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dimanche 12 mai 2013

Marie et les âmes du purgatoire

Marie et les âmes du purgatoire

Nous lisons dans le Bréviaire romain, à la sixième leçon de l’office de la fête de Notre-Dame-du-Mont-Carmel : « La Bienheureuse Vierge Marie console au purgatoire, avec une tendresse toute maternelle, ceux de ses fils qui, après s’être enrôlés dans la confrérie du scapulaire, ont fidèlement gardé les règles prescrites, et, de plus, suivant une pieuse croyance, sa protection leur assure promptement les joies du paradis. » Marie a dit à sainte Brigitte : « Je suis la Mère de toutes les âmes qui souffrent en purgatoire, et les peines qu’elles y endurent pour les péchés commis pendant leur vie sont à toute heure mitigées de quelque façon, grâce à mes prières maternelles » (Revelationes 4, 138). « Grande est la bonté de Marie envers les âmes du purgatoire, et par elle elles obtiennent les suffrages dont elles ont besoin » (saint Vincent Ferrier, cité dans A.M. de Liguori, Les gloires 8, 2). « Au jour de la glorieuse Assomption de Marie, il ne resta pas une âme dans le purgatoire » (Gerson, Ibid.). « Chaque année, à la fête de la naissance de Jésus-Christ, Marie, accompagnée d’une multitude d’anges, descend dans le purgatoire pour en délivrer un grand nombre d’âmes. Également, durant la nuit de la Résurrection de Jésus-Christ, elle vient chaque année tirer beaucoup d’âmes de la prison du purgatoire » (Denys le Chartreux, Ibid.).

samedi 24 novembre 2012

Rosaire et problèmes du monde

Rosaire et problèmes du monde

Le Rosaire « a été institué surtout pour implorer le patronage de la Mère de Dieu contre les ennemis du nom chrétien » (Léon XIII, lettre ap. Salutaris ille, 24 décembre 1883). « Urbain IV a attesté que, chaque jour, le Rosaire procurait des avantages au peuple chrétien. *Sixte IV a dit que cette manière de prier est avantageuse à l'honneur de Dieu et de la Sainte Vierge, et particulièrement propre à détourner les dangers menaçant le monde ; *Léon X a déclaré qu'elle a été instituée contre les hérésiarques et les hérésies pernicieuses ; et Jules III l'a appelée la gloire de l'Église. Saint Pie V a dit aussi, au sujet du Rosaire : « Cette manière de prier une fois connue, les fidèles, éclairés par les méditations et enflammés par le texte de ces prières, ont commencé à devenir d'autres hommes ; les ténèbres de l'hérésie se sont dissipées, et la lumière de la foi catholique a brillé de tout son éclat. » Enfin, Grégoire XIII a déclaré à son tour (lire la suite) que le Rosaire avait été institué par saint Dominique pour apaiser la colère de Dieu et implorer l'intercession de la bienheureuse Vierge Marie ». Plus d'un pape s'est attaché à répandre cette dévotion parmi les nations orientales : « Eugène IV, par sa constitution Advesperascente, donnée en 1439, puis Innocent XII et Clément XI, par l'autorité desquels de grands privilèges furent, à cet effet, accordés à l'Ordre des Frères Prêcheurs » (Léon XIII, enc. Adjutricem populi, 5 septembre 1895). « Par cette prière, on embrasse les problèmes de l'Église, su Siège de saint Pierre, les problèmes du monde entier. En outre, on se souvient des pécheurs, pour qu'ils se convertissent et se sauvent, et des âmes du purgatoire » (Jean-Paul II, Homélie à Fatima, 13 mai 1982). Extrait d'un entretien de sœur Lucie de Fatima avec le père Fuentès, le 26 décembre 1957 : « La très sainte Vierge, en ces derniers temps que nous vivons, a donné une efficacité nouvelle à la récitation du Rosaire ; de telle façon qu’il n’y a aucun problème, si difficile soit-il, temporel ou
surtout spirituel, se référant à la vie personnelle de chacun de nous, de nos familles, des familles du monde ou des communautés religieuses, ou bien à la vie des peuples et des nations ; il n’y a aucun problème si difficile soit-il, que nous ne puissions résoudre par la prière du saint Rosaire. Avec le saint Rosaire nous nous sauverons, nous nous sanctifierons, nous consolerons Notre-Seigneur et obtiendrons le salut de beaucoup d’âmes. » Le Rosaire produit « un fruit remarquable et bien en rapport avec les nécessités de notre temps [...]. Il consiste en ce que, au moment où la foi est exposée à tant d'attaques et de périls, le Rosaire fournit au chrétien un aliment pour la nourrir et la fortifier » (Léon XIII, enc. Fidentem piumque, 20 septembre 1896). « Nous mettons une grande espérance dans le rosaire pour la guérison des maux qui affligent notre époque. Ce n'est pas avec la force, ni avec les armes, ni avec la puissance humaine, mais avec l'aide divine obtenue par cette prière que l'Église, forte comme David avec sa fronde, pourra affronter, intrépide, l'ennemi infernal » (Pie XII, Lettre Ingruentium malourm, 15 septembre 1951).

mercredi 14 novembre 2012

Marie et les âmes du purgatoire

Marie et les âmes du purgatoire

Nous lisons dans le Bréviaire romain, à la sixième leçon de l'office de la fête de Notre-Dame du Mont-Carmel : « La Bienheureuse Vierge Marie console au purgatoire, avec une tendresse toute maternelle, ceux de ses fils qui, après s'être enrôlés dans la confrérie du scapulaire, ont fidèlement gardé les règles prescrites, et, de plus, suivant une pieuse croyance, sa protection leur assure promptement les joies du paradis. » Marie a dit à sainte Brigitte : « Je suis la Mère de toutes les âmes qui souffrent en purgatoire, et les peines qu'elles y endurent pour les péchés commis pendant leur vie sont à toute heure mitigées de quelque façon, grâce à mes prières maternelles » (Revelationes 4, 138). « Grande est la bonté de Marie envers les âmes du purgatoire, et par elle elles obtiennent les suffrages dont elles ont besoin » (saint Vincent Ferrier, Les gloires 8, 2). « Au jour de la glorieuse Assomption de Marie, il ne resta pas une âme dans le purgatoire » (Gerson, Ibid.). « Chaque année, à la fête de la naissance de Jésus-Christ, Marie, accompagnée d'une multitude d'anges, descend dans le purgatoire pour en délivrer un grand nombre d'âmes. Également, durant la nuit de la Résurrection de Jésus-Christ, elle vient chaque année tirer beaucoup d'âmes de la prison du purgatoire » (Denys le Chartreux, Ibid.). Notre-Dame-des-Saintes-Âmes est la patronne de l’État de l’Arkansas (États-Unis). Iconographie. Saint Grégoire et les âmes du purgatoire (Le Guerchin, 1591-1666, église Saint-Paul, Bologne) ; Les âmes du purgatoire (Philippe de Champaigne, 1602-74, musée des Augustins, Toulouse.

dimanche 30 janvier 2011

La communion des saints (2)

La communion des saints (2)

"Nous ne vénérons pas seulement au titre de leur exemple la mémoire des habitants du ciel ; nous cherchons bien davantage par là à renforcer l’union de toute l’Eglise dans l’Esprit grâce à l’exercice de la charité fraternelle. Car tout comme la communion entre les chrétiens de la terre nous approche de plus près du Christ, ainsi la communauté avec les saints nous unit au Christ de qui découlent, comme de leur chef, toute grâce et la vie du Peuple de Dieu lui-même » (concile Vatican II, constitution dogmatique Lumen gentium sur l’Eglise, n° 50). Nous ne vénérons pas les saints pour eux-mêmes, (lire la suite) mais pour ce qu’ils représentent, c’est-à-dire le Christ auquel ils se sont identifiés. Ils sont autant de chemins pour parvenir au Christ. Autant de façons d’être alter Christus, un autre Christ, le Christ lui-même.
Ceux qui sont au paradis ne se désintéressent pas de ce qui se passe sur la terre. Même les âmes du purgatoire voudraient nous éviter de devoir partager leur sort douloureux, comme saint Thomas More l’a relaté dans La Supplique des âmes du purgatoire. Il est logique qu’elles pensent à nous et se soucient de notre bonheur. C’est un acte de charité qu’ils ne peuvent manquer de faire en permanence. S’adressant à son frère, mort en 1138, saint Bernard dit, dans ses Sermons sur le Cantique des cantiques (26, 5) : « Celui qui est attaché à Dieu n'est qu'un même esprit avec lui, et tout est transformé dans son amour. Il ne peut avoir de pensée ni de goût que pour Dieu, et tout ce qu'il goûte et pense est Dieu même, parce qu'il est tout plein de lui. Or Dieu est amour, et plus une personne est unie à Dieu, plus elle est remplie d'amour. Et quoique Dieu soit impassible, il n'est pas incapable de compassion, puisque c'est une qualité qui lui est propre de faire toujours grâce et de pardonner. Il faut donc aussi, mon cher frère, que tu sois miséricordieux, puisque tu es uni à celui qui l'est si fort. Il est vrai que tu ne peux plus être malheureux, mais bien que tu sois incapable de souffrir, tu ne laisses pas de compatir aux souffrances des autres. (...) Tu as quitté ce qu'il y avait d'infirme en toi mais tu n'as pas perdu ce qu'il y avait de charitable ; car la charité ne se perd point (1 Corinthiens 13, 8), tu ne m'oublieras jamais. »
Oui, les saints du paradis ne peuvent pas nous oublier, nous, les terriens. Nous les prions, nous nous adressons à eux avec confiance, et ils y mettent du leur pour nous obtenir les grâces dont nous avons besoin. « Vivez avec une intensité particulière la communion des saints, et chacun sentira, à l’heure de la lutte intérieure, aussi bien qu’à l’heure du travail professionnel, la joie et la force de ne pas être seul » (saint Josémaria, Chemin, n° 545).

(fin)

mardi 16 novembre 2010

La Liturgie céleste (16)

La Liturgie céleste (16)

Mais quelle différence entre le purgatoire et l'enfer, puisque le salut de ces âmes est assuré ! Dante décrit l'arrivée au purgatoire, en venant de l'enfer : « Comme nous tournions à cet endroit, des voix chantèrent : Beati pauperes spiritu, avec tant de suavité que le parole ne saurait l'exprimer. Ah ! combien ces passages diffèrent de ceux de l'enfer ! car ici on entre parmi des chants, et là-bas parmi de farouches lamentations » (Dante, La Divine comédie. Le Purgatoire, chant 12, 109-114).
De plus, s'agissant d'élus, ces âmes sont remplies de charité, d'un amour qui ne fait que croître en fonction de leur purification. (lire la suite) Un amour qu'elles sont toutes disposées à nous faire partager pourvu que nous pensions à prier pour elles, comme nous l'avons dit précédemment. Mais répétons cette invitation avec Thomas More. Ce sont les âmes du purgatoire qui nous parlent : « Nous vous souhaitons la grâce d'assister une fois - pourvu que ce fût sans souffrir - à l'arrivée d'une âme au purgatoire. Quelle confusion, quel supplice, pour le nouveau-venu, quand son regard rencontre ceux des gens qu'il chérissait, et qu'il a néanmoins laissé complètement tomber ! Non pas qu'il décèle la moindre colère chez ses compagnons, mais le spectacle bouleversant de leur agonie lui remet en esprit son odieuse négligence, et ce souvenir, croyez-nous, n'est pas la moins pénible des souffrances qu'il endure ici. Que Dieu vous fasse la grâce d'échapper à ce tourment, ainsi qu'aux autres. Que notre folie, chers amis, vous donne une leçon de sagesse. Envoyez ici vos prières, envoyez-nous vos aumônes. Celui qui allume la chandelle d'un autre n'est pas moins éclairé, et celui qui souffle sur le feu pour réchauffer un autre s'y réchauffe en même temps. De même, chers amis, le bien que vous envoyez ici devant vous, tout en nous procurant un grand soulagement, est mis tout entier de côté pour vous, et enrichi par surcroît des prières que nous offrons pour vous » (La Supplication des âmes).

(à suivre…)


lundi 15 novembre 2010

La Liturgie céleste (15)

La Liturgie céleste (15)

Il vaut la peine d'insister sur la composante de miséricorde divine dans l'existence du purgatoire. Voici une âme qui est restée fidèle à Dieu jusqu'au terme de sa vie, mais qui n'a pas encore revêtu le vêtement de noce (cf. Matthieu 22, 12) et n'est donc pas digne d'être admise en la présence de Dieu. Le purgatoire lui permet de parfaire sa purification. Le cardinal Daniélou y voyait un des mystères les plus évidents de notre foi. Je le cite : « L'objet de la foi est le dessein de l'amour de Dieu pour nous. Elle nous montre en Jésus-Christ le visage authentique de l'homme, c'est-à-dire ce que Dieu cherche à réaliser en l'homme, (...) en sorte qu'on puisse dire que l'existence chrétienne, et simplement l'existence humaine, n'est finalement qu'un processus de transformation en Jésus-Christ. Et tous nous devons y passer.. (lire la suite) Il y a ceux qui auront commencé un peu en cette vie, plus ou moins. Et pour ceux qui ne l'auront pas fait, il faudra bien le faire après la mort. C'est en ce sens que le mystère du Purgatoire est pour moi un des mystères les plus évidents de la foi, car quand on voit la manière dont la plupart des pauvres hommes et des pauvres femmes arrivent au seuil de la mort, et qu'on pense qu'ils sont destinés à contempler éternellement la bienheureuse Trinité, on comprend qu'ils auront besoin d'un sérieux moment d'éducation, de purification et d'adaptation. Finalement, être chrétien, c'est avoir commencé, bien timidement, bien maladroitement, d'exercer ce qui sera notre occupation éternelle, c'est-à-dire contempler les choses divines » (La foi de toujours et l'homme d'aujourd'hui).
L'abbé Charles Arminjon, qui exerça une influence certaine sur la petite Thérèse, nous rappelle que « l'Église, au Canon de la messe, offre à Dieu ses suffrages afin d'obtenir pour ces âmes locum lucis, un lieu de lumière : d'où il suit qu'elles sont dans la nuit et enveloppées de ténèbres épaisses et impénétrables. - Elle demande pour elles locum refrigerii, un lieu de rafraîchissement : d'où il suit qu'elles sont dans d'intolérables ardeurs. - Elle demande pour elles locum pacis, un lieu de paix : d'où il suit qu'elles sont livrées à des inquiétudes et à d'inexprimables anxiétés » (Fin du monde présent et mystères de la vie future).
Si les âmes du purgatoire ont la certitude d'être sauvées, leur état n'est pas une partie de plaisir. On y retrouve la peine du dam, mais provisoire, et le « feu purificateur », mentionné il y a un instant par le Catéchisme. L'ange gardien de sœur Faustine, l'apôtre de la divine miséricorde, la conduisit un jour « dans un endroit ténébreux et rempli de flammes. Dans ces flammes - des âmes souffrantes. Elle prient ardemment, mais sans effet pour elles-mêmes. Nous seuls pouvons les secourir. Les flammes qui les brûlent ne me touchaient pas. Mon ange gardien ne me quittait pas d'une semelle. Je demandai à des âmes : « Quelle est votre plus grande souffrance ? » Elles me répondirent d'une seule voix : « Notre plus grande souffrance, c'est la faim de Dieu. » J'ai vu la Sainte Vierge visitant les âmes du purgatoire. Elle leur apporte du réconfort » (M. Winowska, L'icône du Christ miséricordieux).

(à suivre…)

dimanche 14 novembre 2010

La Liturgie céleste (14)

La Liturgie céleste (14)

b) Le purgatoire. La deuxième voie présente un embranchement à son origine. En effet, « ceux qui meurent dans la grâce et l’amitié de Dieu, mais imparfaitement purifiés, bien qu’assurés de leur salut éternel, souffrent après leur mort une purification, afin d’obtenir la sainteté nécessaire pour entrer dans la joie du ciel » (Catéchisme de l'Église catholique, n° 1030). Cette purification finale des élus, que l'Église appelle purgatoire, est une doctrine de foi, formulée surtout aux conciles de Florence et de Trente. Comme toute doctrine professée par l'Église et devant être crue par tous, elle s'appuie sur la Sainte Écriture. Par exemple ce texte de la première Corinthienne ou il est question du « Jour du Seigneur » et donc du jugement : « Si l'œuvre bâtie dessus tient bon, l'ouvrier recevra son salaire ; si l'œuvre vient à être brûlée, l'ouvrier en portera le dommage ; lui personnellement, sera sauvé, mais comme en passant au travers du feu » (1 Corinthiens 3, 14-15). (lire la suite) Ou encore ce texte de Pierre où il est dit que « votre foi aura été éprouvée - elle est beaucoup plus précieuse que l'or périssable qu'on éprouve pourtant par le feu - vous vaudra louange, gloire et honneur lors de la manifestation de Jésus-Christ » (1 Pierre 1, 7).
À partir de ces textes, la tradition de l'Église « parle d'un feu purificateur », nous dit le Catéchisme, qui cite ici saint Grégoire le Grand : « Pour ce qui est de certaines fautes légères, il faut croire qu’il existe avant le jugement un feu purificateur, selon ce qu’affirme Celui qui est la Vérité, en disant que si quelqu’un a prononcé un blasphème contre l’Esprit Saint, cela ne lui sera pardonné ni dans ce siècle-ci, ni dans le siècle futur (Matthieu 12, 31). Dans cette sentence nous pouvons comprendre que certaines fautes peuvent être remises dans ce siècle-ci, mais certaines autres dans le siècle futur » (saint Grégoire le Grand, Dialogues 4, 39).
Évidemment, le diable est intéressé à ce que nous ne croyions pas en l'existence du purgatoire, qui est pourtant une preuve manifeste de la miséricorde et de la justice de Dieu. Voyons ce qu'en dit saint Thomas More dans un de ses écrits intitulé La Supplication des âmes, dans laquelle les âmes du purgatoire s'adressent à ceux qui sont sur terre. « Si, à chaque confession accompagnée de contrition et de ferme propos, Dieu se faisait une règle de pardonner sans qu'il reste rien à payer, ni aucune compensation à offrir - la Passion du Christ suffisant à régler la dette du péché - cette largesse serait presque un encouragement à pécher sans se gêner (...). Ce lieu, où nous expions pour un temps, ne satisfait pas seulement aux exigences de la justice de Dieu : il proclame aussi sa miséricordieuse bonté. D'abord parce que la peine, tout atroce qu'elle est, ne correspond pas, tant s'en faut, à la gravité du péché ; et surtout parce que la bonté divine, en faisant craindre aux hommes cette peine, les rend moins hardis à pécher et moins négligents à faire pénitence, et par là elle les préserve de la peine éternelle ».

(à suivre…)

dimanche 7 novembre 2010

La Liturgie céleste (7

La Liturgie céleste (7

Saint Thomas indique pour sa part que « certaines œuvres divines sont attribuées à la justice et d'autres à la miséricorde ; car dans les unes éclate davantage la puissance de la justice et dans les autres la puissance de la miséricorde. Et pourtant la miséricorde est présente même dans la condamnation des réprouvés, leur peine étant sinon abolie du moins allégée, et la punition restant en-deçà de ce qui leur est dû. Et la justice est présente même dans la justification des impies, Dieu purifiant leur faute en raison de l'amour qu'il verse lui-même miséricordieusement au cœur, selon qu'il est écrit de la pécheresse : « Ses nombreux péchés lui sont pardonnés parce qu'elle a beaucoup aimé » (Lc 7, 47) » (Somme théologique I, q. 21, a. 4 ad 1). Nous tirerions profit d''une relecture de l'encyclique de Jean-Paul II sur la miséricorde divine. (lire la suite))
Nous pouvons participer à cette purification en offrant de petites mortifications, les difficultés et ennuis de la vie, les problèmes de santé, etc. Tout a une valeur dans les plans rédempteurs de Dieu.
Les indulgences. Nous pouvons avoir également recours aux indulgences. Le Catéchisme (n° 1471) rappelle la définition donnée par Paul VI : « L’indulgence est la rémission devant Dieu de la peine temporelle due pour les péchés dont la faute est déjà effacée, rémission que le fidèle bien disposé obtient à certaines conditions déterminées, par l’action de l’Église, laquelle, en tant que dispensatrice de la rédemption, distribue et applique par son autorité le trésor des satisfactions du Christ et des saints ». Ces indulgences nous font participer à la liturgie de l'Église qui établit un merveilleux échange de biens spirituels des uns aux autres. L'indulgence peut être plénière ou partielle. À la place des « jours d'indulgence », Paul VI a décrété qu'au fidèle qui, dans un esprit de contrition, accomplit une œuvre à laquelle est attachée une indulgence partielle, il est accordé par l'Église autant de rémission de peine temporelle qu'il lui en est déjà donné par son action » (const. ap. Indulgentiarum doctrina). (...) Les conditions à remplir pour gagner une indulgence plénière sont : 1) avoir l'intention de la gagner ; 2) rejeter tout attachement au péché, même véniel ; 3) réaliser l'œuvre à laquelle l'indulgence est attachée ; 4) se confesser dans les huit jours ; 5) communier dans les huit jours ; 6) prier aux intentions du Pontife romain. Si l'indulgence est effectivement plénière, l'âme est entièrement remise à neuf. De sorte que si Dieu nous appelait à lui à ce moment précis, nous entrerions aussitôt dans la gloire. Nous pouvons obtenir des indulgences pour nous-même ou pour les âmes du purgatoire, mais pas pour nos voisins ! Les âmes du purgatoire ont déjà quitté ce monde, mais elles doivent encore se purifier. Nous pouvons les y aider en offrant des suffrages pour elles, c'est-à-dire en faisant célébrer des messes pour leur repos éternel, et en offrant des indulgences. Elles peuvent quant à elles nous aider à mener notre lutte chrétienne. « Les âmes bénies du purgatoire. — Par charité, par justice et par un égoïsme bien pardonnable — elles peuvent tant auprès de Dieu ! — tiens-en bien compte dans tes sacrifices et dans ta prière. Ah ! si tu pouvais dire, en parlant d’elles : « Mes bonnes amies, les âmes du purgatoire… » (saint Josémaria, Chemin, n° 571).

(à suivre...)

mercredi 30 décembre 2009

Action de grâces (22)

Action de grâces (22)

Ô bon Jésus, Toi qui viens de descendre dans mon âme — pourtant bien indigne de Te recevoir — « crée pour moi un cœur pur et donne-moi un esprit nouveau et ferme » (Ps 51, 12), ôte de ma chair le cœur de pierre qui m’empêche de t’aimer comme je le devrais, comme je le pourrais en fait, et remplace-le par un cœur de chair, et fais en sorte qu’il soit habité par ton Esprit.
Que le feu de son Amour — qui n’est autre que ton Amour et celui du Père, l’un pour l’autre, l’un dans l’autre — que le feu de l’Esprit brûle mes misères, mes innombrables misères, qu’il les brûle toutes. Qu’il n’en reste plus aucune. Qu’elles ne laissent aucune trace.
Car c’est toi que je veux aimer, de tout mon cœur. De ce cœur rajeuni par ton Esprit, renouvelé par ton Amour, rendu fort en Toi. (lire la suite) Je veux t’aimer de tout mon cœur, de toutes mes forces, de toute mon âme et de tout mon esprit. Et ce, chaque mois, chaque jour, chaque heure, chaque seconde, en tout et partout.
Mais hélas, malgré ces bons désirs, que tu mets toi-même dans mon âme, mon cœur est bien souvent mesquin et ingrat. Ah ! Seigneur, donne-moi un cœur nouveau. Apprends-moi à aimer comme toi-même tu nous as aimés et tu nous aimes. Et donne-moi l’Amour avec lequel tu veux que je t’aime.
Que ton Esprit me change et me réforme pour que j’aime sans détour la Très Sainte Trinité, la Vierge Marie, ma Mère si douce et si bonne, saint Joseph, mon père et seigneur, mes bonnes amies les âmes du purgatoire, et tous les hommes, car c’est pour nous que tu as versé ton Sang sur la Croix.
Quel « banquet précieux et stupéfiant, qui apporte le salut et qui est rempli de douceur ! Peut-il y avoir rien de plus précieux que ce banquet où l’on ne nous propose plus, comme dans l’ancienne Loi, de manger la chair des veaux et des boucs, mais le Christ qui est vraiment Dieu ? Y a-t-il rien de plus admirable que ce sacrement ? » (st Thomas d’Aquin, opuscule 57 en la fête du Saint-Sacrement).
Je me suis abreuvé à la fontaine de vie. Ô doux Jésus, aide-moi à passer cette journée uni au pape, à tous mes frères et à toutes mes sœurs, payant de ma personne et me dépensant joyeusement pour servir les âmes. J’ai confiance que toi, tu t’occuperas de la mienne.

jeudi 5 novembre 2009

Le purgatoire (1)

Le purgatoire (1)

Le purgatoire est une réalité magnifique, une merveille manifeste de l'Amour et de la Miséricorde de Dieu envers ceux de ses enfants dont l'âme n'est pas totalement purifiée quand il les appelle à comparaître devant lui. Évidemment, ceux qui présument d'être saints et qui font de Dieu un « Dieu poire » en majorant sa miséricorde au détriment de la justice nient l'existence du purgatoire. Ils ont contre eux rien moins que le Catéchisme de l'Église catholique (nos 1030-1032) qui en fonde l'existence sur l'Écriture Sainte, donc sur la Parole de Dieu. Il est redoutable de s'y opposer et de la contredire... (lire la suite)
Le purgatoire permet donc à l'âme d'achever sa purification. Ce n'est certes pas une partie de plaisir. Les théologiens disent que la plus petite des souffrances y est supérieure à toutes les souffrances que nous pouvons endurer ici-bas. Ces souffrances sont tempérées par la certitude d'être admis au terme de cette purification à vivre éternellement dans la compagnie et la contemplation de Dieu.
L'Église, qui est une mère attentionnée, nous a recommandé des pratiques de piété permettant d'éviter d'aller au purgatoire ou de ne faire qu'y passer rapidement : celébration de trente messes, dites « trentain grégorien », port du scapulaire de Notre-Dame du Mont Carmel, indulgence plénière, bénédiction in articulo mortis (à l'heure de la mort) avec indulgence plénière. Je comprends bien le souhait de saint Josémaria, le fondateur de l'Opus Dei, de sauter par-dessus le purgatoire, « à la torera », à la façon du torero qui saute par-dessus la barrière entourant l'arène.
C'est pourquoi je suis resté rêveur quand j'ai lu la réflexion de la « Madre Teresa », sainte Thérèse d'Avila, à ce sujet : « Que m'importe à moi de rester jusqu'à la fin du monde en purgatoire si par ma prière je sauve une seule âme » (sainte Thérèse d'Avila, Chemin de la Perfection, chapitre 3). C'est effectivement très généreux de sa part. Elle s'stimait bien payée de sa peine avec une seule conversion. Je me souviens de saint Josémaria disant lors de grandes réunions de catéchèse qu'il animait un peu partout, qu'il s'estimerait bien payé là aussi si une seule âme avait été poussée à aller se confesser.

(à suivre...)

mardi 3 novembre 2009

Prier pour les morts


Prier pour les morts

Un pèlerin du territoire de Rodez, revenant de Jérusalem, est-il dit dans les annales de Cîteaux, fut obligé par la tempête de relâcher dans une île voisine de la Sicile. Il y visita un saint ermite qui s'informa de ce qui touchait à la religion dans son pays de France, et lui demanda en outre s'il connaissait le monastère de Cluny et l'abbé Odilon. Le pèlerin répondit qu'ils les connaissait, et ajouta qu'il lui saurait gré de lui dire quel intérêt le portait à lui poser cette question. (lire la suite)
L'ermite repris : Il y a ici tout près un cratère dont nous apercevons les cimes ; à certaines époques il vomit avec fracas des tourbillons de fumée et de feu. J'ai vu des démons emporter les âmes des pécheurs, et les précipiter dans ce gouffre affreux, afin de les tourmenter pour un temps. Or, il m'arrive, à certains jours, d'entendre les mauvais esprits s'entretenir mutuellement, et se plaindre de ce que quelques-unes de ces âmes leur échappent ; ils murmurent contre les personnes de piété qui par leurs prières et leurs sacrifices hâtent la délivrance de ces âmes. Odilon et ses religieux sont les hommes qui paraissent leur inspirer plus d'effroi. C'est pourquoi, quand vous serez de retour dans votre pays, je vous prie, au nom de Dieu, d'exhorter les moines et l'abbé de Cluny à redoubler leurs prières et leurs aumônes pour le soulagement de ces pauvres âmes.
Le pèlerin à son retour s'acquitta de la commission.
Le saint abbé Odilon considéra et pesa mûrement toutes choses ; il eut recours aux lumières de Dieu et ordonna que dans tous les monastères de son ordre, on fit chaque année, le deuxième jour de novembre, la commémoration de tous les fidèles trépassés. Telle fut l'origine de la fête des morts.

Abbé Charles Arminjon, Fin du monde présent et mystères de la vie futur, Lisieux, 1881, réédité en 1964, p. 148-149.

lundi 2 novembre 2009

Les âmes du purgatoire

Les âmes du purgatoire

« Il est certain que ces pauvres âmes ne peuvent rien pour elles-mêmes, mais elles peuvent beaucoup pour nous. Cela est si vrai qu’il n’y a presque personne qui ait invoqué les âmes du purgatoire, sans avoir obtenu la grâce demandée. Cela n’est pas difficile à comprendre : si les saints qui sont dans le ciel et n’ont pas besoin de nous, s’intéressent à notre salut, combien plus encore les âmes du purgatoire, qui reçoivent nos bienfaits spirituels à proportion de notre sainteté. « Ne refusez pas cette grâce, Seigneur, disent-elles, à ces chrétiens qui donnent tous leurs soins à nous tirer des flammes ! » Une mère pourrait-elle refuser de demander au bon Dieu (lire la suite) une grâce pour des enfants qu’elle aimés et qui prient pour sa délivrance ? Un pasteur, qui, pendant sa vie, n’aura eu que du zèle pour le salut de ses paroissiens, pourra-t-il ne pas demander pour eux, même en purgatoire, les grâces dont ils ont besoin pour se sauver ? Oui, toutes les fois que nous aurons quelque grâce à demander, adressons-nous avec confiance à ces saintes âmes, et nous sommes sûrs de l’obtenir. Quel bonheur pour nous d’avoir, dans la dévotion aux âmes du purgatoire, un moyen si excellent pour nous assurer le ciel ! »

Josse Alzin, Jean-Marie-Baptiste Vianney, saint curé d’Ars. Sermons, Namur, Éd. du Soleil Levant, 1956, p. 164-165.

jeudi 22 octobre 2009

Le Rosaire et problèmes du monde

Le Rosaire et problèmes du monde

Le Rosaire « a été institué surtout pour implorer le patronage de la Mère de Dieu contre les ennemis du nom chrétien » (Léon XIII, lettre apostolique Salutaris ille, 24 décembre 1883). « Urbain IV a attesté que, chaque jour, le Rosaire procurait des avantages au peuple chrétien. Sixte IV a dit que cette manière de prier est avantageuse à l'honneur de Dieu et de la Sainte Vierge, et particulièrement propre à détourner les dangers menaçant le monde ; Léon X a déclaré qu'elle a été instituée contre les hérésiarques et les hérésies pernicieuses ; et Jules III l'a appelée la gloire de l'Église. Saint Pie V a dit aussi, au sujet du Rosaire : (lire la suite) « Cette manière de prier une fois connue, les fidèles, éclairés par les méditations et enflammés par le texte de ces prières, ont commencé à devenir d'autres hommes ; les ténèbres de l'hérésie se sont dissipées, et la lumière de la foi catholique a brillé de tout son éclat. » Enfin, Grégoire XIII a déclaré à son tour que le Rosaire avait été institué par saint Dominique pour apaiser la colère de Dieu et implorer l'intercession de la bienheureuse Vierge Marie » (Léon XIII, enc. Supremi Apostolatus, 1er septembre 1883). Plus d'un pape s'est attaché à répandre cette dévotion parmi les nations orientales : « Eugène IV, par sa constitution Advesperascente, donnée en 1439, puis Innocent XII et Clément XI, par l'autorité desquels de grands privilèges furent, à cet effet, accordés à l'Ordre des Frères Prêcheurs » (Léon XIII, enc. Adjutricem populi, 5 septembre 1895). « Par cette prière, on embrasse les problèmes de l'Église, du Siège de saint Pierre, les problèmes du monde entier. En outre, on se souvient des pécheurs, pour qu'ils se convertissent et se sauvent, et des âmes du purgatoire » (Jean-Paul II, Homélie à Fatima, 13 mai 1982). Extrait d'un entretien de sœur Lucie de Fatima avec le père Fuentès, le 26 décembre 1957 : « La très sainte Vierge, en ces derniers temps que nous vivons, a donné une efficacité nouvelle à la récitation du Rosaire ; de telle façon qu’il n’y a aucun problème, si difficile soit-il, temporel ou surtout spirituel, se référant à la vie personnelle de chacun de nous, de nos familles, des familles du monde ou des communautés religieuses, ou bien à la vie des peuples et des nations ; il n’y a aucun problème si difficile soit-il, que nous ne puissions résoudre par la prière du saint Rosaire. Avec le saint Rosaire nous nous sauverons, nous nous sanctifierons, nous consolerons Notre-Seigneur et obtiendrons le salut de beaucoup d’âmes. » Le Rosaire produit « un fruit remarquable et bien en rapport avec les nécessités de notre temps (...). Il consiste en ce que, au moment où la foi est exposée à tant d'attaques et de périls, le Rosaire fournit au chrétien un aliment pour la nourrir et la fortifier » (Léon XIII, enc. Fidentem piumque, 20 septembre 1896). « Nous mettons une grande espérance dans le rosaire pour la guérison des maux qui affligent notre époque. Ce n'est pas avec la force, ni avec les armes, ni avec la puissance humaine, mais avec l'aide divine obtenue par cette prière que l'Église, forte comme David avec sa fronde, pourra affronter, intrépide, l'ennemi infernal » (Pie XII, Lettre Ingruentium malorum, 15 septembre 1951).

mardi 21 avril 2009

Le temps et la liturgie

Le temps et la liturgie

La liturgie a mis, au nom du Christ, sa marque sur toutes les unités de temps qui rythment la vie humaine : journée (avec la liturgie des heures mais aussi la succession des trois Angelus), semaine (avec le dimanche, mais aussi les autres repères que sont le vendredi, jour de pénitence, et le samedi, jour marial), mois (avec les rendez-vous des premiers vendredi ou samedi du mois en l’honneur du Cœur de Jésus ou celui de Marie), année (avec le cycle annuel des mystères, mais aussi avec les mois consacrés à Marie, au sacré Cœur, au Rosaire, aux âmes du purgatoire), et finalement siècles (avec le jubilé). C’est toute une organisation du temps chrétien qui, notons-le, n’a pas grand chose à voir avec l’observation des cycles de la nature. (lire la suite) La célébration chrétienne du temps, nourrie de repères pris à l’his-toire du Salut, n’a que peu de rapport avec une religion naturelle : Pâques ne tombe au printemps que pour une moitié de la planète et Noël est célébré aussi bien sous la chaleur tropicale. Seule la liturgie quotidienne met en valeur l’aube et la tombée de la nuit, mais non sans rappeler (et certains hymnes le disent) que notre soleil à nous ne se couche pas avec l’autre. Le matin surtout a une signification pascale comme on le voit bien avec les laudes du dimanche (surtout le dimanche I) qui utilisent les psaumes de Pâques, notamment le Cantique des Créatures du livre de Daniel manifestant ce nouveau regard sur la création arrachée à la mort.

Michel Gitton, Initiation à la liturgie romaine, Genève, Ad solem, 2003, p. 36-37.

mercredi 14 janvier 2009

Intentions de priere

Intentions de prière

Devant toutes les violences dont notre société est sujette : violence des banlieues, violences de jeunes ou de personnes désœuvrées qui cèdent à la violence et deviennent des délinquants, violence dans le quotidien des médias (informations, films, jeux vidéos)... Aidez-nous à faire face activement à cette violence, aidez-nous à rester dans la lumière, dans l'esprit et à être des bâtisseurs de paix et de lumière. Merci.

Pour les âmes du purgatoire les plus délaissées. Pour la conversion de nos familles et notre propre conversion. Que notre Seigneur nous donne de nombreuses vocations sacerdotales, la paix dans le monde, la paix dans les familles, la paix dans nos cœurs.

Bien travailler chaque jour de ma vie.

Je demande au Seigneur qu'il nous envoie de nouveaux bénévoles au Secours Catholique de nos équipes de l'Est du Val d'Oise.

mercredi 28 mai 2008

La saintete dans la vie ordinaire (2)

La sainteté dans la vie ordinaire (2)

Qu'est-ce sinon la communion des saints ressentie et vécue ? « Vivez avec une intensité particulière la communion des saints, et chacun sentira, à l’heure de la lutte intérieure, aussi bien qu'à l’heure du travail professionnel, la joie et la force de ne pas être seul » (saint Josémaria, Chemin, n° 545). Nous nous sentons ainsi solidaires de nos frères, les hommes, qui sont avec nous sur terre, embarqués à bord du navire de l'Église ou qui doivent encore y monter... Mais cette solidarité s'étend aussi à l'au-delà. D'abord aux âmes du purgatoire (lire la suite) que nous pouvons aider efficacement à accélérer leur purification pour entrer enfin dans la gloire de Dieu et la compagnie des saints. Les saints eux-mêmes, qui peuvent tant pour nous.
En priant et en offrant tout ce que nous faisons à ces intentions, nous aidons très concrètement les autres à se rapprocher du ciel, à entrer, le moment venu, dans la patrie définitive. N'est-ce pas enthousiasmant, comme je le disais au début ? Cette idée typiquement catholique n'est-elle pas de nature à nous stimuler pour tout faire, ou du moins pour essayer de tout faire avec la plus grande perfection possible, sachant qu'alors rien n'est petit ou quelconque, que tout acquiert une valeur d'éternité, tout est imprégné de l'amour que nous y mettons ? Le fait de penser que nous pouvons ainsi rendre service aux autres, leur être utile aussi simplement, et sans discontinuer, est également d'un grand réconfort pour nous. Cela nous aide à tenir bon quand la difficulté ou la fatigue intervient. Cela nous remplit également d'optimisme puisque rien ne se perd, tout peut être élevé à l'ordre surnaturel, être divinisé, sanctifié. Dieu « vous a invités à poursuivre votre route parmi les activités et les soucis de la terre ; car Il vous a fait savoir que votre vocation humaine, votre profession, vos qualités, loin d’être étrangères à ses divins desseins, ont été sanctifiées comme une offrande très agréable au Père » (saint Josémaria, Quand le Christ passe, n° 20).

(à suivre...)

dimanche 25 mai 2008

Intentions de priere

Intentions de prière

Pour M., révoltée contre Dieu suite au départ de son mari du foyer conjugal. Qu'elle retrouve le chemin de la foi et de l'espérance.

Pour la foi de mon petit bonhomme de 7 ans et pour qu'il garde sa pureté.

Devant toutes les violences dont notre société est sujette : violence des banlieues, violences de jeunes ou de personnes désœuvrées qui cèdent à la violence et deviennent des délinquants, violence dans le quotidien des médias (informations, films, jeux vidéos)... Aidez-nous à faire face activement à cette violence, aidez-nous à rester dans la lumière, dans l'esprit et à être des bâtisseurs de paix et de lumière. Merci.

Pour les âmes du purgatoire les plus délaissées. Pour la conversion de nos familles et notre propre conversion. Que notre Seigneur nous donne de nombreuses vocations sacerdotales, la paix dans le monde, la paix dans les familles, la paix dans nos cœurs.

lundi 24 décembre 2007

Intentions de priere

Intentions de prière

Pour le pape Benoît XVI. Pour les pécheurs. Pour les âmes du purgatoire, nos défunts et amis défunts. Pour la France, le respect de la vie. Pour tous ceux que j'aime et ceux que j'accompagne. Pour mes problèmes de santé. Merci.

Mes enfants ont reçu une éducation religieuse mais semblent avoir tout oublié. Par moments, je désespère ! Je serais si heureuse de les voir rentrer au bercail avec mes petits-enfants, tel l'enfant prodigue. Merci de vos prières.

Pour la paix dans le monde et pour la réconciliation dans les familles, souvent déchirées par les séparations, divorces, avec des souffrances multiples pour les enfants, les adultes abandonnés, trahis.

jeudi 20 décembre 2007

Intentions de priere

Intentions de prière

Que les jeunes gardent une morale très chrétienne dans ce monde où règne l'immoralité, rendue légale par le vote de lois iniques (pacs, avortement, etc.).

Ma famille, qu'elle revienne à un plus grand amour de l'Eucharistie et à un plus grand respect pour l'Église.

Pour mon père (qui est très âgé : 90 ans). Pour les AGF où je travaille. Pour les âmes du purgatoire que j'ai pu connaître de leur vivant.

Que le Seigneur envoie son Esprit à Ph. et à C. pour qu'ils puissent supporter ensemble leur grande douleur et ne rejettent pas Celui qui les aime et n'est pas responsable de leur malheur.

vendredi 9 novembre 2007

Intentions de priere


Intentions de prière

Pour la paix dans la famille et une bonne mort.

Pour la restauration de l'amour dans mon couple, par Notre Sauveur, le Seigneur Jésus. Que ma femme ne me quitte pas, mais qu'elle retrouve l'harmonie d'un couple heureux et équilibré, dans notre maison. Que le Seigneur par sa grâce et sa miséricorde nous y aide à travers notre conversion.

Pour la santé de mon épouse et qu'elle pardonne à ceux qui nous grugent.

Priez pour les âmes du purgatoire de notre famille, amis et relations.

Pour la paix dans le monde et l'avenir de la France : qu'elle retrouve ses racines chrétiennes. Que de nouveaux foyers chrétiens élèvent leurs enfants dans l'Amour de Dieu.