jour des morts » me reviennent à l’esprit, ils me reviendront sur les lèvres, aujourd’hui et demain, et pendant tout le mois de novembre : « Jésus, toi qui agonises au jardin de Gethsémani, dont la sueur s’est transformée en sang, les âmes du purgatoire se languissent, elles aspirent à ta fraîcheur, ô Jésus ! » Et aussi : « Salut, Reine du ciel, Mère de miséricorde. Salut, notre espérance dans le découragement et la douleur […]. Ô Jésus, fais en sorte que nous puissions te voir après la mort. Ô Marie, obtenez pour nous ce que nous désirons ».
Jean-Paul II, Méditation, 1er novembre 1995
dimanche 2 novembre 2014
jour des morts » me reviennent à l’esprit, ils me reviendront sur les lèvres, aujourd’hui et demain, et pendant tout le mois de novembre : « Jésus, toi qui agonises au jardin de Gethsémani, dont la sueur s’est transformée en sang, les âmes du purgatoire se languissent, elles aspirent à ta fraîcheur, ô Jésus ! » Et aussi : « Salut, Reine du ciel, Mère de miséricorde. Salut, notre espérance dans le découragement et la douleur […]. Ô Jésus, fais en sorte que nous puissions te voir après la mort. Ô Marie, obtenez pour nous ce que nous désirons ».
Jean-Paul II, Méditation, 1er novembre 1995
samedi 1 novembre 2014
Toussaint
Toussaint
Tous les saints, tous les anges sont à nous. Nous pouvons nous servir de l’intelligence de saint Thomas, du bras de saint Michel et du cœur de Jeanne d’Arc et de Catherine de Sienne et de toutes ces ressources latentes que nous n’avons qu’à toucher pour qu’elles entrent en ébullition. Tout ce qui se fait de bien, de grand et de beau d’un bout à l’autre de la terre, tout ce qui fait de la sainteté comme un médecin dit d’un malade qu’il fait de la fièvre, c’est comme si c’était notre œuvre. L’héroïsme des missionnaires, l’inspiration des docteurs, la générosité des martyrs, le génie des artistes, la prière enflammée des clarisses et des carmélites, c’est comme si c’était nous, c’est nous !
P. Claudel interroge le Cantique des cantiques.
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Catégories : christianisme, Claudel, Jeanne d'Arc, religion, saint Michel, sainte Catherine de Sienne, spiritualité, Toussaint
mardi 8 novembre 2011
La Toussaint (8)
La Toussaint (8)
Voici ce qui est promis à ceux qui auront visé la sainteté au cours de leur vie et auront fait de l’apostolat pour entraîner d’autres de leurs semblables avec eux : « Les sages seront resplendissants comme la splendeur du firmament et ceux qui auront rendu justes des multitudes seront comme les étoiles, éternellement et toujours » (Daniel 12, 3). Des étoiles qui brillent au firmament de Dieu, d’une lumière inextinguible, dont la brillance ne pourra pas passer. Pour toujours, pour toujours. Nous construisons pour toujours. Pour être une lumière d’éternité, une étoile qui scintille à jamais. Étoile dont la grosseur dépend du degré de sainteté acquise, de la sainteté répandue autour de nous par notre rayonnement. Lutter en vaut la peine ! Être fidèle en vaut la peine ! (lire la suite) Recommencer en vaut la peine ! Aimer, aimer la Croix, en vaut la peine ! Mon Dieu, que je sois fidèle, « saint et maître de saints », réellement.« «Toute vie de saint est comme une nouvelle floraison du printemps », rappelait Benoît XVI, citant Bernanos. Et il concluait sur cette note : « Que cela advienne également pour nous ! Laissons-nous pour cela attirer par le charme naturel de la sainteté ! » (Benoît XVI, Audience générale, 20 août 2008). Le charme naturel de la sainteté ! Que cela est bien dit ! Le charme, l’attrait de la vertu, la « bonne odeur du Christ » (2 Corinthiens 2, 15) que répand toute âme unie à Dieu, tout être qui se laisse gagner par la joie de Dieu.
Et « que Marie, la Reine de tous les saints, Mère et Refuge des pécheurs, nous obtienne cette grâce ! » (Benoît XVI, Ibid.), elle qui est la Clavigère du ciel, la seule qui possède la clef qui ouvre l’accès à la demeure céleste, puisque Dieu a voulu que toutes les grâces passent par elle.
(fin)
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Catégories : apostolat, Benoît XVI, Bernanos, christianisme, religion, sainteté, spiritualité, Toussaint, Vierge Marie
lundi 7 novembre 2011
La Toussaint (7)
La Toussaint (7)
Nous pouvons dire que le ciel est rempli de pécheurs. De pécheurs qui ont su demander pardon à Dieu, se relever chaque fois qu’ils sont tombés et recommencer à lutter, à chercher à aimer Dieu pour de bon. Car la sainteté n’est pas linéaire. Elle consiste en cela : à commencer et recommencer sans relâche, jusqu’à la dernière victoire, au soir de notre vie, qui sera l’aube de la vie éternelle. « Pour un fils de Dieu, chaque jour doit être une occasion de se renouveler, avec la certitude que, la grâce aidant, il arrivera au bout du chemin, c’est-à-dire à l’Amour. C’est pourquoi, si tu commences et recommences, tu es sur la bonne voie. Si tu as un moral de victoire, si tu luttes, avec l’aide de Dieu, tu vaincras ! Il n’est pas de difficultés que tu ne puisses surmonter ! » (lire la suite)(saint Josémaria, Forge, n° 344).Il n’est pas de saint, hormis Marie, qui n’ait eu ses faiblesses, plus ou moins prononcées, parfois nombreuses et très graves. Pensons à saint Augustin… Mais ils ont vaincu. « leur exemple témoigne que c’est seulement en étant en contact avec le Seigneur que l’on se remplit de sa joie et que l’on est en mesure de répandre partout la sérénité, l’espérance et l’optimisme » (Benoît XVI, Audience générale, 20 août 2008).
Nous nous tournons vers eux, en quête d’exemple et d’appui. « Quand quelqu’un s’attache à un saint, l’assiduité à le regarder, l’avantage de sa parole, l’exemple de ses actes lui valent de s’enflammer d’amour pour la vérité, de fuir les ténèbres de ses péchés, de s’embraser du désir de la lumière, et de brûler déjà de l’amour véritable, lui qui gisait jusque-là dans l’iniquité, tout froid, mort » (saint Grégoire le Grand, Homélies sur Ézéquiel 5, 6). Qui ne souscrirait aux paroles de ce grand pontife ? Peut-être en pensant à un saint qu’il a connu.
L’objectif est fascinant. En plus le Seigneur de la parabole des talents précise à son serviteur bon et fidèle en peu de choses, non seulement qu’il l’établira à la tête de grandes entreprises, mais qu’il le fera entrer dans sa joie (cf. Matthieu 25, 21). Et Benoît XVI dit qu’au contact de Dieu « l’on se remplit de sa joie » (Benoît XVI, Audience générale, 20 août 2008).
Le ciel, c’est la joie à la puissance dix, cent, mille, à la puissance infinie… Dieu est Joie, puisqu’en lui tout est Un. Vivre avec lui, c’est le bonheur pour toujours. Et nous entraînons les autres avec nous, par notre souci de l’évangélisation, car nous ne voulons pas aller seuls au paradis. Nous sommes convaincus que les autres aussi peuvent devenir saints, même s’ils sont, eux aussi, de grands pécheurs. Ce n’est pas un obstacle. Du moins, il se surmonte avec le Christ.
(à suivre…)
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Catégories : amour, Benoît XVI, christianisme, ciel, évangélisation, joie, paradis, religion, saint josemaria, sainteté, spiritualité, Toussaint
dimanche 6 novembre 2011
La Toussaint (6)
La Toussaint (6)
Après nous avoir dit que Dieu veut des saints « normaux », c’est-à-dire de ceux qui se sanctifient dans leur vie de tous les jours, le pape Benoît XVI ajoute que « leur exemple témoigne que c’est seulement en étant en contact avec le Seigneur que l’on se remplit de sa joie et que l’on est en mesure de répandre partout la sérénité, l’espérance et l’optimisme » (Benoît XVI, Audience générale, 20 août 2008). Dit autrement, l’exemple de celui qui vise la sainteté dans la normalité de son existence est comme un phare pour les autres, il communique à ceux qui l’entourent et dont il partage la vie et les intérêts, quelque chose de la joie et de la paix qui ne se trouvent vraiment et pleinement que dans l’union avec Dieu : (lire la suite) « Je vous laisse la paix ; c’est ma paix à moi que je vous donne. Je ne vous la donne pas comme la donne le monde » (Jean 14, 27).« Considérant justement la variété de leurs charismes, Bernanos, grand écrivain français qui fut toujours fasciné par l’idée des saints – il en cite un grand nombre dans ses romans – note que « toute vie de saint est comme une nouvelle floraison du printemps » (Benoît XVI, Ibid.).
Sainteté et amour coïncident. C’est l’Amour du Dieu trois fois Saint qui l’a conduit à la folie de la Croix (cf. 1 Corinthiens 1, 18), la Croix qui est l’instrument de notre Salut et donc de notre sainteté. Et c’est par amour que nous arrivons à devenir saints. En répondant à l’Amour de Dieu, en portant notre croix de chaque instant, bien d’aplomb, avec joie, et en faisant appel à l’Amour de Dieu, en jouant sur cette corde sensible pour qu’il nous écoute et nous aide davantage dans notre lutte. « Grande est la puissance et l’obstination de l’amour, puisqu’il conquiert et lie Dieu lui-même. Heureuse l’âme qui aime, car elle tient son Dieu prisonnier, et rendu à tout ce qu’elle désire. Il est en effet d’une nature telle que, si on le prend par amour et par le bon côté, on lui fera faire ce que l’on veut » (saint Jean de la Croix, Cantique spirituel B, strophe 32, 1).
(à suivre…)
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Catégories : amour de Dieu, Benoît XVI, christianisme, printemps, religion, saint Jean de la Croix, sainteté, spiritualité, Toussaint
samedi 5 novembre 2011
La Toussaint (5)
La Toussaint (5)
Revenons à ce que Benoît XVI disait au sujet des saints et de la sainteté, car c’est particulièrement utile et réconfortant pour les chrétiens qui vivent au cœur de la cité et s’efforcent d’offrir toutes les activités au Seigneur. Après avoir rappelé la vocation universelle à la sainteté, le Pontife romain ajoute : « La sainteté est offerte à tous, même si tous les saints ne sont pas égaux : ils sont en effet, comme je l’ai dit, le spectre de la lumière divine ». Puis il ajoute une considération qui nous va droit au cœur et nous rassure pleinement : « Un grand saint n’est pas nécessairement celui qui possède des charismes extraordinaires » (Benoît XVI, Audience générale, 20 août 2008). C’est cette sainteté-là que nous visons, (lire la suite) dont nous nous contentons pour ainsi dire, celle qui nous plaît et qui n’a pas de manifestations ostentatoires, mais qui est intérieure, « et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra » (Matthieu 6, 4).Il existe, en effet, un grand nombre de saints « dont le nom n’est connu que de Dieu, parce que sur la terre ils ont en apparence conduit une existence tout à fait normale. Et ce sont justement ces saints « normaux » qui sont les saints que Dieu veut » (Benoit XVI, Ibid.). Là, je dirais que le pape donne dans le mille. Il va droit au cœur de l’existence chrétienne, de ce dont nous sommes capables et qui peut être porteur d’une grande charge de sainteté. C’est reprendre sous une autre forme l’affirmation paulinienne que nous avons rappelée plus haut : « Voici la volonté de Dieu, votre sanctification » (1 Thessaloniciens 4, 3). Il est vraiment réconfortant de s’entendre dire que Dieu veut de ces saints « normaux », car l’extraordinaire nous dépasse.
(à suivre…)
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Catégories : Benoît XVI, christianisme, religion, sainteté, spiritualité, Toussaint, vie ordinaire
vendredi 4 novembre 2011
La Toussaint (4)
La Toussaint (4)
Si nous voulions nous représenter la sainteté, nous serions amenés immanquablement à tracer la croix, la croix au cœur du monde. Car, pour suivre le Christ, et donc pour arriver à être saint tout comme il est Saint, il faut renoncer à soi-même et prendre notre croix de chaque jour (cf. Luc 9, 23). « Suivre le Christ ne peut être une imitation extérieure, parce que cela concerne l’homme dans son intériorité profonde. Être disciple de Jésus veut dire être rendu conforme à lui (…), et ainsi le disciple est assimilé au Seigneur et lui est configuré » (bienheureux Jean-Paul II, enc. Veritatis splendor, n° 21). (lire la suite)Nous sommes appelés à la sainteté dans les conditions normales et habituelles de notre existence. « Dès le départ, le seul objectif de l'Opus Dei a été celui que je viens de vous indiquer: faire en sorte qu'il y ait, au milieu du monde, des hommes et des femmes de toutes races et de toutes conditions sociales, qui s'efforcent d'aimer et de servir Dieu et leurs semblables dans et par le travail ordinaire. Dès le début de l'Œuvre, en 1928, j'ai prêché que la sainteté n'est pas réservée à des privilégiés, mais que tous les chemins de la terre peuvent être divins : tous les états, toutes les professions, toutes les tâches honnêtes » (saint Josémaria, Entretiens avec Mgr Escriva, Paris, 3e éd., n° 26).
Nous entendons comme en écho le pape Benoît XVI souligner, à propos de l’exemple des saints, que « leur expérience humaine et spirituelle montre que la sainteté n’est pas un luxe, n’est pas le privilège d’un petit nombre, un objectif impossible à atteindre pour un homme normal ; elle est, en réalité, le destin commun de tous les hommes appelés à être des fils de Dieu, la vocation universelle de tous les baptisés » (Benoît XVI, Audience générale, 20 août 2008).
(à suivre…)
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Catégories : Benoît XVI, christianisme, Croix, Jean-Paul II, opus dei, religion, saint josemaria, sainteté, spiritualité, Toussaint, vocation
jeudi 3 novembre 2011
La Toussaint (3)
La Toussaint (3)
Refléter la vie du Seigneur, toute empreinte de sainteté, toute sainte, notre modèle absolu, la source de toute sainteté, est et restera toujours notre objectif. Les talents que nous avons reçus, rappelés il y a deux jours, sont une participation à la Bonté et à la Sainteté de notre Dieu, des moyens dont il nous a dotés pour que nous l’aimions et que nous le servions « dans la vraie justice et la sainteté » (Éphésiens 4, 23). Ces moyens sont largement suffisants pour parvenir effectivement à être saints. « Voici à quoi nous connaissons que nous aimons, nous les enfants de Dieu : quand nous aimons Dieu et que nous pratiquons ses commandements, car l’amour de Dieu consiste à garder ses commandements » (1 Jean 5, 2-3), des commandements qui sont à ranger aussi au nombre des talents reçus, car ils marquent l’orientation de notre vie vers sa destinée ultime : Dieu. Comment ne pas les aimer alors ? (lire la suite)D’autant que, comme saint Jean tient à le préciser aussitôt, parlant d’expérience, « ses commandements ne sont pas écrasants, car tout ce qui est né de Dieu est vainqueur du monde » (1 Jean 5, 3-4). Nous pouvons donc devenir saints. Nous devons devenir saints. Parce que nous avons reçus des talents de Dieu, chacun selon ses capacités (cf. Matthieu 25, 15). Et ces moyens sont suffisants. Ils ne sont pas écrasants. Bien au contraire, ils sont comme les ailes qui nous permettent de voler à la rencontre de notre Dieu. Mais il faut les faire fructifier, car le Seigneur a précisé très clairement, à l’adresse de tous les hommes et pas uniquement du groupe restreint de ses apôtres ni même de celui un peu plus étoffé de ses disciples : « Voici la volonté de Dieu, votre sanctification » (1 Thessaloniciens 4, 3).
(à suivre…)
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Catégories : christianisme, dix commandements, religion, sainteté, spiritualité, Toussaint
mercredi 2 novembre 2011
La Toussaint (2)
La Toussaint (2)
Nous pensons à tant de fondateurs d’ordres qui ont alimenté la piété du peuple des croyants tout au long des siècles, n’attirant pas seulement des hommes et des femmes à l’écart du monde, mais contribuant également à y insuffler un esprit nouveau. Nous pensons encore à saint Josémaria qui, répondant à l’appel de Dieu de fonder l’Opus Dei, a engagé un processus de retour à la nouveauté de l’Évangile en prêchant la sanctification de la vie quotidienne et des réalités terrestres, ouvrant un chemin de sainteté dans la vie ordinaire, accessible à tout un chacun. Son action, est appelée à se répercuter jusqu’à la fin des temps ; son influence n’en est qu’à ses débuts.« Ce ne sont pas tous ceux qui me diront : Seigneur, Seigneur ! (lire la suite) qui entreront dans le royaume des cieux, mais celui qui fera la volonté de mon Père qui est dans les cieux » (Matthieu 7, 21). « Ce n’est pas en récitant de nombreuses prières, en faisant des neuvaines, en allumant des cierges ou en mangeant du poisson le vendredi que nous répondrons à l’appel du Christ, ni même en assistant à la messe ou en accomplissant certains actes d’abnégation. Toutes ces pratiques sont excellentes dans le contexte de la vie chrétienne ; mais, isolées, elles sont dénuées de tout sens religieux ; ce sont des gestes vides.
C’est en portant notre croix que nous répondons au Christ, c’est-à-dire en assumant la responsabilité de chercher et de faire, en tout, la volonté du Père. Voilà ce qui a été essentiel dans la vie du Christ sur la terre, de Sa mort à Sa résurrection. Tout a été fait pour obéir au Père. C’est pourquoi le Christ déclare à chaque chrétien : « Ce ne sont pas tous ceux qui me diront : Seigneur, Seigneur ! qui entreront dans le royaume des cieux, mais celui qui fera la volonté de mon Père qui est dans les cieux » (Matthieu 7, 21) » (Thomas Merton, Vie et sainteté, Paris, 1966, p. 44-45). Nous devons être cohérents avec la foi que nous disons professer.
« Père, apprends-nous à devenir des évangiles vivants
Et non des lecteurs de Bibles mortes » (Anonyme, « Apprends-nous à devenir des évangiles », dans J.-L. Maxence, Anthologie de la prière contemporaine, Paris, 2008, p. 249).
(à suivre…)
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Catégories : bible, christianisme, opus dei, prière, religion, royaume de Dieu, saint josemaria, sainteté, spiritualité, Thomas Merton, Toussaint
mardi 1 novembre 2011
La Toussaint (1)
La Toussaint (1)
Un homme était parti en voyage et avait confié l’administration de ses biens à ses serviteurs, « selon les capacités de chacun » (Matthieu 25, 15). Puis, rentrant après bien des années passées au loin, il les appela un par un pour leur demander de lui rendre compte de leur gestion. Celui qui avait reçu cinq talents « s’avança et en présenta cinq autres : « Maître, c’est cinq talents que tu m’avais confiés. En voici cinq autres que j’ai gagnés. » Son maître lui dit : « Très bien ! bon et fidèle serviteur ! Tu as été fidèle pour de petites choses ; je te mettrai à la tête d’une quantité. Entre dans la joie de ton maître » (Matthieu 25, 20-21).C’est la première conclusion de la parabole. La seconde lui sera identique en tous points avec le serviteur qui a reçu deux talents (cf. Matthieu 25, 22-23).
Les talents que nous avons reçus, qu’ils soient peu nombreux ou abondants, cela importe peu, nous devons les faire fructifier. Car le Seigneur nous a livré la raison pour laquelle il nous a créés (lire la suite) et nous adonné la vie, le pourquoi de notre existence sur terre : « Ce n’est pas vous qui m’avez choisi, mais moi qui vous ai choisis et qui vous ai établis pour que vous alliez et que vous portiez du fruit » (Jean 15, 16). La voilà notre raison d’être : porter du fruit et, de plus, ainsi que Jésus l’ajoute, « et que ce fruit soit durable, et pour que le Père vous donne tout ce que vous lui demanderez en mon nom » (Ibid.).
Telle est la logique divine, tels sont les plans de Dieu. Il n’y a pas d’échappatoire possible : nous devons porter du fruit. Autrement, nous entendrons la réponse donnée par son maître au serviteur qui n’avait reçu qu’un talent et qui, au lieu de le faire fructifier, l’avait enfoui en terre : « Serviteur mauvais et paresseux ! Tu savais que je moissonne où je n’ai pas semé et que je ramasse où je n’ai rien jeté (Matthieu 25, 26). Il les avait puisque c’est ce qu’il a dit lui-même pour justifier son inertie (Matthieu 26, 24-25). « Il te fallait donc mettre mon argent chez les banquiers et, à mon retour, j’aurais récupéré mon bien avec un intérêt. Enlevez-lui donc le talent et donnez-le à celui qui en a dix » (Matthieu 25, 27-28).
Or, il est possible de porter du fruit, parce que Jésus-Christ a vaincu la mort et le péché, définitivement. C’est possible comme nous le montre l’exemple des saints de tant de générations qui nous ont précédés. Certains ont laissé des traces très durables de leur passage parmi nous, de leur sainteté. Nous pensons à cet athlète de la foi qu’a été saint Paul, qui a porté la lumière de l’Évangile aux païens, au monde non juif et grâce à qui nous sommes chrétiens.
(à suivre…)
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samedi 29 janvier 2011
La communion des saints (1)
La communion des saints (1)
« Pourquoi notre louange à l’égard des saints, pourquoi notre chant à leur gloire, pourquoi cette fête même que nous célébrons ? Que leur font ces honneurs terrestres, alors que le Père du ciel,
en réalisant les promesses du Fils, les honore lui-même ? De nos honneurs les saints n’ont pas besoin, et rien dans notre culte ne peut leur être utile. De fait, si nous vénérons leur mémoire, c’est pour nous que cela importe.(…) Pour ma part, je l’avoue, je sens que leur souvenir allume en moi un violent désir » (saint Bernard, Homélie pour la Toussaint). Les élus qui sont entrées au paradis ont reçu la couronne impérissable de gloire (cf. 1 Corinthiens 9, 25). Ils n’ont plus rien à attendre. Ils sont installés définitivement dans la contemplation et la louange de Dieu. Quand nous faisons mémoire d’eux, (lire la suite) collectivement comme au jour de la Toussaint, ou individuellement, nous ne leur apportons rien. Ils n’ont aucun besoin, si ce n’est de l’Amour de Dieu dont ils sont rassasiés et dans lequel ils se trouvent comme plongés. Evoquer le souvenir de leur victoire, de la sainteté qu’ils ont chèrement acquise, ne profite qu’à nous. C’est bien ce qui nous intéresse. Nous sollicitions de la sorte leur intercession, qu’ils s’occupent de nous, qu’il parlent de notre cas à Dieu pour qu’il nous prenne en pitié et nous aide à voir la vie avec plus d’optimisme et de vision surnaturelle.« Il est dit dans Osée 1 : « J’exaucerai les cieux, et ils exauceront la terre », c’est-à-dire que les prières des saints qui sont dans le ciel sauvent ceux qui demeurent sur la terre ; voici en quoi les prières des saints sont propres à nous donner l’espérance des biens du ciel. Il est écrit dans l’Apocalypse 8 : « La fumée des parfums composés des prières des saints, s’élevant de la main de l’ange, monta devant Dieu » ; ceci arrive, parce que les saints offrent à Jésus-Christ pour nous leurs prières, et qu’il les offre Lui à son Père, pour nous faire obtenir la rémission de nos péchés, et pour nous associer à eux » (saint Thomas d’Aquin, De venerabili sacramento Altaris 57, 3).
C’est une grande vérité que la communion des saints, et des plus consolantes. Cela ne cherche pas à nous endormir dans un sommeil trompeur, mais au contraire à nous réveiller, à nous stimuler à suivre l’exemple de ceux qui, quand ils étaient sur terre, ont combattu contre la tendance innée au mal et ont su remporter bataille sur bataille, non sans essuyer des échecs, transformés en autant de victoires par le repentir et la confession. Les saints font maintenant le lien entre le ciel et notre monde. Ils sont déjà comme une partie de nous-mêmes dans l’au-delà, le gage de notre propre résurrection. La très Sainte Humanité de Jésus-Christ avant tout nous fortifie dans l’assurance qu’il est possible d’aller au ciel, que la résurrection de la chair est une vérité de foi qui connaît déjà un début d’accomplissement.
(à suivre…)
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Catégories : christianisme, communion des saints, contemplation, humanité du Christ, louange de dieu, religion, Résurrection, saint Bernard, saint Thomas d'Aquin, spiritualité, Toussaint, vision
dimanche 1 novembre 2009
La Toussaint
La Toussaint
Dans une homélie pour le jour de la Toussaint, saint Bernard se demande : « À quoi sert notre louange aux saints, à quoi sert notre tribut de gloire, à quoi sert cette solennité elle-même ? » Il répond en disant que « nos saints n'ont pas besoin de nos honneurs et et ils ne reçoivent rien de notre culte. Pour ma part, je dois confesser que, lorsque je pense aux saints, je sens brûler en moi de grands désirs .» Des désirs de leur ressembler, car, comme eux, nous sommes appelés à être saints.Mais comment pouvons-nous devenir saints, c'est-à-dire « amis de Dieu », pour reprendre l'expression de Jésus (Jean 15, 15) ? On peut répondre à cette question d'abord par une négation : pour être saint, il n'est pas besoin de réaliser des actions extraordinaires, ni de posséder des charismes exceptionnels. (lire la suite) On peut répondre auusi par une affirmation : il faut avant tout écouter Jésus et le suivre sans se décourager face aux difficultés. « Si quelqu'un me sert, nous avertit-il, qu'il me suive, et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu'un me sert, mon Père l'honorera » (Jean 12, 26).
« Celui qui a confiance en Lui et l'aime d'un amour sincère, comme le grain de blé tombé en terre, accepte de mourir à lui-même. En effet, il sait que celui qui veut garder sa vie pour lui-même la perd, et que celui qui se donne, se perd, et trouve précisément ainsi la vie. (cf. Jean 12, 24-25). L'expérience de l'Église démontre que toute forme de sainteté, tout en suivant des parcours différents, passe toujours par le chemin de la croix, le chemin du renoncement à soi-même » (Benoît XVI, Homélie, 1er novembre 2006).
Elle demande donc un exercice constant, de tous les jours, avec l'aide de la grâce divine. L'aide de Dieu. En effet, ce que la sainteté exige est à la portée de tous, car, « plus que l'œuvre de l'homme, elle est avant tout un don de Dieu, trois fois Saint (cf. Isaïe 6, 3). (...). C'est donc Dieu qui nous a aimés en premier et qui, en Jésus, a fait de nous ses fils adoptifs. Dans notre vie, tout est don de son amour: comment demeurer indifférents face à un si grand mystère ? Comment ne pas répondre à l'amour du Père céleste par une vie de fils reconnaissants ? »
La solennité d'aujourd'hui, qui nous amène à rendre grâce à Dieu pour tant de saints et de saintes, canonisés officiellement ou, pour la plupart, non déclarés tels par l'Eglise, nous remet en mémoire la communion des saints, comme chemin pour notre union à Dieu. « C'est pourquoi, plus nous imitons Jésus et demeurons unis à Lui, plus nous entrons dans le mystère de la sainteté divine. Nous découvrons qu'Il nous aime de façon infinie, et cela nous pousse à notre tour à aimer nos frères. Aimer implique toujours un acte de renoncement à soi-même, de « se perdre soi-même » et, précisément ainsi, cela nous rend heureux » (Benoît XVI, Ibid.).
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samedi 1 novembre 2008
1er novembre : Tous les saints
1er novembre : Tous les saints
Chantez au Seigneur un chant nouveau,racontez sa gloire aux nations,
et ses merveilles à tous les peuples.
Au Seigneur notre Dieu tout honneur et toute gloire.
Il est grand, le Seigneur, et grandement fêté,
tous les dieux des peuples ne sont rien.
Lui, le Seigneur, a fait les cieux.
Au Seigneur notre Dieu tout honneur et toute gloire.
Rendez au Seigneur, famille des peuples,
rendez au Seigneur la gloire et la puissance,
rendez au Seigneur la gloire de son nom.
Au Seigneur notre Dieu tout honneur et toute gloire.
Adorez le Seigneur, éblouissant de sainteté :
Allez dire aux nations : « Le Seigneur est roi ! »
Dieu juge les peuples avec droiture.
Au Seigneur notre Dieu tout honneur et toute gloire.
Psaume 95.
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jeudi 1 novembre 2007
La Toussaint
La Toussaint
La doctrine de l’Église et sa Liturgie présentent les saints et les bienheureux qui contemplent déjà « dans la lumière le Dieu Un et Trine ». Ils sont donc :
— des témoins historiques de la vocation universelle à la sainteté. La sainteté étant le fruit de la Rédemption accomplie par le Christ, les saints et les bienheureux sont donc la preuve vivante que Dieu appelle ses enfants à atteindre la plénitude de la stature du Christ, quels que soient leur époque, le peuple auquel ils appartiennent, (lire la suite) les conditions socio-culturelles les plus variées, dans lesquelles ils vivent, et leurs divers états de vie (cf. Éphésiens 4, 13 ; Colossiens 1, 28) ;
— des disciples exemplaires du Seigneur et donc des modèles de vie évangélique ; ainsi, dans les procès de canonisation, l’Église reconnaît l’héroïcité de leur vertu et elle les propose donc à l’imitation des fidèles ;
— des citoyens de la Jérusalem céleste, qui chantent sans fin la gloire et la miséricorde de Dieu. En effet, ils sont déjà passés de ce monde au Père, en suivant le Christ dans sa Pâque ;
— des intercesseurs et des amis des fidèles durant leur pèlerinage sur la terre : les saints, tout en connaissant le bonheur éternel auprès de Dieu, ne sont pas indifférents aux peines de leurs frères et sœurs, et ils les accompagnent sur leur chemin par leur prière et leur protection ;
— des patrons des Églises locales, dont ils furent souvent les fondateurs (saint Eusèbe de Verceil) ou les Pasteurs illustres (saint Ambroise de Milan) ; des patrons des différentes nations : c’est-à-dire des apôtres de leur conversion à la foi chrétienne (saint Thomas, saint Barthélemy, pour l’Inde), ou des figures privilégiées de leur identité nationale (saint Patrick, pour l’Irlande) ; des patrons des corporations et des professions (saint Omobono, pour les tailleurs) ; des patrons et des protecteurs dans des circonstances particulières, comme au moment de l’enfantement (sainte Anne, saint Raymond Nonat), ou à l’heure de la mort (saint Joseph), et pour obtenir des grâces particulières (ainsi, sainte Lucie pour conserver la vue), etc.
Ce que l’Église confesse, elle en rend grâce à Dieu le Père, en proclamant : « Dans la vie des Saints, tu nous procures un modèle, dans leur intercession un appui, et dans la communion avec eux une famille. »
Congrégation pour le Culte divin et la Discipline des sacrements, Directoire sur la piété populaire et la liturgie, 17 décembre 2001, n° 211.
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Dominique
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