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mercredi 5 septembre 2012

La Nouvelle Evangélisation

La Nouvelle Evangélisation

COLLOQUE 
le dimanche 14 octobre 2012 à 15 heures 
 Salle Rossini Eglise Notre-Dame de Grâce de Passy 
8bis, Rue de l’Annonciation – Paris 16ème 

La Nouvelle Evangélisation 

avec la participation de 

Père François BROSSIER Exégète, Professeur Emérite de l’Institut catholique de Paris 
L’Interprétation de l’Ecriture Sainte dans l’Eglise de Pie XII à Benoît XVI

Monseigneur Dominique LE TOURNEAU Prêtre, Professeur visitant à l’Université de Navarre Juge ecclésiastique et Ecrivain
Evangéliser dans un monde paganisé

Samuel PRUVOT Journaliste à « Famille Chrétienne »
L’annonce de la Parole de Dieu dans la nouvelle évangélisation en France

Colloque organisée par l’Association « Ecouter avec l’Eglise » - treomoric@orange.fr

samedi 7 juillet 2012

Confiance en Dieu (5)

Confiance en Dieu (5)

Nous sommes ainsi encouragés à nous tourner vers l’auteur de la vie, vers celui qui est la vraie Vie (Jean 14, 6). Mais nous risquons parfois de monnayer notre prière, de la formuler avec un certain manque d’assurance, une inquiétude qui lui fait perdre de son efficacité. Nous devrions nous étonner de constater que « quand nous louons Dieu ou Lui rendons grâce pour ses bienfaits en général, nous ne sommes guère inquiets de savoir si notre prière Lui est agréable. En revanche, nous exigeons de voir le résultat de notre demande. Quelle est donc l’image de Dieu qui motive notre prière : un moyen à utiliser ou le Père de notre Seigneur Jésus-Christ ? » (Catéchisme de l’Église catholique, n° 2735).
Faisons-nous pleinement confiance à Dieu ou nous méfions-nous de lui, au chef que nous ne sommes pas pleinement assurés d’obtenir ce que nous lui demandons ? Pourtant, « celui qui demande reçoit ; qui cherche trouve ; à qui frappe l’on ouvrira » (Matthieu 6, 10). Il vaut sans doute beaucoup mieux (lire la suite) de ne pas être exaucés exactement comme nous l’avons souhaité. Il est de notre intérêt le plus haut et le mieux compris de laisser l’initiative à Dieu et de nous en remettre à lui pour agir comme il faut : ce qu’il est fait est toujours un authentique chef-d’œuvre. « Le témoignage de l’Écriture est unanime : la sollicitude de la divine providence est concrète et immédiate, elle prend soin de tout, des moindres petites choses jusqu’aux grands événements du monde et de l’histoire. Avec force, les livres saints affirment la souveraineté absolue de Dieu dans le cours des événements : « Notre Dieu, au ciel et sur la terre, tout ce qui lui plaît, Il le fait » (Psaume 115, 3) ; et du Christ il est dit : « S’Il ouvre, nul ne fermera, et s’Il ferme, nul n’ouvrira » (Apocalypse 3, 7) ; « Il y a beaucoup de pensées dans le cœur de l’homme, seul le dessein de Dieu se réalisera » (Proverbes 19, 21) » (Catéchisme de l’Église catholique, n° 303). Nous constatons que « mieux vaut chercher un refuge dans le Seigneur que de mettre sa confiance dans les hommes » (Psaume 117, 8). Qui n’a pas fait l’expérience du bien-fondé de cette affirmation ? Que de fois un ami nous a promis quelque chose, mais ce n’était qu’un engagement pris à la légère et aussitôt oublié par lui, mais pas par nous. Des promesses en l’air, Dieu n’en fait jamais. L’homme « qui se confie en l’homme » et « qui prend la chair pour son secours » est « comme un chardon dans la steppe, ne sentant pas quand le bonheur arrive » (Jérémie 17, 5-6). Alors que nous pouvons mettre toute notre confiance en Dieu. « J’ai la conviction que celui qui a commencé en vous cette belle œuvre [de notre sanctification] la mènera à son terme d’ici le Jour du Christ Jésus » (Philippiens 1, 6), car « il est fidèle celui qui vous appelle » (1 Thessaloniciens 5, 24). (à suivre…)

jeudi 7 juillet 2011

L’apparition à Marie-Madeleine (6)

L’apparition à Marie-Madeleine (6)

La rencontre avec Jésus n’est jamais, ne peut jamais être un événement personnel, que l’on savoure et que l’on cache, comme le serviteur de la parabole a enfoui son unique talent en terre. Nous savons qu’il a été qualifié par le Seigneur de « serviteur bon à rien » et jeté « dans les ténèbres extérieures : là seront les pleurs et les grincements de dents » (Matthieu 25, 30). Nous en déduisons clairement que la rencontre personnelle avec le Christ est quelque chose que nous devons claironner aux carrefours des chemins, dans les amphithéâtres et les bureaux, sur tous les toits : « Ce que je vous dis en cachette, dites-le au grand jour, et ce que vous entendez à l’oreille, publiez-le sur les toits » (Matthieu 10, 27).
Nous annonçons que le Christ est vivant, qu’il est mort mais qu’il est ressuscité d’entre les morts. Qu’il vit éternellement. Et qu’il est le même hier, aujourd’hui et pour l’éternité (Hébreux 13, 8). Et nous pouvons proclamer qu’il nous est apparu et qu’il nous a parlé, que nous nous sommes entretenus avec lui : « Marie-Madeleine alla annoncer aux disciples qu'elle avait vu le Seigneur, et qu'il lui avait dit ces choses » (Jean 20, 18). Voici ce qu’il m’a dit, une Parole qui vient projeter une lumière vive et optimiste sur toutes les circonstances de la vie, qui aide à en comprendre le sens le plus profond et à en voir le lien avec le plan amoureux de salut de l’humanité. (lire la suite)
La rencontre de Dieu demande donc que nous nous fassions les ambassadeurs de Dieu auprès des hommes, que nous allions leur annoncer ce qu’il nous a dit et ce que la Parole vivante ne cesse de nous dire au travers de notre prière, de notre vie sacramentelle, des moyens de formation chrétienne. L’apostolat est donc une dimension intrinsèque à la vie chrétienne.
« Malheur à moi si je n’évangélisais pas ! » (1 Corinthiens 9, 16). Et quant à nous, nous annonçons un Christ mort, mais ressuscité. « Je vous ai enseigné avant tout, comme je l'ai appris moi-même, que le Christ est mort pour nos péchés, conformément aux Ecritures qu'il a été enseveli et qu'il est ressuscité le troisième jour, conformément aux Ecritures ; et qu'il est apparu à Céphas, puis aux Douze. Après cela, il est apparu en une seule fois à plus de cinq cents frères, dont la plupart sont encore vivants, et quelques-uns se sont endormis. (…) Après eux tous, il m'est aussi apparu à moi, comme à l'avorton. (…) Or, si l'on prêche que le Christ est ressuscité des morts, comment quelques-uns parmi vous disent-ils qu'il n'y a point de résurrection des morts ? S'il n'y a point de résurrection des morts, le Christ non plus n'est pas ressuscité. Et si le Christ n'est pas ressuscité, notre prédication est donc vaine, vaine aussi est votre foi. Il se trouve même que nous sommes de faux témoins à l'égard de Dieu, puisque nous avons témoigné contre lui qu'il a ressuscité le Christ, tandis qu'il ne l'aurait pas ressuscité, s'il est vrai que les morts ne ressuscitent pas. (…) Mais maintenant le Christ est ressuscité des morts, il est les prémices de ceux qui se sont endormis. Car, puisque par un homme est venue la mort, c'est par un homme aussi que vient la résurrection des morts » (1 Corinthiens 15, 3-6.8.12-15.20-21).

(à suivre…)

mercredi 29 septembre 2010

29 septembre : Les trois archanges (1)

29 septembre : Les trois archanges (1)

C’est avec une grande joie que nous célébrons les trois archanges saint Michel, saint Gabriel et saint Raphaël, joie parce qu’il s’agit de trois anges qui constamment « se tiennent et entrent devant la gloire du Seigneur » (Tobie 12, 15), sont toujours en sa présence, joie parce que leur pouvoir d’intercession et de protection est très grand. Allons continuellement à eux, avec une grande confiance, puisque Dieu se sert d’eux pour notre bien.
Nous voyons dans la Sainte Ecriture l’intervention des trois archanges, une intervention très mesurée, c’est-à-dire peu fréquente, réservée à des missions particulières, aux grandes occasions. Bien sûr, nous nous rappelons l’aide précieuse que l’archange saint Raphaël apporte à Tobie junior, (lire la suite) non seulement pour recouvrer une créance de Ragouel, à Ecbatane en Médie à l’égard de son père, Tobie senior (Tobie 4, 1-21), mais aussi pour épouser sa fille Sara, et pour guérir la cécité de Tobie senior (Tobie 11, 1-19). C’est une belle histoire, qui montre que l’ange nous guide sur le chemin de la vie. Pour nous, c’est notre ange gardien qui joue ce rôle. Mais saint Raphaël nous aide à discerner notre vocation : « Tu ris parce que je te dis que tu as la « vocation du mariage » ? — Eh bien, tu l’as. Et c’est bel et bien une vocation. Mets-toi sous la protection de saint Raphaël pour qu’il te conduise dans la chasteté jusqu’au bout du chemin, comme il guida Tobie » (saint Josémaria, Chemin, n° 27).
Quand nous avons offensé le Seigneur, notre ange gardien nous aide à nous repentir. Son rôle consiste à nous apporter les motions de Dieu, à nous y rendre sensibles en faisant en sorte que notre conscience découvre ce qui ne va pas et offense le Seigneur. « Le Christ est le centre du monde angélique. Ce sont ses anges à Lui : « Quand le Fils de l’homme viendra dans sa gloire avec tous ses anges... » (Matthieu 25, 31). Ils sont à Lui parce que créés par et pour lui : « Car c’est en lui qu’ont été créées toutes choses, dans les cieux et sur la terre, les visibles et les invisibles : trônes, seigneuries, principautés, puissances ; tout a été créé par lui et pour lui » (Colossiens 1, 16). Ils sont à Lui plus encore parce qu’Il les a faits messagers de son dessein de salut : « Est-ce que tous ne sont pas des esprits chargés d’un ministère, envoyés en service pour ceux qui doivent hériter le salut ? » (Hébreux 1, 14) » (Catéchisme de l’Eglise catholique, n° 311).

(à suivre…)

mardi 1 septembre 2009

La vraie crainte de Dieu

La vraie crainte de Dieu

À propos du verset 1 (du Ps 128 (127), saint Hilaire (315-367) écrit : « Dans les Écritures, chaque fois qu'il est question de la crainte du Seigneur, il faut remarquer qu'elle n'est jamais citée seule, comme si elle suffisait à nous faire parvenir à une foi achevée », et saint Hilaire de préciser qu'il faut demander cette crainte du Seigneur au travers d'étapes qui passent par la demande de la sagesse de Dieu, la compréhension de sa parole pour approfondir cette sagesse. C'est seulement dans ces conditions « qu'on peut comprendre la crainte du Seigneur. Ce n'est pas ce que pense de la crainte le sens commun, (lire la suite) l'opinion humaine. En effet, la crainte est une émotion due à la faiblesse humaine, qui a peur de subir ce qu'elle ne veut pas lui voir arriver. Elle survient en nous et nous trouble en cas de conscience d'un crime, d'un droit plus puissant, d'attaque d'un plus fort, de maladie, d'assaut d'une bête sauvage et de souffrance provoquée par n'importe quel malheur. Cette crainte ne s'enseigne donc pas, mais elle provient de la faiblesse de notre nature. Nous n'apprenons pas ce qu'il faut craindre mais ce que nous craignons suffit à nous inspirer la terreur ». Et de poursuivre que pour les chrétiens fidèles à leur foi : « La crainte de Dieu se trouve tout entière dans l'amour : une affection parfaite pour sa personne détruit la peur. » Enfin, évoquant les divers chemins par lesquels l'homme doit passer, saint Hilaire conclut son commentaire du verset 3 : « Il y a les chemins de la Loi, ceux des prophètes, des Évangiles, des apôtres et des diverses actions requises par les commandements. Ceux qui y marchent avec la crainte de Dieu sont heureux. »

Cité par Michel Viot, Le Vrai et le faux. Comprendre la pensée de Benoît XVI, Paris, L'œuvre spirituelle, 2009, p. 196.)

mardi 24 février 2009

L'importance des Écritures

L'importance des Écritures

Je vous demande, mes frères et mes sœurs, dites-moi : que croyez-vous plus important, la Parole de Dieu ou le Corps du Christ ? Si vous voulez répondre la vérité, vous devez me dire : la Parole de Dieu n'est pas moins importante que le Corps du Christ. Aussi, comme nous prenons soi, lorsque le Corps du Christ nous est distribué, de n'en laisser rien tomber à terre de nos mains, pareillement devons-nous prendre autant de soin de ne pas laisser échapper de notre cœur la Parole de Dieu qui nous est adressée, en pensant ou en disant autre chose. Car il ne sera pas moins coupable celui qui entend la Parole de Dieu avec négligence, que celui qui laisse tomber part erre, par négligence, le Corps du Christ.

Saint Césaire d'Arles.