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jeudi 16 octobre 2014

Fidèles et laïcs dans l'Eglise

Fidèles et laïcs dans l'Eglise

Alvaro Del Portillo, Fidèles et laïcs dans l’Eglise. Fondements de leurs statuts juridiques respectifs, Montréal, Wilson & Lafleur, coll. Gratianus, 2e éd. française, traduction de l’original et des mises à jour par D. Le Tourneau
Distributeur en Europe : editions@lelaurier.fr

A l'occasion de la béatification d'Alvaro del Portillo, le 27 septembre dernier, en l'année du centenaire de sa naissance, je rappelle cet ouvrage très important pour bien comprendre, entre autres, la place des laïcs dans l'Église. L’origine de cet ouvrage est un long votum, ou rapport, présenté par l’auteur au groupe de consulteurs de la commission pontificale pour la révision du code de droit canonique, chargé d’examiner le projet de texte des canons sur les droits et les devoirs des fidèles laïcs dans l’Église. (lire la suite) Alvaro del Portillo abordait avec décision une problématique qui a été très présente dans les travaux du concile Vatican II: l’identité théologique et canonique de deux concepts, celui de fidèle et celui de laïc, d’ordinaire utilisés indifféremment dans le langage ecclésiastique, mais ontologiquement différents. Ce votum a exercé une influence déterminante sur la préparation du projet de la nouvelle législation ecclésiastique.
Del Portillo se demandait : « Existe-t-il une vocation et une condition juridique spécifiques au laïc venant s’ajouter à sa vocation et à sa condition juridique générale de fidèle, de baptisé ? » Il donnait une réponse résolument positive. La vocation du laïc est certainement la vocation du fidèle du Christ, du christifidelis, avec l’appel baptismal à la sainteté et à l’apostolat, mais vécue au beau milieu des structures et des circonstances ordinaires de la vie séculière.
[…] Del Portillo tint particulièrement compte de l’ecclésiologie de Vatican II, notamment de la constitution Lumen gentium, qui voyait dans la « sécularité […] une composante théologique spécifique de l’identité du laïc chrétien : « La nature séculière est un domaine propre aux laïcs et qui les caractérise. […] De par leur vocation propre, il revient aux laïcs de chercher le royaume de Dieu en administrant les choses temporelles et en les ordonnant selon Dieu » (n° 31/b). L’auteur affirmait certainement que les laïcs chrétiens en pleine communion ecclésiastique possédaient tous les droits et les devoirs qui leur revenaient en tant que « fidèles », mais il ajoutait qu’il était nécessaire de formuler aussi et séparément certains droits et devoirs spécifiques qui leur revenaient en tant que « fidèles laïcs ». Il n’est donc pas étonnant que ce long et riche votum ait exercé une influence sur la formulation définitive des canons sur les fidèles et sur les laïcs, aussi bien dans le Code de droit canonique promulgué en 1983, qu’indirectement sur le Code des canons des Églises orientales promulguée en 1990.

Extrait de la préface du card. J. Herranz, président émérite du Conseil pontifical des textes législatifs

dimanche 10 novembre 2013

Tous égaux (2)

Tous égaux (2)

Ces considérations, peut-être banales, viennent renforcer une idée typiquement chrétienne, bien mise en valeur par le concile Vatican II, à savoir l’égalité fondamentale ou radicale qui règne entre tous les hommes du fait de leur condition d’enfants de Dieu, d’êtres créés à l’image et à la ressemblance de Dieu (cf. Genèse 1, 26). Saint Paul déjà affirmait qu’« il n’y a plus ni Juif ni Grec ; il n’y a plus ni esclave, ni homme libre ; il n’y a plus ni homme ni femme : car vous n’êtes tous qu’une personne dans le Christ Jésus » (Galates 3, 28). Mais il ne s’agit pas seulement de gommer les différences de race ou de culture, mais plus profondément d’affirmer que ce qui nous distingue les uns des autres, tout en ayant des implications sérieuses et durables (lire la suite) sur le cours de l’histoire de l’humanité, ne sont en définitive que bien peu de chose au regard de ce qui nous rassemble. Bien évidemment, la société des hommes a besoin de chefs qui la guide et de meneurs qui lui servent de points de ralliement. Mais aussi brillants soient-ils, aussi admirés et adulés soient-ils, ils n’en sont pas moins des créatures comme nous, avec d’énormes limites inhérentes à leur condition terrestre. Nous comprenons bien dans ce contexte l’affirmation suivante de saint Josémaria, un autre meneur d’hommes dont l’action et l’enseignement ont révolutionné à jamais la vie de bien de nos semblables et le visage même de l’Église et du monde. Il disait ceci : « Pour moi le travail d'une de mes filles membre de l'Opus Dei, qui est employée de maison, est de la même importance que le travail d'une de mes filles qui porte un titre nobiliaire. Dans les deux cas, la seule chose qui m'intéresse, c'est que le travail qu'elles effectuent soit un moyen et une occasion de sanctification pour elles-mêmes et pour les autres ; et le travail le plus important sera celui de la personne qui, dans sa propre occupation, et dans son propre état, devient plus sainte et accomplit avec le plus d'amour la mission reçue de Dieu. Devant Dieu, le professeur d'Université a la même importance que le commis de magasin, ou la secrétaire, ou l'ouvrière ou la paysanne : toutes les âmes sont égales. On pourrait même dire que parfois l'âme des êtres les plus simples est plus belle encore et que celles qui traitent Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu le Saint-Esprit avec le plus d'intimité sont toujours plus agréables à Dieu » (Entretiens avec Mgr Escriva, Paris, Le Laurier, 3e éd., 1987, n° 109). (fin)

lundi 19 mars 2012

Saint Joseph et Marie (1)


Saint Joseph et Marie (1)

Avec Marie et Joseph, nous avons affaire avec deux personnages d’exception, deux figures phare de l’histoire de l’humanité ! D’eux émane une lumière d’une clarté singulière, qui n’est autre que la Lumière venue dans le monde qui éclaire tous les hommes (cf. Jean 1, 9). Dieu lui-même, « lumière née de la lumière », comme nous le professons dans le Credo, la lumière qui guide le monde vers Dieu : « Nul ne vient au Père que par moi » (Jean 14, 6). Deux êtres d’exception, placés à la charnière de l’Ancienne et de la Nouvelle Alliances, dont la mission a été précisément de faire basculer l’humanité dans la Nouvelle Alliance, de permettre que le Dieu d’Amour (cf. 1 Jean 4, 16) inaugure la Loi d’Amour. Deux êtres sans pareil, mais deux créatures humaines cependant. Comme nous avons à apprendre d’eux ! (lire la suite)
Ils ont, en effet, pour mission de nous remettre Celui qui est « la Voie, la Vérité et la Vie » (Jean 14, 6), rien moins que cela ! Car c’est bien en Jésus que nous « avons la vie, le mouvement et l’être » (Actes des apôtres 17, 28). En Jésus, mais par Marie et Joseph.
« L’homme qui s'abandonne totalement entre les mains de Dieu ne devient pas une marionnette de Dieu, une personne consentante ennuyeuse ; il ne perd pas sa liberté. Seul l'homme qui se remet totalement à Dieu trouve la liberté véritable, l'ampleur vaste et créative de la liberté du bien. L'homme qui se tourne vers Dieu ne devient pas plus petit, mais plus grand, car grâce à Dieu et avec Lui, il devient grand, il devient divin, il devient vraiment lui-même. (…) Engage-toi avec Dieu, tu verras alors que c'est précisément grâce à cela que ta vie deviendra vaste et lumineuse, non pas ennuyeuse, mais pleine de surprises infinies, car la bonté infinie de Dieu ne se tarit jamais ! » (Benoît XVI, Homélie pour le 40ème anniversaire de la clôture du concile Vatican II, 8 décembre 2005). C’est évidemment le cas, tout spécialement, de Marie et de Joseph, entièrement abandonnés entre les mains de Dieu et dont le cœur n’abrite aucun projet personnel : ils n’attendent rien pour eux, mais aspirent après la venue du Rédempteur d’Israël. Et là, ils vont être exaucés au-delà de toute espérance, car Dieu est généreux et déverse « une bonne mesure, pressée, tassée, débordante ; car avec la mesure dont vous mesurez il vous sera mesuré en retour » (Luc 6, 38).

(à suivre…)

dimanche 3 juillet 2011

Droits et devoirs fondamentaux

Droits et devoirs fondamentaux


Un manuel unique au monde:
D. Le Tourneau, Droits et devoirs fondamentaux des fidèles et des laïcs dans l'Eglise
paru chez Wilson & Lafleur, à Montréal
diffusé en Europe par les Editions le Laurier
http://www.lelaurier.fr/
vendu a prix de 39 euros

A la suite du concile Vatican II, le droit canonique a intégré pour la première fois dans la législation de l'Eglise catholique une liste de droits et de devoirs fondamentaux des fidèles et des laïcs, qui ne sont pas conçus comme des sphères de revendication face à l'autorité mais comme concourant au salut des âmes, loi suprême de l'Eglise, et comme devant être vécus dans la communion, laquelle constitue d'ailleurs un devoir fondamental de tout baptisé.

Ce Manuel traite donc d'une question neuve, aux implications multiples dans la vie ecclésiale. Il est sans équivalent dans la littérature canonique.

lundi 16 mai 2011

Droits et devoirs fondamentaux des fidèles et des laïcs dans l'Eglise

Droits et devoirs fondamentaux des fidèles et des laïcs dans l'Eglise


Un nouveau Manuel de droit canonique, sur un sujet encore peu exploré

par Mgr Dominique Le Tourneau, publié chez Wilson & Lafleur, Montréal
distribué en Europe par les Editions Le Laurier
prix de vente 39 euros

Le concile Vatican II a innové en reconnaissant des droits et des devoirs fondamentaux des fidèles et des laïcs dans l'Église. Ils ont trouvé leur place dans le droit canonique, tant latin qu'oriental. Ayant une importance d'ordre constitutionnel et commandant de ce fait l'interprétation et l'application de l'ensemble du droit canonique, leur étude s'imposait. C'est cette étude qui est proposée ici pour la première fois de façon approfondie et systématique.

vendredi 29 octobre 2010

Rendre amour pour amour (1)

Rendre amour pour amour (1)

Au cours de son entretien avec Nicodème, bref et intense, mais qui a bouleversé sa vie, Jésus révèle qu’il a été envoyé au monde par son Père, « non pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui » (Jean 3, 17). C’est là une vérité profonde, essentielle, qui commande toute l’histoire de l’humanité et donne tout son sens à notre propre existence. Nous appartenons à ce monde pour lequel Jésus donne sa vie, qu’il veut rédimer.
Cette mission, Jésus la mène à son terme en donnant sa vie sur la Croix. Mais dans son immense Amour, il n’a pas voulu en rester là, car il ne sait que trop bien à quel point nous sommes enclins à oublier très rapidement les bienfaits dont il nous comble, y compris cette folie de la Croix. C’est pourquoi il a décidé de rester (lire la suite) dans le sacrement de l’Eucharistie, de rendre son sacrifice présent grâce à la sainte messe, que chaque prêtre célèbre en son nom et à sa place.
« Il nous est peut-être arrivé de nous demander comment répondre à tant d’amour de Dieu ; nous avons peut-être désiré voir clairement exposé un programme de vie chrétienne. La solution est facile et à la portée de tous les fidèles : participer amoureusement à la Sainte Messe, apprendre à rencontrer Dieu dans la Messe, parce que ce sacrifice contient tout ce que Dieu veut de nous » (saint Josémaria, Quand le Christ passe, n°88). En venant à la messe, nous ne participons pas à un spectacle plus ou moins attrayant et séduisant. Le concile Vatican II a insisté sur le fait qu’il ne s’agit pas tant d’être présent que de « participer activement » au mystère qui se déroule sous nos yeux, à l’action divine d’un amour poussé à l’extrême qui est rendue présente, réellement et non de façon figurée ou imagée.
Si l’amour se paye avec de l’amour, nous ne pouvons répondre à tant d’Amour nulle part mieux qu’en vivant la messe et en vivant de la messe, c’est-à-dire en y puisant toutes nos forces, en en faisant, comme le disait saint Josémaria, « le centre et la racine de notre vie intérieure ».

(à suivre…)


mardi 14 septembre 2010

Le 14 septembre

Le 14 septembre

L’Eglise commémore aujourd’hui la Croix glorieuse de notre Seigneur Jésus-Christ, jadis fêtée sous le nom d’Exaltation de la Sainte Croix, qui coexistait avec une fête de l’Invention, c’est-à-dire de la « découvert », de la sainte Croix, célébration qui a été supprimée par la réforme liturgique du concile Vatican II.
Le sens de cette Croix, sur laquelle et par laquelle Jésus-Christ a racheté de la mort éternelle tous ceux qui acceptent de se laisser gagner par l’amour de Dieu, nous est donné par saint Jean Chrysostome, dans ses homélies sur saint Matthieu (54, 4) : « Que personne n’ait honte des symboles sacrés de notre salut, (lire la suite) de la somme de tous les biens, de ce à quoi nous devons la vie et l’être ; portons plutôt partout, et comme une couronne, la Croix du Christ. En effet, tout se fait en nous par la Croix. Lorsque nous devons renaître, la Croix est là ; lorsque nous nous nourrissons de l’aliment mystique, lorsque nous sommes consacrés ministres de l’autel, lorsqu’on accomplit tout ministère, là se trouve toujours ce symbole de la victoire. Aussi nous l’inscrivons, nous la dessinons sur nos maisons, sur nos murs, sur nos fenêtres et sur nos fronts et sur nos cœurs. Parce qu’elle est le signe de notre salut, le signe de la liberté du genre humain, le signe de la bonté du Seigneur envers nous. »
Rappelons-nous que in hoc signum vinces, c’est par ce signe, et uniquement par ce signe, que nous l’emportons sur le démon et sur le mal (ce qui es la même chose). « Pourquoi cette Croix de bois, me demandes-tu ? — Et je te cite ce passage d’une lettre : « En levant les yeux du microscope, le regard tombe sur la Croix noire et vide. Cette Croix sans Crucifié est un symbole. Elle a un sens que les autres ne verront pas. Et celui qui, fatigué, était sur le point d’abandonner la tâche, se remet à l’oculaire et poursuit son travail, parce que la Croix vide appelle des épaules qui la portent » (saint Josémaria, Chemin, n° 277).



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vendredi 26 juin 2009

L'Opus Dei

L'Opus Dei

Quelques traits de l’esprit de l'Opus Dei, institution de l’Eglise catholique fondée par saint Josémaria Escriva.

Sa mission consiste à diffuser l’idée que le travail et les circonstances ordinaires sont une occasion de rencontrer Dieu, de servir les autres et de contribuer à l’amélioration de la société. L’Opus Dei collabore avec les églises locales, en proposant des moyens de formation chrétienne (des cours, des retraites, un accompagnement spirituel), à l’attention des personnes qui désirent renouveler leur vie spirituelle et leur apostolat. L’Opus Dei aide à trouver le Christ dans le travail, la vie familiale, et dans toutes les activités ordinaires.

Le travail bien fait mène à Dieu : (lire la suite) Tous les baptisés sont appelés à suivre Jésus-Christ, à vivre et faire connaître l'Évangile. La finalité de l'Opus Dei est de collaborer à cette mission d'évangélisation de l'Église, en promouvant parmi les fidèles chrétiens de toute condition une vie pleinement cohérente avec la foi, dans les circonstances ordinaires de l'existence humaine, en particulier par la sanctification du travail.

Membres : Toutes sortes de personnes font partie de l’Opus Dei : des prêtres et des fidèles laïcs, des hommes et des femmes, des jeunes et des personnes plus âgées, des personnes mariées ou célibataires, de tous domaines d’activité et niveaux sociaux. Hommes et femmes ont le même statut au sein de l’Opus Dei. Les membres de l’Opus Dei sont conscients de devoir témoigner de leur foi chrétienne où qu’ils se trouvent. Comme les premiers chrétiens, ils s’efforcent de rendre le monde meilleur, et d’aider ceux qui sont dans le besoin.
Initiatives apostoliques : Désirant servir la société, des membres de l’Opus Dei s’associent à d’autres personnes (catholiques, non catholiques, non chrétiennes ou sans croyance particulière) pour organiser des activités éducatives, sociales ou culturelles partout dans le monde. Par exemple : des résidences d’étudiants, des clubs de jeunes, des programmes de soutien aux personnes défavorisées, des hôpitaux, des écoles et des universités. Ces activités sont ouvertes à tous, sans distinction de croyance, race ou condition sociale.

La Prélature : L’Opus Dei a été établie comme prélature personnelle par le pape Jean Paul II en 1982. La prélature personnelle est un type d’organisation au sein de l’Église catholique créé dans les années 1960 par le Concile Vatican II. En tant que partie intégrante de l’Église, l’Opus Dei travaille en collaboration avec les évêques.

La filiation divine : « La filiation divine est le fondement de l’esprit de l’Opus Dei.» affirmait le fondateur. De par son baptême, le chrétien est enfant de Dieu. C'est pourquoi la formation qui est donnée dans la prélature développe chez les fidèles chrétiens un sens authentique de leur condition d'enfants de Dieu, et les aide à se comporter en conséquence. Elle favorise la confiance dans la providence divine, la simplicité dans la relation avec Dieu, le sens profond de la dignité de tout être humain et de la fraternité entre les hommes, un réel amour chrétien du monde et des réalités créées par Dieu, la sérénité et l'optimisme.

Vie ordinaire : « C’est au milieu des choses les plus matérielles de la terre que nous devons nous sanctifier, en servant Dieu et les hommes », disait saint Josémaria. La famille, le mariage, le travail, l’occupation de chaque instant sont nos occasions habituelles de fréquenter et d’imiter Jésus-Christ, en s’efforçant de pratiquer la charité, la patience, l’humilité, l’effort dans le travail, la justice, la joie, et en général, toutes les vertus humaines et chrétiennes.

Sanctifier le travail : Rechercher la sainteté dans le travail signifie s’efforcer de bien le faire, avec compétence professionnelle, et avec sens chrétien, c’est à dire par amour de Dieu et pour servir les hommes. Ainsi, le travail ordinaire se convertit en endroit de rencontre avec le Christ.

Prière et sacrifice : Les moyens de formation de l’Opus Dei rappellent la nécessité de cultiver la prière et la pénitence propres à l’esprit chrétien. Les fidèles de la Prélature assistent tous les jours à la sainte Messe, ils consacrent un temps à la lecture de l’Evangile, ils ont régulièrement recours au sacrement de la confession, ils entretiennent la dévotion à la Vierge Marie. Pour imiter le Christ, ils s’efforcent également d’offrir des petites mortifications, tout spécialement celles qui aident à l’accomplissement du devoir et qui rendent la vie plus agréable aux autres, ainsi que le jeûne et l’aumône.

Unité de vie : Le fondateur expliquait que le chrétien ne doit pas « mener une espèce de double vie : d'un côté, la vie intérieure, la vie de relation avec Dieu ; de l'autre, une vie distincte et à part, la vie familiale, professionnelle et sociale ». Au contraire, « il n'y a qu'une seule vie, faite de chair et d'esprit, et c'est cette vie-là qui doit être - corps et âme - sainte et pleine de Dieu ».

Liberté : Les fidèles de l'Opus Dei sont des citoyens jouissant des mêmes droits que leurs semblables et soumis aux mêmes obligations. Dans leurs activités politiques, économiques, culturelles, etc., ils agissent en toute liberté et responsabilité personnelles, sans prétendre engager l'Église ou l'Opus Dei par leurs décisions et sans présenter celles-ci comme les seules qui seraient cohérentes avec la foi. Ce qui implique de respecter la liberté et les opinions d'autrui.
Charité : Celui qui connaît le Christ trouve un trésor qu’il ne peut pas garder pour lui. Les chrétiens sont témoins du Christ et diffusent son message d’espérance parmi leurs parents, leurs amis et leurs collègues, par l’exemple et la parole. Le fondateur affirmait : « En nous efforçant d’atteindre les mêmes buts au coude à coude avec nos compagnons, nos amis, nos parents, nous pouvons les aider à parvenir jusqu’au Christ ». Ce désir de faire connaître le Christ est inséparable du désir de contribuer à résoudre les nécessités matérielles et les problèmes sociaux de son entourage.

Extraits de opusdei.org

lundi 15 décembre 2008

L'avent et la deuxième venue du Seigneur (1)

L'avent et la deuxième venue du Seigneur (1)

L’attente de la seconde venue du Christ, pour établir son royaume définitif, a toujours occupé une place privilégiée dans les prières de l’Église. Certains rites, actualisés après le Concile du Vatican II, ont repris une formule de la liturgie hispanique : « Toutes les fois que vous mangerez de ce pain et que vous boirez de ce calice, vous annoncerez la mort du Seigneur jusqu’à ce qu’il vienne glorieux du ciel. » La forme ordinaire du rite romain prévoit, parmi les acclamations possibles, à réciter aussitôt après la consécration, celle-ci : (lire la suite) « Nous proclamons ta mort, Seigneur Jésus, nous célébrons ta résurrection, nous attendons ta venue dans la gloire. » Nous trouvons aussi cette attente eschatologique dans certaines liturgies eucharistiques d’Orient, telle la liturgie de saint Jacques : « Nous célébrons la mémoire de sa passion vivifiante, de sa croix salvifique, de sa mort et son ensevelissement, de sa résurrection d’entre les morts au troisième jour, de son ascension, de sa place à la droite du Père, de sa deuxième venue glorieuse et terrible, lorsqu’il viendra dans sa gloire pour juger les vivants et les morts et rendre à chacun selon ses œuvres. »
Les prières que l’Église récite pour les mourants et pour les défunts projettent des lumières importantes sur l’énigme de la mort. Elles font allusion à la rencontre avec un Dieu dont la miséricorde et la justice déterminent la destinée du défunt, « soit à travers une purification, soit pour entrer immédiatement dans la béatitude du ciel, soit pour se damner immédiatement pour toujours » (Catéchisme de l'Église catholique, n° 1002). Elles expriment, en outre, l’espérance en la résurrection à la fin des temps.
Par exemple, le rituel pour l'onction des malades prévoit de réciter cette belle prière pour le mourant : « Maintenant tu peux quitter ce monde, âme chrétienne. Quitte-le, au nom de Dieu, le Père tout-puissant qui t’a créée, au nom de Jésus-Christ, Fils du Dieu vivant, qui a souffert la mort pour toi, au nom du Saint-Esprit qui a fait sa demeure en toi ; qu’aujourd’hui tu vives dans la paix, et que ta demeure soit auprès de Dieu dans l’Église du ciel. » Voici également une des prières qui peut être récitée au moment de la fermeture du cercueil : « Accueille, Seigneur, l’âme de ton serviteur que tu as voulu appeler de ce monde vers toi. Brise les liens de ses péchés : qu’il reçoive le bonheur éternel dans le repos et la lumière, et qu’il se relève au milieu des élus et des saints dans la gloire de la résurrection. »

(à suivre...)

vendredi 12 décembre 2008

La vie sans Dieu (2)

La vie sans Dieu (2)

Jésus précise sa pensée par une affirmation qui est d'une extraordinaire utilité : « C'est moi qui suis la vigne, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure, celui-là donne beaucoup de fruits. C'est que sans moi vous ne pouvez rien faire » (Jean 15, 5), rien, absolument rien qui tienne la route de la vie éternelle.
Il faut nous convaincre de ce que la vie sans Dieu est un non-sens. Pour tout homme, car tout homme porte en lui l'aspiration à Dieu, l'ouverture sur Dieu. Son âme, qui a été créée à l'image et à la ressemblance de Dieu (lire la suite)) (cf. Genèse 1, 26), lui fait une ardente obligation de rechercher ses racines spirituelles, d'effectuer une recherche en paternité. « Tous les hommes, d'autre part, sont tenus de chercher la vérité, surtout en ce qui concerne Dieu et son Église ; et, quand ils l'ont connue, de l'embrasser et de lui être fidèles » (concile Vatican II, déclaration Dignitatis humanae sur la liberté religieuse, n° 1).
Mais la vie sans Dieu est bien plus grave pour celui qui a reçu la grâce du baptême et qui est devenu chrétien. Celui qui renie la foi qui lui a été octroyée gratuitement par Dieu avec tant d'Amour, celui qui, sans la renier explicitement, la rejette de fait parce qu'elle n'inspire pas ses décisions et son comportement, celui-là porte une énorme responsabilité. « Celui qui m'aura renié devant les hommes, je le renierai devant mon Père qui est dans les cieux » (Matthieu 10, 33). « De celui qui aura eu honte de moi et mes paroles au sein de cette génération adultère et pécheresse, le Fils de l'homme aussi en aura honte, quand il viendra dans la gloire de son Père avec les saints anges » (Marc 8, 38).

(à suivre...)