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samedi 21 avril 2012

Prière de demande (2)


Prière de demande (2)

Pendant ce temps-là, « beaucoup de Juifs étaient venus auprès de Marthe et de Marie pour les consoler au sujet de leur frère » (Jean 11, 19). Jésus se dirige vers Béthanie, mais trop tard manifestement. Quand il approcha de la ville, « Marthe alla au devant de lui », et elle lui dit, comme un doux reproche : « Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort » (Jean 11, 19-20). Cela semble une évidence pour elle. Sa foi en Jésus-Christ est grande, certes, mais elle ne peut que constater qu’en l’absence du Maître son frère a quitté ce monde. Toutefois, elle ajoute une nouvelle prière, dont elle ne mesure peut-être pasr la portée, ou qu’elle n’ose pas formuler plus explicitement, car elle lui semble insensée : « Maintenant encore, je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera » (Jean 11, 22). Sa foi n’a pas vacillé. Marthe n’a pas été exaucée, alors elle reformule sa prière différemment. Mais elle insiste. Et c’est bien ce qui compte. C’est ce que Dieu attend de nous : que nous ne nous découragions pas si les choses tardent à venir.
Nous devons comprendre que Dieu peut laisser volontairement la situation pourrir et se dégrader à un point qui nous semble extrême. Il ne se désintéresse pourtant pas de nous. il nous aime. Il marche à notre rencontre. (lire la suite)
Jésus avait dit : « Demandez. » Marthe et Marier ont demandé une faveur, non pour elles-mêmes, mais pour leur frère Lazare, même si la guérison éventuelle de celui-ci serait également un bien pour elles. « Demandez et l’on vous donnera » (Luc 11, 9). Elles n’ont rien reçu, du moins à en juger par la tournure prise par les événements.
Pour elles, la venue du Seigneur était urgente, car la maladie de leur frère les inquiétait de plus en plus au point de craindre une issue fatale. Après avoir envoyé un messager auprès du Maître, elles comptent les heures, puis les minutes avec impatience. Et l’irréparable se produit : Lazare meurt au bout de quelques jours seulement de maladie. Cela a été fulgurant.

(à suivre…)

jeudi 10 novembre 2011

Incrédulité face à la Résurrection (2)


Incrédulité face à la Résurrection (2)

Au matin de Pâques, « les femmes se ressouvinrent des paroles dites par lui » (Luc 24, 8). Elles se les rappellent maintenant, avec la lumière de l’Esprit Saint, et elles croient. Elles comprennent en un instant que tout s’est réalisé comme Jésus l’avait annoncé. Et elles allèrent rapporter aux apôtres ce qui leur avait été dit de la part du Seigneur. « Mais ces paroles leur parurent être pure divagation et ils ne les crurent pas » (Luc 24, 11).
Pourtant Jésus n’avait pas pris les apôtres au dépourvu.(lire la suite) Il avait pris soin de les préparer psychologiquement. Après la confession de foi de Pierre à Césarée de Philippe (cf. Matthieu 16, 16) et le don de la primauté fait à Pierre (cf. Matthieu 16, 18-19), « Jésus commença à exposer à ses disciples qu’il devait se rendre à Jérusalem, beaucoup souffrir de la part des Anciens, des grands prêtres et des scribes, être mis à mort et ressusciter le troisième jour » (Matthieu 16, 21). « Et c’est ouvertement qu’il tenait ce langage » (Marc 8, 32).
Les apôtres ont bien entendu, et son choqués, voire scandalisés. Simon-Pierre réagit vigoureusement, avec fougue, sans trop réfléchir, se laissant comme toujours guider par son affection pour le Maître, mais n’arrivant pas à s’élever au-dessus des réalités contingentes. Pierre a écouté avec stupeur ces propos de Jésus. Alors, « le tirant à part, (il) se mit à lui faire de fortes remontrances » (Marc 8, 32). D’où lui vient cette assurance ? Qui est-il pour rectifier les plans de Dieu ? Sa primauté est toute récente, mais il ne doit pas l’exercer contre Dieu… Elle n’est pas faite pour commander, mais pour servir. Jésus n’a-t-il pas dit : « Au milieu de vous, je suis comme celui qui sert » (Luc 22, 27) ?
Pierre n’a pas reçu la primauté pour l’exercer à son profit ou pour dicter à Jésus ce qu’il doit faire et comment il doit le faire. Et puis, tant que le Maître est là, c’est à lui de prendre toutes les initiatives qu’il estime indispensables pour accomplir sa mission. C’est lui le fondateur et l’unique fondateur de l’Eglise. Les apôtres n’en seront que les piliers et Pierre ne la gouvernera que comme ministre du Seigneur, son représentant visible sur terre.
Nul doute que Pierre soit bien intentionné. Le problème est qu’il raisonne, comme nous, de façon très humaine, sans doute par souci du bien apparent de Jésus. Mais il n’arrive pas à entrer dans la logique divine. Autant la révélation que Jésus-Christ est « l’Oint, le Fils du Dieu vivant » lui est venue « non pas de la chair et du sang mais de mon Père qui est dans les cieux » (Matthieu 16, 16-17), autant ici c’est « la chair » qui réagit. Mais commence la revient à se mettre inconsciemment en travers du chemin de Jésus-Christ, celui-ci le reprend vigoureusement. Il peut utiliser cette force dans la réprimande, parce que Pierre a les épaules solides et qu’il connaît son humilité et sa bonne volonté. Mais il faut encore sculpter le bois brut pour qu’il en sorte le futur pape.

(à suivre…)

mercredi 9 novembre 2011

Incrédulité face à la Résurrection (1)


Incrédulité face à la Résurrection (1)

« Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant ? » Luc 24, 5), « celui qui vit » et qui peut dire : « J’ai connu la mort, mais me voici vivant pour les siècles des siècles » (Apocalypse 1, 18). « Il n’est pas ici : il est ressuscité » (Luc 26, 4). Les « deux hommes en vêtements éblouissants » (Luc 24, 5) qui s’adressent aux saintes femmes, « Marie la Magdaléenne, Jeanne et Marie mère de Jacques » (Luc 24, 10), ainsi que « les autres femmes qui étaient avec elles » (Luc 24, 10), à savoir Salomé (Marc 15, 40), Suzanne (Luc 8, 3), etc., ces deux anges leur annoncent la bonne nouvelle, la nouvelle inouïe, en avant-première.
Et pour qu’elles ne doutent pas, ils précisent : « Souvenez-vous qu’il vous a déclaré, étant encore en Galilée, et parlant du Fils de l’homme, qu’il devait être livré aux mains des pécheurs, être crucifié et ressusciter le troisième jour » (Luc 24, 7). Jésus avait fait cette annonce à ses disciples en termes non équivoques, à trois reprises au moins, et en termes voilés dans d’autres circonstances. (lire la suite)
Ce n’est pas qu’ils l’aient entendu sans y accorder aucune importance. Bien au contraire. La preuve en est qu’ils en avaient parlé autour d’eux, aux autres disciples et aux saintes femmes, qui étaient donc au courant de ce qui devait arriver au Maître. Plus encore, l’annonce faite aux apôtres ne demeure pas confinée dans ce petit groupe. Il est difficile de garder un secret pour soi, d’observer le silence. Plus Jésus imposait le silence, et plus les gens parlaient (cf. Marc 1, 44)…
En tout cas, les grands prêtres et les pharisiens, eux, ont bien enregistré le dit du Christ et prennent cette annonce au sérieux. Pour eux, la révélation a été indirecte. Mais ils ont apparemment bien compris – une fois n’est pas coutume – l’allusion au séjour de Jonas trois jours et trois nuits dans le ventre du cétacé (Matthieu 12, 40).
Ils ne croient certes pas à la Résurrection. Mais ils ne sont quand même pas rassurés. Aussi, « le lendemain », ils « s’assemblèrent et allèrent trouver Pilate. « Seigneur, lui dirent-ils, nous nous sommes rappelés que cet imposteur a dit, quand il vivait encore : Trois jours après je ressusciterai. Donne donc des ordres pour que la tombe soit bien fermée jusqu’au troisième jour, de peur que ses disciples viennent le dérober et ne disent au peuple : Il est ressuscité des morts. Cette imposture serait pire que la première » (Matthieu 27, 62-64). S’ils connaissaient l’état d’esprit des apôtres et s’ils les voyaient terrés dans le Cénacle et atterrés, ils n’auraient pas lieu de craindre quoi que ce soit… Ils pourraient, au contraire, se réjouir et crier victoire.
Mais ils n’ont pas oublié que Jésus a parlé de sa Résurrection. Ils n’ont pas été sourds à sa prédication. A la différence des apôtres, ce qui est un comble tout de même !

(à suivre…)

jeudi 5 mai 2011

L’Ascension (4)

L’Ascension (4)

Avec la montée du seigneur au ciel, nous avons le gage de notre résurrection future et l’assurance que notre corps gagnera, lui aussi, le paradis à la résurrection finale.
« C’est en ces jours – qui s’écoulent entre la Résurrection et l’Ascension – qu’est abolie la crainte d’une mort redoutée et qu’est proclamée non seulement l’immortalité de l’âme, mais même celle de la chair. C’est en ces jours-ci que le Saint-Esprit est infusé à tous les apôtres par l’insufflation du Seigneur (Jean 20, 22) et que, après avoir reçu les clefs du royaume, le bienheureux apôtre Pierre se voit confier, de préférence aux autres, le soin du bercail du Seigneur (Jean 21, 15-17). C’est en ces jours-là que le Seigneur s’adjoint en tiers (lire la suite) à deux disciples en chemin (Luc 24, 13-35) et que, pour nous débarrasser entièrement des ténèbres du doute, il reproche à ceux qui s’ effraient et qui tremblent leur lenteur à croire. Les cœurs qu’illumine sentent s’allumer la flamme de la foi, et ceux qui étaient tièdes deviennent brûlants lorsque le Seigneur leur ouvre les Ecritures. Lors de la fraction du pain, les regards aussi s’éclairent de ceux qui sont assis à table ; leurs yeux s’ouvrent pour voir manifestée la gloire de sa nature, bien plus heureusement que ceux des princes de notre race à qui leur crime apporte la confusion » (saint Léon le Grand, Sermon I sur l’Ascension 2).
En remontant au ciel rejoindre son Père – dont il ne s’est jamais séparé en fait par l’union hypostatique -, mais en se réunissant à lui avec son corps glorieux, il nous enverra l’Esprit Paraclet sous dix jours. Et il nous prépare une place. Nous comprenons donc que, malgré tout, son départ est nécessaire et nous convient grandement.

(à suivre…)

dimanche 3 avril 2011

Aimer nos frères dans la foi (2)


Aimer nos frères dans la foi (2)

Écoutons encore saint Paul formuler des réflexions du même genre, qui en disent long sur les sentiments qu’abrite son cœur en permanence : « J’ai le vif désir de te revoir » (2 Timothée 1, 4) ; « hâte-toi de venir me rejoindre au plus tôt » (2 Timothée 4, 9).
N’est-elle pas belle et émouvante cette insistance de l’Apôtre ? Et cette sainte impatience de retrouver les siens. Comme ses paroles sont débordantes d’affection humaine et surnaturelle ! Nous sentons battre un cœur qui sait ce que c’est qu’aimer pour de bon. C’est un modèle pour nous, qui sommes ainsi encouragés à tisser des liens d’amitié profonde, (lire la suite) surnaturelle, avec ceux qui sont devenus nos frères et nos sœurs par le baptême. « Saluez dans le Christ chacun des saints. Les frères qui sont avec moi vous saluent » (Philippiens 4, 21). « « Saluez tous les saints. Tous les saints vous saluent. À tous les saints qui vivent à Éphèse. À tous les saints dans le Christ Jésus, qui sont à Philippes. » N’est-il pas émouvant, ce titre de « saints » que les premiers chrétiens utilisaient entre eux ? — Apprends à vivre avec tes frères » (saint Josémaria, Chemin, n°469).
A vivre avec eux en bonne entente, sans les critiquer ou les dénigrer, mais en cherchant à les édifier par notre conduite, à leur donner un exemple qui les stimule à vivre toujours plus de l’Amour de notre Dieu Père, Fils et Saint-Esprit, un seul Dieu, à l’Amour débordant. L’on devrait pourvoir dire autour de nous ce que les païens d’alors disaient des premiers chrétiens : « Voyez comme ils s’aiment ! » Ce serait formidable. Cet exemple constituerait certainement une force d’entraînement vers le Seigneur.
Telle devrait être notre ambition la plus saine.

(fin)

lundi 24 janvier 2011

La nécessité de lire l’Ecriture Sainte (1)

La nécessité de lire l’Ecriture Sainte (1)

« Inspire-toi des saintes paroles que tu as entendues de moi dans la foi et la charité qui sont dans le Christ Jésus. Garde le bon dépôt avec l’aide de l’Esprit Saint qui habite en nous » (2 Timothée 1, 13-14). Saint Paul revient à la charge : « Pour toi, tiens-t-en à ce que tu as appris et à ce dont tu as acquis la certitude : tu sais de qui tu l’as appris et que, depuis l’enfance, tu connais les Saintes Lettres ; elles peuvent te donner la sagesse qui mène au salut par la foi dans le Christ Jésus. Toute Ecriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, pour convaincre, pour redresser, pour éduquer dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit parfaitement équipé pour toute œuvre bonne » (2 Timothée 3, 14-17). (lire la suite)
Nous aimons prendre connaissance des nouvelles que nous recevons de membres de notre famille ou d’amis. C’est bien légitime. La curiosité intellectuelle nous pousse à lire de la littérature, des ouvrages d’histoire ou d’autres écrits qui permettent à notre esprit de s’enrichir ou de se détendre. Mais ici l’Apôtre nous parle de « Saintes Lettres » et d’Ecritures « inspirées de Dieu ». En effet, il ne s’agit pas de n’importe quelle littérature, mais de textes provenant directement de Dieu et que les auteurs sacrés ont rédigés sous son inspiration, sous sa dictée pourrions-nous même aller jusqu’à dire. « Les livres entiers tant de l'Ancien que du Nouveau Testament, avec toutes leurs parties, la Sainte Mère Eglise les tient, en vertu de la foi reçue des Apôtres, pour saints et canoniques, parce que, composés sous l'inspiration du Saint-Esprit, ils ont Dieu pour auteur, et ont été transmis comme tels à l'Eglise elle-même. Pour la rédaction des Livres saints, Dieu a choisi des hommes; il les a employés en leur laissant l'usage de leurs facultés et de toutes leurs ressources, pour que, lui-même agissant en eux et par eux , ils transmettent par écrit, en auteurs véritables, tout ce qu'il voulait, et cela seulement » (concile Vatican II, constitution dogmatique Dei Verbum sur la Révélation, n° 11).
La Sainte Ecriture, ou Bible, est donc un ensemble de textes que nous ne pouvons pas traiter à la légère ou ignorer, sous peine d’un véritable et tragique sous-développement intellectuel. Ce sont des écrits fondateurs, qui déterminent notre foi et la foi de l’Eglise. Nous y trouvons développé tout ce qui constitue notre vie. La Sainte Ecriture nous met en contact direct avec Dieu. Elle est une expression de la Vérité qu’est Dieu. Elle nous transmet exactement tout ce que Dieu a voulu que nous sachions de lui et en rapport avec lui, c’est-à-dire qu’elle nous fait connaître les moyens de salut, ce qui nous permet d’atteindre « la beauté de la sainteté » (bienheureux John Newman).

(à suivre…)

mardi 4 mai 2010

Le Rosaire et la foi

Le Rosaire et la foi

Le chapelet « offre un moyen pratique facile d'inculquer et de faire pénétrer dans les esprits les dogmes principaux de la foi chrétienne » (Léon XIII, encyclique Magnæ Dei Matris, 7 septembre 1892). Nous trouvons dans le Rosaire « un moyen excellent de confesser la foi. En effet, par les prières vocales qui en forment la trame, nous pouvons exprimer notre foi en Dieu, notre Père et notre Providence, en la vie du siècle futur, en la rémission des péchés ; nous confessons également les mystères de l'auguste Trinité, du Verbe fait homme, de la Maternité divine, etc. ; et personne n'ignore le prix et le mérite de la foi » (Léon XIII, encyclique Fidentem piumque, 20 septembre 1896). (lire la suite)
Le Rosaire et la piété.
« On ne se rappellera jamais assez que le Rosaire doit être récité, non seulement avec les lèvres, mais avec application de l'esprit aux sublimes vérités, avec un cœur tout embrasé de reconnaissance et d'amour » (Jean XXIII, Allocution aux pèlerins, 25 janvier 1962). C'est une « dévotion de l'Église » qui, « par son caractère populaire, par son esprit « christocentrique » et par la filiale dévotion qu'elle inspire envers la Vierge, peut ranimer la foi et la piété dans les milieux les plus différents et les plus ouverts à l'action pastorale : paroisses, écoles, familles, hôpitaux, etc. » (Paul VI, Allocution à des participants au IIIe Congrès international dominicain du Rosaire, 13 juillet 1963).

lundi 26 octobre 2009

Le Rosaire et la foi

Le Rosaire et la foi

Le chapelet « offre un moyen pratique facile d'inculquer et de faire pénétrer dans les esprits les dogmes principaux de la foi chrétienne » (Léon XIII, enc. Magnæ Dei Matris, 7 septembre 1892). Nous trouvons dans le Rosaire « un moyen excellent de confesser la foi. En effet, par les prières vocales qui en forment la trame, nous pouvons exprimer notre foi en Dieu, notre Père et notre Providence, en la vie du siècle futur, en la rémission des péchés ; nous confessons également les mystères de l'auguste Trininité, (lire la suite) du Verbe fait homme, de la Maternité divine, etc. ; et personne n'ignore le prix et le mérite de la foi » (Léon XIII, enc. Fidentem piumque, 20 septembre 1896).

Rosaire et piété. « On ne se rappellera jamais assez que le Rosaire doit être récité, non seulement avec les lèvres, mais avec application de l'esprit aux sublimes vérités, avec un cœur tout embrasé de reconnaissance et d'amour » (Jean XXIII, Allocution aux pèlerins, 25 janvier 1962). C'est une « dévotion de l'Église » qui, « par son caractère populaire, par son esprit « christocentrique » et par la filiale dévotion qu'elle inspire envers la Vierge, peut ranimer la foi et la piété dans les milieux les plus différents et les plus ouverts à l'action pastorale : paroisses, écoles, familles, hôpitaux, etc. » (Paul VI, Allocution à des participants au IIIe Congrès international dominicain du Rosaire, 13 juillet 1963).

lundi 7 septembre 2009

Les Lumières et le protestantisme

Les Lumières et le protestantisme

Tout comme le catholicisme, la Réforme protestante du XVIe siècle et ceux qui lui demeurèrent fidèles n'ont jamais affirmé qu'on pouvait être chrétien tout seul et considérer comme accessoire la participation aux assemblées dominicales et aux sacrements. La philosophie française des Lumières française fut la vraie cause de l'individualisme chrétien et de la dérive du libre examen transformant chaque protestant en pape, bible en main. C'est aussi à cette philosophie qu'il faut attribuer la contestation de l'autorité des confessions de foi. C'est dans ces conditions qu'apparut le piétisme protestant. Cependant comprenons bien que ce n'est pas le dogme lui-même qui était rejeté mais sa froideur et l'esprit rationaliste hérité des Lumières.

Michel Viot, Le Vrai et le faux. Comprendre la pensée de Benoît XVI, Paris, L'œuvre spirituelle, 2009, p. 84.

mardi 11 août 2009

Les Lumières et le protestantisme

Les Lumières et le protestantisme

(suite du texte d'hier) Tout comme le catholicisme, la Réforme protestante du XVIe siècle et ceux qui lui demeurèrent fidèles n'ont jamais affirmé qu'on pouvait être chrétien tout seul et considérer comme accessoire la participation aux assemblées dominicales et aux sacrements. La philosophie des Lumières française fut la vraie cause de l'individualisme chrétien et de la dérive du libre examen transformant chaque protestant en pape, bible en main. C'est aussi à cette philosophie qu'il faut attribuer la contestation de l'autorité des confessions de foi. C'est dans ces conditions qu'apparut le piétisme protestant. Cependant comprenons bien que ce n'est pas le dogme lui-même qui était rejeté mais sa froideur et l'esprit rationaliste hérité des Lumières.

Michel Viot, Le Vrai et le faux. Comprendre la pensée de Benoît XVI, Paris, L'œuvre spirituelle, 2009, p. 84.

lundi 10 août 2009

Luthéranisme, calvinisme et magistère

Luthéranisme, calvinisme et magistère

Il faut tout de même se demander pourquoi ce dernier avait été amener à les formuler (les critiques de Luther). Quoi qu'il en soit, c'est mal comprendre le luthéranisme, tout comme le calvinisme, que de lui attribuer le réflexe individualiste, et d'y joindre le libre examen comme preuve. Cette exigence protestante n'a en fait concerné que le libre accès à la parole de Dieu par sa traduction en langue vernaculaire et non la libre interprétation du texte sacré. Dans l'Allemagne luthérienne comme dans la Genève de Calvin, il n'était permis à personne d'interpréter la Bible comme bon lui semblait : au moins jusqu'à la fin du XVIIIe siècle il existait bel et bien un magistère protestant représenté par les confessions de foi, les consistoires, les synodes, les facultés de théologie, et malheur à qui y contrevenait.

(à suivre...)

Michel Viot, Le Vrai et le faux. Comprendre la pensée de Benoît XVI, Paris, L'œuvre spirituelle, 2009, p. 83.