ce blog est bloqué à l'entrée en Chine depuis le mois de mai 2007

samedi 31 mai 2008

31 mai : La Visitation

31 mai : La Visitation

Comme toute mère, Marie contemple son Fils, se met à genoux à ses côtés, trouvant qu'il est le plus beau de tous les bébés. Elle adore le Fils de Dieu, qui est son propre fils ! Allez y comprendre quelque chose ! Elle est en plein mystère. Elle croit cependant. Elle croit parce qu'il lui a été révélé que cet Enfant est le Fils du Dieu Très-Haut (cf. Luc 1, 32). (lire la suite)
C'est un mystère, le plus élevé de tous, mais un mystère qui a une transcription dans l'espace et dans le temps. Son Fils, Jésus, est le Messie d'Israël et le Sauveur de toute l'humanité.
Agenouillée, Marie adore l'Enfant. Elle ne cessera jamais d'adorer Jésus, le « fils du charpentier » (Matthieu 13, 55), charpentier lui-même, devenu rabbi un jour. Car c'est le même, c'est le Messie qui croît « en taille, en sagesse et en grâce » (Luc 2, 52) sous ses yeux, pour le comble de son émerveillement.
Quelle action de grâces fuse constamment du Cœur de Marie, avec la force incompressible avec laquelle un volcan libère la lave qu'il renferme. Oui, une explosion de joie, de reconnaissance, une ivresse d'adoration. Magnificat. Ah ! oui. Magnificat anima mea Dominum (Luc 1, 46). Comme nous le comprenons ! )

vendredi 30 mai 2008

Saint Irenee de Lyon (2)

Saint Irénée de Lyon (2)

En s'enracinant solidement dans la doctrine biblique de la création, Irénée réfute le dualisme et le pessimisme gnostique qui sous-évaluaient les réalités corporelles. Il revendiquait fermement la sainteté originelle de la matière, du corps, de la chair, ainsi que de l'esprit. Mais son œuvre va bien au-delà du rejet de l'hérésie : on peut dire, en effet, qu'il se présente comme le premier grand théologien de l'Église, qui a créé la théologie systématique ; lui-même parle du système de la théologie, c'est-à-dire de la cohérence interne de toute la foi. Au centre de sa doctrine réside la question de la « règle de la foi » et de sa transmission. (lire la suite) Pour Irénée, la « règle de la foi »" coïncide en pratique avec le Credo des Apôtres et nous donne la clé pour interpréter l'Évangile, pour interpréter le Credo à la lumière de l'Évangile. Le symbole apostolique, qui est une sorte de synthèse de l'Évangile, nous aide à comprendre ce qu'il veut dire, et la façon dont nous devons lire l'Évangile lui-même.
En effet, l'Évangile prêché par Irénée est celui qu'il a reçu de Polycarpe, évêque de Smyrne, et l'Évangile de Polycarpe remonte à l'Apôtre Jean, dont Polycarpe était le disciple. Et ainsi, le véritable enseignement n'est pas celui inventé par les intellectuels au-delà de la foi simple de l'Église. Le véritable Évangile est celui enseigné par les évêques qui l'ont reçu des Apôtres à travers une chaîne ininterrompue. Ceux-ci n'ont rien enseigné d'autre que précisément cette foi simple, qui est également la véritable profondeur de la révélation de Dieu. Ainsi, nous dit Irénée, il n'existe pas de doctrine secrète derrière le Credo commun de l'Église. Il n'existe pas de christianisme supérieur pour les intellectuels. La foi publiquement confessée par l'Église est la foi commune de tous. Seule cette foi est apostolique, elle vient des Apôtres, c'est-à-dire de Jésus et de Dieu. En adhérant à cette foi transmise publiquement par les Apôtres à leurs successeurs, les chrétiens doivent observer ce que les évêques disent, ils doivent suivre en particulier l'enseignement de l'Église de Rome, prééminente et très ancienne. Cette Église, en raison de son origine antique, possède un caractère apostolique suprême; en effet, elle tire son origine des piliers du Collège apostolique, Pierre et Paul. Toutes les Églises doivent être en accord avec l'Église de Rome, en reconnaissant en elle la mesure de la véritable tradition apostolique, de l'unique foi commune de l'Église. A travers ces arguments, ici brièvement résumés, Irénée réfute à leur racine même les prétentions de ces gnostiques, de ces intellectuels : avant tout, ils ne possèdent pas une vérité qui serait supérieure à celle de la foi commune, car ce qu'ils disent n'est pas d'origine apostolique, mais est inventé par eux; en second lieu, la vérité et le salut ne sont pas le privilège et le monopole de quelques personnes, mais tous peuvent y parvenir à travers la prédication des successeurs des Apôtres, et surtout de l'évêque de Rome. En particulier - toujours en remettant en question le caractère « secret » de la tradition gnostique, et en soulignant ses effets multiples et contradictoires entre eux - Irénée se préoccupe d'illustrer le concept authentique de Tradition apostolique, que nous pouvons résumer en trois points.

(à suivre...)

jeudi 29 mai 2008

La saintete de la vie ordinaire (3)

La sainteté de la vie ordinaire (3)

Quand nous voyons à quel point la tâche de notre sanctification est simple, nous nous remplissons de reconnaissance envers notre Dieu Un et Trine qui a tout fait pour qu'il en soit ainsi : en nous créant d'abord (action attribuée au Père), en nous rachetant ensuite (action attribuée au qui a pris chair et est mort pour nous délivrer du péché), en nous sanctifiant maintenant (action attribuée au Fils,Saint-Esprit, Esprit du Père et du Fils qui nous est envoyé depuis la Pentecôte).
Oui, la sainteté est à notre portée. Encore faut-il que nous la désirions, que nous en prenions les moyens. Ce qui veut dire que nous commencions par être des gens qui prient (et pas seulement qui récitent quelques prières de temps à autre) et qui fréquentent les sacrements, qui se confessent régulièrement et deviennent des âmes d'Eucharistie. (lire la suite) « Comme mystère à vivre, l'Eucharistie s'offre à chacun de nous dans la condition où il se trouve, faisant de sa situation existentielle le lieu où il faut vivre quotidiennement la nouveauté chrétienne. Si le Sacrifice eucharistique nourrit et fait grandir en nous ce qui est déjà donné dans le baptême, par lequel nous sommes tous appelés à la sainteté, alors cela doit apparaître et se manifester précisément dans les situations ou dans les états de vie dans lesquels chaque chrétien se trouve. On devient jour après jour un culte agréable à Dieu en vivant sa vie comme une vocation » (Benoît XVI, exhortation apostolique Le Sacrement de la charité, 22 février 2007, n° 79).

mercredi 28 mai 2008

La saintete dans la vie ordinaire (2)

La sainteté dans la vie ordinaire (2)

Qu'est-ce sinon la communion des saints ressentie et vécue ? « Vivez avec une intensité particulière la communion des saints, et chacun sentira, à l’heure de la lutte intérieure, aussi bien qu'à l’heure du travail professionnel, la joie et la force de ne pas être seul » (saint Josémaria, Chemin, n° 545). Nous nous sentons ainsi solidaires de nos frères, les hommes, qui sont avec nous sur terre, embarqués à bord du navire de l'Église ou qui doivent encore y monter... Mais cette solidarité s'étend aussi à l'au-delà. D'abord aux âmes du purgatoire (lire la suite) que nous pouvons aider efficacement à accélérer leur purification pour entrer enfin dans la gloire de Dieu et la compagnie des saints. Les saints eux-mêmes, qui peuvent tant pour nous.
En priant et en offrant tout ce que nous faisons à ces intentions, nous aidons très concrètement les autres à se rapprocher du ciel, à entrer, le moment venu, dans la patrie définitive. N'est-ce pas enthousiasmant, comme je le disais au début ? Cette idée typiquement catholique n'est-elle pas de nature à nous stimuler pour tout faire, ou du moins pour essayer de tout faire avec la plus grande perfection possible, sachant qu'alors rien n'est petit ou quelconque, que tout acquiert une valeur d'éternité, tout est imprégné de l'amour que nous y mettons ? Le fait de penser que nous pouvons ainsi rendre service aux autres, leur être utile aussi simplement, et sans discontinuer, est également d'un grand réconfort pour nous. Cela nous aide à tenir bon quand la difficulté ou la fatigue intervient. Cela nous remplit également d'optimisme puisque rien ne se perd, tout peut être élevé à l'ordre surnaturel, être divinisé, sanctifié. Dieu « vous a invités à poursuivre votre route parmi les activités et les soucis de la terre ; car Il vous a fait savoir que votre vocation humaine, votre profession, vos qualités, loin d’être étrangères à ses divins desseins, ont été sanctifiées comme une offrande très agréable au Père » (saint Josémaria, Quand le Christ passe, n° 20).

(à suivre...)

mardi 27 mai 2008

Une nouvelle Association pour l'union au pape

Une nouvelle Association pour l'union au pape


Le jour anniversaire de l'élection de Benoît XVI, un groupe de personnes, dont votre serviteur, a fondé l'Association "Écouter avec l'Église". Réunis dans les locaux de l'École cathédrale, avec la bénédiction du cardinal-archevêque de Paris, ils ont ainsi concrétisé leur souhait de contribuer à faire connaître le magistère, c'est-à-dire l'enseignement, du pape et des évêques en communion avec le pape. En voici les satuts : (lire la suite)
Association « Ecouter avec l’Eglise »
(sous statuts Associatifs Loi 1901)

49, Place Allain-Targé – 49400 SAUMUR – courriel : tremoric@free.fr


STATUTS

TITRE I

FORMATION – DENOMINATION – OBJET – SIEGE – DUREE


Article 1er – Formation

Il est formé, entre les personnes physiques ou morales qui adhèrent ou qui adhéreront aux présents statuts, une Association prenant la dénomination suivante : « Ecouter avec l’Eglise », dans les conditions prescrites par la loi du 1er Juillet 1901, modifiée, et par les présents statuts.

Article 2 – Objet

L’Association a pour objet de faire connaître et de diffuser la pensée et les enseignements du Magistère de l’Eglise Catholique dont le Concile Vatican II constitue une référence essentielle en notre temps. Pour ce faire, tous les moyens de communication y compris l’Internet, pourront être utilisés : publications, colloques ou autres manifestations.

Elle fera également connaître de la même façon les documents émanant des différents dicastères de la Curie romaine.

Elle appuiera, dans la mesure de ses possibilités, les initiatives du Saint-Siège, ou celles des diocèses les relayant.

L’Association est à but non lucratif.

L’Association exclut toute finalité de nature politique ou économique.


Article 3 – Siège social

Le siège social est fixé à SAUMUR (49400) .
Il pourra être transféré en tous lieux par simple décision du conseil d’administration.


Article 4 – Durée

L’Association est constituée pour une durée illimitée.








TITRE II

COMPOSITION DE L’ASSOCIATION – ADHESION – RESSOURCES


Article 5 – Modalités d’admission.

Ne sont pas concernés par ces modalités, les Membres Fondateurs ainsi que les personnes qui, sur Invitation à l’Assemblée Générale Constituante, ont adhéré.

Pour toutes les catégories de membres (ainsi que les observateurs extérieurs), il faut être présenté par deux membres de l’Association. Lors de chacune de ses réunions, le Conseil d’Administration statue sur les demandes d’admission présentées.


Article 6 – Composition

L’Association est composée des membres (dont les qualités et conditions d’éligibilité sont définies dans le règlement intérieur) suivants :

les membres bienfaiteurs,
les membres d’honneur,
les membres donateurs,
les membres actifs ou adhérents,
les membres Observateurs

Article 7 – Observateurs extérieurs

Des observateurs extérieurs, non membres de l’Association, peuvent être invités par elle à participer à ses activités sans aucune obligation de cotisation.


Article 8 – Perte de la qualité de Membre

Les membres de l’Association, tels que définis dans l’article 6 des présents statuts peuvent perdre leur qualité de membres en cas de :
défaut de paiement de la cotisation annuelle, pour ceux qui y sont tenus
démission adressée par écrit au président de l’association,
décision d’exclusion pour motif grave ou manquement au règlement intérieur : cette décision est prise par le Conseil d’Administration après avoir entendu l’intéressé . Elle lui sera notifiée par lettre recommandée sous un délai d’un mois. Le membre concerné dispose d’un délai d’un mois, à partir de la notification d’exclusion pour contester celle-ci devant le Bureau. Ce dernier doit être réuni dans le mois qui suit la date de réception du recours qui doit être présenté au Conseil d’Administration par lettre recommandée.
décès


Article 9 – Ressources

Les ressources de l’Association sont les cotisations de ses membres, les produits de ses activités, les dons sous les conditions prévues, pour toute association régulièrement déclarée, à l’article 6 de la loi du 1er juillet 1901, les subventions, les revenus de ses biens et, d’une manière plus générale, toutes celles qui ne sont pas interdites par les lois et règlements en vigueur.







TITRE III

ADMINISTRATION DE L’ASSOCIATION


Article10 - Conseil d’administration,

L’Association est dirigée par un Conseil d’Administration de 9 à 15 membrespar multiples de trois) élus par l’Assemblée Générale.

Le Conseil d’Administration est renouvelé tous les trois ans par tiers selon un ordre fixé par tirage au sort. En cas de vacances, le conseil pourvoit provisoirement au remplacement de ses membres. Il est procédé à leur remplacement définitif par la prochaine assemblée générale. Les mandats des membres ainsi élus prennent fin à l’époque où devrait normalement expirer le mandat des membres remplacés.


Article 11 – Bureau

Le Conseil d’Administration élit parmi ses membres un bureau composé au minimum du président de l’Association, du Vice-Président, du secrétaire et du trésorier. Le bureau, dont le rôle est détaillé à l’Article 14, rend compte de sa gestion au Conseil d’Administration.


Article 12 – Réunion du conseil d’administration et votes

Le conseil d’administration se réunit au moins deux fois par an, sur convocation du président, ou sur demande du quart de ses membres. La convocation est transmise par écrit (courrier simple ou messagerie électronique).

Les décisions sont prises à la majorité des voix ; en cas de partage, la voix du président est prépondérante. Toutefois, il est précisé que toute décision n’est valide que si elle recueille l’approbation d’au moins trois membres du conseil d’administration effectivement présents.

Lors de ses réunions, le Conseil d’Administration peut s’adjoindre, à titre consultatif, toute personne dont la participation lui apparaît utile.

Tout membre du conseil d’administration, qui, sans excuse, n’aura pas assisté à trois réunions consécutives pourra être considéré comme démissionnaire. Dans ce cas, il sera remplacé conformément aux dispositions de l’article 9, alinéa 2 des statuts. Il est permis de voter par procuration ou de mandater un autre membre du conseil.


Article 13 – Pouvoirs du conseil d’administration.

Le Conseil d’administration est investi des pouvoirs les plus étendus pour prendre toute décision relative à l’administration et à la gestion financière de l’Association. Il autorise le président, qui peut se faire remplacer dans les conditions prévues à l’article 14, à passer au nom de l’Association tous les actes ou opérations qui sont permis à celle-ci et qui ne sont pas de la compétence de l’assemblée générale ordinaire ou extraordinaire.Cette autorisation peut être permanente, à charge pour le président de rendre compte de l’usage qu’il en fait.

Le conseil d’administration détermine l’emploi des fonds disponibles, établit le budget et les comptes annuels à soumettre à l’assemblée générale ordinaire, statue sur l’octroi des bourses d’études et l’attribution des subventions. Son consentement est requis pour la nomination et la révocation des membres du personnel de l’Association ainsi que pour la détermination de leur attributions, leurs pouvoirs et leur rémunération.

Il définit le Règlement Intérieur. Il décide du montant des cotisations.


Article 14 – Fonctions du Bureau.

Les membres du bureau assurent notamment la gestion courante et la coordination des activités de l’Association. Le président représente l’Association dans tous les actes de la vie civile et est investi de tous pouvoirs à cet effet, conformément à l’article 13. En cas d’absence ou d’empêchement, le président délègue ses pouvoirs au vice-président ou, en tant que de besoin, à tout autre administrateur.

Le secrétaire rédige les comptes-rendus de réunions du conseil d’administration et des assemblées générales, assure la conservation des registres de l’Association, des actes passés en son nom ainsi que du fichier de ses membres.

Le trésorier détient la signature de tout compte bancaire ou postal ou livret d’épargne ouvert au nom de l’Association. La signature peut être également détenue par les autres membres du bureau pour les cas d’absence ou d’empêchement du trésorier. Le trésorier est informé au plus tôt de tout usage de cette signature par une autre personne.



TITRE IV

ASSEMBLEES GENERALES


Article 15 – Assemblée générale ordinaire.

Chaque année, l’Assemblée générale, présidée par le président ou, en cas d’absence ou d’empêchement, le vice-président ou, à défaut, par un autre membre du Conseil d’administration, se réunit, aux fins de satuer sur le bilan des activités de l’Association au vu, d’une part du rapport moral sur la situation générale et, d’autre part, du rapport sur la gestion financière et, plus généralement, sur toute question soumise à l’ordre du jour fixé par le conseil d’administration.

A cet effet, 15 jours au moins avant la date prévue pour l’Assemblée générale ordinaire, le secrétaire convoque tous les membres de l’Association par tout moyen écrit (courrier simple ou messagerie électronique) selon les coordonnées des membres déclarés auprès de l’Association.

Pour statuer valablement, le quorum est fixé au tiers des membres inscrits ayant droit de vote. Si cette proportion n’est pas atteinte, l’assemblée générale ordinaire est convoquée à nouveau mais à quinze jours d’intervalle. Elle peut alors délibérer quel que soit le nombre de membres présents ou représentés.

Les décisions prises par l’Assemblée générale ordinaire sont adoptées à la majorité simple des membres présents ou représentés. Aucun membre ne pourra détenir plus de cinq pouvoirs.


Article 16 – Assemblée générale extraordinaire


A la demande de la majorité du conseil d’administration ou d’un tiers au moins des membres de l’Association, l’Assemblée générale extraordinaire se réunit sur convocation du secrétaire effectuée par tout moyen écrit (courrier simple ou messagerie électronique) selon les coordonnées des membres déclarés auprès de l’Association.

L’Assemblée générale extraordinaire est compétente pour modifier les statuts ou prononcer la dissolution de l’Association. En cas de dissolution de l’Association, elle statue sur la dévolution des biens de l’Association en désignant un ou plusieurs organismes poursuivant un but analogue pour recevoir le règlement de l’Actif après règlement des charges et dettes.


Pour la validité des décisions, l’Assemblée Générale Extraordinaire doit comprendre au moins la moitié plus un des membres ayant droit de vote. Si cette proportion n’est pas atteinte, l’Assemblée Générale Extraordinaire est convoquée à nouveau à quinze jours d’intervalle. Elle peut alors délibérer quel que soit le nombre de membres présents ou représentés.

Les décisions prises par l’Assemblée Générale Extraordinaire sont adoptées aux deux tiers des membres présents ou représentés


Article 17 – Dispositions communes à l’Assemblée générale ordinaire ou extraordinaire.

Les copies ou extraits des procès verbaux de l’Assemblée Générale ordinaire ou extraordinaire sont contresignés par le Président et le Secrétaire ou le Trésorier. En cas de carence, deux membres du Conseil d’Administration peuvent signer à la place du signataire absent.

Tout membre de l’Association empêché de participer à l’Assemblée générale ordinaire ou extraordinaire peut s’y faire représenter par un autre membre.

Ne votent à l’Assemblée Générale ordinaire ou extraordinaire que les membres de l’Association à jour de leur cotisation.


Article 18 – Formalités constitutives.

Tous pouvoirs sont donnés à …………………(le mandaté) aux fins de remplir les formalités de déclaration et de publicité requises par la législation en vigueur.


Fait à

Le

lundi 26 mai 2008

La saintete dans la vie ordinaire (1)

La sainteté dans la vie ordinaire (1)

Puisque la liturgie a repris le temps ordinaire, voici quelques considérations sur la sanctification de la vie courante.
« Faites tout par amour. — Ainsi il n’y a pas de petites choses : tout est grand. — Persévérer par amour dans les petites choses, c’est de l’héroïsme » (saint Josémaria, Chemin, n° 813). Tel est un grand principe de la vie chrétienne, que j'ai entendu le fondateur de l'Opus Dei répéter souvent. Il voulait faire comprendre qu'en travaillant pour Dieu, à son service, tout ce que nous faisons, pour insignifiant que cela puisse paraître aux yeux des hommes, est grand, (lire la suite) ne se perd pas, nous permet de nous sanctifier et de sanctifier les autres.
Tout ce que nous faisons. C'est quand même surprenant quand nous y pensons, surprenant et enthousiasmant. Parce que le Seigneur n'attend pas que nous réalisions des actions d'éclat, auxquelles nous rêvons peut-être, mais qui n'apparaissent que dans un lointain... très hypothétique. La proposition de la sainteté vaut pour tous : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait » (Matthieu 5, 48), ce qui revient à dire soyez saints comme Dieu est saint. Cet appel n'est pas un leurre. « Tu as l’obligation de te sanctifier. — Toi aussi. Qui pense que c’est une tâche exclusivement réservée aux prêtres et aux religieux ? » (Ibid., n° 292).
En réalité, Dieu a mis la sainteté « à la portée de toutes les bourses », comme le disait aussi saint Josémaria. C'est l'homme « quelconque », l'homme de la rue qui, au même titre que le plus doué d'entre nous est appelé à être saint.
D'où la réalité suivante : toutes nos activités acquièrent une transcendance évangélisatrice. Ne serait-ce que par les vertus qu'elles impliquent et mettent en œuvre. Mais aussi par l'intention surnaturelle pour laquelle nous pouvons offrir chacune de ces actions : le pape, les évêques en communion avec lui, les membres de notre famille, tel collègue de travail, tel ami, les vocations sacerdotales et religieuses, la paix dans telle région du monde, la conversion des pécheurs, tel malade, l'unité des chrétiens, les activités apostoliques de l'Opus Dei, la solution d'un conflit, et mille autres intentions, dont celles qui nous concernent plus directement, comme le fait de progresser dans une vertu, de vaincre un défaut, de réaliser une démarche d'évangélisation, etc.

(à suivre...)

dimanche 25 mai 2008

Intentions de priere

Intentions de prière

Pour M., révoltée contre Dieu suite au départ de son mari du foyer conjugal. Qu'elle retrouve le chemin de la foi et de l'espérance.

Pour la foi de mon petit bonhomme de 7 ans et pour qu'il garde sa pureté.

Devant toutes les violences dont notre société est sujette : violence des banlieues, violences de jeunes ou de personnes désœuvrées qui cèdent à la violence et deviennent des délinquants, violence dans le quotidien des médias (informations, films, jeux vidéos)... Aidez-nous à faire face activement à cette violence, aidez-nous à rester dans la lumière, dans l'esprit et à être des bâtisseurs de paix et de lumière. Merci.

Pour les âmes du purgatoire les plus délaissées. Pour la conversion de nos familles et notre propre conversion. Que notre Seigneur nous donne de nombreuses vocations sacerdotales, la paix dans le monde, la paix dans les familles, la paix dans nos cœurs.

samedi 24 mai 2008

Prier pour l'Eglise en Chine

Prier pour l'Église en Chine


Le pape Benoît XVI a demandé de prier spécialement pour les catholiques de Chine aujourd'hui 24 mai 2008. Il a composé la prière suivante à Notre-Dame de Sheshuan :

Vierge très sainte, Mère du Verbe incarné et notre Mère,
vénérée dans le sanctuaire de Sheshan sous le vocable d’«Aide des Chrétiens»,
toi vers qui toute l’Église qui est en Chine regarde avec une profonde affection,
nous venons aujourd’hui devant toi pour implorer ta protection.
Tourne ton regard vers le peuple de Dieu (lire la suite) et guide-le avec une sollicitude maternelle
sur les chemins de la vérité et de l’amour, afin qu’il soit en toute circonstance
un ferment de cohabitation harmonieuse entre tous les citoyens.
Par ton «oui» docile prononcé à Nazareth, tu as permis
au Fils éternel de Dieu de prendre chair dans ton sein virginal
et d’engager ainsi dans l’histoire l’œuvre de la Rédemption,
à laquelle tu as coopéré par la suite avec un dévouement empressé,
acceptant que l’épée de douleur transperce ton âme,
jusqu’à l’heure suprême de la Croix, quand, sur le Calvaire, tu restas
debout auprès de ton Fils, qui mourait pour que l’homme vive.

Depuis lors, tu es devenue, de manière nouvelle, Mère
de tous ceux qui accueillent dans la foi ton Fils Jésus
et qui acceptent de le suivre en prenant sa Croix sur leurs épaules.
Mère de l’espérance, qui, dans l’obscurité du Samedi-Saint,
avec une confiance inébranlable, est allée au devant du matin de Pâques,
donne à tes fils la capacité de discerner en toute situation,
même la plus obscure, les signes de la présence aimante de Dieu.

Notre-Dame de Sheshan, soutiens l’engagement de tous ceux qui, en Chine,
au milieu des difficultés quotidiennes, continuent à croire, à espérer, à aimer,
afin qu’ils ne craignent jamais de parler de Jésus au monde et du monde à Jésus.
Dans la statue qui domine le Sanctuaire, tu élèves ton Fils,
le présentant au monde avec les bras grands ouverts en un geste d’amour.
Aide les catholiques à être toujours des témoins crédibles de cet amour,
les maintenant unis au roc qui est Pierre, sur lequel est construite l’Église.
Mère de la Chine et de l’Asie, prie pour nous maintenant et toujours. Amen !

vendredi 23 mai 2008

Marie et l'Eglise (3)

Marie et l'Église (3)

« Après son Assomption au ciel, son rôle (de Marie) dans le salut ne s'interrompt pas : par son intercession répétée, elle continue à nous obtenir les dons qui assurent notre salut éternel » (concile Vatican II, constitution dogmatique Lumen gentium, n° 62). « Son amour maternel la rend attentive aux frères de son Fils dont le pèlerinage n'est pas achevé, ou qui se trouvent engagés dans les périls et les épreuves, jusqu'à ce qu'ils parviennent à la patrie bienheureuse » (Ibid.). Ainsi la maternité de Marie demeure sans cesse dans l'Église comme médiation d'intercession, et l'Église exprime sa foi en cette vérité en invoquant Marie « sous les titres d'Avocate, d'Auxiliatrice, de Secourable, de Médiatrice » (Ibid.) » (Jean-Paul II, encyclique sur la Mère du Rédempteur, Redemptoris Mater, n° 40). « Les forces t’abandonnent par moments ? — Pourquoi ne le dis-tu pas à ta Mère, (lire la suite) Consolatrix afflictorum, Auxilium christianorum…, Spes nostra, Regina apostolorum ? » (saint Josémaria, Chemin, n° 515).
Le Christ, certes, est l'unique Médiateur auprès de son Père : « Aucune créature en effet ne peut jamais être mise sur le même plan que le Verbe incarné et rédempteur. Mais tout comme le sacerdoce du Christ est participé sous formes diverses, tant par les ministres que par le peuple fidèle, et tout comme l’unique bonté de Dieu se répand réellement sous des formes diverses dans les créatures, ainsi l’unique médiation du Rédempteur n’exclut pas, mais suscite au contraire une coopération variée de la part des créatures, en dépendance de l’unique source » (concile Vatican II, constitution dogmatique Lumen gentium, n° 60).
Mais si l'Église envisage ce que nous pourrions qualifier de co-rédemption de la part de tous les fidèles, combien à plus juste titre est-ce le cas de la Sainte Vierge, dont, selon les théologiens, la sainteté dépasse celle de tous les hommes réunis.
Autant de titres que nous pouvons raisonnablement faire valoir auprès de Dieu. Tous sont englobés en dernière instance dans celui de « toute-puissance suppliante », suffisamment expressif par lui-même... « Notre Dame, couronnée Reine des cieux et de la terre, est la toute-puissance suppliante devant Dieu. Jésus ne peut rien refuser à Marie, ni à nous, enfants de la même Mère » (saint Josémaria, Amis de Dieu, n° 288). Et si Dieu ne peut rien refuser à Marie, c'est qu'elle-même ne lui a jamais dit « non », mais n'a cessé de répéter son « oui » de Nazareth, devenant pour nous un modèle d'amour de la volonté sainte de Dieu.

(fin)

jeudi 22 mai 2008

Marie et l'Eglise (2)

Marie et l'Église (2)

L'iconographie chrétienne montre souvent la Sainte Vierge en train de remettre le chapelet à saint Dominique. Même si la mise en forme de la dévotion au saint rosaire telle que nous la connaissons de nos jours n'a pas été immédiate, nous voyons quand même en cela - et c'est ce qui est le plus important - une autre invitation de Marie à prier, un moyen spirituel qu'elle nous propose et dont l'efficacité n'est plus à démontrer. Elle-même nous guide au besoin dans cette pratique de piété, comme lorsqu'elle a demandé à Bernadette Soubirous de réciter le chapelet, (lire la suite) voici 150 ans cette année. Si Dieu le veut, nous aurons l'immense joie d'accueillir à Lourdes le pape Benoît XVI au mois de septembre pour la célébration de ce sesquicentenaire.
Mais revenons à l'Église, bien que nous ne nous en soyons pas éloignés en réalité. « Marie, qui depuis le début s'était donnée sans réserve à la personne et à l'œuvre de son Fils, ne pouvait pas ne pas reporter sur l'Église, dès le commencement, ce don maternel qu'elle avait fait de soi » (Jean-Paul II, encyclique sur la Mère du Rédempteur, Redemptoris Mater, n° 40). C'est ainsi que, dès le début, Marie est Mère de l'Église, même s'il faudra attendre la clôture du concile Vatican II, le 8 décembre 1965, solennité de l'Immaculée conception de Marie, pour entendre un pape, Paul VI en l'occurrence, proclamer Marie Mère de l'Église, suscitant l'émotion des Pères conciliaires et des applaudissements nourris qui traduisaient bien les sentiments du cœur : oui, Marie est notre Mère ; oui, Marie est Mère de l'Église !
Donc le rôle maternel de Marie ne s'interrompt pas avec la mort brutale de son Fils sur la Croix. Mais, dans l'économie de la grâce, elle « se continue sans interruption jusqu'à la consommation définitive de tous les élus » (concile Vatican II, constitution dogmatique Lumen gentium, n° 62). Marie est vraiment la médiatrice universelle de toutes les grâces jusqu'à la fin du monde. Après, plus aucune médiation ne sera nécessaire, la grâce non plus d'ailleurs, puisque tous les saints se trouveront au paradis dans la gloire de Dieu pour l'éternité, tandis que les réprouvés seront, par leur faute (cf. Catéchisme de l'Église catholique, n° 1033), en enfer, éternellement aussi. Tant que nous sommes le peuple en marche vers la Terre promise qu'est le ciel, rien ne nous est plus doux et plus nécessaire que d'avoir Marie pour Mère et pour guide, pour force et pour refuge - Refugium nostrum et virtus -, afin d'obtenir la miséricorde de Dieu dont nous avons tant besoin : « Approchons-nous donc avec assurance du trône de la grâce, afin d'obtenir miséricorde et de trouver grâce, pour être secourus en temps opportun » (Hébreux 4, 16).

(à suivre...)

mardi 20 mai 2008

Marie et l'Eglise (1)

Marie et l'Église (1)

Au jour de l'Annonciation, Marie, d'abord surprise et pour la venue de l'archange saint Gabriel et pour le contenu du message qu'il lui a délivré - « Comment cela sera-t-il, puisque je ne connais point l'homme ? » (Luc 1, 34) -, ne tarde pas à donner son assentiment : « Voici la servante du Seigneur : qu'il me soit fait selon votre parole ! » (Luc 1, 38). De ce « oui » de Marie ont dépendu de grandes choses, comme je l'ai déjà écrit, tout comme du « oui » de notre Seigneur à son Père. Ce « oui », faisais-je remarquer alors, est un « oui » en cascade, qui entraîne l'acceptation des plans de Dieu tels qu'ils lui sont progressivement révélés tout au long de sa vie.
Or, (lire la suite) sur le point de rendre l'âme en Croix, Jésus nous donne Marie pour Mère et fait de nous ses enfants (cf. Jean 19, 26). De la sorte, Marie « était non seulement celle qui « avança dans son pèlerinage de foi » et garda fidèlement l'union avec son Fils « jusqu'à la Croix », mais aussi la « servante du Seigneur », laissée par son Fils comme mère au sein de l'Église naissante : « Voici ta mère ». Ainsi commença à se former un lien spécial entre cette Mère et l'Église. L'Église naissante était en effet le fruit de la Croix et de la Résurrection de son Fils » (Jean-Paul II, encyclique sur la Mère du Rédempteur, Redemptoris Mater, n° 40).
D'où la place de choix que Marie occupe dans la vie de l'Église en marche vers la patrie céleste et dans celle de chacun de ses enfants. Symptomatique à cet égard est le grand nombre d'apparitions de la très Sainte Vierge, qui montre bien à quel point elle prend à cœur ce rôle maternel, s'il m'est permis de m'exprimer ainsi, et qu'elle n'hésite pas à faire sentir sa présence quand des dangers particuliers menacent tel pays ou le monde entier, ou bien telle catégorie de ses enfants, comme les prêtres, par exemple.
Symptomatique aussi est la piété mariale, qui a pris des formes variées avec l'encouragement des pontifes romains, mais qui est aussi ancrée en profondeur au cœur du chrétien, principalement des catholiques et des orthodoxes, tout comme un enfant ressent habituellement une grande piété et une grande affection pour sa mère, pour celle qui lui a donné la vie. Monstra te esse Matrem, « montrez que vous êtes notre Mère ! » lui demandons-nous avec l'Église. « Devant notre requête — Monstra te esse Matrem (Hymne liturgique Ave Maris stella) — elle ne sait ni ne veut refuser à ses enfants les soins de sa maternelle sollicitude » (saint Josémaria, Quand le Christ passe, n° 177). C'est la demande filiale et confiante d'une âme qui a besoin de ressentir la force et la tendresse de sa mère, qui a besoin de réconfort et d'assurance au milieu des écueils de la vie. « Mère ! — Appelle-la fort, très fort. — Elle t’écoute, elle te voit en danger peut-être, et elle t’offre, ta Mère la Vierge Marie, avec la grâce de son Fils le refuge de ses bras, la douceur de ses caresses ; et tu te sentiras réconforté pour de nouveaux combats » (saint Josémaria, Chemin, n° 516).

(à suivre...)

lundi 19 mai 2008

Mois de mai, mois de Marie

Mois de mai, mois de Marie

Avec le cent cinquantième anniversaire des apparitions de la Sainte Vierge à Lourdes dont les célébrations se poursuivent, nous voyons comment Dieu se manifeste aux humbles et aux pauvres en la personne de Bernadette Soubirous, comme jadis aux bergers de Bethléem ; comment il choisit ce qui est sans naissance et le rebut du monde pour confondre les forts et les puissants (cf. 1 Corinthiens 1, 27). Et Marie, bien sûr, entre dans son jeu, le jeu de Dieu avec les enfants des hommes, ludens in orbe terrarum, jouant sur la surface de la terre (lire la suite) (Proverbes 8, 31).
Marie à Lourdes. Marie au Laus. Et dans tant et tant d'autres sanctuaires. Oui, que de fois la Vierge Marie s'est manifestée à ses enfants de France ! Et pourtant, nous avons perdu le souvenir de bien des apparitions de notre Mère si bonne. C'en est grande pitié. Comment avons-nous pu en arriver là ? Quelle perte de foi ! Quel oubli de notre filiation envers Marie ! Quel manque de reconnaissance !
Il est navrant de constater, par exemple, qu'un sanctuaire comme Notre-Dame de Liesse, dans l'Aisne, n'est que rarement fréquenté de nos jours, alors qu'il a été pendant des siècles un des tout premiers lieux de pèlerinage de France (cf. B. Maes, Le Roi, la Vierge et la Nation. Pèlerinages et identité nationale entre guerre de Cent Ans et Révolution, Paris, 2002). Même si son déclin s'explique en partie pour des raisons historiques, on ne peut qu'en être chagriné.
On a pu dénombrer jadis mille lieux de pèlerinages marials en France (cf. Couturier du Chefdubois, Mille pèlerinages de Notre Dame, Paris, 1953). D'autres sont venus s'y ajouter depuis, comme l'Ile Bouchard, au diocèse de Tours.
La piété commande de restaurer le culte envers Marie. Le nouvel éclat donné aux apparitions de Notre-Dame du Laus va dans ce sens, de même que la reconnaissance par mgr Vingt-Trois, alors archevêque de Tours, des apparitions de la Sainte Vierge à l'Ile Bouchard.
« C’est toujours par Marie que l’on va et que l’on « revient » à Jésus » (saint Josémaria, Chemin, n° 495). Les fidèles ont donc intérêt à emprunter le chemin de la Vierge Marie. « Étoile du matin », elle nous conduit à bon port, c'est-à-dire au Christ, qui lui-même nous dévoile le Père sous l'action de l'Esprit Saint.
« Accorde-nous, Seigneur, une heureuse santé de l'âme et du corps, et par la glorieuse intercession de la bienheureuse Marie toujours Vierge, délivre-nous des tristesses de la vie présente et conduis-nous à la joie de l'éternité. Par notre Seigneur Jésus-Christ. »

dimanche 18 mai 2008

La Sainte Trinite

La Sainte Trinité

Les chrétiens célèbrent aujourd’hui le mystère central de leur foi : l’existence d’un seul Dieu en trois Personnes. C’est un paradoxe, certes, mais en même temps la réalité la plus élevée. « Il n’y a qu’un seul Dieu et le monothéisme de l’Ancien Testament est fidèlement maintenu. Ce Dieu se manifeste comme le Père qui a un Fils, avec lequel il est en relation dans l’unité d’un même Esprit. Non pas trois dieux, mais un seul Dieu en trois Personnes, auxquelles l’Écriture [la Bible] donne trois noms divins, qui accomplissent, dans cette communion divine, un même salut pour les hommes » (Catéchisme des évêques de France, n° 235).
Dès le début de leur prédication, (lire la suite) les apôtres enseigneront que « comme votre vocation vous a tous appelés à une seule espérance, de même il n’y a qu’un seul Corps et un seul Esprit. Il n’y a qu’un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, qui règne au-dessus de tous, par tous et en tous » (Éphésiens 4, 4-6).
Je me limiterai aujourd'hui à dire qu’en partant de l’Écriture, qui est la Parole de Dieu, « les relations qui unissent le Père, le Fils et l’Esprit dans la réalisation de notre salut révèlent des relations qui les unissent dans leur vie éternelle. Le Père est Père depuis toujours et n’est que Père ; le Fils est éternellement engendré par le Père et de même nature que lui (« consubstantiel »), comme le définissent les conciles de Nicée en 325 et de Constantinople en 381, et comme le dit encore aujourd’hui le Credo. De même l’Esprit n’est pas une créature du Fils : « Il est Seigneur et il donne la vie : avec le Père et le Fils il reçoit même adoration et même gloire, il procède du Père ». […] Pour désigner pareillement le Père, le Fils et l’Esprit qui ne font pas trois dieux, la Tradition de l’Église a élaboré le terme de personne en le distinguant de celui de nature. Chacune des Personnes est constituée par la relation spécifique qui l’unit aux autres. Mais les Personnes s’inscrivent dans l’unité de la même nature divine et ne la multiplient pas. Simplement, chaque Personne a une place et un rôle originaux dans l’éternel mouvement d’échange, de don et de retour qui habite la même nature. Le dogme de la Trinité se résume donc dans la formule : trois Personnes égales et distinctes en une seule nature » (Catéchisme des évêques de France, n° 237).
Dans la préface de la messe, les croyants affirment que, « vraiment, il est juste et il est bon de te rendre gloire, de t’offrir notre action de grâce, toujours et en tout lieu, à toi, Père très saint, Dieu éternel et tout-puissant. Avec ton Fils unique et le saint-Esprit, tu es un seul Dieu, tu es un seul Seigneur, dans la Trinité des personnes et l’unité de leur nature. Ce que nous croyons de ta gloire, parce que tu l’as révélé, nous le croyons pareillement, et de ton Fils et du Saint-Esprit ; et quand nous proclamons notre foi au Dieu éternel et véritable, nous adorons en même temps chacune des Personnes, leur unique nature, leur égale majesté ».

samedi 17 mai 2008

Deux articles sur le fondateur de l'opus Dei


Deux articles sur le fondateur de l'opus Dei


En ce jour anniversaire de la béatification du fondateur de l'Opus Dei, j'indique deux articles le concernant.

Le premier de ces articles est paru dans Églises et pouvoirs, XIVe Université du Carrefour d'histoire religieuse, Le Cahier du Littoral - 2, n° 5.
Le fondateur de l'Opus Dei et les pouvoirs établis ainsi que sur catholicae- disputationes.

On verra aussi, du même auteur, Le fondateur de l'Opus Dei et la guerre d'Espagne.

vendredi 16 mai 2008

Note sur le Trisagium angelicum

Note sur le Trisagium angelicum

L’ordre des Trinitaires (fondé en 1198 par saint Jean de Matha d’où le nom de « mathurins ») a élaboré une prière litanique en l’honneur de la très sainte et indivisible Trinité ; cette prière incorpore l’ancien trisagion trinitaire, en alternance avec d’autres invocations, et se développe en trois séries de 9 éléments chacune ; le chiffre 9 est en rapport avec le nombre de chœurs angéliques (selon la théologie grecque), d’où la dénomination de trisagium angélique.
Cette longue prière a un certain rapport avec une des modalités du trisagion ancien.
Le mot grec trisagion exprime la triple attribution de « saint » à Dieu ; ce qui a un sens superlatif. La formule se retrouve dans la vision d’Isaïe au temple, (lire la suite) où les séraphins « crient l’un à l’autre » (Isaïe 6, 3) la louange à la transcendance et à la gloire du Dieu unique ; une formule équivalente est reprise, selon la vision de Jean à Patmos, par la liturgie céleste ininterrompue des « quatre vivants » (Apocalypse 4,8). « Les armées » (sabaoth) du texte d’Isaïe peuvent indiquer les créatures angéliques mais aussi le peuple d’Israël ; dans l’Apocalypse il y a aussi la double référence cosmique et salvifique.
Le trisagion biblique a été très vite incorporé à la liturgie judéo-chrétienne dans un sens trinitaire ; le texte de saint Jean peut indiquer un usage liturgique primitif. Le sanctus de la messe romaine, associé à l’entrée messianique du Christ Sauveur, montre à l’évidence, par ses hébraïsmes (sabaoth, hosanna), ses origines primitives ; il a été peut-être emprunté à la liturgie antiochienne.
Le trisagion christologique (« Dieu Saint, Puissant Saint, Immortel Saint ») dépend plutôt de l’Apocalypse ; il se retrouve dans les divines liturgies orientales (orthodoxes et catholiques) : parfois avant la lecture du Nouveau Testament, parfois incorporé à l’office. Il a été récité pour la première fois, selon une tradition byzantine, à Constantinople, le 24 septembre 446 par l’archevêque Proclus, à l’occasion d’un fort tremblement de terre ; le concile de Chalcédoine l’a utilisé ; il est passé à la liturgie gallicane au VIème siècle ; il fait partie de la liturgie latine du Vendredi saint (associé aux « impropères » ou reproches du Christ à son peuple). Souvent la formule a été interprétée dans un sens trinitaire.

Antoine Fernandez, 1er juin 2007

jeudi 15 mai 2008

Un modele de pelerinage, le pelerinage à Chartres

Un modèle de pèlerinage, le pèlerinage à Chartres

En 1912, Charles Péguy se rend à pied de Paris à Chartres, à la suite d’un vœu fait au chevet de son fils malade.
« Mon fils a été malade, une diphtérie en août, en arrivant à la mer. Alors, mon vieux, j'ai senti que c'était grave. Il a fallu que je fasse un vœu… J'ai fait un pèlerinage à Chartres. Je suis Beauceron. Chartres est ma cathédrale. J'ai fait 144 kilomètres en trois jours. Ah ! mon vieux, les croisades, c'était facile. (lire la suite) Il est évident que nous autres, nous aurions été les premiers à partir pour Jérusalem et que nous serions morts sur la route. Mourir dans un fossé, ce n'est rien ; vraiment, j'ai senti que ce n'était rien. Nous faisons quelque chose de plus difficile. On voit le clocher de Chartres à 17 kilomètres sur la plaine. De temps en temps, il disparaît derrière une ondulation, une ligne de bois. Dès que je l'ai vu, ç'a été une extase. Je ne sentais plus rien, ni la fatigue, ni mes pieds. Toutes mes impuretés sont tombées d'un coup. J'étais un autre homme… »
Après sa mort au front en 1914, certains de ses amis font de temps à autre la même route en méditant ses poèmes. En juin 1935, à l'initiative de deux étudiants, Marie-Claude Pfenninger et Jean Aubonnet, un groupe de la Sorbonne marche vers Chartres, à la suite de Péguy. Depuis lors, même en pleine guerre, le pèlerinage des étudiants se développe. Dans les années 60, le nombre de pèlerins venant des grandes écoles augmente tellement qu’un pèlerinage autonome se constitue. La crise de mai 1968 passée, le climat s'apaise, mais la fréquentation diminue. Depuis le début des années 90, le pèlerinage n'est plus limité aux étudiants mais s'adresse aux jeunes chrétiens d'Île-de-France. Parallèlement, un « pèlerinage de chrétienté » s'est constitué.

mercredi 14 mai 2008

Tertullien (3)

Tertullien (3)

Du point de vue humain, on peut sans aucun doute parler d'un drame de Tertullien. Au fil des années, il devint toujours plus exigeant à l'égard des chrétiens. Il prétendait d'eux en toute circonstance, et en particulier dans les persécutions, un comportement héroïque. Rigide dans ses positions, il n'épargnait pas de lourdes critiques et finit inévitablement par se retrouver isolé. Du reste, aujourd'hui encore, de nombreuses questions restent en suspens, non seulement sur la pensée théologique et philosophique de Tertullien, mais également sur son attitude à l'égard des institutions politiques et de la société païenne. Cette grande personnalité morale et intellectuelle, (lire la suite) cet homme qui a apporté une si grande contribution à la pensée chrétienne, me fait beaucoup réfléchir. On voit qu'à la fin, il lui manque la simplicité, l'humilité de s'insérer dans l'Église, d'accepter ses faiblesses, d'être tolérant avec les autres et avec lui-même. Lorsque l'on ne voit plus que sa propre pensée dans sa grandeur, à la fin, c'est précisément cette grandeur qui se perd. La caractéristique essentielle d'un grand théologien est l'humilité de demeurer avec l'Église, d'accepter les faiblesses de celle-ci ainsi que les siennes, car seul Dieu est réellement entièrement saint. Nous avons en revanche toujours besoin du pardon.
En définitive, l'Africain demeure un témoin intéressant des premiers temps de l'Église, lorsque les chrétiens étaient alors les authentiques sujets d'une « nouvelle culture » dans la confrontation rapprochée entre l'héritage classique et le message évangélique. C'est à lui que l'on doit la célèbre affirmation selon laquelle notre âme « est naturalisée chrétienne » (Apologétique 17, 6), dans laquelle Tertullien évoque l'éternelle continuité entre les authentiques valeurs humaines et les valeurs chrétiennes ; et également cette autre réflexion, directement empruntée à l'Évangile, selon laquelle « le chrétien ne peut pas même haïr ses propres ennemis » (cf. Apologétique 37), dans laquelle la conséquence morale, inéluctable, du choix de foi, propose la « non violence » comme règle de vie: personne ne peut manquer de voir l'actualité dramatique de cet enseignement, également à la lumière du vif débat sur les religions.
En somme, dans les écrits de l'Africain, on retrouve de nombreux thèmes qu'aujourd'hui encore, nous sommes appelés à affronter. Ceux-ci nous appellent à une féconde recherche intérieure, à laquelle j'exhorte tous les fidèles, afin qu'ils sachent exprimer de manière toujours plus convaincante la Règle de la foi, celle - pour revenir encore une fois à Tertullien - « selon laquelle nous croyons qu'il existe un seul Dieu, et personne en dehors du Créateur du monde : il a tiré chaque chose du néant au moyen de son Verbe, engendré avant toute chose » (La prescription des hérétiques 13, 1).

Benoît XVI, Audience générale, 30 mai 2007.

mardi 13 mai 2008

Tertullien (2)

Tertullien (2)

Mais Tertullien, comme tout bon apologiste, ressent dans le même temps l'exigence de communiquer de manière positive l'essence du christianisme. C'est pourquoi il adopte la méthode spéculative pour illustrer les fondements rationnels du dogme chrétien. Il les approfondit de manière systématique, à commencer par la description du « Dieu des chrétiens » : « Celui que nous adorons - atteste l'Apologiste - est un Dieu unique ». Et il poursuit, en utilisant les antithèses et les paradoxes caractéristiques de son langage : « Il est invisible, même si on le voit ; insaisissable, même s'il est présent à travers la grâce ; inconcevable, même si les sens humains peuvent le concevoir ; c'est pourquoi il est vrai et grand ! » (Apologétique, 17, 1-2). (lire la suite)
En outre, Tertullien accomplit un pas immense dans le développement du dogme trinitaire ; il nous a donné en latin le langage adapté pour exprimer ce grand mystère, en introduisant les termes « une substance » et « trois Personnes ». De même, il a également beaucoup développé le langage correct pour exprimer le mystère du Christ, Fils de Dieu et vrai Homme.
L'Africain aborde également l'Esprit Saint, en démontrant son caractère personnel et divin : « Nous croyons que, selon sa promesse, Jésus Christ envoya l'Esprit Saint au moyen du Père, le Paraclet, le sanctificateur de la foi de ceux qui croient dans le Père, dans le Fils et dans l'Esprit » (ibid., 2, 1). Dans l'œuvre de Tertullien, on lit également de nombreux textes sur l'Église, que Tertullien reconnaît toujours comme « mère ». Même après son adhésion au montanisme, il n'a pas oublié que l'Église est la Mère de notre foi et de notre vie chrétienne. Il s'arrête aussi sur la conduite morale des chrétiens, sur la vie future. Ses écrits sont importants également pour saisir des tendances présentes dans les communautés chrétiennes à propos de la très Sainte Vierge Marie, des sacrements de l'Eucharistie, du Mariage et de la Réconciliation, du primat pétrinien, de la prière... En particulier, en cette époque de persécution, où les chrétiens semblaient une minorité perdue, l'Apologiste les exhorte à l'espérance, qui - selon ses écrits - n'est pas simplement une vertu en elle-même, mais une modalité qui touche chaque aspect de l'existence chrétienne. Nous avons l'espérance que l'avenir nous appartient parce que l'avenir appartient à Dieu. Ainsi, la résurrection du Seigneur est présentée comme le fondement de notre résurrection future, et elle représente l'objet principal de la confiance des chrétiens : « La chair ressuscitera - affirme catégoriquement l'Africain -: toute la chair, la chair elle-même, et la chair tout entière. Où qu'elle se trouve, celle-ci est en dépôt auprès de Dieu, en vertu du très fidèle médiateur entre Dieu et les hommes Jésus Christ, qui restituera Dieu à l'homme et l'homme à Dieu » (Sur la résurrection des morts 63, 1).

(à suivre...)

lundi 12 mai 2008

Tertullien (1) Tertullien (1) Tertullien (1) Tertullien (1)

Tertullien (1)

Avec Benoît XVI, « nous continuons à parler des grandes personnalités de l'Église antique : ce sont des maîtres de la foi également pour nous aujourd'hui et des témoins de l'actualité éternelle de la foi chrétienne. Nous parlons aujourd'hui d'un Africain, Tertullien, qui, entre la fin du deuxième siècle et le début du troisième, inaugure la littérature chrétienne en langue latine. C'est avec lui que commence une théologie dans cette langue. Son œuvre a porté des fruits décisifs, qu'il serait impardonnable de sous-estimer. Son influence se développe à divers niveaux : de celui du langage et de la redécouverte de la culture classique, à celui de l'identification d'une « âme chrétienne » commune dans le monde et de la formulation de nouvelles propositions de coexistence humaine. (lire la suite) Nous ne connaissons pas exactement la date de sa naissance et de sa mort. En revanche, nous savons qu'il reçut à Carthage, vers la fin du IIème siècle, de parents et d'enseignants païens, une solide formation rhétorique, philosophique, juridique et historique. Il se convertit ensuite au christianisme, attiré - semble-t-il - par l'exemple des martyrs chrétiens. Il commença à publier ses écrits les plus célèbres en 197. Mais une recherche trop individuelle de la vérité, ainsi que certains excès de son caractère - c'était un homme rigoureux - le conduisirent graduellement à abandonner la communion avec l'Église et à adhérer à la secte du montanisme. Toutefois, l'originalité de sa pensée liée à l'efficacité incisive de son langage lui assurent une position de relief dans la littérature chrétienne antique.
Ce sont ses écrits à caractère apologétique qui sont les plus célèbres. Ils manifestent deux intentions principales : celle de réfuter les très graves accusations que les païens formulaient contre la nouvelle religion, et celle - plus active et missionnaire - de transmettre le message de l'Évangile en dialogue avec la culture de l'époque. Son œuvre la plus célèbre, l'Apologétique, dénonce le comportement injuste des autorités publiques envers l'Église ; il explique et défend les enseignements et les mœurs des chrétiens; il détermine les différences entre la nouvelle religion et les principaux courants philosophiques de l'époque; il manifeste le triomphe de l'Esprit, qui oppose le sang, la souffrance et la patience des martyrs à la violence des persécuteurs : « Pour aussi raffinée qu'elle soit - écrit l'Africain -, votre cruauté ne sert à rien : elle constitue même une invitation pour notre communauté. A chaque coup de faux que vous nous portez, nous devenons plus nombreux : le sang des chrétiens est une semence efficace ! (semen est sanguis christianorum !) » (Apologétique 50, 13). En vérité, en fin de compte, le martyre et la souffrance sont victorieux et plus efficaces que la cruauté et que la violence des régimes totalitaires.

(à suivre...)

dimanche 11 mai 2008

Marie, Reine (2)

Marie, Reine (2)

« Le Père, le Fils et le Saint-Esprit la couronnent en tant qu’Impératrice de l’univers. Et les anges, ses sujets, lui rendent hommage..., et les patriarches, les prophètes et les Apôtres..., et les martyrs, les confesseurs, les vierges et tous les saints..., et tous les pécheurs, et toi et moi » (saint Josémaria, Saint Rosaire, cinquième mystère glorieux). Nous la couronnons d'autant plus volontiers, avec d'autant plus d'empressement que nous la reconnaissons comme médiatrice de toutes les grâces, l'« aqueduc » (lire la suite) par l'intermédiaire duquel elles parviennent à notre âme, pour reprendre l'image forgée par saint Bernard. Il s'explique en ces termes : « Vénérons donc Marie du plus intime de notre âme, de tous les élans de notre cœur et de tous les sentiments de notre volonté, car telle est la volonté de notre Seigneur qui a voulu que nous recevions tout par Marie. Voilà, je le répète, sa volonté, mais pour notre bien (...). Le Fils pourrait-il ne pas être entendu de son Père ou rejeter les supplications de sa Mère ? Non, non et mille fois non. « Vous avez trouvé grâce auprès de Dieu », dit l'ange (Luc 1, 30). Heureusement, elle trouvera toujours la grâce, or ce n'est que de la grâce dont nous avons besoin (...). Cherchons la grâce et cherchons-là par Marie, car elle trouve ce qu'elle cherche et ne peut s'en voir frustrée » (Sermon sur l'aqueduc 5-8).
La consigne est claire. Toutes les générations de catholiques se sont tournées vers Marie, comme vers celle auprès de qui trouver l'« au vive qui jaillit en vie éternelle » (Jean 4, 10), c'est-à-dire le Christ, qui est la Vie. « Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle, et moi, je le ressusciterai au dernier jour » « Jean 6, 54), « car, comme le Père a la vie en lui-même, ainsi il a donné au Fils d'avoir la vie en lui-même » (Jean 5, 26).
Marie nous conduit immanquablement à son Fils, pour que nous ayons la vie en lui et par lui. Elle est notre espérance, notre consolation, le siège de la Sagesse, « une Mère compatissante, la trône de la grâce » (saint Josémaria, Quand le Christ passe, n° 187). Auprès d'elle notre cœur est en paix. Elle nous apaise dans les tribulations. Elle prend notre main dans la sienne pour que nous avancions avec assurance sur le chemin de l'Amour, à la rencontre du Dieu « qui est, qui était et qui vient » (Apocalypse 1, 4), à qui sont dus « la gloire et l'honneur, et la puissance » (Apocalypse 4, 11).

(fin)

samedi 10 mai 2008

Marie, Reine (1)

Marie, Reine (1)

La Vierge Marie est fêtée par l'Église en tant que Reine du ciel. La liturgie célèbre cette royauté le 22 août. L'hymne Ave Regina caelorum l'exalte en ces termes : « Salut, ô Reine du ciel ; salut, ô Reine des anges ; salut, racine et porte qui avez été l'origine de la Lumière du monde », Jésus-Christ. Et les litanies de Lorette proclament Marie « Reine des anges, reine des patriarches, reine de prophètes, reine des apôtres, reine des martyrs, reine des confesseurs, reine des vierges, reine de tous les saints, reine conçue sans le péché originel, reine élevée dans les cieux, reine du très saint rosaire, reine de la famille, reine de la paix ».
L'archange saint Gabriel lui-même n'a-t-il pas proclamé (lire la suite) au nom de Dieu cette souveraineté lors de l'Annonciation ? C'est ce qu'explique saint Jean Chrysologue : « Le nom hébreu de Marie est traduit par « Domina » en latin ; l'ange lui attribue ce titre de Souveraine » (Sermon sur l'Annonciation). Marie est reine parce qu'elle a mis au monde Celui qui est le roi de l'univers. L'ange annonce, en effet, à Marie : « Vous concevrez en votre sein et vous enfanterez un fils et vous l'appellerez Jésus. Il sera grand et il sera appelé Fils du Très-Haut. Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son père, il règnera sur la maison de Jacob, et son règne n'aura pas de fin » (Luc 1, 31-33). Telle est la grande réalité à laquelle il nous est donné de participer puisque nous sommes enfants de Dieu par Marie, enfants de Marie par la grâce. Avec Marie, nous sommes appelés à contribuer à l'expansion du royaume de son Fils sur la terre. La foi nous y pousse, cette foi qui l'a conduite à accepter d'entrer la première dans les plans rédempteurs de Dieu. « Bienheureuse êtes-vous, ô Vierge Marie, parce que vous avez cru ce qui vous a été dit de la part du Seigneur : vous régnez désormais éternellement avec le Christ » (Antienne du Magnificat, vêpres de la fête de Marie Reine).

(à suivre...)

vendredi 9 mai 2008

Le silence de Jesus (3)

Le silence de Jésus (3)

Mais revenons à la Cananéenne. Face au silence de Jésus, elle ne mollit pas, elle ne s'avoue pas vaincue. L'amour de sa fille est plus fort que le respect humain. Sa foi se moque des remontrances de l'entourage du Maître et de l'ordre de se tenir tranquille et de cesser de les importuner. Elle est convaincue que sa cause est bonne et que Jésus peut chasser le démon comme il en a déjà chassés tant, à ce que l'on dit. Et pourquoi en douterait-elle ?
La raison avancée pour la faire taire est la même que pour Bar Timée, très humaine, (lire la suite) égoïste. Les apôtres pensent à leur tranquillité plus qu'à la misère d'autrui. Nous ne valons sans doute pas mieux qu'eux. Ils n'ont pas encore compris les implications de la charité qui, entre autres, « supporte tout » (1 Corinthiens 13, 7).
Une autre forme de silence est l'absence de réaction apparente de Jésus quand lui parvient la nouvelle que son ami Lazare est sérieusement malade et qu'il est sur le point de mourir. Au lieu de partir séance tenante et d'aller le guérir - c'est bien ce que Marthe et Marie espéraient de lui en lui envoyant le message - il temporise et reste encore « deux jours à l'endroit où il se trouvait » (Jean 11, 6). Il ne donne pas signe de vie. Ce n'est qu'une fois ce délai écoulé qu'il décide enfin de se rendre à Béthanie. Les saintes femmes lui reprochent avec affection et confiance qu'il ne soit pas venu plus tôt : « Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort ! » (Jean 11, 21), car le retard a été fatal au malade.
Dans tous les cas, Jésus sait ce qu'il fait. Cela va de soi, car il est Dieu et tout ce qu'il fait, il le fait à la perfection. Nous devons apprendre que la logique de Dieu n'est pas la nôtre ; que le silence de Dieu n'est qu'apparent ; que ce qu'il nous réserve est mieux que nos aspirations ; qu'en le laissant faire nous ne sommes jamais déçus ; qu'en définitive, il sait mieux que nous ce qui convient dans chaque cas, pour chacun et en toute circonstance. Non seulement la Cananéenne obtient la guérison de sa fille, mais elle a eu l'occasion de faire un acte de foi que Jésus admire : « Ô femme, grande est ta foi ! Qu'il te soit fait comme tu le désires » (Matthieu 15, 28). Quant au fils de Timée, il persévère lui aussi dans une prière pleine de foi et, à Jésus qui finit par lui demander ce qu'il veut, il répond : « Seigneur, que je voie ! » sans la moindre hésitation (Luc 18, 42). Jésus lui dit : « Vois ! » et précise la raison pour laquelle il réalise ce miracle : « C'est ta foi qui t'a sauvé » (Luc 28, 43). Quant à Marthe et à Marie qui se seraient contentées de la guérison de leur frère, après être passée par l'épreuve du deuil elles obtiennent un miracle beaucoup plus spectaculaire, « afin qu'ils croient que c'est toi qui m'as envoyé » (Jean 12, 42), précise Jésus. Faisant face au tombeau dans lequel Lazare se trouve depuis quatre jours déjà, « il cria à pleine voix : « Lazare, viens dehors ! » Et le mort sortit, les pieds et les mains entourés de bandelettes et le visage enveloppé d'un suaire. Jésus dit : « Défaites-le et laissez-le aller » (Jean 11, 43-44). C'est toujours une question de foi. « Lazare a ressuscité parce qu'il a entendu la voix de Dieu : il n'eut de cesse de sortir aussitôt de l'état où il se trouvait. S'il n'avait pas « voulu » bouger, il serait mort de nouveau. Prendre cette résolution sincère : avoir toujours foi en Dieu ; mettre toujours son espérance, toujours son amour en Dieu..., lui qui ne nous abandonne jamais, même si nous sommes aussi décomposés que Lazare » (saint Josémaria, Forge, n° 211).


(fin)

jeudi 8 mai 2008

Le silence de Jesus (2)

Le silence de Jésus (2)

Rappelons-nous ce qui s'est passé aussi un jour où Jésus sortait de Jéricho. Un mendiant se trouvait au bord du chemin, probablement au même endroit que les autres jours. Lui aussi il a entendu parler du rabbi de Nazareth. Il entend une rumeur grandissante, le bruit d'une foule et « s'enquit de ce que ce pouvait être » (Luc 18, 36). Apprenant que c'est Jésus en personne qui passe, accompagné de ses disciples et d'une bonne partie des habitants de la ville, qui le suivent avec enthousiasme, « il s'écria : « Jésus, fils de David, aie pitié de moi » (Luc 18, 38). « Toi que voilà arrêté au bord du chemin de la vie, qui est si courte, (lire la suite) n’as-tu pas envie de crier, toi aussi ? toi qui manques de lumières, qui as besoin de nouvelles grâces pour te décider à rechercher la sainteté. Ne ressens-tu pas un besoin irrésistible de crier : Jésus, fils de David, aie pitié de moi. Une belle oraison jaculatoire, à répéter souvent ! » (saint Josémaria, Amis de Dieu, n° 195). Et ce, même si nous avons l'impression que Jésus ne fait aucun cas de notre prière. Ce n'est qu'une impression, qui ne correspond nullement à la réalité, car le Seigneur nous a invité très clairement à le prier : « Demandez et l'on vous donnera; cherchez et vous trouverez ; frappez et l'on vous ouvrira. Car quiconque demande reçoit, qui cherche trouve, et l'on ouvrira à qui frappe » (Matthieu 7, 7-8).
Le mendiant reconnaît lui aussi en Jésus le fils de David, le Messie annoncé et attendu. Il est quand même frappant de voir que les esprits simples ne s'y trompent pas, ils le reconnaissent aux signes qu'il réalise, alors que les savants, les princes des prêtres et les scribes refusent de se rendre à l'évidence (« vous ne me croyez pas : les œuvres que je fais au nom de mon Père rendent témoignage de moi », Jean 10, 25).
Bar Timée crie, hurle. Mais Jésus fait comme s'il n'entendait pas et poursuit son chemin. « Beaucoup rabrouaient Bartimée pour lui imposer silence (Luc 18, 39). Toi aussi, quand tu as senti que Jésus passait près de toi, ton cœur a battu plus fort et tu t’es mis à crier, en proie à une agitation profonde. Alors tes amis, tes habitudes, ton confort, ton milieu t’ont conseillé de te taire, de ne pas crier. « Pourquoi appeler Jésus ? Ne l’importune pas ! » Le malheureux Bartimée, lui, ne les écoutait pas. Il criait au contraire encore plus fort : Fils de David, aie pitié de moi. Le Seigneur, qui l’avait entendu dès le début, le laissa persévérer dans sa prière. Il en va de même pour toi. Jésus perçoit instantanément l’appel de notre âme, mais il attend. Il veut que nous soyons bien convaincus que nous avons besoin de lui. Il veut que nous le suppliions, avec obstination, comme cet aveugle au bord du chemin à la sortie de Jéricho. Imitons-le. Même si Dieu ne nous accorde pas à l’instant ce que nous lui demandons, même si la multitude essaie de nous détourner de notre prière, ne cessons pas de l’implorer (Saint Jean Chrysostome, In Matthæum homiliæ 66, 1) » (saint Josémaria, Amis de Dieu, n° 195). « Quand on se trouve dans les ténèbres, quand on a l’âme aveugle et inquiète, il faut aller, comme Bartimée, vers la Lumière. Répète, crie, insiste avec plus de force, « Domine, ut videam ! » — Seigneur, que je voie !… Et sur tes yeux se lèvera le jour, et tu pourras te réjouir des lumières qu’il t’accordera » (saint Josémaria, Sillon, n° 862).

(à suivre...)

mercredi 7 mai 2008

Le silence de Jesus (1)

Le silence de Jésus (1)

Jésus se rend aux confins de Tyr et de Sidon, au Liban actuel. Et les Libanais n'en sont pas peu fiers, voyant dans leur pays une partie de la Terre Sainte. Bien qu'en pays étranger, la figure du rabbi qui accomplit des miracles est connue de tous. La nouvelle de son arrivée se répand donc rapidement. Or, « voici qu'une Cananéenne, venue de ces territoires, criait : (lire la suite) « Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est tourmentée par un démon » (Matthieu 15, 22).
On ne peut pas dire que Jésus ne l'a pas entendue. L'évangéliste note bien qu'elle se mit à crier à tue-tête. De plus elle reconnaît que Jésus est le fils de David tout comme, plus tard, les foules qui l'acclameront lors de son entrée à Jérusalem, ce qui a le don de mettre les princes des Juifs en fureur, car il s'agit d'un titre messianique qu'ils dénient pour leur part au Christ. Enfin elle ne demande rien pour elle : elle intercède pour sa fille, qui est non pas malade mais possédée par l'Ennemi.
Cependant « Jésus ne répondit rien » (Matthieu 15, 23). Ce n'est pas la première fois que le Seigneur laisse les gens s'époumoner sans prêter attention, au point que ce sont ses disciples qui doivent intervenir et lui demander de faire quelque chose, car ils en ont assez du vacarme, le quémandeur les importune trop. Cette fois-là, « s'étant approchés, ses disciples lui firent cette prière : « Renvoie-la, car elle nous poursuit de ses cris » (Matthieu 15, 23). Le Seigneur se tait, les apôtres veulent qu'elle s'en aille, au lieu de demander à Jésus d'accéder à la pétition de la femme, ce qui était le meilleur moyen que tout le hourvari cesse.

(à suivre...)

mardi 6 mai 2008

Saint Athanase (3)

Saint Athanase (3)

Parmi les autres œuvres de ce grand Père de l'Église - qui demeurent en grande partie liées aux événements de la crise arienne - rappelons ensuite les autres lettres qu'il adressa à son ami Sérapion, évêque de Thmuis, sur la divinité de l'Esprit Saint, qui est affirmée avec netteté, et une trentaine de lettres festales, adressées en chaque début d'année aux Églises et aux monastères d'Égypte pour indiquer la date de la fête de Pâques, mais surtout pour assurer les liens entre les fidèles, en renforçant leur foi et en les préparant à cette grande solennité.
Enfin, Athanase est également l'auteur de textes de méditation (lire la suite) sur les Psaumes, ensuite largement diffusés, et d'une œuvre qui constitue le best seller de la littérature chrétienne antique : la Vie d'Antoine, c'est-à-dire la biographie de saint Antoine abbé, écrite peu après la mort de ce saint, précisément alors que l'évêque d'Alexandrie, exilé, vivait avec les moines dans le désert égyptien. Athanase fut l'ami du grand ermite, au point de recevoir l'une des deux peaux de moutons laissées par Antoine en héritage, avec le manteau que l'évêque d'Alexandrie lui avait lui-même donné. Devenue rapidement très populaire, traduite presque immédiatement en latin à deux reprises et ensuite en diverses langues orientales, la biographie exemplaire de cette figure chère à la tradition chrétienne contribua beaucoup à la diffusion du monachisme en Orient et en Occident. Ce n'est pas un hasard si la lecture de ce texte, à Trèves, se trouve au centre d'un récit émouvant de la conversion de deux fonctionnaires impériaux, qu'Augustin place dans les Confessions (VIII, 6, 15) comme prémisses de sa conversion elle-même.
Du reste, Athanase lui-même montre avoir clairement conscience de l'influence que pouvait avoir sur le peuple chrétien la figure exemplaire d'Antoine. Il écrit en effet dans la conclusion de cette œuvre : « Qu'il fut partout connu, admiré par tous et désiré, également par ceux qui ne l'avaient jamais vu, est un signe de sa vertu et de son âme amie de Dieu. En effet, ce n'est pas par ses écrits ni par une sagesse profane, ni en raison de quelque capacité qu'Antoine est connu, mais seulement pour sa piété envers Dieu. Et personne ne pourrait nier que cela soit un don de Dieu. Comment, en effet, aurait-on entendu parler en Espagne et en Gaule, à Rome et en Afrique de cet homme, qui vivait retiré parmi les montagnes, si ce n'était Dieu lui-même qui l'avait partout fait connaître, comme il le fait avec ceux qui lui appartiennent, et comme il l'avait annoncé à Antoine dès le début ? Et même si ceux-ci agissent dans le secret et veulent rester cachés, le Seigneur les montre à tous comme un phare, pour que ceux qui entendent parler d'eux sachent qu'il est possible de suivre les commandements et prennent courage pour parcourir le chemin de la vertu » (Vie d'Antoine 93, 5-6).
Oui, frères et sœurs ! Nous avons de nombreux motifs de gratitude envers Athanase. Sa vie, comme celle d'Antoine et d'innombrables autres saints, nous montre que « celui qui va vers Dieu ne s'éloigne pas des hommes, mais qu'il se rend au contraire proche d'eux » (Deus caritas est, n° 42).

Benoît XVI, Audience générale, 20 juin 2007.

lundi 5 mai 2008

Saint Athanase (2)

Saint Athanase (2)

À la mort de l'évêque Alexandre, Athanase devint, en 328, son successeur comme évêque d'Alexandrie, et il se révéla immédiatement décidé à refuser tout compromis à l'égard des théories ariennes condamnées par le Concile de Nicée. Son intransigeance, tenace et parfois également très dure, bien que nécessaire, contre ceux qui s'étaient opposés à son élection épiscopale et surtout contre les adversaires du Symbole de Nicée, lui valut l'hostilité implacable des ariens et des philo-ariens. Malgré l'issue sans équivoque du Concile, qui avait clairement affirmé que le Fils est de la même substance que le Père, (lire la suite) peu après, ces idées fausses prévalurent à nouveau - dans ce contexte, Arius lui-même fut réhabilité -, et elles furent soutenues pour des raisons politiques par l'empereur Constantin lui-même et ensuite par son fils Constance II. Celui-ci, par ailleurs, qui ne se souciait pas tant de la vérité théologique que de l'unité de l'empire et de ses problèmes politiques, voulait politiser la foi, la rendant plus accessible - à son avis - à tous ses sujets dans l'empire.
La crise arienne, que l'on croyait résolue à Nicée, continua ainsi pendant des décennies, avec des événements difficiles et des divisions douloureuses dans l'Église. Et à cinq reprises au moins - pendant une période de trente ans, entre 336 et 366 - Athanase fut obligé d'abandonner sa ville, passant dix années en exil et souffrant pour la foi. Mais au cours de ses absences forcées d'Alexandrie, l'Évêque eut l'occasion de soutenir et de diffuser en Occident, d'abord à Trèves puis à Rome, la foi nicéenne et également les idéaux du monachisme, embrassés en Égypte par le grand ermite Antoine, à travers un choix de vie dont Athanase fut toujours proche. Saint Antoine, avec sa force spirituelle, était la personne qui soutenait le plus la foi de saint Athanase. Réinstallé définitivement dans son siège, l'Évêque d'Alexandrie put se consacrer à la pacification religieuse et à la réorganisation des communautés chrétiennes. Il mourut le 2 mai 373, jour où nous célébrons sa mémoire liturgique.
L'œuvre doctrinale la plus célèbre du saint évêque alexandrin est le traité Sur l'incarnation du Verbe, le Logos divin qui s'est fait chair en devenant comme nous pour notre salut. Dans cette œuvre, Athanase dit, avec une affirmation devenue célèbre à juste titre, que le Verbe de Dieu « s'est fait homme pour que nous devenions Dieu ; il s'est rendu visible dans le corps pour que nous ayons une idée du Père invisible, et il a lui-même supporté la violence des hommes pour que nous héritions de l'incorruptibilité » (54, 3). En effet, avec sa résurrection le Seigneur a fait disparaître la mort comme « la paille dans le feu » (8, 4). L'idée fondamentale de tout le combat théologique de saint Athanase était précisément celle que Dieu est accessible. Il n'est pas un Dieu secondaire, il est le vrai Dieu, et, à travers notre communion avec le Christ, nous pouvons nous unir réellement à Dieu. Il est devenu réellement « Dieu avec nous ».

(à suivre...)