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mercredi 31 octobre 2007

Intentions de priere


Intentions de prière

Pour le triomphe de la foi associée à la raison.

Seigneur Jésus, apprends-moi à être généreuse et prends soin de ma famille.

Priez avec moi pour le salut du monde qui s'égare. En particulier demandez au Christ de bien vouloir donner la foi à l'épouse de mon fils née dans une famille athée et très anticléricale. Elle a fait perdre la foi au vrai Dieu à mon fils. Que Dieu veuille bien intervenir pour qu'il les appelle à lui.

Je ne crois plus. Priez pour moi.

Pour un jeune qui désirait devenir prêtre et a « viré » en passant chez les évangélistes au terme de sa 1ère année de séminaire, afin qu'il revienne dans l'Église.

L'humilite (2)


L'humilité (2)

Que la vie, le mouvement et l'être nous viennent de Dieu doit nous porter, d'une part, à l'action de grâces, car il est vraiment formidable que Dieu s'intéresse à nous à ce point (cf. Job 7, 17 : « Qu'est-ce que l'homme, pour que tu en fasses tant d'estime, que tu daignes t'occuper de lui ») et, d'autre part, à l'humilité. « L'humilité naît de la connaissance de Dieu et de la connaissance de soi » (saint Josémaria, Forge, n° 184). Elle s'approfondit donc dans la prière, dans la relation filiale et aimante avec Dieu notre Père. Nous sommes un enfant qui dépend entièrement de son Père pour sa subsistance et nous avons tout à apprendre de lui : (lire la suite) « Prie le Père, le Fils et le Saint-Esprit, et ta Mère, pour qu'ils t'aident à mieux te connaître ; et à pleurer pour cette quantité de souillures qui ont marqué ta vie en y laissant, hélas, leur trace... — Et en même temps, sans vouloir t'éloigner de cette considération, dis-lui : donne-moi, Jésus, un Amour qui soit comme un foyer de purification, où ma pauvre chair, mon pauvre cœur, ma pauvre âme, mon pauvre corps se consument, en se purifiant de toutes les misères terrestres... Et, quand je serai vidé de tout ce moi, remplis-moi de toi : fais que je ne m'attache à rien ici-bas et que l'Amour me soutienne toujours » (saint Josémaria, Ibid., n° 41).
Pour le cas où nous aurions besoin d'un encouragement, regardons l'exemple d'humilité de Jésus dans l'Eucharistie : lui qui est le Tout-Puissant, le Créateur du ciel et de la terre, il accepte de s'enfermer dans une parcelle de pain pour se donner à nous en nourriture.

(fin)

mardi 30 octobre 2007

Arrets sur christianisme (2)


Arrêts sur christianisme (2)

Un aspect distingue profondément le christianisme des autres religions. Presque toujours le sentiment religieux s'exprime par toute une série de pratiques et d'exigences de comportements, par des rites propitiatoires, par des sacrifices que l'on offre, destinés à obtenir la protection de la divinité ou à se réconcilier avec elle. Mais le christianisme présente une vision complètement différente. Ce n'est pas l'homme qui se tourne vers Dieu et qui s'efforce de retrouver sa faveur, mais c'est Dieu lui-même qui, pour relever l'humanité de sa détresse, en épouse la condition dans une humiliation inouïe ; il se charge de ses faiblesses, il le réconcilie avec Lui, il le fait participer de sa propre sainteté. De ce fait le salut a une toute autre dimension : il ne consiste pas seulement à rétablir le lien de l'homme avec Dieu, mais à opérer une véritable transformation de la créature, une sorte de divinisation, comme disent les Pères de l'Église. Le Verbe « s'est fait homme, dit saint Athanase, pour que l'homme parvienne à être Dieu » (De Incarnatione Verbi, 54).
J. Grifone, Des Évangiles à Jésus-Christ. Voies de la raison et du cœur, Tempora, Perpignan, 2007, p. 140.

L'humilite


L'humilité

Jésus observe comment les gens cherchaient les premières places dans les banquets.
Nous avons très facilement envie de briller, comme les girouettes au sommet des maisons, de nous mettre en avant et de parler de nous. La meilleure affaire au monde consisterait à acheter les gens à ce qu'ils valent, disait saint Josémaria, et à les revendre pour ce qu'ils croient valoir. Ce serait une affaire très juteuse en vérité. La Fontaine a décrit l'orgueilleux dans la fable La grenouille qui veut se faire lus grosse qu'un bœuf.
Nous pourrions tous donner nombre d'exemples de gens orgueilleux (lire la suite) dans le monde du spectacle, de la politique, du sport, des affaires, etc., en oubliant peut-être que nous sommes, nous aussi, orgueilleux. « Toi... orgueilleux ? — De quoi ? » (saint Josémaria, Chemin, n° 600). Il faut poser la question, car c'est en Dieu « que nous avons la vie, le mouvement et l'être », comme saint Paul l'explique aux Athéniens (Actes 17, 28). « Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? Et si tu l’as reçu, pourquoi t’en vanter comme si tu ne l’avais pas reçu ? » (1 Corinthiens 4, 7).
« De quoi peux-tu t'enorgueillir? Tout ce qui te pousse à agir vient de Lui. Tires-en les conséquences » (saint Josémaria, Forge, n° 33). Que nos qualités et nos vertus, nos capacités à bien agir, viennent de Dieu et non de nous n'est pas une incitation à la paresse, à l'inertie, à laisser faire la nature. Car nous avons en nous le « foyer du mal », comme conséquence du péché originel. Et si nous laissons faire, si nous ne luttons pas pour faire le bien et aimer Dieu, c'est le mal qui s'imposera, nous serons horriblement orgueilleux. Car, dans tout péché, se trouve une racine d'orgueil : le refus de Dieu, de se soumettre à lui et à la loi morale qu'il a inscrite dans notre nature (cf. Romains 2, 15), et l'affirmation de notre volonté et de notre autosuffisance.

(à suivre...)

lundi 29 octobre 2007

Du neuf et de l'ancien (2)


Du neuf et de l'ancien (2)

La Sainte Écriture est la Parole de Dieu mise par écrit. « Dans cette Révélation le Dieu invisible (cf. Colossiens 1, 15 ; 1 Timothée 1, 17) s'adresse aux hommes en son immense amour ainsi qu'à des amis (cf. Exode 33, 11 ; Jean 15, 14-15), il s'entretient avec eux (cf. Baruch 3, 38) pour les inviter et les admettre à partager sa propre vie » (Concile Vatican II, constitution dogmatique sur la Révélation Dei Verbum, n° 2). C'est pourquoi « l'Église a toujours vénéré les divines Écritures, comme elle l'a toujours fait aussi pour le Corps même du Seigneur » (Concile Vatican II, Ibid., n° 21). Ces textes sacrés nous décrivent le panorama merveilleux de ce qu'est la vie dans le royaume des cieux, (lire la suite) là où il n'y aura plus de pleurs ni de grincements de dents (cf. Matthieu 8, 12 ; 13, 42.50 ; 22, 13 ; 25, 30 ; Luc 13, 28). Mais il nous faut passer auparavant par la porte que le Christ a ouverte, la porte de l'obéissance à la Volonté du Père, de l'immolation de notre propre volonté, afin que, comme pour Jésus, notre nourriture consiste « à faire la volonté de celui qui m'a envoyé et d'accomplir son œuvre » (Jean 4, 34).
Du neuf et de l'ancien. De l'ancien, car il n'y a rien à inventer pour parcourir le chemin de la sainteté : nous disposons de l'une et l'autre Alliance, et des sacrements de la grâce ainsi que de la direction qu'assure l'Église avec l'assistance de l'Esprit Saint. Du neuf, parce que tout ce qui se rapporte à Dieu est infini, et donc source de découvertes incessantes. Mais quelle que soit notre proximité de Dieu, notre degré d'intimité avec le Père, le Fils et le Saint-Esprit, il n'en reste pas moins que « des choses que l'œil n'a point vues, que l'oreille n'a point entendues, et qui ne sont pas montées au cœur de l'homme, — des choses que Dieu a préparées pour ceux qui l'aiment » (1 Corinthiens 2, 9).

(fin)

dimanche 28 octobre 2007

Intentions de priere


Intentions de prière


Retour à la foi d'X et de ses deux fils. Laudate Dominum omnes gentes.

Que je reste fixée sur l'étoile du Seigneur et des autres.

La sainteté des Églises diocésaines de France.

La guérison et la paix intérieure pour mon mari.

Humour


Humour


Une dame tombe dans un puits.

Son gendre lui jette une bouteille de champagne, tout en disant :

- « Tenez, ça vous remontera ! »

Du neuf et de l'ancien


Du neuf et de l'ancien

Nous lisons dans le Cantique des cantiques ces mots que la Sagesse éternelle, que Dieu adresse à son bien-aimé : Nova et vetera, dilecte mihi, servavi tibi (7, 13), c'est-à-dire : « J'ai gardé pour toi, mon bien-aimé, le nouveau et l'ancien. » Nous pouvons y voir une allusion à l'Ancien et au Nouveau Testaments que l'Église conserve en dépôt sacré, conservé pieusement et remis à chaque nouveau baptisé.
Ces dons ne sont autres que la Parole éternelle de Dieu, qui se fait connaître (lire la suite) de nous — se révèle à nous — en même temps qu'il nous indique comment doit se comporter un enfant de Dieu. Non seulement en remettant à Moïse les deux tables de la Loi contenant les dix commandements, mais aussi en nous montrant, par ses interventions dans l'histoire, qu'il est un Dieu provident qui prend soin de chacun d'entre nous - le bon pasteur connaît ses brebis et ses brebis le connaissent ; « il appelle par leur nom ses brebis, et il les mène aux pâturages » (Jean 10, 14.3) -, un « Dieu jaloux » (Exode 20, 5) qui ne tolère pas que nous adorions d'autres dieux que lui — car ce sont des idoles fabriquées de mains d'homme, qui « ont une bouche et ne parlent pas ; elles ont des yeux et ne voient pas. Elles ont des oreilles et n'entendent pas ; Il n'y a pas même un souffle dans leur bouche » (Psaume 135, 16-17) —, qui est « lent à la colère et plein de bonté » (Psaume 145, 8), qui exerce la miséricorde, etc.
Dans ses enseignements, Dieu nous montre ce qu'il attend de nous et les attitudes qu'il réprouve : « Que m'importe la multitude de vos sacrifices ? demande le Seigneur par la bouche du prophète Isaïe. Je suis rassasié des holocaustes de béliers, et de la graisse des veaux ; je ne prends point plaisir au sang des taureaux, des brebis et des boucs » (Isaïe 1, 11). Le sacrifice que je veux, c'est un cœur pur. En outre, « l'obéissance vaut mieux que les sacrifices » (1 Samuel 15, 22). Cette affirmation du prophète Samuel au roi David nous vaut un commentaire de saint Grégoire le Grand : « Il est tout à fait juste que l'obéissance passe avant les sacrifices, car en ceux-ci on immole une chair qui n'est pas nôtre, tandis que par l'obéissance l'on immole sa propre volonté » (Moralia 35, 14).

(à suivre...)

samedi 27 octobre 2007

Intentions de priere


Intentions de prière

Pour que notre prêtre soit comblé de joie et de bénédictions.

Prier pour le Saint-Père Benoît XVI. Qu'il reçoive l'énergie nécessaire dans sa grande tâche pontificale.

La Congrégation des Sœurs de la Providence qui fête son bicentenaire, pour qu'elle continue à être missionnaire.

Toujours au secours de mon fils qui souffre beaucoup, ainsi que de sa fille qui est torturée par sa mère : ce qui compte pour elle, c'est faire la fête avec les autres, c'est odieux. Pour ma pauvre fille qui est très dépressive, elle tout à notre voisin qui travaille avec des marabouts, et il veut s'accaparer de notre petite ferme. Voyez un peu la situation : c'est épouvantable. Qu'on puisse se séparer de ce citoyen. Merci de tout. Je suis très fatiguée.

Des Evangiles a Jesus-Christ

Des Évangiles à Jésus-Christ

Joseph Grifone, Des Évangiles à Jésus-Christ. Voies de la raison et du cœur, Perpignan, Tempora, 2007, 299 p.

Un nouvel ouvrage sur Jésus-Christ, dira-t-on, et en plus après celui du cardinal Ratzinger/Benoît XVI. Certes. Mais le travail du professeur Grifone se caractérise par le fait qu'il ne se limite pas à présenter ce que les Évangiles disent de Jésus-Christ, mais se veut pratique, c'est-à-dire entend montrer les applications concrètes de cette connaissance à la vie du chrétien. (lire la suite)
L'itinéraire suivi s'articule en trois points qui s'inspirent d'une maxime de saint Josémaria Escriva : « Cherche le Christ, trouve le Christ, aime le Christ. » La première partie, chercher le Christ, s'interroge sur la crédibilité que l'on peut accorder aux récits évangéliques, l'existence du Christ, l'exactitude des récits et le rôle que les premières communautés chrétiennes auraient pu jouer. « Le contact saisissant que ces documents établissent avec la figure de Jésus-Christ est une invitation à le découvrir plus profondément et nous introduit au seuil du mystère », affirme l'auteur. C'est la deuxième étape, destinée à approfondir la foi en Jésus-Christ. Le Christ de la foi dépasse de loin ce que l'étude des textes nous révèle. Le Christ des Évangiles n'est autre que Dieu lui-même. Ce sont des vérités que l'Église a annoncées depuis ses origines. Le chrétien d'aujourd'hui bénéficie du vaste travail de réflexion mené à bien par les générations qui l'ont précédé, et peut donc mieux pénétrer dans les mystères du plan divin de salut. Nous arrivons ainsi à la dernière étape, celle de l'union réelle, mystérieuse, de tous les chrétiens avec le Christ, grâce à l'action de l'Esprit Saint dans l'âme. Le processus de transformation dans le Christ, qui débute au baptême, se poursuit en réalité tout au long de la vie pour ne s'achever que dans la gloire céleste. Cette partie engage non seulement la réflexion intellectuelle mais aussi les dispositions du cœur, car, pour entrer dans le mystère du Christ, il faut « se dépouiller du vieil homme », comme le dit saint Paul. Elle a un caractère pratique, afin d'aider le croyant à vivre du Christ, notamment par une vie sacramentelle. C'est pourquoi l'auteur comment le chrétien participe à la vie divine par la grâce et dans le Christ : il naît dans le Christ par le baptême, se transforme dans le Christ par l'Eucharistie, grandit dans le Christ par la confirmation, meurt et ressuscite dans le Christ par le sacrement de la pénitence.
Ce nouvel ouvrage sur Jésus-Christ ne fait donc pas que nourrir l'intelligence de la foi : il est aussi un guide pour la vie chrétienne dont il montre comment elle peut harmoniser la connaissance avec l'action.

vendredi 26 octobre 2007

Avec Jesus dans l'Eucharistie (3)

Avec Jésus dans l'Eucharistie (3)

Les dispositions intérieures pour communier, c'est aussi l'état de l'âme. Qu'elle ne soit pas une porcherie, ni même un capharnaüm. Qu'elle soit aérée, lumineuse, ordonnée, accueillante, par l'éclat des vertus, la détestation de tout péché véniel et le rejet de tout attachement au mal, et par des actes de contrition, qui sont autant de lumières qui s'allument pour fêter la venue du Seigneur : la première condition pour chasser le mal en nous, « c’est d’essayer de maintenir une disposition claire, habituelle et actuelle d’aversion pour le péché. Nous devons éprouver dans notre cœur et dans notre intelligence une horreur forte et sincère (lire la suite) du péché grave. Une attitude profondément enracinée en nous doit être aussi de détester le péché véniel délibéré, ces défaillances qui ne nous privent pas de la grâce mais qui affaiblissent les canaux par lesquels celle-ci arrive jusqu’à nous » (saint Josémaria, Amis de Dieu, n° 243).
Les dispositions intérieures, c'est encore ne pas nous habituer à recevoir le Seigneur dans l'Eucharistie, c'est-à-dire fuir la routine, qui est le « sépulcre de la piété » (saint Josémaria, Ibid., n° 150). Dire que nous pouvons nous habituer à un événement aussi extraordinaire, que nous pouvons banaliser la communion... C'est vraiment le signe de notre faiblesse humaine, de notre petitesse. Pour ne pas recevoir le Christ avec un cœur froid ou tiède, la tête ailleurs, en accomplissant un geste machinal qui, de ce fait, ne sera guère utile à l'âme, nous devons nous préparer en récitant des communions spirituelles. En voici une, que j'ai apprise de saint Josémaria, le fondateur de l'Opus Dei, qui l'avait lui-même apprise du prêtre qui l'avait préparé à faire sa première communion : « Je voudrais, Seigneur, te recevoir avec la pureté, l'humilité et la dévotion avec lesquelles ta très Sainte Mère te reçut, avec l'esprit et la ferveur des saints. »

(fin)

jeudi 25 octobre 2007

Intentions de prière


Intentions de prière


Que le Seigneur donne sa grâce et fortifie la Foi de tous ceux qui ont besoin de sa bonté et de sa miséricorde et dont je fais partie.

Que mes enfants rencontrent Jésus-Christ à travers des personnes et le suivent.

Je prie tous les jours, afin que mes enfants reviennent à Dieu et que ma famille soit plus unie. Je prie tous les matins pour tous les prêtres du monde.

Avec Jesus dans l'Eucharistie (2)


Avec Jésus dans l'Eucharistie (2)

Assurément, c'est pour nous une joie indescriptible de pouvoir trouver le Seigneur toujours disponible, toujours prêt à nous recevoir, à écouter nos doléances (injustes par nature, car quelles raisons pourrions-nous avoir de récriminer contre Dieu ?), sans s'arrêter à notre tenue négligée, c'est le moins que l'on puisse dire, à des propos manquant de délicatesse et de tact. Il est là, pour moi, tout simplement. Avec une patience qui n'a d'égal que sa Bonté.
Comment vais-je le remercier de m'attendre (lire la suite) ainsi et de ne jamais me repousser, de donner l'impression que je ne le dérange jamais et qu'il n'a rien d'autre à faire que de s'occuper de moi, que c'est comme s'il n'y avait pour lui que moi au monde ? Comment l'en remercier ? « As-tu déjà envisagé comment tu te préparerais à recevoir Notre-Seigneur, si l'on ne pouvait communier qu'une seule fois dans sa vie ? — Quel bonheur pour nous que de nous approcher aussi facilement de Dieu ! Nous devons l'en remercier... Remercions-le par le grand soin que nous mettons à le recevoir » (saint Josémaria, Forge, n° 828).
« Le grand soin » mis à le recevoir, ce sont le recueillement et l'attention à la messe, la tenue personnelle soignée et non débraillée, l'adoration au moment de la consécration et de la double élévation, un signe extérieur de respect avant la communion (génuflexion ou révérence), la ferveur et la conviction dans ma façon de répondre aux prières, etc.
Mais ce sont d'abord mes dispositions intérieures. Ce qu'il y a en moi. La foi avec laquelle je reçois Jésus, en croyant fermement qu'il est le Christ, le Fils éternel du Père éternel, réellement, véritablement et substantiellement présent, dans l'Hostie sainte et dans le vin consacrés ; avec son Corps, son Sang, son Âme et sa Divinité. Cela nous dépasse totalement, c'est un si grand mystère que nous devons toujours demander au Seigneur : « Augmente en moi la foi » (cf. Luc 17, 5), « viens en aide à mon manque de foi ! » (Marc 9, 23).

( à suivre...)

mercredi 24 octobre 2007

Arrets sur christianisme (1)


Arrêts sur christianisme (1)

Le Christ « ne se limite pas à parler « au nom de Dieu » comme les prophètes, mais c'est Dieu même qui parle dans son Verbe éternel fait chair. Nous touchons ici le point essentiel qui différencie le christianisme des autres religions, dans lesquelles s'est exprimée dès le commencement la recherche de Dieu de la part de l'homme. Dans le christianisme, le point de départ, c'est l'Incarnation du Verbe. Ici, ce n'est plus seulement l'homme qui cherche Dieu, mais c'est Dieu qui vient en personne parler de lui-même à l'homme et lui montrer la voie qui lui permettra de l'atteindre. C'est ce que proclame le prologue de l'Évangile de Jean : « Nul n'a jamais vu Dieu ; le Fils unique, qui est tourné vers le sein du Père, lui l'a fait connaître » (1, 18). Le Verbe incarné est donc l'accomplissement de l'aspiration présente dans toutes les religions de l'humanité : cet accomplissement est l'œuvre de Dieu et il dépasse toute attente humaine. C'est un mystère de grâce » (Jean-Paul II, lettre apostolique À l'approche du troisième millénaire, 10 novembre 1994, n° 6).

Avec Jesus dans l'Eucharistie


Avec Jésus dans l'Eucharistie

Quel bonheur de pouvoir nous approcher aussi facilement du Seigneur. Il est présent dans le sacrement de l'Eucharistie. Présent dans le tabernacle, au pied duquel nous pouvons venir l'adorer, ce que requiert notre nature : « De la vertu de religion, l’adoration est l’acte premier. Adorer Dieu, c’est le reconnaître comme Dieu, comme le Créateur et le Sauveur, le Seigneur et le Maître de tout ce qui existe, l’Amour infini et miséricordieux. « Tu adoreras le Seigneur ton Dieu, et c’est à lui seul que tu rendras un culte » (Luc 4, 8) dit Jésus, (lire la suite) citant le Deutéronome (6, 13) » (Catéchisme de l'Église catholique, n° 2096). « L’Église et le monde ont un grand besoin du culte eucharistique. Jésus nous attend dans ce sacrement de l’amour. Ne refusons pas le temps pour aller le rencontrer dans l’adoration, dans la contemplation pleine de foi et ouverte à réparer les fautes graves et les délits du monde. Que ne cesse jamais notre adoration » (Jean Paul II, lettre Dominicæ cenæ, n° 3).
Nous avons un besoin intime d'adoration, de contemplation. Nous pouvons venir retrouver le Seigneur comme on va vers un ami, pour passer un moment ensemble. N'est-ce pas le même désir d'Amour que le Seigneur manifeste envers nous quand il s'exprime par la plume de l'écrivain sacré : « Voici que je me tiens à la porte et je frappe : si quelqu'un entend ma voix et ouvre la porte, j'entrerai chez lui, je souperai avec lui et lui avec moi » (Apocalypse 3, 20) ?
Le Seigneur est là, sur l'autel, après la consécration à la messe, au terme de laquelle il nous est offert en nourriture : « Le Corps du Christ. » « Amen », ce « qui signifie « Que cela se fasse » (cf. Luc 1, 38) » (Catéchisme de l'Église catholique, n° 2856).
Avec le Seigneur, point n'est besoin de faire antichambre : « Se recueillir en prière, en méditation, c'est une chose si facile... ! Jésus ne nous fait pas attendre, il ne nous fait pas faire antichambre. C'est lui qui attend » (saint Josémaria, Forge, n° 539). Nous n'avons pas à demander d'audience, à passer par des intermédiaires, à franchir une série de barrages qui protégeraient l'accès des intrusions humaines. Non. Jésus nous attend. Il est présent pour nous.
Il est venu parmi nous pour nous prendre avec lui, et même en lui, pour nous transformer, nous diviniser. C'est incroyable, quand on y pense, ne serait-ce qu'un peu !

(à suivre...)

mardi 23 octobre 2007

Mourir pour porter du fruit (2)


Mourir pour porter du fruit (2)

Telle est la condition de l'efficacité des semailles divines. Jésus nous met en garde contre l'égoïsme, contre le refus de nous dépenser à son service et au service des autres, contre la poltronnerie : « Celui qui aime sa vie la perd, mais celui qui hait sa vie en ce monde la conservera pour la vie éternelle » (Jean 12, 25). L'avertissement est on ne peut plus net. Celui qui ne veut pas vivre de la grâce, qui refuse la lumière de la vérité, qui ne cherche pas le bien d'autrui (nous pourrions citer beaucoup de monde...), celui-là perd (lire la suite) sa vie et n'aura pas accès au royaume de Dieu, s'il ne se repent pas à temps : il perdra sa vie pour la vie éternelle, autrement dit il se retrouvera en enfer. Il y a de quoi réfléchir, pour nous ranger du côté de Dieu, prendre le parti de Dieu et mourir à nous-même : « Pour aimer de la sorte, il faut que chacun de vous extirpe de sa vie personnelle tout ce qui gêne la vie du Christ en lui : le goût du confort, la tentation de l’égoïsme, la tendance à briller. Ce n’est qu’en reproduisant en nous cette vie du Christ que nous pourrons la transmettre aux autres ; ce n’est qu’en faisant l’expérience de la mort du grain de blé que nous pourrons travailler dans les entrailles de la terre, la transformer de l’intérieur, la rendre féconde (saint Josémaria, Quand le Christ passe, n° 158).
Même ces petits renoncements nous coûtent. N'oublions pas que si le Christ est mort sur la Croix, c'est précisément pour que nous ayons avec lui la force de lutter, de nous ressaisir quand nous avons cédé à la tentation, la force d'aimer vraiment, c'est-à-dire de ne pas nous aimer nous-mêmes. C'est à cette condition que nous donnerons du fruit en abondance et que nous serons les héritiers de la vie éternelle. « Si quelqu'un veut être à mon service, qu'il me suive ; et là où je serai sera aussi mon serviteur » (Jean 12, 26). Or, le Christ est au ciel, assis à la droite de Dieu le Père (cf. « Je crois en Dieu »). « Si le grain ne meurt, il ne germe pas. — Ne veux-tu pas être grain de blé, mourir par la mortification et donner des épis bien lourds ? — Que Jésus bénisse ta moisson ! » (saint Josémaria, Chemin, n° 199).

(fin)

lundi 22 octobre 2007

Mourir pour porter du fruit

Mourir pour porter du fruit

Jésus déclare un jour : « En vérité, en vérité, je vous le dis : si le grain de blé jeté en terre ne meurt pas, il ne donne rien ; mais s'il meurt, il donne du blé en abondance » (Jean 12, 24). Jésus dit cela dans le contexte de sa Passion et de sa mort désormais proches. « Voici l'heure où le Fils de l'homme doit être glorifié » (Jean 12, 23). L'allusion est claire à la nécessité de sa mort pour que les fruits de la Rédemption voient le jour et (lire la suite) puissent être appliqués aux hommes. Mais, au-delà de la mort du Christ, cette affirmation renferme un enseignement pour chacun de nous. Si nous voulons porter nous aussi du fruit, le fruit de la sainteté, des fruits apostoliques chez les autres, il nous faut absolument mourir à nous-mêmes, aux concupiscences que nous portons tous en nous comme autant d'ennemis de notre sanctification, « la concupiscence de la chair, la concupiscence des yeux, et l'orgueil de la vie », toute chose « qui est dans le monde » et « ne vient point du Père, mais du monde » (1 Jean 2, 16).
Reprenant l'image du grain de blé qui doit mourir, nous pouvons dire que « c’est avec les chrétiens qu’Il (Jésus) poursuit ses semailles divines. Le Christ presse le blé dans ses mains blessées, il l’imbibe de son sang, le lave, le purifie et le lance dans le sillon qu’est le monde. Il jette les grains un à un pour que chaque chrétien, dans son milieu, témoigne de la fécondité de la Mort et de la Résurrection du Seigneur. Si nous sommes dans les mains du Christ, nous devons nous imprégner de son sang rédempteur, le laisser nous lancer à la volée, accepter notre vie telle que Dieu la veut. Et nous convaincre que, pour donner du fruit, la semence doit être enterrée et mourir (cf. Jean 12, 24-25). La tige s’élève ensuite et l’épi apparaît. De l’épi viendra le pain, que Dieu transformera en Corps du Christ. Nous nous unissons ainsi de nouveau à Jésus, qui a été notre semeur » (saint Josémaria, Quand le Christ passe, n° 157).

(à suivre...)

dimanche 21 octobre 2007

Joseph Kessel, Les Mains du miracle


Joseph Kessel, Les Mains du miracle

préface de H. R. Trevor-Roper, Paris, Gallimard, 1960, 311p.

Cet ouvrage fort connu de Kessel n'est pas un roman d'aventures africaines. C'est un livre qui nous donne rendez-vous avec l'histoire et encore avec l'Histoire, avec un H majuscule. C'est un des livres qui comptent dans la vie, un de ceux à côté desquels il ne faut pas passer. Un livre qui ne laisse pas indifférent et qui nous fait croire en la bonté (lire la suite) de l'être humain, en sa capacité à rebondir face à la barbarie. La barbarie, en l'occurrence, est le national-socialisme allemand incarné par le numéro deux du régime nazi, le Reichführer Heinrich Himmler, bras droit d'Hitler, véritable État dans l'État, maître absolu des S.S. et de tout l'appareil répressif et terrifiant du régime.
Mais voilà, Himmler est malade et aucun médecin n'a pu le guérir, jusqu'à ce qu'on lui amène Felix Kersten, médecin lituanien, qui a fait de la Hollande sa patrie d'adoption. Kersten a un un extraordinaire don de masseur. Désormais Himmler figurera parmi ses clients. Certes, Kersten ne partage pas l'idéologie nazie et voit grandir les dangers qui s'amoncèlent sur l'Europe. Mais les soulagements réels qu'il apporte au dirigeant nazi font naître une confiance qu'Himmler ne peut partager avec personne d'autre. Kersten bénéficie ainsi d'un régime d'exception qui lui donne accès direct au Reichführer. Les autorités finlandaises insistent pour qu'il reste auprès d'Himmler afin de leur fournir des renseignements. Mais plus que cela, Kersten va réussir à exercer une véritable influence sur Himmler, qui lui gardera toute sa confiance malgré les dénonciations dont il fera l'objet de ses ennemis nombreux, sans jamais se douter du jeu dangereux joué par Kersten.
Celui-ci obtient peu à peu la grâce de prisonniers. Puis il réussit, au terme d'un long bras de fer, à amener Himmler à ne pas appliquer une directive d'Hitler ordonnant la déportation en Pologne de tous les Hollandais. Nous assistons ensuite à bien d'autres succès « diplomatiques », obtenus parfois à force de contre-ordres et en s'opposant à la Gestapo qui ne peut rien contre le protégé d'Himmler. Il est avec lui et Hitler, le seul à pouvoir se faire adresser du courrier à un secteur postal non soumis à la censure, le seul avec eux à bénéficier d'une ligne de téléphone directe !
À la fin de la guerre, Kertsen fera ramener la décision d'Hitler de faire sauter tous les camps de concentration : il sauve ainsi 800 000 prisonniers de la mort. Un de ses coups de maître est qu'Himmler accepte de rencontrer un représentant du Congrès juif mondial, auquel il accorde la grâce de prisonniers juifs...
On ne sera pas étonné que Kersten ait été fait plus tard Juste des Nations. C'est une grande figure qui mériterait d'être connue de tous. Avec un Kersten, on ne peut douter de l'homme.

Jesus etait-il disciple de Jean-Baptiste ? (suite)


Jésus était-il disciple de Jean-Baptiste ? (suite)

3. Les louanges de Jésus. Deux affirmations de Jésus montrent son estime pour Jean-Baptiste. L’une est recueillie par Matthieu (Matthieu 11, 11) et Luc (7, 28) : « Il n’y a pas parmi ceux qui sont nés de femme un de plus grand que Jean le Baptiste ». L’autre se trouve chez Marc (9, 13) et applique à Jean-Baptiste la prophétie de Malachie 3, 23–24 : « Élie viendra d’abord et rétablira toute chose (…). Cependant, je vous dis - affirme Jésus –, Élie est déjà venu et ils lui ont fait ce qu’ils ont voulu, selon ce qui est écrit à son sujet. »
Il n’y a pas de doute que (lire la suite) la personne de Jean, son baptême (cf. Matthieu 21, 13–27) et son message furent très présents dans la vie de Jésus. Cependant, il a suivi un chemin totalement différent : par sa conduite, car il a parcouru tout le pays, y compris Jérusalem, la capitale, et a enseigné dans le Temple ; par son message, car il a prêché un règne de salut universel ; par ses disciples, qu’il a instruits avec le commandement de l’amour par-dessus les normes légales et même les pratiques ascétiques. Mais, ce qui frappe le plus, c'est que Jésus ouvre l’horizon de salut à tous les hommes, de toutes les races et de tous les temps.
En résumé, dans l’hypothèse peu probable et jamais prouvée où Jésus ait passé quelque temps parmi les disciples de Jean-Baptiste, on ne peut pas dire qu’il en ait subi une influence décisive. Jésus, plutôt qu’un disciple, a été le Messie et le Sauveur annoncé par le dernier et le plus grand des prophètes, Jean le Baptiste.

original en espagnol par Santiago Ausín,
professeur de la faculté de Théologie de l'Université de Navarre

samedi 20 octobre 2007

Humour


Humour


Des témoins de Jéhovah essaye d'attirer un homme à leur croyance.
Il leur répond :
Je suis athée. Si ne me convertis pas à la religion catholique qui est la seule religion véritable, comment voulez-vous que je me convertisse aux témoins de Jéhovah ?

Intentions de priere


Intentions de prière

Pour les prêtres, les missions, pour que les fidèles laïcs ressentent la nécessité de servir leur pays.

Pour la conversion du monde.

Que la jeunesse française soit plus tolérante, moins égoïste. Qu'elle pense un peu moins aux loisirs et plus à leur âme.

Pour que non seulement nous ayons de nouveaux prêtres, mais aussi pour que les églises cessent de se vider. J'ai 43 ans et à la messe chaque semaine, je me sens isolée parmi les quelques mamies qui ne seront plus là dans quelques années. Et après ?...

Jesus etait-il un disciple de Jean-Baptiste ?


Jésus était-il un disciple de Jean-Baptiste ?


Étant donné que la relation entre Jean-Baptiste et Jésus a été directe et intense, on pourrait se demander s’il n'ont pas eu des rapports de maître à disciple. Pour apporter une réponse appropriée à cette question, il faut expliquer trois données dont les spécialistes ont discuté à ce sujet, à savoir : les disciples de Jean-Baptiste, la portée de son baptême au Jourdain et les louanges de Jésus envers Jean-Baptiste.
1. Les disciples de Jean. Les évangélistes relèvent (lire la suite) fréquemment que Jean avait des disciples (Marc 2, 18 ; Mt 11, 2 ; etc.), dont quelques-uns suivirent Jésus (Jn 1, 35–37). Ils ne s’agissait donc pas de simples sympathisants ; ils l’accompagnaient, le suivaient et sûrement partageaient sa vie (Marc 2, 18) et ses idées (Jean 3, 25). Flavius Josèphe distinguait deux sortes de partisans : ceux qui l’écoutaient avec attention parler de vertu, de justice et de piété, et se faisaient baptiser ; d’autres qui « se réunissaient autour de lui parce qu’ils s’exaltaient beaucoup en l’entendant parler » (Antiquités juives 18, 116–117). Or, le quatrième Évangile indique que des sympathisants de Jean-Baptiste ont interrogé leur maître pour savoir si Jésus, avec sa conduite, ne se posait pas en rival (Jean 3, 25–27). Ils ne le considéraient donc pas comme l’un d’eux.
2. Le baptême de Jésus. Les spécialistes ne doutent pas de l’historicité du fait en soi, notamment parce que son inclusion dans les Évangiles présente certaines difficultés : d’une part, l’éventuelle interprétation qui conduirait à dire que le Baptiste était supérieur au baptisé, Jésus, et d’autre part, s’agissant d’un baptême de pénitence, on pourrait être amené à penser que Jésus avait conscience d’être pécheur. Les synoptiques établissent clairement dans leurs récits que Jean se reconnaît inférieur : il refuse de baptiser Jésus (Matthieu 3, 13–17), la voix venant du ciel révèle la dignité divine de Jésus (Marc 1, 9–11), et le quatrième Évangile qui ne raconte pas l’épisode du baptême indique pourtant que le Baptiste rend témoignage d’avoir vu une colombe se poser sur Jésus (Jean 1, 29–34) et qu'il affirme être inférieur à Jésus (Jean 3, 28). Par conséquent le fait d'avoir été baptisé par Jean n'implique pas de faire partie du groupe de ses disciples.

(à suivre..)

vendredi 19 octobre 2007

Intentions de prière


Intentions de prière


J'extrait un échantillon des intentions de prière que je reçois et vous propose de vous associer à ces demandes.

Je suis athée, mais je veux défendre notre civilisation qui repose sur une morale et des valeurs catholiques.

Seigneur donne un cœur nouveau à tous les hommes pour que paix et justice règnent sur cette terre, et que notre Foi se fortifie de jour en jour. Merci Seigneur, je t'aime.

Pour tous ceux qui ne connaissent ni Dieu, ni Jésus-Christ ni sa Sainte Mère.

19 octobre : saint Paul de la Croix


19 octobre : saint Paul de la Croix

De son nom civil Paolo Danei, le saint fondateur des Passionistes est né le 3 janvier 1694 à Alessandria (l'actuelle Ovada) et mort à Rome, le 18 octobre 1775. C'était donc hier son dies natalis, le jour de sa naissance à la vie éternelle. Mais l'Église fêtant déjà l'évangéliste Luc ce jour-là, sa fête est inscrite aujourd'hui au calendrier liturgique.
L'aîné de quinze enfants, il aide d'abord son père dans ses affaires. En 1713, une « conversion » l'amène à désirer mourir martyr dans une croisade contre les Turcs. En 1717, il s'est fait ermite, tout en regroupant quelques disciples (lire la suite) autour de lui. La Vierge Marie lui apparaît en 1720 revêtue de l'habit qu'il donnera plus tard aux religieux et religieuses de la Passion. Il veut fonder une congrégation des « pauvres de Jésus », destinée à propager le culte de la sainte Croix. Des difficultés surgissent, notamment en raison de l'extrême rigueur de la pénitence que Paul de la Croix voulait pour sa fondation. La première communauté passioniste voit le jour en 1728 au Monte Argentario, en Toscane. Il est prêtre depuis trois ans. L'institut des « clercs déchaussés de la Croix et Passion de Jésus-Christ » est approuvé par le pape Benoît XIV, en mai 1741. Il est appelé de nos jours « Congrégation de la Passion de Jésus-Christ ».
Paul de la Croix assigne à sa Congrégation la mission de « propager dans le cœur des fidèles le souvenir des souffrances du Christ », en se vidant de soi-même pour imiter celui qui « s'est fait obéissant jusqu'à la mort, et à la mort sur une Croix » (Philippiens 2, 7).

Cf. St. Breton, « Paul de la Croix (Saint) », Catholicisme Hier, Aujourd'hui, Demain, tome X, col. 919-920.

jeudi 18 octobre 2007

18 octobre : saint Luc, evangeliste

18 octobre : saint Luc, évangéliste

La fête d'un évangéliste est toujours une grande joie pour nous, car nous sommes très reconnaissants à chacun d'entre eux d'avoir eu la perspective historique de mettre par écrit une partie des enseignements et des faits et gestes de Jésus-Christ, Sauveur et Rédempteur de l'humanité. En effet, « l'aboutissement ou le fruit de la sainte Écriture n'est pas quelconque, c'est la plénitude de l'éternelle félicité. Car elle est l'Écriture dans laquelle sont les paroles de la vie éternelle, elle est donc écrite, non seulement pour que (lire la suite) nous croyions, mais aussi pour que nous possédions la vie éternelle dans laquelle nous verrons, nous aimerons et où nos désirs seront universellement comblés » (Saint Bonaventure, Breviloquium, prologue, n° 4).
Donc la lecture de l'Évangile, comme de l'ensemble de la Bible, est source directe de sainteté. Ce qui est facile à comprendre puisque c'est la Parole de Dieu mise par écrit, comme le dit le dernier concile : « C'est la parole de Dieu en tant qu'elle est consignée par écrit sous l'inspiration de l'Esprit divin » (concile Vatican II, constitution Dei Verbum, n° 9). Et Jésus est lui-même la Parole de Dieu, le Verbe incarné, qui est la Parole de Vie, qui est la Vérité même comme il l'affirme par saint Jean : « Je suis la Voie, la Vérité et la Vie » (Jean 14, 6).
Saint Luc est parfaitement identifié. Un document du IIème s., le Canon de Muratori (dénommé ainsi du nom de celui qui l'a découvert) affirme sans ambages que « le troisième livre de l'Évangile est selon saint Luc. Ce Luc, médecin (...) a écrit selon ce qu'il a entendu, puisque lui non plus n'a pas connu le seigneur en sa chair mortelle et, instruit de ces informations, il commence son récit à partir de la naissance de Jean ». Dans le De viris illustris I, saint Jérôme écrit que « Luc, médecin d'Antioche, connaisseur de la langue grecque comme le démontrent ses écrits, disciple de l'apôtre Paul et son compagnon lors de ses voyages, a écrit un Évangile ». Pour saint Irénée (v. 140-v. 202) « Luc, le compagnon de Paul, a consigné en un livre l’évangile prêché par celui-ci » (Adversus haereses 3, 1, 1).
L'Église nous invite à prier en ces termes : « Dieu qui as choisi saint Luc pour révéler, par sa parole et ses écrits, le mystère de ton amour envers les pauvres, accorde à ceux qui se réclament de ton nom d'être un seul cœur et une seule âme, et, à tous les peuples du monde, la grâce de voir ton salut. Par Jésus-Christ, ton Fils, notre Seigneur et notre Dieu, qui règne avec toi et le Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen. »

mercredi 17 octobre 2007

Biologie et évolution


Biologie et évolution

Les progrès de la biochimie ont permis de mesurer autrement que par la morphologie la distance entre deux espèces. Mais l'étude des molécules n'a permis aucune preuve de l'évolution, bien au contraire.
Jusque vers les années1950, il n'y avait aucun moyen de mesurer la distance exacte entre deux organismes en termes rigoureusement mathématiques. On ne pouvait pas, par exemple, quantifier la distance entre un chat et un chien, (lire la suite) et la comparer avec la différence entre un chat et une souris. La comparaison des structures morphologiques qui avait présidé à l'élaboration de la typologie traditionnelle pouvait dont être entachée d'une part de subjectivité.
Il n'y avait pas non plus de moyen de mesurer la complexité morphologique d'un organisme. Un mammifère peut paraître plus complexe qu'une mouche, mais rien ne permettait de le confirmer par une évaluation rigoureuse de la différence de complexité.
La classification traditionnelle, basée sur l'observation des apparences extérieures, était-elle purement conventionnelle, ou correspondait-elle à une discontinuité réelle, objective, fondée sur les particularités biologique des espèces ?
La révolution de la biologie moléculaire a procuré un moyen nouveau de comparer les organismes. Vers la fin des années 1950, on a en effet découvert que la séquence des acides aminés (plus d'une centaine très souvent) d'une protéine donnée (par exemple l'hémoglobine) étai différente d'une espèce à l'autre.
Pour comparer deux protéines homologues extraites de deux organismes différents, il suffit d'aligner leurs séquences d'acides aminés, et de compter le nombre de positions où les chaînes diffèrent, comme on le ferait pour deux séries de lettres.
Il est alors apparu clairement que chaque type de protéine a une séquence d'acides aminés qui varie légèrement d'une espèce à l'autre, et que des espèces voisines ont des séquences voisines.
Par exemple, la comparaison de la séquence des acides aminés de l'hémoglobine chez deux mammifères, l'homme et le chien, donne une divergence séquentielle d'environ 20%, tandis que chez deux espèces appartenant à des classes différentes, comme l'homme et la carpe, elle donne une divergence de l'ordre de 50%.
À mesure que les travaux ont avancé, évoque Michael Denton dans les citations qui suivent, « il est apparu de plus en plus clairement que les différences entre les organismes au niveau moléculaire correspondaient dans une large mesure à leurs différences au point de vue morphologique et que toutes les classes traditionnellement identifiées selon des critères morphologiques pouvaient être aussi déterminés en comparant leurs séquences de protéines. Armés de cette nouvelle technique, la biologie possédait enfin un moyen rigoureux quantitatif de mesurer la distance entre deux espèces ».
Or, poursuit-il, « les molécules n'apportent pas le moindre indice en faveur des arrangements séquentiels dans la nature (c'est-à-dire de passage progressif d'une espèce à une autre) ; elles tendent plutôt à réaffirmer la vision traditionnelle selon laquelle la nature se conforme à un plan hiérarchique hautement ordonné dont toute preuve de l'évolution est absente ».
Les classes de transition, ou classes intermédiaires, sont totalement absentes des matrices récapitulant les « distances » entre des animaux de divers groupes représentés sur notre terre.
« Si incroyable que cela paraisse, l'homme est aussi proche de la lamproie que le poisson ! (...) Les groupes traditionnellement cités comme intermédiaires par les biologistes évolutionnistes n'offrent pas le moindre signe de leur supposé caractère de transition.
L'inexistence d'intermédiaires entre les grands groupes se constate aussi pour les divisions tout à fait mineures du règne animal, même quand les différences biochimiques entre les espèces sont faibles. Par exemple, il n'y a pas d'intermédiaire entre le gibbon, les grands singes et l'homme.
Mêmes remarques si, au lieu de comparer les séquences de protéines, on opère sur les séquences d'ADN ou d'ARN : « Il n'y a pas la moindre trace de transformations évolutives dans les données des séquences d'acides nucléiques. Les ARN racontent la même histoire que les protéines.
En définitive, conclut-t-il, « il est maintenant bien établi que le modèle de la diversité au niveau moléculaire se conforme à un plan hiérarchique hautement ordonné.
Chaque classe y est unique, isolée et non reliée à d'autres par des intermédiaires. Ainsi les molécules (...) n'ont (pas) procuré à la biologie évolutionniste les intermédiaires insaisissables cherchés depuis si longtemps. (...)
La nature semble se conformer au modèle circulaire, non évolutionniste, perçu autrefois par les grandes figures de l'anatomie comparée du siècle prédécent. »
Citations extraites de l'ouvrage du biologiste Michael Denton, L'évolution, une théorie en crise, Paris, Éd. Flammarion, collection Champs, 1992, chapitre 12, « La révolution de la biologie moléculaire », cité dans Que croire ? Qui croire , L'évolution, hypothèses ou certitudes , 140 ans après Darwin, Les Cahiers d'Edifa, n° 3, mai 1998, p. 14-18.

mardi 16 octobre 2007

16 octobre : ste Marguerite-Marie Alacocque

16 octobre : ste Marguerite-Marie Alacocque

Née en 1648, sainte Marguerite-Marie Alacocque a été qualifiée de confidente du Sacré-Cœur. Elle est décédée en 1690.
« C'est pour instituer et propager le culte de Son Sacré Cœur que Jésus-Christ Se choisit, au monastère de la Visitation de Paray-le-Monial, une servante dévouée en Marguerite-Marie Alacoque.
De nombreuses épreuves vinrent la détacher des vanités mondaines ; les bonnes œuvres, le soin des pauvres, la communion, faisaient sa consolation. Enfin elle entra à la Visitation de Paray-le-Monial. C'est là que Jésus (lire la suite) l'attendait pour la préparer à sa grande mission.
Le divin Époux la forma à Son image dans le sacrifice, les rebuts, l'humiliation ; Il la soutenait dans ses angoisses, Il lui faisait sentir qu'elle ne pouvait rien sans Lui, mais tout avec Lui. « Vaincre ou mourir ! » tel était le cri de guerre de cette grande âme.
Quand la victime fut complètement pure, Jésus lui apparut à plusieurs reprises, lui montra Son Cœur Sacré dans Sa poitrine ouverte : « Voilà, lui dit-Il, ce Cœur qui a tant aimé les hommes et qui en est si peu aimé ! » On sait l'immense expansion de dévotion au Sacré Cœur qui est sortie de ces Révélations. La canonisation de la Sainte a eu lieu le 13 mai 1920 » (Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, 1950).

lundi 15 octobre 2007

Jesus a-t-il eu des freres ? (suite)


Jésus a-t-il eu des frères ? (suite)

c) Nous trouvons dans les textes évangéliques des références explicites aux « frères et sœurs » de Jésus (Marc 3, 32 ; 6, 3 et parallèles). Les noms de quatre d’entre eux nous sont même indiqués : « Jacques, Joseph, Simon et Jude » (Marc 6, 3). Parmi les quatre, Jacques jouera un rôle important dans l’Église primitive, comme tête de l’Église de Jérusalem, et il était connu comme « Jacques, le frère du Seigneur » (Galates 1, 19 ; cf. 1 Corinthiens 15, 7). Face à cela, il faut savoir qu’en hébreu ou en araméen, il n’existe pas de terme spécifique pour indiquer le degré de parenté, (lire la suite) si bien que tous les proches sont des « frères ». Le mot grec adelphos (« frère »), qui apparaît dans les Évangiles (qui sont des textes reflétant un monde sémitique et non un monde grec), a une signification large, qui va de frère de sang à demi-frère, beau-frère, cousin, oncle, voisin, disciple, etc. Dans Genèse 13, 8, il est dit qu'Abraham et Lot étaient frères alors que nous savons, par d’autres indications, qu’en réalité ils étaient oncle et neveu. Dans Marc 6, 17, il est dit que Hérodiade avait épousé Hérode, « frère de Philippe », alors qu’en réalité ils étaient des demi-frères, car ils avaient des mères différentes. Dans Jean 19, 25, il est dit que près de la Croix de Jésus se trouvaient « sa mère et la sœur de sa mère, Marie de Cléophas », c’est-à-dire deux Marie, qui devaient être apparentées mais pas sœurs, puisqu’elles portaient le même prénom.
Il est vrai qu’ il existe en grec un autre mot, anepsios, pour dire « cousin », mais il n’apparaît qu’une seule fois dans le Nouveau Testament (Colossiens 4, 10). Affirmer que, s’ils avaient été cousins et non de véritables frères, les évangélistes auraient employé ce terme ou auraient laissé un autre indice, c’est partir d’un a priori. Avancer le témoignage d'Hégésipe, rapporté par Eusèbe, qui parle de « Jacques, le frère du Seigneur » (Histoire ecclésiastique 2, 23) et de « Siméon, cousin du Seigneur » (Hist. eccl. 4, 22), n’est pas en soi concluant, car les deux expressions proviennent de deux passages qui se situent dans deux contextes différents. Le premier peut être compris comme un titre par lequel Jacques était connu, sans que l’on cherche à préciser le degré de parenté.
À moins que le contexte le précise, il est impossible de connaître la signification exacte du mot « frère » et le degré de parenté ou de relation. Jésus est connu comme le « fils de Marie » (Marc 6, 3), alors que les « frères et sœurs » de Jésus ne reçoivent jamais ce qualificatif, pas même quand Marie est mentionnée avec eux : « Tous d'un même cœur étaient assidus à la prière avec quelques femmes, dont Marie mère de Jésus et avec ses frères » (Actes 1, 14). Jésus est le fils unique de Marie. La Tradition de l’Église (et non pas les analyses philologiques apparemment probables ou des témoignages isolés, aussi anciens soient-ils) est le vrai interprète de ces textes. Cette Tradition a expliqué que dans les passages du Nouveau Testament l’expression « frère/sœur » de Jésus doit être comprise au sens de « parent », en accord avec la signification du mot grec. Toute autre interprétation est possible, mais reste arbitraire.

original en espagnol par Juan Chapa,
professeur de la faculté de Théologie de l'Université de Navarre

dimanche 14 octobre 2007

Jesus a-t-il eu des freres ?


Jésus a-t-il eu des frères ?

La Vierge Marie a conçu Jésus sans le concours d’un homme (Matthieu 1, 25) et n’a pas eu d’autres enfants, comme le suggère également le fait que du haut de la Croix Jésus confie sa Mère à Jean (Jean 19, 27). C’est ce que nous a transmis la tradition de l’Église, qui confesse Marie comme aeiparthenos, « toujours vierge ». Il s’agit d’une vérité de foi conforme aux textes évangéliques. Les expressions qui, dans les Évangiles, semblent la contredire doivent être comprises correctement.
a) Dans l’Évangile, il est dit que Jésus est le fils premier-né (lire la suite) de Marie (Luc 2, 6), ce qui impliquerait qu’il serait l’aîné de plusieurs frères. Cependant, le terme « premier-né » est la façon légale de désigner le premier fils (Exode 12, 29 ; 34, 19, etc.) et n’implique pas qu’il y ait eu d’autres frères après lui, ainsi que l’atteste une inscription juive fort connue trouvée en Égypte, où il est dit d’une mère qu’elle est morte en donnant naissance à son « fils premier-né ».
b) Les paroles de Matthieu 1, 25 « et sans qu’il y ait eu des rapports entre eux, elle donna naissance à un fils », pourraient être rendues littéralement par « et il n’eut pas de rapports avec elle jusqu’à ce qu’elle enfanta ». La conjonction grecque heos, « jusqu’à ce que », impliquerait que par la suite il y a eu cohabitation. Toutefois, cette conjonction indique en soi ce qui s’est passé jusqu’à ce moment-là, en l’occurrence la conception virginale de Jésus, abstraction faite de la situation ultérieure. Nous trouvons la même conjonction dans Jean 9, 18, où il est dit que les pharisiens ne crurent pas au miracle de la guérison de l’aveugle de naissance « jusqu’à ce que » ils aient appelé ses parents. Or, il est dit alors qu’ils ne crurent pas davantage après.

(à suivre...)

samedi 13 octobre 2007

Etre saint


Être saint

Dieu seul est Saint. Il est le Saint par excellence, Saint de toute éternité et éternellement Saint. Il est de ce fait la source de toute sainteté. Nul n'est saint, ne devient saint, qu'en Dieu et à partir de Dieu, par l'action de l'Esprit Saint dans l'âme, de l'Esprit sanctificateur. L'action de Dieu envers l'homme, hic et nunc, ici et maintenant, consiste donc à le sanctifier, à le rendre saint, à être son image et sa ressemblance.
Nous voyons ainsi, c'est un miracle de la Bonté et de la Miséricorde infinies de Dieu, combien la recherche de la sainteté n'est pas une entreprise hasardeuse (lire la suite) ou téméraire. C'est ce que Dieu attend de nous. C'est ce à quoi il nous dispose et prépare. C'est ce pour quoi son Fils, Dieu lui-même, s'est immolé sur la Croix puis nous a envoyé l'Esprit trois fois Saint.
Être saint ! Telle est l'aspiration que Dieu a inscrite, a gravée au fond de notre être. Et si nous répondons à son amour, ce désir sera comblé. Nous en avons la certitude puisque Dieu est encore plus engagé que nous-même dans ce projet. D'une volonté qui n'est pas fluctuante, comme la nôtre, mais permanente, éternelle, et sur laquelle il ne revient pas.
La Volonté de Dieu que nous soyons saints est en elle-même une assurance de succès pour nous, pourvu que nous luttions pour progresser dans la voie de la vertu, du bien, de l'imitation du Fils, Jésus-Christ, lui qui, « bien qu'il fût dans la condition de Dieu, il n'a pas retenu avidement son égalité avec Dieu ; mais il s'est anéanti lui-même, en prenant la condition d'esclave, en se rendant semblable aux hommes, et reconnu pour homme par tout ce qui a paru de lui ; il s'est abaissé lui-même, se faisant obéissant jusqu'à la mort, et à la mort de la croix » (Philippiens 2, 6-8).
C'est à ce prix que nous serons saints : en imitant le Fils de Dieu dans son abaissement et son humilité, en sachant que nous ne sommes rien par nous-mêmes, mais que nous sommes ses enfants. Ses enfants appelés à être saints en imitant son Fils unique, Jésus-Christ, modèle de toute sainteté.
Comment ne pas nous enthousiasmer pour un tel idéal ? C'est Dieu qui nous le présente et l'a mis dans notre cœur, qui reste inquiet tant qu'il n'a pas trouvé Dieu, comme saint Augustin en a fait l'expérience.
Dieu nous a présenté « un chemin de sanctification dans le travail professionnel et dans l'accomplissement des devoirs ordinaires » de chaque jour (prière à saint Josémaria). Chacun à sa place au milieu de la société, est un ferment dans la masse et « un peu de levain fait fermenter toute la pâte » (Galates 5, 9). Comme les premiers chrétiens, qui son le modèle de notre vie de sainteté au milieu du monde et de notre responsabilité d'évangéliser nos semblables, quels qu'ils soient.

vendredi 12 octobre 2007

Bioethique et embryon

Bioéthique et embryon

Pierre-Olivier Arduin, La bioéthique et l'embryon, quels enjeux après la controverse du Téléthon ? Éditions de l'Emmanuel, 2007, préface de Mgr Rey, avant-propos de Jean-Marie Le Méné, 203 p.
L’auteur, responsable de la commission Bioéthique et Vie humaine du diocèse de Fréjus-Toulon, a rédigé une note de réflexion éthique qui avait suscité l’an dernier une controverse à propos de l'utilisation à des fins non éthiques d'une partie des fonds collectés par le Téléthon. (lire la suite) Paradoxalement, cette polémique permet à l'auteur de rouvrir des dossiers qui semblaient confinés au « politiquement incorrect », comme le statut de l'embryon humain, l'eugénisme, les dérives de la biomédecine, l'instrumentalisation du langage (je mettrai une note sur la « novlangue » qui illustre bien cette question), le rapport entre la loi morale et la loi civile, les découvertes novatrices en matière de cellules souches adultes...
Dans la préface, Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, se demande ce qui constitue l'essence de toute violence et de tout totalitarisme. Il écrit : « La philosophe juive Hannah Arendt répond par une locution surprenante : « Le refus de la naissance. » « L’homme fut créé pour lui rappeler qu’il y eut un commencement », disait saint Augustin. Chaque naissance célèbre et garantit l’avènement d’un nouveau monde. Elle signe le refus de tout fatalisme et de la répétition. Chaque nouveau « conçu » est de l’ordre de « l’inconcevable ». Chaque génération nous rappelle que la vie est un cadeau. Chaque existence nouvelle nous ramène à la douceur de vivre. Il n’est pas étonnant que dans les systèmes despotiques les plus cruels, la violence politique s’exerce par le contrôle des naissances, c’est-à-dire la programmation de la fécondité jusqu’à la production de la vie, que voudrait promouvoir aujourd’hui une science sans conscience. Toute violence endeuille le mystère de Noël. À l’inouï de toute nativité, elle substitue le « clone », le « robot », ou le meurtre de l’enfant à naître. »
L'ouvrage d'Arduin s'inscrit dans une pastorale de l'intelligence, qui appelle à la réflexion et à l'action celles et ceux qui restent attachés à la défense de la dignité de la personne humaine dès sa conception et à tous les stades de sa vie. Il en ressort que l’objection de conscience est porteuse d’une dynamique capable d’ébranler les forces contemporaines de la culture de mort. Cet ouvrage « participe de la prise de à l’intérieur de la communauté ecclésiale, comme vis-à-vis de notre société, des enjeux et des défis auxquels nous ramène la fidélité à l’Évangile », conclut Mgr Rey.

jeudi 11 octobre 2007

Qu'étaient les pharisiens, les saducées, les esséniens, les zélotes (fin)

Qu'étaient les pharisiens, les saducées, les esséniens, les zélotes (fin)

Pour leur part, les Saducéens étaient des gens de la haute société, membres des familles sacerdotales, cultivés, riches et aristocratiques. De leurs rangs étaient issus, depuis l’occupation romaine, les grands prêtres qui étaient dès lors les représentants du peuple juif devant le pouvoir impérial. Ils faisaient une interprétation fort sobre de la Torah, sans tomber dans les innombrables questions casuistiques des Pharisiens et, par conséquent, ils sous-estimaient ce que ces derniers considéraient, quant à eux, comme la Torah orale. Contrairement aux Pharisiens, les Saducéens ne croyaient pas en la survie après la mort et ne partageaient pas leurs espérances eschatologiques. Ils ne jouissaient pas de la popularité ni de l’estime des Pharisiens auprès du peuple. Cependant, (lire la suite) ils détenaient le pouvoir religieux et politique, de sorte qu’ils étaient fort influents.
Un des groupes auquel beaucoup de recherches ont été consacrées ces dernières années est celui des Esséniens. Nous disposons de beaucoup d’informations concernant leur manière de vivre et leurs croyances grâce à Flavius Josèphe et surtout grâce aux documents sur papyrus et parchemin trouvés à Qumram où, semble-t-il, quelques-uns d’entre eux s’étaient installés. Une caractéristique spécifique des Esséniens était le refus du culte rendu dans le Temple de Jérusalem, parce qu’il était assuré par une lignée sacerdotale qui, selon eux, s’était avili à partir de l’époque asmonéenne. Par conséquent, les Esséniens choisirent de s’éloigner de ces pratiques communes dans l’idée de conserver et de restaurer la sainteté du peuple, dans le cadre plus réduit de leur propre communauté. La retraite de beaucoup d’entre eux dans les zones désertiques avait pour but d’éviter la contamination qui pouvait provenir du contact avec d’autres personnes. Le refus de maintenir des relations économiques ou d’accepter des cadeaux ne répondait pas à un idéal de pauvreté, mais était plutôt une façon d’éviter la contamination par le monde extérieur et de préserver la pureté rituelle. Une fois consommée la rupture avec la Temple et le culte officiel, la communauté essénienne se considéra elle-même comme un temple immatériel remplaçant de façon transitoire le Temple de Jérusalem tant que l’on continuait à réaliser là-bas un culte qu’ils jugeaient indigne.

original en espagnol par Francisco Varo,
professeur de la faculté de Théologie de l'Université de Navarre

mercredi 10 octobre 2007

Qu'etaient les Pharisiens, les Saduceens, les Esseniens, les Zelotes ?

title=Qu'étaient les Pharisiens, les Saducéens, les Esséniens, les Zélotes ?

En Palestine, au Ier siècle, dans la population juive, sont nés divers groupes en fonction des sensibilités quant à l’interprétation des sources littéraires et à la manière de vivre la religion d’Israël.
Au temps de Jésus, les Pharisiens étaient les plus estimés du peuple. Leur nom, en hébreu perushim, signifie « ceux qui sont mis à part ». Ils accordaient la plus grande attention aux questions liées à l’observance des lois de pureté rituelle, même en dehors du Temple. Les normes de pureté sacerdotale, établies pour le culte, étaient devenues pour eux (lire la suite) un idéal de vie dans toutes les actions de l’existence quotidienne, qui se trouvait ainsi ritualisée et sacralisée. En plus de la Loi écrite (Torah ou Pentateuque), ils avaient rassemblé une série de traditions et de façons d’accomplir les prescriptions de la Loi, auxquelles étaient attachées une importance de plus en plus grande au point de finir par les considérer comme une Torah orale, également attribuée à Dieu. Selon leurs convictions, la Torah orale fut donnée en même temps que la Torah écrite, à Moïse, au mont Sinaï, si bien que l’une et l’autre jouissaient, à leurs yeux, de la même autorité.
Pour une partie des Pharisiens, la dimension politique jouait un rôle décisif dans leur existence et se trouvait liée à l’engagement en faveur de l’indépendance nationale, car aucun pouvoir étranger ne devait s’imposer par-dessus la souveraineté du Seigneur sur son peuple. Ce sont ceux que l’on connaissait sous le nom de Zélotes, nom qu'ils s'étaient probablement donné eux-mêmes, par allusion à leur zèle pour Dieu et pour l’accomplissement de la Loi. Bien qu’ils pensaient que le salut vient de Dieu, ils étaient aussi convaincus que Dieu compte sur la collaboration humaine pour apporter ce salut. Cette collaboration se situait pour eux d’abord sur le plan purement religieux, moyennant le zèle pour le strict accomplissement de la Loi. Plus tard, à partir des années cinquante, ils considérèrent de plus en plus que cette collaboration devait aussi se manifester sur le plan militaire, de sorte que l’on ne devait pas écarter l’usage de la violence si celle-ci s’avérait nécessaire pour vaincre, ni non plus craindre de mourir au combat, puisque c’était une sorte de martyre pour sanctifier le nom du Seigneur.

(à suivre...)

mardi 9 octobre 2007

Le pithécanthrope et autres farces évolutionnistes

Le pithécanthrope et autres farces évolutionnistes

Le pithécanthrope
L'embryologiste allemand Ernst Haeckel avait évoqué l'existence du Pithecanthropus alalus (homme-singe muet). En 1887, il envoie en Asie un de ses élèves, le docteur Eugène Dubois. Celui-ci, après des recherches infructueuses à Sumatra, découvre en 1891, à Trinil, le vestige attendu : une calotte crânienne, et à 1 et 3 mètres d'elle, deux molaires nettement simiennes. L'année suivante, il déterre à 15 mètres de là un fémur identique à celui de l'Homo sapiens. C'est assez pour qu'il annonce en 1894 la trouvaille de l'Homo erectus. On tient là l'ancêtre simien que prévoyaient les évolutionnistes. Une reproduction figurera à l'exposition universelle de 1900.
En réalité, Dubois lui-même avoua en 1930 qu'il y avait sur le site de nombreux autres restes animaux intercalés entre calotte et fémur ; en fait, des fragments d'humains et de singes. En 1936, il convenait que la calotte crânienne de Trinil devait provenir d'un grand gibbon. Ainsi, « l'ancêtre de l'homme » le plus célèbre, connu de tous les écoliers, repose sur une construction fictive, voire frauduleuse.

L'homme de Piltdown
L'histoire est maintenant bien connue. Résumons à grands traits : en février 1912, sur le site de Piltdown, à 40 kms de Hastings (Angleterre), Dawson et son ami Woodward trouvent des fragments de crâne humain, puis une demi-mâchoire inférieure, qu'ils associent l'un à l'autre. Ils présentent leur trouvaille à la société de géologie, en décembre 1912, sous le nom d'Eoanthropus dawsonii, « le plus ancien des Anglais », nouvel intermédiaire entre l'homme et le singe. En 1913, le P. Teilhard de Chardin trouve dans les déblais une canine semblable à celle d'un chimpanzé, confirmant la « forme de passage » entre le singe et l'homme. On pense y tenir la preuve de l'évolution. On aménage le site de Piltdown, déclaré monument historique.
C'est en 1955 seulement que la vérité est connue, grâce au livre de J.S. Weiner, publié à Oxford, The Piltdown forgery (La supercherie de Piltdown). Tous les fragments trouvés sur le site « sont d'un singe moderne, délibérément altérés pour simuler des spécimens fossilisés, en les usant et en les patinant artificiellement ». On a pu identifier le faussaire : W.R. Butterfield, curateur du Musée de Hastings, qui voulait déconsidérer son collègue de Londres, sir Arthur Smith-Woodward.
Entre 1913 et 1955, plus de cent études sur l'homme de Piltdown avaient paru dans les annales scientifiques.

L'homme de Pékin
Entre 1921 et 1936, on découvrit ) Chou-Kou-Tien, dans une ancienne caverne remplie d'ossements d'animaux de toute espèce, des vestiges de singes anthropiens, ainsi que des traces de feu et des outils en quartzite. Des fouilles systématiques, financées par la fondation Rockfeller, permirent au docteur Davidson Black de découvrir des mâchoires, des dents, et une trentaine de calottes occipitales brisées appartenant à un type de grand singe. L'une de ces calottes servit à la reconstitution officielle du « Sinanthropus pekinensis ». En 1931, Black en publiait la description. Ce sinanthrope avait fait du feu. C'était donc un humanoïde !
Mais en 1933, on découvrait dans une grotte annexe les restes de six hommes modernes (dont trois crânes complets). Force fut d'admettre, avec le célèbre paléontologue Marcelin Boule, que l'homme qui avait laissé des outils dans la caverne faisait ses repas des animaux dont on avait trouvé les restes dans le gouffre de 15m qui termine la caverne : éléphants, daims, buffles,... et « sinanthrope » ! Aujourd'hui encore, la cervelle de singe est un mets réputé... Et « l'homme de Pékin », qui figure encore dans certaines généalogies officielles de l'homme, n'est qu'un singe !

Que croire ? Qui croire , L'évolution, hypothèses ou certitudes , 140 ans après Darwin, Les Cahiers d'Edifa, n° 3, mai 1998, p. 30-31.