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samedi 16 octobre 2010

Enfants de Dieu, frères des hommes (1)

Enfants de Dieu, frères des hommes (1)

« Un enfant de Dieu ne peut pas être “ classiste ”, parce que les problèmes de tous les hommes l’intéressent… Et il s’efforce de contribuer à les résoudre avec la justice et la charité de notre Rédempteur » (saint Josémaria, Sillon , n° 303). Participant de la même nature, notre sort est identique. C’est celui de l’humanité en marche vers les derniers temps, vers la fin du monde, prélude à une autre vie. Nous sommes tous appelés à l’éternité. Cela est indéniable. Le culte que nous vouons à nos défunts témoigne que nous y croyons. Mais il y a éternité et éternité. Car notre vie future se décide tandis que nous sommes sur terre.. (lire la suite) Nous sommes tous solidaires et nous devons nous aider les uns les autres à trouver la bonne voie et à la parcourir en surmontant les obstacles que nous y rencontrons, afin d’aller au ciel, non en enfer.
Les différences de caractère, d’origine, de culture, de formation, de rang social, etc., ne doivent pas s’ériger en autant de barrières entre nous. Saint Paul recommande à Philémon de considérer son esclave Onésime non comme un esclave, et donc comme quelqu’un de condition inférieure, mais comme un frère dans le Christ Seigneur. Les premiers chrétiens appartenaient à toutes les couches de la société et se côtoyaient dans la charité et la joie d’une identique vocation à la sainteté. La même pour tous, riches ou pauvres, puissants ou misérables. Ne créons pas de différences indues.
« L’Apôtre l’a indiqué, quand il nous écrivait que pour le Seigneur il n’y a pas d’acception de personnes ; et je n’ai pas hésité à traduire cela ainsi : il n’y a qu’une race, la race des enfants de Dieu ! » (saint Josémaria, Ibid.). La race des enfants de Dieu ! Il y a ceux qui savent qu’ils en font partie, parce qu’ils ont entendu le Seigneur leur dire : « Tu es mon fils ; moi-même aujourd’hui je t’ai engendré » (Psaume 2, 7). Et il y a ceux qui l’ignorent, mais qui n’en sont pas moins, eux aussi, des enfants de Dieu, appelés à aller au ciel s’ils répondent aux grâces que Dieu leur octroie, s’ils cherchent à vivre selon la loi naturelle inscrite dans leur cœur : » Mais voici l'alliance que je ferai avec la maison d'Israël après ces jours-là, dit le Seigneur : Je mettrai mes lois dans leur esprit et je les écrirai dans leur cœur ; et je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple » (Hébreux 8, 10). Sachant que Dieu ne refuse sa grâce à personne.

(à suivre…)


samedi 14 février 2009

Dieu rend à chacun selon ses œuvres (3)

Dieu rend à chacun selon ses œuvres (3)

Mais il faut pour cela que je me convertisse, en effet, chaque jour et, je peux le dire, à tout moment. Toi, tu es toujours juste, et moi, je ne suis qu'iniquité. Aide-moi à me convertir et à ne pas retomber dans le péché. Élihou disait à Job, en parlant de toi : « Suivant l'action de l'homme il le rétribue, et selon les voies de chacun il lui remet » (Job 31, 11).
L'enseignement est le même. Comment ne pourrait-il pas l'être ? À moi d'être prêt. Tout comme un élève attend dans le couloir de passer devant l'examinateur, je dois être en mesure aujourd'hui, maintenant de répondre à tes questions. Elles ne portent pas sur les sciences abstraites ni sur un savoir spéculatif. Non. Ce sera moi le sujet. (lire la suite) Ma vie. Mes œuvres. Mon histoire. Mon expérience existentielle. Mon amour de la Croix et du prochain. Mon amour de Dieu.
Je sais que ton Fils viendra dans la gloire, « avec ses anges, et alors il rendra à chacun selon ses œuvres » (Matthieu 16, 27). Mais cela, c'est à la fin des temps. La confrontation personnelle aura lieu avant, et elle sera décisive, définitive. « À chacun selon ses œuvres. » C'est le leit-motiv. C'est l'idée-force que tu veux faire entrer dans notre tête et, surtout, dans notre cœur si endurci et, de ce fait, insouciant du lendemain.
Nous sommes bien prévenus pourtant. Je « sonde les cœurs, dis-tu, et éprouve les reins, et cela pour rendre à chacun selon ses voies, selon le fruit de ses œuvres » (Jérémie 17, 10), ce qui, soit dit en passant, rappelle que je dois porter du fruit, faire œuvre utile, laisser une empreinte chrétienne là où je suis et dans tout ce que je fais (cf. Jean 15, 16). Des œuvres ! « Les œuvres sont amour, non les beaux discours ! » s'entendait dire un jeune prêtre qui prétendait aimer le Seigneur plus que les religieuses auxquelles il distribuait la sainte communion.
« Il faut que tous, tant que nous sommes, nous comparaissions devant le Tribunal du Christ, pour que chacun soit rétribué suivant ce qu'il aura fait en bien ou en mal pendant qu'il était dans son corps » « 2 Corinthiens 5, 10). « Il faut ! » C'est une loi de notre nature. C'est une loi à laquelle nul ne peut se soustraire. Ceux qui prétendent s'exempter de Dieu, devront alors ouvrir les yeux et se rende à l'évidence : Dieu existe, et il connaît tout, il les connaît à fond, mieux qu'eux-mêmes !

(à suivre...)

dimanche 8 février 2009

Fidélité à l'Église

Fidélité à l'Église

Quitter l’Organisme qui est porteur de l’information créatrice, c’est se condamner soi-même à la mort, et d’abord à la stérilité. Le réalisme ontologique de la doctrine de l’Église, Corps dont Ieschoua est le principe d’information, la Pensée informatrice, est inscrit dans ces textes [Is 5, 1 ; Jr 2, 21 ; Osée 10, 1 ; Romains 12, 5 ; 1 Corinthiens 10, 17 ; 12, 13.20.27 ; Éphésiens 1, 23 ; 4, 4.12.16 ; 5, 30 ; Colossiens 1 , 18]. On ne peut bien comprendre ce réalisme ontologique que par analogie avec l’ordre biologique. Et c’est pourquoi Ieschoua prend presque toutes ses analogies, pour enseigner l’ontologie et l’ontogenèse du royaume de Dieu, dans l’ordre biologique. L’inintelligence, ou la méconnaissance, du réalisme de l’ontologie du royaume de Dieu en formation, qu’est l’Église, provient, (lire la suite) en partie, d’une ignorance de ce que sont les lois de la vie. On s’imagine parfois que l’Église est une réalité d’ordre juridique, ou conventionnel. On traite par exemple des problèmes d’autorité dans l’Église et d’obéissance comme s’il s’agissait de questions d’ordre juridique. On n’a pas compris qu’il s’agit de bien autre chose. Il s’agit d’une réalité qui a un statut ontologique propre, et la meilleure analogie pour comprendre les problèmes posés par cette réalité nouvelle qu’est l’Église, c’est encore l’ordre biologique qui la fournit, surtout aujourd’hui avec la meilleure connaissance que nous avons de ce qu’est l’information génétique.

Claude Tresmontant, L’Enseignement de Ieschoua de Nazareth, Paris, Seuil, 1970, p. 188.

mercredi 4 février 2009

Liberté, Égalité, Fraternité

Liberté, Égalité, Fraternité

On avait promis à la France une République de Liberté, d'Égalité, de Fraternité. Est-ce ainsi qu'on tient promesse ? Vous êtes magistrats français, vous êtes chargés de faire régner l'ordre et de rendre la justice, et vous feriez triompher le désordre et l'injustice ? Non, non ! On est venu violer mon domicile en disant : Je viens « au nom de la loi ». Nos persécuteurs parlent toujours de la loi. Il n'y a pas de loi contre le droit, il n'y a pas de loi contre l'éternelle loi ! N'enseignez pas à la France à mettre la loi humaine au-dessus de la loi de Dieu qui seul donne toute l'autorité à la loi, aucun homme n'ayant le droit de commander à l'homme, Dieu seul dispose de ce droit. (lire la suite) Persécuté au nom de la loi
Si l'homme est le roi et le maître de la cration, Dieu seul est le roi et le maître de l'homme. Je vous en suplie, épargnez cette honte à ma patrie et ne la rendez pas la risée des nations. Ne permettez pas qu'on attaque la propriété. Ce serait ébranler la base de la vie nationale et ouvrir la porte à l'anarchie. Ayez pitié de la France qui agonise ! Ayez pitié d'un vieillard qui aime la France et ce cher peuple de France ! N'attristez pas mes derniers jours !

Jacqueline Baylé, Le saint de Toulouse s'en est allé... P. Marie-Antoine de Lavaur Capucin (1825-1907), Toulouse, Éditions du Carmel, 2006, p. 539.

lundi 7 janvier 2008

La loi morale naturelle

La loi morale naturelle

Voici un nouvel extrait significatif du message que le pape Benoît XVI a publié à l'occasion de la Journée mondiale de la paix, le 1er janvier dernier : "La connaissance de la norme morale naturelle n'est pas réservée à l'homme qui rentre en lui-même et qui, face à sa destinée, s'interroge sur la logique interne des aspirations les plus profondes qu'il discerne en lui. Non sans perplexité ni incertitudes, il peut arriver à découvrir, au moins dans ses lignes essentielles, cette loi morale commune qui, au-delà des différences culturelles, permet aux êtres humains de se comprendre entre eux en ce qui concerne les aspects les plus importants du bien et du mal, du juste et de l'injuste. Il est indispensable de revenir à cette loi fondamentale et de consacrer à cette recherche le meilleur de nos énergies intellectuelles, sans se laisser décourager par les équivoques ou les sous-entendus. De fait, des valeurs enracinées dans la loi naturelle, même si c'est de manière fragmentaire et pas toujours cohérente, sont présentes dans les accords internationaux, dans les formes d'autorité universellement reconnues, dans les principes du droit humanitaire reçus dans les législations des États ou dans les statuts des Organismes internationaux. L'humanité n'est pas « sans loi" (n° 13).

mardi 25 décembre 2007

La conversion de Tony Blair (bis)

La conversion de Tony Blair (bis)

La conversion de Tony Blair, l'ancien Premier ministre britannique, au catholicisme, suscite une polémique en Grande-Bretagne.
Certains lui reprochent ses positions sur l'avortement, les homosexuels et l'intervention en Irak. Mais si seules les personnes irréprochables pouvaient se convertir, cela viderait le mot même de conversion de tout contenu et il perdrait sa raison d'être. La conversion suppose un processus de maturation.
Ce que, en revanche, l'opinion publique, notamment les catholiques, pourraient attendre légitimement de Monsieur Blair, ce serait qu'il reconnaisse publiquement les mesures qu'il a prises et qui sont incompatibles avec l'enseignement de l'Église catholique ou, tout simplement, avec la loi morale naturelle.