lundi 4 mars 2019
dimanche 9 février 2014
Arrêt sur christianisme (83)
Arrêt sur christianisme (83)
Dans un monde où vous ne connaissez le oui et le non de rien, où il ,n’y a pas de loi, morale ni intellectuelle, où toute chose est permise, où il n’y a rien à espérer et rien à perdre, où le mal n’apporte pas de punition et le bien pas de récompense, dans un tel monde il n’y a pas de drame parce qu’il n’y a pas de lutte, et il n’y a pas de lutte parce qu’il n’y a rien qui en vaille la peine. Mais avec la Révélation chrétienne, avec ses immenses et énormes idées du Ciel et de l’Enfer, les actions humaines, la destinée humaine sont investies d’une valeur prodigieuse. Nous sommes capables de faire un bien infini et un mal infini. Nous avons à trouver notre route vers des sommets de lumière ou des abîmes de misère. Nous sommes comme les acteurs d’un drame où nous tenons un rôle essentiel. Pour nous, la vie est toujours nouvelle et toujours intéressante parce qu’à chaque seconde nous avons quelque chose de nouveau à apprendre et quelque chose de nécessaire à accomplir. Le dernier acte, comme dit Pascal, est toujours sanglant
, mais aussi il est toujours magnifique, car la Religion n’a pas seulement mis le Drame dans la vie, elle l’a mis à son terme, dans la Mort.
B. Bro, Le pouvoir du mal. 5. On demande des pécheurs, Paris, Éditions Bayard-Presse, 1976, p. 7-8.
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vendredi 13 juillet 2012
Le patriotisme (1)
Le patriotisme (1)
Saint Paul se demande ce qu’est la Loi mosaïque. Et il répond qu’« elle a été ajoutée pour qu’il y eût des transgressions jusqu’à ce que vînt la descendance à qui était destinée la promesse » (Galates 3, 19), « mais là où le péché avait abondé, la grâce a surabondé » (Romains 5, 20). La Loi était bonne en elle-même : « Si donc c’est ce que je ne veux pas que je fais, je reconnais par là que la Loi est bonne » (Romains 7, 15). Le salut est venu par la foi, qui nous a été donnée en Jésus-Christ. « Avant que vînt la foi, nous étions sous la garde de la Loi, enfermés, pour y attendre la révélation de la foi » (Galates 3, 23). Et la foi est venue. Désormais « tous, en effet, vous êtes fils de Dieu par la foi au Christ Jésus, car vous tous qui avez été baptisés dans le Christ, vous avez revêtu le Christ » (Galates 3, 26-27). Saint Paul tire comme conclusion (lire la suite) de tout ce qu’il vient d’affirmer qu’à partir de cette révélation de la foi en Jésus-Christ, « plus de juif ni de grec ; plus d’esclave ni d’homme libre ; plus d’homme ni de femme : vous tous, en effet, vous ne faites qu’un dans le Christ Jésus » (Galates 3, 28). « Aussi bien, nous avons tous été baptisés en un http://www.blogger.com/img/blank.gifseul Esprit pour ne faire qu’un seul corps ; Juifs et Grecs, esclaves et hommes libres, et nous avons tous été abreuvés d’un seul Esprit » (1 Corinthiens 12, 13), de sorte qu’il y a « tout en tous, le Christ » (Colossiens 3, 11). « Ces paroles ont aujourd’hui la même valeur qu’hier : devant le Seigneur il n’existe pas de différence de nation, de race, de classe, d’état… Chacun d’entre nous est né de nouveau dans le Christ, pour devenir une nouvelle créature, un enfant de Dieu : nous sommes tous frères et c’est en toute fraternité que nous devons nous conduire ! » (saint Josémaria, Sillon, n° 317).Tel est le point de départ de notre méditation. L’égalité que Dieu a établie entre tous les hommes, au-delà des différences de race, de culture, de formation, d’extraction sociale ou d’intérêts scientifiques, intellectuels ou autres.
(à suivre…)
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jeudi 28 juin 2012
Confiance en Dieu (1)
Confiance en Dieu (1)
Le psaume 22 que Jésus récite alors qu’il est cloué sur la Croix, ne traduit pas la désespérance mais, au contraire, la confiance en Dieu. Si le Seigneur se sent abandonné de son Père en cette heure suprême, il peut faire appel au témoignage des anciens : « Pourtant tu résides dans le sanctuaire, ô gloire d’Israël ! En toi se sont confiés nos pères ; ils se sont confiés, et tu les as délivrés. Ils ont crié vers toi, et ils ont été sauvés ; ils se sont confiés en toi, et ils n’ont pas été déçus » (Psaume 22, 4-6).
Comment ne pas puiser en cela une grande assurance à l’heure de l’épreuve ? La Providence divine compte sur les difficultés de la vie pour faire progresser son plan de salut. Il a fallu que Jésus passe par l’anéantissement et l’abjection de la Croix. Mais Dieu ne laisse pas seul celui qui crie vers lui dans sa détresse, qui le prie avec confiance. (lire la suite)
Si bien que « même quand je marche dans une vallée pleine d’ombre, je ne crains aucun mal, car tu es avec moi » (Psaume 23, 4). Tu es avec moi quand bien même je n’ai pas conscience de cette présence, quand bien même j’ai oublié que tu es effectivement présent et agissant dans mon âme en état de grâce.
D’où l’exhortation du prophète Isaïe (50, 10) : « Quiconque chemine dans les ténèbres, sans voir aucune lueur, qu’il se confie dans le nom du Seigneur, et qu’il s’appuie sur son Dieu. »
En vérité, « Seigneur des armées, heureux l’homme qui se confie en toi » (Psaume 84, 13), ou, comme l’affirme le psaume 2, psaume de la filiation divine, « heureux tous ceux qui mettent en lui leur confiance » (Psaume 2, 12), car ils ne seront pas déçus.
L’assurance que donne la confiance en Dieu parcourt toute la Révélation : « Non, aucun de ceux qui espèrent en toi ne sera confondu », alors que « ceux-là seront confondus qui sont infidèles sans cause » (Psaume 25, 3), c’est-à-dire sans raison valable, tout simplement par malice, parce qu’ils préfèrent le péché à l’amour de Dieu. « Voici que ceux qui s’éloignent de toi périssent ; tu extermines tous ceux qui te sont infidèles » (Psaume 73, 27). Ils se condamnent eux-mêmes irrémédiablement aux peines de l’enfer, à la mort éternelle. Ils s’excluent de l’Amour. Ils se placent volontairement en dehors de la vie de Dieu, qui nous est offerte si généreusement par le Christ, qui est lui-même la Vie (Jean 14, 6).
(à suivre…)
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mercredi 6 juin 2012
Jésus n’est pas seul (1)
Jésus n’est pas seul (1)
Saint Jean est le chantre incontestable de l’union du Christ à son Père. Il est le seul des évangélistes à souligner avec insistance cette union en rapportant l’affirmation réitérée de Jésus comme quoi il n’est pas seul, à toutes les étapes de sa vie sur terre. Et ce fait essentiel conditionne le comportement du Seigneur et le contenu de sa prédication. « Je ne puis rien de moi-même. Je juge d’après ce que j’entends, et le jugement que je rends est juste, parce que je m’applique à faire non ma volonté à moi, mais la volonté de celui qui m’a envoyé » (Jean 5, 30). Il est beau et encourageant d’entendre notre Seigneur dire qu’il s’applique à suivre les instructions de son Père et à ne pas en faire à sa tête. Certes, Jésus-Christ vit dans l’union hypostatique, et rien ne peut l’en écarter. Mais, en tant qu’homme, il nous montre quelle doit être notre attitude : ne pas nous laisser guider par nos caprices ou nous propres idées, voire nos sentiments, mais nous atteler en toute chose à faire la Volonté de Dieu, à ne pas laisser les aspirations humaines prendre le pas sur les aspirations surnaturelles. À ne pas nous tromper sur la source inspiratrice de nos actions. Celle-ci ne peut être que la Révélation et la loi morale inscrite dans notre nature. (lire la suite) « Alors Jésus prit la parole et leur dit : « En vérité, en vérité, je vous le dis : le Fils ne peut rien faire de lui-même qu’il ne le voie faire au Père, car ce que fait celui-ci, le Fils aussi le fait pareillement » (Jean 5, 19). C’est la limite que notre Seigneur s’est volontairement fixée de toute éternité. Il est la Parole vivante du Père. Il exprime donc ce qui se dit au sein de la Très Sainte Trinité. Il n’a rien à inventer ou à apporter de son propre chef : il nous transmet fidèlement tout ce que le Père veut que nous sachions et rien que ce qu’il veut en ce sens. Avec lui, la Révélation est complète. Nous n’avons besoin de rien d’autre pour croire en Dieu, pour vivre de la foi et gagner le moment venu la patrie céleste. Le Christ nous donne une explication raisonnable de son attitude : « Car je suis descendu du ciel pour faire non ma volonté à moi, mais la volonté de celui qui m’a envoyé » (Jean 6, 38). C’est sous cet éclairage que nous comprenons toute action du Fils de Dieu sur terre. C’est la volonté du Père qu’il vienne à notre rescousse et nous ouvre le chemin du salut, de la réconciliation avec Dieu. Il a été envoyé auprès des hommes pour proclamer : « Repentez-vous et croyez à l’Évangile » (Marc 1, 15), à la Bonne Nouvelle que je vous annonce. « Il vous est né un Sauveur, qui est le Messie Seigneur » (Luc 2, 11). Il insiste auprès de ses apôtres qui reviennent de la ville avec les provisions qu’ils sont allés acheter tous ensemble : « Ma nourriture, c’est de faire la volonté de celui qui m’a envoyé, et mener son œuvre à bonne fin » (Jean 4, 34), c’est-à-dire de la mener « jusqu’au bout » (Jean 13, 1). Mais c’est l’œuvre conjointe des trois Personnes divines. (à suivre…)
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jeudi 29 décembre 2011
Noël (5)
Noël (5)
La Parole de Dieu a un visage, celui de notre Seigneur Jésus-Christ. Dieu nous parle par son Fils, « qui est le rayonnement de sa gloire » (Hébreux 1, 3). Dieu nous parle par son Fils. Et cette Parole est le Fils lui-même. Il est la Parole vivante du Père. Il exprime ce que Dieu pense. Il nous fait connaître ce que Dieu veut nous dire : « Je vous ai appelés amis parce que je vous ai fait connaître tout ce que j’ai appris de mon Père » (Jean 15, 15). Jésus mène la Révélation à son terme. Il nous dit tout ce qu’il a reçu la charge du Père de nous transmettre. Il n’a plus rien d’autre à nous dire. Nous connaissons tout ce qui nous est utile et nécessaire pour avancer à la rencontre de Dieu. (lire la suite)« En nous donnant son Fils ainsi qu’il l’a fait, lui qui est sa Parole dernière et définitive, Dieu nous a tout dit ensemble et en une fois, et il n’a plus rien à nous dire. Concluez-en que désirer sous la nouvelle Loi visions ou révélations, ce n’est pas seulement faire une sottise, c’est offenser Dieu, puisque par là nos yeux ne sont pas uniquement fixés sur le Christ, sans chercher chose nouvelle. Dieu en effet pourrait répondre : « Je vous ai dit tout ce que j’avais à dire, par la parole qui est mon Fils. Fixez les yeux sur lui seul, car en lui j’ai tout établi, en lui j’ai tout dit, tout révélé, et vous trouverez là bien plus que tout ce que vous désirez et demandez. Depuis le jour où je descendis sur lui, avec mon Esprit, au mont Thabor, en disant : Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j’ai mis ma complaisance : écoutez-le, j’ai cessé toutes mes anciennes pratiques d’enseignements, de réponses, et je lui ai confié cette mission. C’est pourquoi, si quelqu’un reprend l’ancienne méthode, demandant que je lui parle, que je lui révèle quelque chose, c’est comme s’il demandait de nouveau le Christ, et plus de doctrine de foi que je n’en ai donné. Et c’est manquer de foi dans le Christ, puisque cette foi a été donnée en lui ; c’est même faire injure à mon Fils bien-aimé, puisque ce manque de foi en lui équivaut en quelque sorte à lui demander une seconde incarnation, afin qu’il recommence sa vie et sa mort. Non, il ne faut plus vous adresser à moi par désirs de visions et de révélations : retenez-le bien, tout se trouve déjà réalisé en lui et infiniment plus » (Saint Jean de la Croix, La Montée du Carmel 2, 20).
(à suivre…)
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lundi 12 décembre 2011
L’incrédulité face à la Résurrection (2)
L’incrédulité face à la Résurrection (2)
Au matin de Pâques, « les femmes se ressouvinrent des paroles dites par lui » (Luc 24, 8). Elles se les rappellent maintenant, avec la lumière de l’Esprit Saint, et elles croient. Elles comprennent en un instant que tout s’est réalisé comme Jésus l’avait annoncé. Et elles allèrent rapporter aux apôtres ce qui leur avait été dit de la part du Seigneur. « Mais ces paroles leur parurent être pure divagation et ils ne les crurent pas » (Luc 24, 11).Pourtant Jésus n’avait pas pris les apôtres au dépourvu. Il avait pris soin de les préparer psychologiquement. Après la confession de foi de Pierre à Césarée de Philippe (lire la suite) (cf. Matthieu 16, 16) et le don de la primauté fait à Pierre (cf. Matthieu 16, 18-19), « Jésus commença à exposer à ses disciples qu’il devait se rendre à Jérusalem, beaucoup souffrir de la part des Anciens, des grands prêtres et des scribes, être mis à mort et ressusciter le troisième jour » (Matthieu 16, 21). « Et c’est ouvertement qu’il tenait ce langage » (Marc 8, 32).
Les apôtres ont bien entendu, et son choqués, voire scandalisés. Simon-Pierre réagit vigoureusement, avec fougue, sans trop réfléchir, se laissant comme toujours guider par son affection pour le Maître, mais n’arrivant pas à s’élever au-dessus des réalités contingentes. Pierre a écouté avec stupeur ces propos de Jésus. Alors, « le tirant à part, (il) se mit à lui faire de fortes remontrances » (Marc 8, 32). D’où lui vient cette assurance ? Qui est-il pour rectifier les plans de Dieu ? Sa primauté est toute récente, mais il ne doit pas l’exercer contre Dieu… Elle n’est pas faite pour commander, mais pour servir. Jésus n’a-t-il pas dit : « Au milieu de vous, je suis comme celui qui sert » (Luc 22, 27) ?
Pierre n’a pas reçu la primauté pour l’exercer à son profit ou pour dicter à Jésus ce qu’il doit faire et comment il doit le faire. Et puis, tant que le Maître est là, c’est à lui de prendre toutes les initiatives qu’il estime indispensables pour accomplir sa mission. C’est lui le fondateur et l’unique fondateur de l’Eglise. Les apôtres n’en seront que les piliers et Pierre ne la gouvernera que comme ministre du Seigneur, son représentant visible sur terre.
Nul doute que Pierre soit bien intentionné. Le problème est qu’il raisonne, comme nous, de façon très humaine, sans doute par souci du bien apparent de Jésus. Mais il n’arrive pas à entrer dans la logique divine. Autant la révélation que Jésus-Christ est « l’Oint, le Fils du Dieu vivant » lui est venue « non pas de la chair et du sang mais de mon Père qui est dans les cieux » (Matthieu 16, 16-17), autant ici c’est « la chair » qui réagit. Mais commence la revient à se mettre inconsciemment en travers du chemin de Jésus-Christ, celui-ci le reprend vigoureusement. Il peut utiliser cette force dans la réprimande, parce que Pierre a les épaules solides et qu’il connaît son humilité et sa bonne volonté. Mais il faut encore sculpter le bois brut pour qu’il en sorte le futur pape.
(à suivre…)
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lundi 3 octobre 2011
Arrêts sur christianisme (72)
Arrêts sur christianisme (72)
« L’économie chrétienne, du fait qu’elle est l’Alliance nouvelle et définitive, ne passera jamais et aucune nouvelle révélation publique ne doit plus être attendue avant la glorieuse manifestation de notre Seigneur Jésus-Christ (cf. 1 Timothée 6, 14 et Tite 2, 13) » (concile Vatican II, Const. dogm. Sur la Révélation divine Dei Verbum, n. 4). En effet, comme l’ont rappelé les Pères durant le Synode, « la spécificité du Christianisme se manifeste dans l’événement Jésus-Christ, sommet de la Révélation, accomplissement des promesses de Dieu et médiateur de la rencontre entre l’homme et Dieu. Lui « qui nous a révélé Dieu » (cf. Jean 1, 18) est la Parole unique et définitive donnée à l’humanité ». Saint Jean de la Croix a exprimé cette vérité de façon admirable : « Dès lors qu’il nous a donné son Fils, qui est sa Parole – unique et définitive –, il nous a tout dit à la fois et d’un seul coup en cette seule Parole et il n’a rien de plus à dire. […] Car ce qu’il disait par parties aux prophètes, il l’a dit tout entier dans son Fils, en nous donnant ce tout qu’est son Fils. Voilà pourquoi celui qui voudrait maintenant interroger le Seigneur et lui demander des visions ou révélations, non seulement ferait une folie, mais il ferait injure à Dieu, en ne jetant pas les yeux uniquement sur le Christ et en cherchant autre chose ou quelque nouveauté » (Montée du Carmel 2, 22).Benoît XVI, exhortation apostolique Verbum Domini, n° 14.
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samedi 1 octobre 2011
Arrêts sur christianisme (71)
Arrêts sur christianisme (70)
Dans l’histoire, les règlements juridiques ont presque toujours été motivés de façon religieuse: sur la base d’une référence à la divinité on décide ce qui parmi les hommes est juste. Contrairement aux autres grandes religions, le christianisme n’a jamais imposé à l’État et à la société un droit révélé, ni un règlement juridique découlant d’une révélation. Il a au contraire renvoyé à la nature et à la raison comme vraies sources du droit – il a renvoyé à l’harmonie entre raison objective et subjective, une harmonie qui toutefois suppose le fait d’être toutes deux les sphères fondées dans la Raison créatrice de Dieu. Avec cela les théologiens chrétiens se sont associés à un mouvement philosophique et juridique qui s’était formé depuis le IIème siècle av. JC. Dans la première moitié du deuxième siècle préchrétien, il y eut une rencontre entre le droit naturel social développé par les philosophes stoïciens et des maîtres influents du droit romain [3]. Dans ce contact est née la culture juridique occidentale, qui a été et est encore d’une importance déterminante pour la culture juridique de l’humanité. De ce lien préchrétien entre droit et philosophie part le chemin qui conduit, à travers le Moyen-âge chrétien, au développement juridique des Lumières jusqu’à la Déclaration des Droits de l’homme.Benoît XVI, Discours au Bundestag, 22 septembre 2011.
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dimanche 10 avril 2011
Du bon usage de la charité (1)
Du bon usage de la charité (1)
Ces paroles sont révélées, ne l’oublions pas. (lire la suite) Elles montrent donc l’importance que Dieu accorde à l’amour mutuel, à l’affection fraternelle. Bien sûr, nous n’aimons pas seulement en vertu de ce côté « intéressé ». Mais il n’est pas négligeable en soi. C’est comme un stimulant que nous recevons de Dieu, une assurance de sa part qu’il tiendra compte de tous nos gestes d’amour envers le prochain. Il l’a d’ailleurs affirmé explicitement, avec un exemple qui a dû surprendre une fois de plus son auditoire, parce que son enseignement était à la fois limpide et si simple à mettre en pratique : « Seigneur, quand est-ce que nous t’avons vu avoir faim et que nous t’avons donné à manger, avoir soif et que nous t’avons donné à boire ? Quand est-ce que nous t’avons vu sans foyer et que nous t’avons recueilli, nu et que nous t’avons vêtu ? Quand est-ce que nous t’avons vu malade ou en prison et que nous sommes allés te voir ? » Et le roi leur répondra : « En vérité, je vous le dis : Autant de fois que vous l’avez fait pour le moindre de mes frères que voici, c’est à moi que vous l’avez fait » (Matthieu 25, 37-40).
(à suivre…)
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vendredi 18 février 2011
Arrêt sur christianisme (68)
Arrêt sur christianisme (68)
« La spécificité du Christianisme se manifeste dans l’événement Jésus-Christ, sommet de la Révélation, accomplissement des promesses de Dieu et médiateur de la rencontre entre l’homme et Dieu. Lui “ qui nous a révélé Dieu ” (cf. Jean 1, 18) est la Parole unique et définitive donnée à l’humanité » (concile Vatican II, constitution dogmatique sur la Révélation Dei Verbum, n° 4). Saint Jean de la Croix a exprimé cette vérité de façon admirable : « Dès lors qu’il nous a donné son Fils, qui est sa Parole – unique et définitive –, il nous a tout dit à la fois et d’un seul coup en cette seule Parole et il n’a rien de plus à dire. […] Car ce qu’il disait par parties aux prophètes, il l’a dit tout entier dans son Fils, en nous donnant ce tout qu’est son Fils. Voilà pourquoi celui qui voudrait maintenant interroger le Seigneur et lui demander des visions ou révélations, non seulement ferait une folie, mais il ferait injure à Dieu, en ne jetant pas les yeux uniquement sur le Christ et en cherchant autre chose ou quelque nouveauté » (Montée du Carmel 2, 22).
Benoît XVI,exhortation apostolique post-synodale Verbum Domini, 30 septembre 2010, n°14.
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lundi 24 janvier 2011
La nécessité de lire l’Ecriture Sainte (1)
La nécessité de lire l’Ecriture Sainte (1)
« Inspire-toi des saintes paroles que tu as entendues de moi dans la foi et la charité qui sont dans
le Christ Jésus. Garde le bon dépôt avec l’aide de l’Esprit Saint qui habite en nous » (2 Timothée 1, 13-14). Saint Paul revient à la charge : « Pour toi, tiens-t-en à ce que tu as appris et à ce dont tu as acquis la certitude : tu sais de qui tu l’as appris et que, depuis l’enfance, tu connais les Saintes Lettres ; elles peuvent te donner la sagesse qui mène au salut par la foi dans le Christ Jésus. Toute Ecriture est inspirée de Dieu et utile pour enseigner, pour convaincre, pour redresser, pour éduquer dans la justice, afin que l’homme de Dieu soit parfaitement équipé pour toute œuvre bonne » (2 Timothée 3, 14-17). (lire la suite)Nous aimons prendre connaissance des nouvelles que nous recevons de membres de notre famille ou d’amis. C’est bien légitime. La curiosité intellectuelle nous pousse à lire de la littérature, des ouvrages d’histoire ou d’autres écrits qui permettent à notre esprit de s’enrichir ou de se détendre. Mais ici l’Apôtre nous parle de « Saintes Lettres » et d’Ecritures « inspirées de Dieu ». En effet, il ne s’agit pas de n’importe quelle littérature, mais de textes provenant directement de Dieu et que les auteurs sacrés ont rédigés sous son inspiration, sous sa dictée pourrions-nous même aller jusqu’à dire. « Les livres entiers tant de l'Ancien que du Nouveau Testament, avec toutes leurs parties, la Sainte Mère Eglise les tient, en vertu de la foi reçue des Apôtres, pour saints et canoniques, parce que, composés sous l'inspiration du Saint-Esprit, ils ont Dieu pour auteur, et ont été transmis comme tels à l'Eglise elle-même. Pour la rédaction des Livres saints, Dieu a choisi des hommes; il les a employés en leur laissant l'usage de leurs facultés et de toutes leurs ressources, pour que, lui-même agissant en eux et par eux , ils transmettent par écrit, en auteurs véritables, tout ce qu'il voulait, et cela seulement » (concile Vatican II, constitution dogmatique Dei Verbum sur la Révélation, n° 11).
La Sainte Ecriture, ou Bible, est donc un ensemble de textes que nous ne pouvons pas traiter à la légère ou ignorer, sous peine d’un véritable et tragique sous-développement intellectuel. Ce sont des écrits fondateurs, qui déterminent notre foi et la foi de l’Eglise. Nous y trouvons développé tout ce qui constitue notre vie. La Sainte Ecriture nous met en contact direct avec Dieu. Elle est une expression de la Vérité qu’est Dieu. Elle nous transmet exactement tout ce que Dieu a voulu que nous sachions de lui et en rapport avec lui, c’est-à-dire qu’elle nous fait connaître les moyens de salut, ce qui nous permet d’atteindre « la beauté de la sainteté » (bienheureux John Newman).
(à suivre…)
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jeudi 28 octobre 2010
La porte étroite (2)
La porte étroite (2)
« Je peux tout dans celui qui me rend fort » (Philippiens 4, 13). C’est la profonde conviction du chrétien qui s’efforce, avec la grâce de Dieu, de mener une vie de prière, une vie sacramentelle, et qui se nourrit aussi de la lecture méditée de l’Evangile, des faits et gestes de notre Seigneur, au point d’être familiarisé avec la Sainte Ecriture et que les scènes de la vie de Jésus défilent sous ses yeux comme un film. Nous possédons toutes les richesses de la parole et de la science. Toute la clarté de la révélation divine résumée dans le Catéchisme de l’Eglise catholique.Le chrétien dispose ainsi toujours des moyens surnaturels nécessaires pour avancer, pour progresser sur la voie de la sainteté. S’il n’y arrive pas, c’est qu’il ne lutte pas sérieusement, qu’il ne considère pas sa vie de foi comme l’aspect principal de son existence, qu’il est complexé d’être chrétien, au lieu d’en éprouver une saine fierté. (lire la suite)
La porte est étroite, mais on peut risquer d’avancer que celui qui inscrit habituellement la prière dans son emploi du temps, qui participe à la messe tous les dimanches et jours de précepte, voire aussi en semaine, qui se confesse régulièrement, celui-ci découvre immanquablement cette porte, et le ciel qui s’ouvre à lui. Être un « bon chrétien » n’est pas si difficile que cela. Il suffit de le vouloir, de prendre quelques bonnes résolutions et de nous appuyer sur la grâce de Dieu.
Et de recommencer autant de fois que nécessaire, ce qui, il faut bien le reconnaître, veut dire souvent. « “ Nunc cœpi ! ” En cet instant, je commence ! tel est le cri de l’âme éprise qui, à chaque instant, qu’elle se soit montrée fidèle ou qu’elle ait manqué de générosité, renouvelle son désir de servir, son désir d’aimer notre Dieu dans une entière loyauté » (saint Josémaria, Sillon, n° 161).
(fin)
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samedi 25 septembre 2010
L’apostolat de Marie
L’apostolat de Marie
Marie est la première évangélisatrice. « L’Esprit Saint viendra sur toi et l’ombre du Très-Haut te couvrira » (Luc 1, 354). Marie est remplie de l’Esprit Saint qui est Esprit de Vérité. L’Esprit qui pousse Jean à inviter au repentir, « car le royaume des cieux est proche » (Matthieu 3, 2).L’ange lui dit : « Ne crains pas, Marie, car tu as trouvé faveur auprès de Dieu. Tu vas concevoir et tu enfanteras un fils, auquel tu donneras le nom de Jésus » (Luc 1, 30-31). La parole qu’elle accueille va se transformer en annonce, en prophétie, protégée par l’ombre du Saint-Esprit. (lire la suite) « Mon âme magnifie le Seigneur, et mon esprit exulte de joie en Dieu mon Sauveur (…), car le Puissant a fait pour moi de grandes choses » (Luc 1, 46-47.49).
Marie se fait l’écho de la joie qui retentit à l’annonce de la libération de Jérusalem : « Qu’ils sont beaux sur les montagnes les pieds du messager qui publie la paix ; du messager de la bonne nouvelle qui publie le salut » (Isaïe 52, 7).
Lors de la révélation de « l’heure de Jésus » à Cana, Marie apprend qu’il faut accueillir la parole dans l’obéissance et la disponibilité à la mettre en pratique. Elle n’est pas rebutée par la réponse de Jésus : « femme, laisse-moi tranquille, mon heure n’est pas encore venue », mais se tourne au contraire vers les serviteurs pour leur indiquer ce qu’ils doivent faire, en leur disant : « Faites tout ce qu’il vous dira » (Jean 2, 4-5). Elle nous apprend ainsi à nous laisser guider par la Parole de Dieu, à répondre avec empressement à la Volonté de Dieu, à être des serviteurs fidèles dans les petites tâches de la vie ordinaire.
« Le Puissant à fait pour moi de grandes choses » (Luc 1, 49), car « il est venu en aide à Israël, son serviteur, se souvenant de sa miséricorde – ainsi qu’il l’avait promis à nos pères – en faveur d’Abraham et de sa descendance, à jamais » (Luc 1, 54-55). Par son Magnificat, Marie nous montre qu’il est bon de « célébrer avec honneur les œuvres de Dieu » (Tobie 12, 11), et comment nous devons accueillir la révélation de Dieu pour, après avoir médité toutes ces choses dans notre cœur (cf. Luc 2, 19), être en mesure de le communiquer adéquatement aux autres à notre tour.
Nous devons, comme Marie, accueillir cette révélation dans la plénitude de la foi et en étant capables, à partir de notre méditation assidue, de transformer l’accueil de la Parole en proclamation pleine de zèle pour les affaires de Dieu. Magnificat anima mea, parce que le Seigneur a fait, fait aujourd’hui, de grandes choses !
Nous trouvons ainsi en Marie un point de repère sûr pour notre apostolat. Sa mission évangélisatrice se poursuit jusqu’à la fin des temps. Dans la radicalité de son acceptation de la Parole – fiat mihi secundum Verbum tuum (Luc 1, 38) -, dans sa fidélité à cette même Parole – ecce ancilla Domini (Ibid.) -, dans sa passion pour la faire connaître et la partager avec tous les hommes de bonne volonté, nous trouvons l’exemple le plus parfait de l’apostolat chrétien, de ce que nous, fidèles de base, devons accomplir dans notre milieu habituel, à l’imitation de Marie, qui réalise sa mission d’évangélisation en tant que laïque et dans le contexte laïc qui est le sien.
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Catégories : Abraham, apostolat, Cana, Jérusalem, joie, révélation, Saint-Esprit, Vierge Marie, Visitation
dimanche 28 février 2010
Annoncer la vérité
Annoncer la vérité
Le dialogue ne peut être fondé sur l'indifférentisme religieux, et nous avons le devoir, nous chrétiens, de le développer en offrant le témoignage plénier de l'espérance qui est en nous (cf. 1 P 3, 15). Nous ne devons pas craindre que puisse être lésée l'identité de l'autre par ce qui est en fait l'annonce joyeuse d'un don offert à tous et qui doit être proposé à tous dans le plus grand respect de la liberté de chacun : le don de la révélation du Dieu-Amour qui « a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique » (Jn 3, 16). Tout cela, comme la Déclaration Dominus Iesus l'a aussi souligné récemment, ne peut faire l'objet d'une sorte de négociation dialogique, comme s'il s'agissait pour nous d'une simple opinion, alors que c'est pour nous une grâce qui nous remplit de joie, c'est une nouvelle que nous avons le devoir d'annoncer.Jean-Paul II, lettre apostolique Novo millennio ineunte, n° 56.
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Catégories : amour, christianisme, Dominus Jesus, espérance, grâce, indifférentisme, jean paul ii, joie, liberté, religion, révélation, vérité
vendredi 18 décembre 2009
Arrêts sur christianisme (41)
Arrêts sur christianisme (41)
Pour les Pères, la différence (entre le christianisme et le judaïsme, et les autres religions) ne porte pas d'abord sur la doctrine elle-même : il y avait déjà dans le judaïsme une grande partie de la Révélation. Et pour eux, certains des philosophes païens avaient déjà une certaine connaissance de Dieu ; et même un saint Augustin nous dit que, pour lui, Platon a connu le mystère de la Sainte Trinité. L'abîme qu'il y a entre l'Ancien et le Nouveau Testament, c'est l'abîme qu'il y a entre l'annonce de quelque chose et la réalité de cette chose. (lire la suite) Et ceci nous fait toucher du doigt (...) que le christianisme est essentiellement une vie, et non pas essentiellement une philosophie. Être chrétien, pour nous, c'est exister divinement, c'est avoir la grâce en nous et avoir la familiarité avec Dieu. Or ceci c'est une nouveauté totale.Jean Daniélou, Le mystère de l'Avent, Paris, Éditions du Seuil, 1948, p. 13.
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Catégories : christianisme, Daniélou, grâce, judaïsme, philosophie, Platon, religion, révélation, saint Augusti, Sainte Trinité
dimanche 24 mai 2009
Ce qu'est la liturgie
Ce qu'est la liturgie
Loin d’être une simple prière mentale, (la liturgie) s’exprime par les lèvres, elles se traduit par des attitudes corporelles, par des gestes ; attitudes et gestes qui ne sont pas laissés à la libre spontanéité de chacun, mais qui sont fixés par des lois constantes. C’est que la Révélation et les saintes Écritures nous apprennent non à dissocier le corps et l’âme, mais à discerner l’unité du composé humain, tel que Dieu l’a créé et que Dieu le sauve. « Dans l’homme, note Dom Capelle, le matériel et le spirituel ne sont pas juxtaposés, ils sont unis et cette union n’est pas une composition de deux choses distinctes, mais (lire la suite) la corrélation interne de deux éléments d’un seul et même être ; cette union est proprement une unité, et une unité substantielle ; c’est pourquoi un culte purement spirituel non seulement ne serait pas humain et devrait être rejeté, mais il est impossible ». Le corps, destiné à la Résurrection glorieuse, est déjà devenu ici-bas temple du Saint-Esprit par le baptême, il est nourri par l’Eucharistie, et Tertullien soulignait dès le début du IIIe siècle que les sacrements sont accomplis sur le corps pour sanctifier l’âme (De resurrectione 8, 3, CCL 2, p. 931). D’ailleurs, il n’est pas de sentiment authentique qui ne se traduise spontanément par l’attitude ou le geste ; en retour, l’attitude, le geste, l’action commandent un tel engagement de tout l’homme qu’ils expriment, intensifient ou même provoquent l’attitude intérieure : sur ce point, la psychologie et la pédagogie modernes confirment avec éclat la tradition des théologiens. Enfin ces signes sont requis par le caractère communautaire de la liturgie : l’unanimité des cœurs s’exprime au moins autant par les attitudes corporelles que par le chant, du moins c’en est une manifestation plus facile ; le langage de la parole, surtout de la parole du célébrant, reçoit une intelligence accrue par le geste. Le Christ a utilisé des gestes pour faire des miracles qu’un seul mot pouvait réaliser : il pouvait guérir l’aveugle-né sans salive et sans boue.A. G. Martimort, L’Église en prière. Introduction à la Liturgie. I. Principes de la Liturgie, Desclée, édition nouvelle 1984, p.185-186.
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Catégories : âme, baptême, christianisme, Dom Capelle, langues, liturgie, Martimort, miracles, prière, révélation, sacrements, Saint-Esprit, Tertullien
lundi 9 mars 2009
Dieu a tout dit en Jésus
Dieu a tout dit en Jésus
St Jean de la Croix, La Montée du Carmel 2, 20.
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Catégories : christianisme, foi, jesus christ, mont Thabor, révélation, saint Jean de la Croix, vision
mercredi 9 juillet 2008
Simplicite (1)
Simplicité (1)
Des problèmes d'informatique dus à un violent orage m'ont contraint à suspendre provisoirement la publication de textes. Veuillez m'en excuser.Quand nous pensons à Dieu, à la fois unique et en trois Personnes distinctes, au fait qu'il est le Créateur du ciel et de la terre, des anges et des hommes, nous avons peut-être du mal à imaginer que Dieu est simple et non complexe. Et pourtant la simplicité est un attribut de Dieu, et même le plus beau, qui marque le fait qu'il n'existe pas de division en Dieu, qu'il n'est pas composé, par exemple qu'il n'est pas composé d'esprit et de matière comme nous : dès que l'âme quitte notre corps, celui-ci cesse de vivre. (lire la suite)
La simplicité est en relation étroite avec la véracité. Celui qui vit dans le vrai, qui dit la vérité, évite toute complication et les embrouilles que fait naître la duplicité. Le double langage, le mensonge, les cachotteries ne font que compliquer la vie, sans compter que celui qui en est l'auteur perd tout crédit aux yeux des autres.
Dieu est Simple et Vrai. C'est ce que révèle la Sainte Écriture, inspirée par lui, par le Saint-Esprit. Jésus-Christ affirme qu'il est « le Chemin, la Vérité et la Vie » (Jean 14, 6). Dieu est « le vrai Dieu » (Jérémie 10, 10). Il « est véridique » (Romains 3, 4). Nous pouvons donc faire pleinement confiance à Dieu. C'est pourquoi nous affirmons dans l'acte de foi que Dieu « ne peut ni se tromper ni nous tromper ». Ceci explique que la Sainte Écriture tout entière, l'Ancien et le Nouveau Testaments, dans la moindre de ses expressions, est inspirée par le Saint-Esprit et possède la propriété de l'inerrance : aucune erreur ne se trouve en elle. « La Sainte Écriture, c'est la parole de Dieu en tant qu'elle est consignée par écrit sous l'inspiration de l'Esprit divin » (concile Vatican II, constitution dogmatique sur la Révélation divine Dei Verbum, n° 9). « On doit maintenir comme affirmé par le Saint-Esprit tout ce qu'affirment les auteurs inspirés ou hagiographes, il s'ensuit qu'on doit confesser que les livres de l'Écriture enseignent nettement, fidèlement et sans erreur, la vérité telle que Dieu, en vue de notre salut, a voulu qu'elle fût consignée dans les Saintes Lettres » (Ibid., n° 11 ; le texte conciliaire renvoie ici à saint Augustin, Comment. litt. de la Genèse, 2, 9, 20 et Lettre 82, 3 ; saint Thomas d'Aquin, La Vérité, q. 12, art. 2, C. ; concile de Trente, session IV, Les Écritures canoniques ; Léon XIII, encyclique Providentissimus ; Pie XII, encyclique Divino afflante Spiritu).
(à suivre...)
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Catégories : inerrance, jesus christ, révélation, Saint-Esprit, sainte ecriture, simplicité, véracité, vertus
lundi 29 octobre 2007
Du neuf et de l'ancien (2)
Du neuf et de l'ancien (2)
La Sainte Écriture est la Parole de Dieu mise par écrit. « Dans cette Révélation le Dieu invisible (cf. Colossiens 1, 15 ; 1 Timothée 1, 17) s'adresse aux hommes en son immense amour ainsi qu'à des amis (cf. Exode 33, 11 ; Jean 15, 14-15), il s'entretient avec eux (cf. Baruch 3, 38) pour les inviter et les admettre à partager sa propre vie » (Concile Vatican II, constitution dogmatique sur la Révélation Dei Verbum, n° 2). C'est pourquoi « l'Église a toujours vénéré les divines Écritures, comme elle l'a toujours fait aussi pour le Corps même du Seigneur » (Concile Vatican II, Ibid., n° 21). Ces textes sacrés nous décrivent le panorama merveilleux de ce qu'est la vie dans le royaume des cieux, (lire la suite) là où il n'y aura plus de pleurs ni de grincements de dents (cf. Matthieu 8, 12 ; 13, 42.50 ; 22, 13 ; 25, 30 ; Luc 13, 28). Mais il nous faut passer auparavant par la porte que le Christ a ouverte, la porte de l'obéissance à la Volonté du Père, de l'immolation de notre propre volonté, afin que, comme pour Jésus, notre nourriture consiste « à faire la volonté de celui qui m'a envoyé et d'accomplir son œuvre » (Jean 4, 34).Du neuf et de l'ancien. De l'ancien, car il n'y a rien à inventer pour parcourir le chemin de la sainteté : nous disposons de l'une et l'autre Alliance, et des sacrements de la grâce ainsi que de la direction qu'assure l'Église avec l'assistance de l'Esprit Saint. Du neuf, parce que tout ce qui se rapporte à Dieu est infini, et donc source de découvertes incessantes. Mais quelle que soit notre proximité de Dieu, notre degré d'intimité avec le Père, le Fils et le Saint-Esprit, il n'en reste pas moins que « des choses que l'œil n'a point vues, que l'oreille n'a point entendues, et qui ne sont pas montées au cœur de l'homme, — des choses que Dieu a préparées pour ceux qui l'aiment » (1 Corinthiens 2, 9).
(fin)
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Catégories : grâce, parole, révélation, sacrements, sainteté





