort utiles, nous sommes bien loin de l’essentiel. S’il fallait se limiter à ces tâches, matérielles pour nombre d’entre elles, nous serions sans plus en présence d’une cléricalisation des laïcs, contre laquelle le pape François nous a mis en garde. (lire la suite)Au cardinal Marty, archevêque de Paris, lui disant que « la mission propre des laïcs est d’ordonner les structures séculières selon le vouloir divin », st Josémaria répondit : « Oui, mais il faut d’abord qu’ils soient bien ordonnés en eux-mêmes : en étant des hommes et des femmes de vie intérieure profonde, des âmes de prière et de sacrifice. Autrement, au lieu d’ordonner ces réalités familiales et sociales, ils y introduiront leur propre désordre personnel. » Et ils se feront absorber par l’esprit mondain, au lieu de communiquer un style de vie chrétien au monde.

Cette remarque me semble très éclairante. Elle nous apporte au fond la réponse à notre question sur le rôle des laïcs. Ce que l’Église attend avant tout des fidèles laïcs, ce que le monde attend d’eux prioritairement, c’est qu’ils soient de bons catholiques, cohérents avec les engagements de leur baptême, donnant l’exemple de personnes qui, conscientes de leurs défauts, savent les reconnaître, demander pardon le cas échéant, et lutter pour progresser sur la voie de la sainteté.

L’appel à la sainteté est qualifié, par le concile, d’appel universel à la sainteté. Il ne s’adresse donc pas, encore une fois, aux seuls prêtres et religieux. Mais de la place qu’ils occupent dans la société, les laïcs, je cite, « sont appelés par Dieu pour travailler comme du dedans à la sanctification du monde, à la façon d’un ferment, en exerçant leurs propres charges sous la conduite de l’esprit évangélique, et pour manifester le Christ aux autres avant tout par le témoignage de leur vie, rayonnant de foi, d’espérance et de charité ».

Nous voyons ici que l’appel à la sainteté se complète par un appel à l’évangélisation. Tous deux sont inséparables. Notre Seigneur disait de lui-même : « Je me sanctifie pour eux », pour les autres. La recherche de notre sainteté personnelle, d’un progrès dans la pratique de la foi et des vertus n’a de sens qu’en fonction des autres, précisément parce que vous vivez au milieu du monde.

Ajoutons encore qu’il revient aux laïcs, « d’une manière particulière, d’éclairer et d’orienter toutes les réalités temporelles auxquelles ils sont étroitement unis, de telle sorte qu’elles se fassent et prospèrent constamment selon le Christ et soient à la louange du Créateur et Rédempteur ».

J’ai intitulé cette conférence « le rôle des laïcs dans l’Église et dans le monde ». Le décret conciliaire sur l’apostolat des laïcs l’explique en rappelant que « le laïc, qui est tout ensemble membre du peule de Dieu et de la cité des hommes n’a qu’une conscience chrétienne. Celle-ci doit le guider sans cesse ans les deux domaines » (n° 5).

Dans un document publié par le dicastère pour les laïcs, la famille et la vie, nous pouvons lire qu’il existe « une différence fondamentale entre un bon mariage et un mariage saint ; dans un bon mariage, les conjoints s’efforcent de s’aimer ; dans un mariage saint, les époux remettent leurs efforts entre les mains de Dieu et leurs actions vont donc au-delà de ce qu’ils sont capables de faire, montrant ce que Dieu peut faire ». Nous pourrions gloser cette affirmation en mettant famille à la place de mariage, ou père et mère, chef d’entreprise, professionnel de quelque nature que ce soit.

dimanche 14 février 2021

Prière pour la famille

Dieu qui es à l’origine de la famille et qui l’as voulue comme lieu de l’amour et de la vie, accorde à toutes les familles de la terre de ressembler à celle que tu as donnée à ton Fils, d’être unis comme elle par les liens de ta charité, et d’être ouvertes comme elle aux appels de l’Esprit. Par Jésus-Christ.

Messe pour la famille, prière collecte.

lundi 16 janvier 2017

Ceux qui corrompent la famille

Le sort de ceux qui corrompent la famille

Ne vous y trompez pas, mes frères : ceux qui corrompent les familles n’hériteront pas le royaume de Dieu. Si ceux qui agissaient ainsi selon la chair ont été mis à mort, combien plus celui qui corromprait par une mauvaise doctrine la loi de Dieu, pour laquelle Jésus-Christ a été crucifié ! Celui qui s’est ainsi souillé ira au feu qui ne s’éteint pas, et pareillement celui qui l’écoute.

Saint Ignace d’Antioche, Lettre aux Éphésiens.

lundi 20 avril 2015

Evêque et famille

Evêque et famille

En cette année de préparation au Synode sur la famille, il peut être utile de relire ces mots adressés par saint Jean-Paul II à des évêques des Etats-Unis, voici plus de trente ans, et qui gardent toute leur actualité : L’évêque, précisément parce qu’il compatit et qu’il comprend la faiblesse de l’humanité et le fait que les besoins et les aspirations de celle-ci ne peuvent être pleinement satisfaits par la pleine vérité de la création et de la rédemption, proclamera sans crainte ou ambigüité les nombreuses vérités controversées à notre époque. (lire la suite) Il les proclamera avec amour pastoral, dans des termes qui n’offenseront ou n’aliéneront jamais inutilement ses auditeurs, mais il les proclamera clairement parce qu’il connaît la qualité libératrice de la vérité. C’est pourquoi l’évêque qui fait preuve de miséricorde proclame l’indissolubilité du mariage… L’évêque plein de miséricorde proclamera l’incompatibilité entre les relations sexuelles avant le mariage ou l’activité homosexuelle, et le dessin de Dieu sur l’amour humain ; en même temps il essaiera de toutes ses forces d’assister ceux qui sont aux prises avec de difficiles choix moraux. Avec une égale miséricorde, il proclamera la doctrine d’Humanæ vitæ et de Familiaris consortio dans toute sa beauté, sans passer sous silence la vérité impopulaire que le contrôle artificiel des naissances va à l’encontre de la loi de Dieu. Il plaidera en faveur des droits de l’enfant à naître, des faibles, des handicapés, des pauvres et des personnes âgées, sans s’occuper de la manière dont l’opinion publique actuelle regarde ces questions. Avec humilité personnelle et avez zèle pastoral, l’évêque s’efforcera de discerner, non pas seul mais en union avec l’épiscopat universel, les signes des temps et leur véritable application au monde moderne [c’est-à-dire contemporain]. Avec ses frères évêques, il travaillera à assurer la participation de chaque catégorie d’hommes à la vie et à la mission de l’Église, en accord avec la vérité de leur vocation. Ce zèle se traduira par le soutien apporté à la dignité des femmes et à toutes les libertés légitimes qui sont conformes à la nature humaine et à leur féminité. L’évêque est appel à s’opposer à toute discrimination de la femme pour des raisons de sexe. À ce sujet, il doit également s’efforcer d’expliquer, avec toute la vigueur possible, que la doctrine de l’Église sur l’exclusion des femmes de l’ordination sacerdotale est étrangère au problème de la discrimination, et qu’elle est plutôt liée au dessin du Christ lui-même sur son sacerdoce. Jean-Paul II, Allocution aux évêques des États-Unis en visite « ad limina », 5 septembre 1983, n° 3.

dimanche 18 janvier 2015

Mariage et famille

Tout attentat au mariage et à la famille est une profanation de la Justice, une trahison envers le peuple et la liberté, une insulte à la Révolution. Proudhon, cité par M. Winock, Les voix de la liberté. Les écrivains engagés au XIXe siècle, Paris, Seuil, 2011, p. 432.

lundi 1 juillet 2013

Un père et une mère pour tous

Un père et une  mère pour tous

Le pape François vient d’approuver que saint Joseph soit désormais invoqué au cours de la messe dans les prières eucharistiques II, III et IV. Il est déjà mentionné au canon romain, la prière eucharistique I, depuis le concile Vatican II.

Par cette disposition, l’Église rappelle fort opportunément la place et le rôle du père dans la famille. Nul doute que la dévotion renouvelée envers le saint patriarche apportera aux familles un soutien et un réconfort dont elles ont besoin dans la société contemporaine.

dimanche 9 juin 2013

L'apport de la femme

Sur le plan de l'essentiel — qui doit comporter sa reconnaissance juridique, aussi bien en droit civil qu'en droit ecclésiastique — il est clair qu'on peut parler d'égalité des droits car la femme possède, exactement au même titre que l'homme, la dignité de personne et de fille de Dieu. Mais, à partir de cette égalité fondamentale, chacun doit réaliser en lui-même ce qui lui est propre ; et sur ce plan, le mot émancipation revient à dire possibilité réelle de développer entièrement ses propres virtualités : celles qu'elle possède en tant qu'individu et celles qu'elle possède en tant que femme. L'égalité devant le droit, l'égalité quant aux chances devant la loi ne suppriment pas, mais supposent et favorisent cette diversité qui est richesse pour tous. La femme est appelée à donner à la famille, à la société civile, à l'Église, ce qui lui est caractéristique, ce qui lui est propre et qu'elle est seule à pouvoir donner : sa tendresse délicate, sa générosité infatigable, son amour du concret, sa finesse d'esprit, sa faculté d'intuition, sa piété profonde et simple, sa ténacité… La féminité n'est pas authentique, si la femme ne sait découvrir la beauté de cet apport irremplaçable et l'incorporer à sa propre vie. Pour accomplir cette mission, la femme doit développer sa propre personnalité, sans se laisser séduire par un esprit d'imitation ingénu qui — en général — la situerait sur un plan d'infériorité et laisserait s'atrophier ses possibilités les plus originales. Si la femme reçoit une bonne formation, dans une recherche d'autonomie personnelle, d'authenticité, elle réalisera efficacement sa tâche, la mission à laquelle elle se sent appelée, quelle qu'elle soit : sa vie et son travail seront alors réellement constructifs et féconds, chargés de sens, aussi bien si elle passe la journée à s'occuper de son mari et de ses enfants que si, ayant renoncé au mariage pour un motif élevé, elle se consacre entièrement à d'autres tâches Saint Josémaria, Entretiens, n° 97.

vendredi 3 août 2012

Arrêts sur christianisme (72)

Arrêts sur christianisme (72)

La vérité sur l’homme est un présupposé inévitable pour atteindre la liberté, car nous découvrons en elle les fondements d’une éthique avec laquelle tous peuvent se confronter, et qui contient des formulations claires et précises sur la vie et la mort, les droits et les devoirs, le mariage, la famille et la société, en définitif, sur la dignité inviolable de l’être humain. Ce patrimoine éthique est ce qui peut rapprocher toutes les cultures, tous les peuples et toutes les religions, les autorités et les citoyens, et les citoyens entre eux, les croyants dans le Christ et ceux qui ne croient pas en lui. Le christianisme, mettant en évidence les valeurs qui sous-tendent l’éthique, n’impose pas mais propose l’invitation du Christ à connaître la vérité qui rend libre. Le croyant est appelé à l’offrir à ses contemporains, comme le fit le Seigneur, avant même le sombre présage du rejet et de la croix. La rencontre personnelle avec Celui qui est la vérité en personne nous pousse à partager ce trésor avec les autres, spécialement par le témoignage. Benoît XVI, Homélie à La Havane, 28 mars 2012.

samedi 19 mai 2012

L'homme est bon (1)

L’homme est bon (1)

Dans un petit ouvrage fort intéressant, De l’amour, publié à Genève par les éditions Ad solem, le philosophe Josef Pieper cite un auteur allemand, Ladislau Grünhut, dont l’ouvrage est introuvable. Cet auteur écrit que « comme Dieu m’aime parce que c’est moi, ainsi suis-je vraiment irremplaçable dans le monde ». Il en va ainsi parce que, à l’origine, Dieu a créé l’homme distinct du reste de l’univers inanimé et animé. Dieu lui-même a tenu à souligner cette différence pour qu’elle soit bien établie. Contemplant l’humanité sortie de ses mains, il nous a fait savoir, par l’écrivain sacré, qu’il vit que « cela était très bon » (Genèse 1, 31), et pas seulement bon comme dans le cas des autres êtres créés (Genèse 1, 10.12.18.25). Cette bonté par
ticulière vient de ce que Dieu a créé l’homme « à son image et à sa ressemblance » (Genèse 1, 26). C’est pourquoi, dans une formulation qui rejoint celle rappelée ci-dessus, le concile Vatican II affirme que l’homme – c’est-à-dire évidemment l’homme et la femme – est « la seule créature sur terre que Dieu a voulue pour elle-même » (constitution pastorale Gaudium et spes, n° 24). Nous pouvons comprendre cette affirmation dans un double sens. Dieu aime l’homme tout spécialement pour ce qu’il est vraiment, c’est-à-dire un reflet de lui-même, de sa propre dignité et de sa propre liberté : liberté de choix, liberté d’aimer. Le deuxième sens de l’expression conciliaire est le suivant : l’être humain est la seule créature que Dieu a aimée de sorte qu’elle puisse participer à sa vie intratrinitaire, qu’il a destinée à entrer dans la sphère de sa propre intimité, à faire partie, en quelque sorte, du cercle de ses amis – « Je vous appelle mes amis » (Jean 15, 15) -, à être réellement ses enfants – domestici Dei, « membres de la famille de Dieu » (Éphésiens 2, 19). Dieu a aimé l’homme pour lui-même, autrement dit en lui insufflant une orientation ontologique à la sainteté – « Telle est la volonté de Dieu : votre sanctification » (1 Thessaloniciens 4, 3) -, en faisant en sorte que sa nature ait la capacité à découvrir le vrai bien, Dieu lui-même, à le désirer et à prendre les moyens lui permettant de vivre avec lui. L’homme ¬– malgré la réalité du péché originel – peut donc se sentir tout spécialement aimé de Dieu. Celui lui est encore plus facile quand ce péché originel a été effacé de son âme par l’eau purificatrice du baptême, qui l’a élevé précisément à la condition d’enfant de Dieu. « Oui, c’est par la grâce que vous êtes sauvés moyennant la foi. Et cela ne vient pas de vous : c’est le don de Dieu. Cela ne vient pas non plus des œuvres, afin que nul ne puisse se glorifier » (Éphésiens 2, 8-9). Cependant, s’il est agréable à l’homme d’être aimé par quelqu’un, et a fortiori par plusieurs ou beaucoup de ses semblables, il semblerait qu’il n’apprécie pas tellement d’être aimé gratuitement. C’est ce que fait remarquer Josef Pieper, qui rapporte la remarque suivante de Nietzsche : « Les êtres ambitieux se rebellent contre le fait d’être aimés » (Humain, trop humain). (à suivre…)

jeudi 18 mars 2010

Retour de manivelle sur l'avortement

Retour de manivelle sur l'avortement


Sous le titre "la guerre contre les bébés-filles: le "gendercide", le numéro de Mars 2010 de The Economist pose une question qui brise les tabous sur l'avortement. Il est question des politiques qui "pervertissent profondément la vie familiale" de certains pays, comme la Chine ou une partie de l'Inde et d'autres pays asiatiques, mais le raisonnement peut être étendu aux pays qui pratiquent l'avortement. Le périodique déplore "cent millions de bébés-filles" ainsi supprimées du simple fait d'être des filles.

mercredi 25 novembre 2009

Un peu d'humour

Un peu d'humour

(Histoire vraie)
Deux amies de collège se rencontrent après des années de séparation. Ravies de se revoir, chacune parle de ce qu'elle fait. L'une dit à un moment donné de la conversation :

- J'ai un mari en or.
Ce à quoi l'autre répond :
- Tu as de la chance, moi j'ai un mari en taule. (lire la suite)

Les fumeurs et le coiffeur

Vu un nombre x de fumeurs qui veulent se faire couper les cheveux, combien faudra-t-il de coiffeurs ?
Réponse :
- Un parfumeur !


Le prénom

Madame Page accouche d'un garçon. Elle et son mari se posent la question de savoir quel prénom lui donner.
- Ça y est, dit l'heureux papa : il s'appelera Marc, Marc Page.

jeudi 29 octobre 2009

Le travail du dimanche : Marie s'en mêle (2)

Le travail du dimanche : Marie s'en mêle (2)

Nous avons vu hier que la Sainte Vierge est apparue à Auguste Arnaud le 8 juin 1873 et lui a reproché de travailler le dimanche. Voici la suite du récit :

Arrivé chez lui, Auguste Arnaud raconte à son père ce qu’il a vu ; ils se rendent alors tous deux chez le curé du village afin de lui parler. Le curé les reçoit froidement et dit clairement au voyant qu’il ne le croit pas. Comment la Vierge peut-Elle apparaître à un homme qui travaille le dimanche ?
Loin d’être déconcerté par cet accueil, Auguste Arnaud continue d’accomplir sa mission. Dès le lendemain il fait confectionner par le menuisier du village une Croix (lire la suite) de bois et la plante le soir même au fond de sa vigne à l’endroit indiqué par la Sainte Vierge. Elle n’est que provisoire : en même temps il commande à Montpellier une Croix de fer forgé avec une Vierge en son milieu, comme l’a ordonné la vision.
Le jeudi 12 juin, il se rend avec sa famille à l’ermitage de Saint Antoine. Le dimanche 22 juin, il fait le pèlerinage à Notre-Dame de Grâce à Gignac. Après avoir assisté à la Sainte Messe, il y a passe toute la matinée en prières. Enfin, le vendredi 4 juillet, à la place de la Croix de bois il fait sceller dans un piédestal de pierre la Croix de fer.
La date de la deuxième Apparition annoncée par la Vierge approche peu à peu. Entre temps, la nouvelle de l’événement s’est répandue dans tous les environs. Des curieux, des sceptiques, des dévots affluent. La femme d’Auguste Arnaud a peur pour son époux. « Et si la Vierge ne revient pas ? » Mais Auguste n’a aucun doute : il a fait tout ce qu’Elle lui a demandé donc Elle reviendra.
Le mardi 8 juillet, de bonne heure, Auguste part travailler à sa vigne. Il n’est pas seul. Une foule nombreuse est accourue pour voir ce qui va se passer. Environ cinq cent personnes sont présentes.
Auguste se met à cultiver la vigne en attendant la venue de la Vierge. Au bout d’un moment il s’arrête pour se reposer. C’est alors que tous le voient ôter son chapeau, élever ses deux bras en l'air en fixant un objet qu'il était le seul à apercevoir.
Pendant ce court instant et dans cette attitude, il se balance sur lui-même et puis tout à coup, marchant sur le côté gauche, il est emporté avec une rapidité foudroyante vers la Croix, toujours dans la même position, élevé par une force céleste au-dessus du sol et de la vigne aux sarments entrelacés. Il a franchi un espace d’environ quarante mètres ; tous ont vu ce phénomène miraculeux.
Il regarde alors au-dessus de la Croix en fer et prie silencieusement. La Vierge est là ; Elle est habillée comme la première fois mais Ses vêtements sont de couleur d’or et un chapelet pend de Ses mains jointes. Elle s’adresse à lui, toujours dans le dialecte local : « Il ne faut pas travailler le dimanche. Heureux celui qui croira et malheureux celui qui ne croira pas. Il faut aller à Notre-Dame de Gignac en procession. Vous serez heureux avec toute votre famille. »

(à suivre...)

jeudi 15 octobre 2009

Le Rosaire de la famille


Le Rosaire de la famille


Rosaire, enfin, de la famille entière. Rosaire que tous récitent en commun, petits et grands ; qui réunit le soir aux pieds de Marie ceux que le travail de la journée avait séparés et dispersés ; (lire la suite) qui les unit, ravivant leurs souvenirs dans une prière fervente, aux absents et aux disparus ; qui consacre ainsi le lien qui les rassemble tous sous l'égide maternelle de la Vierge Immaculée, Reine du saint Rosaire.

Pie XII, Allocution aux nouveaux époux, 8 octobre 1941.

mercredi 14 octobre 2009

Le Rosaire du mourant


Le Rosaire du mourant


Rosaire du mourant, serré aux heures suyprêmes comme un dernier appui entre ses mains tremblantes, alors qu'autour de lui les siens le récitent à voix basse ; chapelet qui restera sur sa poitrine avec le crucifix, témoin de sa confiance en la miséricorde de Dieu et en l'intercession de la Vierge, (lire la suite) de cette confiance dont était rempli ce cœur qui a fini de battre.

Pie XII, Allocution aux nouveaux époux, 8 octobre 1941.

mardi 13 octobre 2009

Le Rosaire des vieux


Le Rosaire des vieux


Rosaire des vieux. Vieille grand-mère qui égrène, infatigable, son chapelet dans ses doigts engourdis, au fond de l'église, aussi longtemps qu'elle s'y peut traîner sur ses jambes raidies, ou durant les longues heures d'immobilité forcée dans le fauteuil, au coin du feu. Vieille tante qui a consacré toutes ses forces au bien de la famille et qui, maintenant qu'approche le terme (lire la suite) d'une vie toute dépensée en bonnes œuvres, fait alterner, inépuisable de dévouement, les petits services qu'elle trouve encore le moyen de rendre, avec des dizaines et des dizaines d'Ave qu'elle dit sans relâche sur son chapelet.

Pie XII, Allocution aux nouveaux époux, 8 octobre 1941.

lundi 12 octobre 2009

Le Rosaire du père de famille

Le Rosaire du père de famille

Rosaire du père de famille, de l'homme de travail et d'énergie qui ne manque jamais d'empporter son chapelet avec son stylo et son calepin ; qui, grand professeur, ingénieur renommé, clinicien célèbre, avocat éloquent, artiste de génie, agronome expert, ne rougit point de réciter (lire la suite) son chapelet avec une dévote simplicité durant les brefs instants qu'il arrache à la tyrannie du travail professionnel pour aller retremper son âme de chrétien dans la paix d'une église, au pied du tabernacle.

Pie XII, Allocution aux nouveaux époux, 8 octobre 1941.

dimanche 11 octobre 2009

Le Rosaire de la mère de famille

Le Rosaire de la mère de famille

Rosaire de la mère de famille. Chapelet de l'ouvrière ou de la paysanne, simple et solide, usé par les ans, qu'elle ne pourra sans doute prendre en main que le soir, alors que, bien fatiguée de sa journée, elle trouvera encore dans sa foi et son amour la force de le réciter en luttant contre le sommeil, pour les siens, pour ceux surtout qui sont le plus exposés (lire la suite) aux dangers de l'âme ou du corps, pour ceux qui sont tentés ou affligés, ou qu'avec tristesse elle voit s'éloigner de Dieu. Rosaire de la grande dame, plus riche peut-être, mais souvent accablée de préoccupations et d'angoisses plus lourdes encore.

Pie XII, Allocution aux nouveaux époux, 8 octobre 1941.

mardi 25 août 2009

La mesure du temps

La mesure du temps

Tu veux comprendre ce qu'est une année de vie : pose la question à un étudiant qui vient de rater son examen de fin d'année. Un mois de vie : parles-en à une mère qui vient de mettre au monde un enfant prématuré et qui attend qu'il sorte de sa couveuse pour serrer son bébé dans ses bras, sain et sauf. Une semaine : interroge un homme qui travaille dans une usine ou dans une mine pour nourrir sa famille. Un jour : (lire la suite) demande à deux amoureux transis qui attendent de se retrouver. Une heure : questionne un claustrophobe, coincé dans un ascenseur en panne. Une seconde : regarde l'expression d'un homme qui vient d'échapper à un accident de voiture, et un millième de seconde : demande à l'athlète qui vient de gagner la médaille d'argent aux jeux Olympiques, et non la médaille d'or pour laquelle il s'était entraîné toute la vie.
Marcel Lévy, Et si c'était vrai..., Paris, Robert Laffont, 2000, p. 228.

lundi 15 juin 2009

Visite au saint-sacrement (2)

Visite au saint-sacrement (2)

Notre foi nous dit que Jésus-Christ est présent dans le tabernacle, et qu'il a donné sa vie pour nous sauver, qu'il est mort sur le bois de la Croix pour que nous ayons la Vie et que nous l'ayons en abondance (cf. Jean 10, 10) ? Comment ne pas désirer venir nous recueillir dans les églises auprès du Seigneur Jésus, qui reste si souvent seul ? N'éprouvons-nous pas une grande joie de la proximité de Celui que nous voulons aimer par-dessus tout, de tout notre cœur, de toutes nos forces, de toute notre âme (cf. Matthieu 22, 37) ? La présence du Seigneur parmi nous n'exerce-t-elle pas sur notre cœur la force d'attraction d'un aimant puissant ? « Tandis que nous réalisons avec la plus grande perfection possible, malgré nos erreurs (lire la suite) et nos limites, les occupations propres à notre condition et à notre métier, notre âme désire ardemment s’échapper. Elle va vers Dieu, comme le fer attiré par la force de l’aimant. L’on commence à aimer Jésus, de façon plus efficace, et à ressentir une tendre émotion » (saint Josémaria, Amis de Dieu, n° 296).
Notre foi est faible, certes, mais demandons-nous au moins tous les jours, souvent chaque jour : « Seigneur, augmente en nous la foi ! » (Luc 17, 5), fais que ma foi se développe ? J'ai entendu saint Josémaria dire que Dieu lui avait donné une foi tellement épaisse qu'on aurait pu la couper avec un couteau. Certes il lui en a fallu pour fonder l'Opus Dei, en n'ayant que « vingt-six ans, de la grâce de Dieu et de la bonne humeur » ! (Entretiens avec Monseigneur Escriva, n° 32).
Pour aller voir Jésus, nous avons besoin, non d'un téléphone portable, mais de foi et de cœur, disions-nous. Du cœur, c'est-à-dire de capacité à aimer. C'est faire appel à une deuxième vertu théologale, la charité ou amour. Évidemment, quand on s'aime, on a envie de se voir? Et quand on sait où se trouve l'être aimé et qu'ils nous attend, comment ne pas courir à sa rencontre ? Au mois en esprit, de façon spirituelle, tout comme la pensée et le cœur s'échappent vers le fiancé ou la fiancée, vers le conjoint ou les enfants. Une photo aide souvent à accentuer cette présence là où nous travaillons, dans la voiture, dans notre portefeuille, etc. Il est facile de faire de même avec notre Seigneur à partir d'une image pieuse ou d'un crucifix. « Pourquoi cette Croix de bois, me demandes-tu ? — Et je te cite ce passage d’une lettre : « En levant les yeux du microscope, le regard tombe sur la Croix noire et vide. Cette Croix sans Crucifié est un symbole. Elle a un sens que les autres ne verront pas. Et celui qui, fatigué, était sur le point d’abandonner la tâche, se remet à l’oculaire et poursuit son travail, parce que la Croix vide appelle des épaules qui la portent » (saint Josémaria, Chemin, n° 277).

(à suivre...)

jeudi 23 avril 2009

Prière d'une mère pour ses enfants

Prière d'une mère pour ses enfants

Seigneur, conserve à Pancho sa rectitude, le jugement équilibré dont tu l'as doté. Qu'il soit toujours un homme d'honneur, comme son père. Accorde-lui le nécessaire pour se marier, si cela lui convient, sinon libère-le de ces relations si cela n'est pas ta divine volonté.

Seigneur, Ignacio me donne du souci. Il est si jeune et au milieu de dangers... Garde-le dans cette pureté de conscience que Tu lui as donnée.

Seigneur, que Pablo soit tout à Toi. Développe son humilité et son obéissance. (...)
Ô Marie, Mère de mon âme, protectrice des orphelins, fais croître en Pancho sa dévotion à ton égard ; qu'elle grandisse aussi dans tous mes enfants ; je te le donne comme tiens. Couvre-les de ton manteau ; garde-les toujours purs, garde-les dans le Cœur de ton Fils, accorde-leur de bonnes inclinations et l'amour de la Croix. Tu le sais, je ne sais pas les éduquer, je ne sais pas être mère, toi, tu le sais, ô Marie. Cache-les dans ton sein, conserve-les purs pour Jésus, pour Lui seul.

Michel-Marie Philippon, o. p., Conchita. Journal spirituel d'une mère de famille, Éditions de l'Emmanuel, 2003, p. 115-116.