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jeudi 28 novembre 2019

Deux anniversaires

Chers amis internautes,

Je vous fais part des deux anniversaires qui, pour moi, marquent ce jour.

Dans l'ordre chronologique, je veux parler d'abord de la décision de saint Jean-Paul II d'ériger l'Opus Dei en prélature personnelle, décision qui est entrée en vigueur le 28 novembre 1982. En appliquant cette figure juridique à l'institution fondée par saint Josémaria, le Pontife romain lui conférait son statut canonique définitif parfaitement adapté à sa mission d'invitation à la sanctification et à l'évangélisation dans la vie ordinaire à partir de son travail professionnel et de toutes les activités courantes.

Le deuxième anniversaire est celui du rappel à Dieu de ma mère, l'an dernier, dans sa 111e année. Elle avait été précédée par mon père en 1998. Ils ont laissé sept enfants. La famille s'est élargie avec le temps et comptait, au moment où notre mère nous quittait, 15 petits-enfants, 46 arrières-petits-enfants et 6 arrières-arrières-petits-enfants ! Priez pour nous.

vendredi 8 mars 2019

La communion des saints (5)

La communion des saints (5)

Notre lutte pour la sainteté a nécessairement, nous pourrions aller jusqu’à dire, entraîne automatiquement, des répercussions sur la sainteté d’abord de notre entourage immédiat, puis des autres âmes. Saint Josémaria s’est toujours fait l’apôtre de la dévotion envers les âmes purgatoire, dévotion très poussée chez lui. Cela comporte d’abord de leur venir aide. En suite de quoi, nous nous sentons encouragés, fortifiés aussi par elles.
Le prophète Jérémie nous a ouvert le chemin pour notre prière, en nous montrant la différence de traitement entre ceux qui suivent Dieu et lui sont fidèles et ceux qui se ferment à transcendance. Cela nous a amenés à considérer la réalité surnaturelle très belle de la communion des saints, à laquelle nous sommes associés de par notre baptême.(lire la suite)
Nous avons vu ensuite, avec saint Jean-Paul II, les merveilles qui s’opèrent au sein de cette communion des élus, les transferts de biens qui surpassent l’impact du mal que nous commettons. La dernière partie de notre méditation nous a conduits à envisager notre propre coopération à la communion des saints, pour réduire cette part de mal, l’anéantir le plus possible, et devenir non fauteur de malheur mais acteur de bonheur pour nos frères en humanité, pour reprendre le terme consacré.
L’autre communion des saints est, selon la définition classique, communion sancta, aux choses saintes, et communion sancti, avec les saints, terme général qui englobe tous les baptisés, puisque tel était le qualificatif sous lequel les premiers chrétiens se désignaient entre eux. La communion des saints s’alimente au premier chef de leur vie de foi aux côtés de notre Seigneur, de leur sainteté sublime qui passe toute mesure, de leur docilité à la Volonté de Dieu. Si nous avons une assurance, c’est bien qu’ils ne cessent d’intercéder auprès de leur Fils, Jésus, en n faveur. Assurance que Dieu nous accordera effectivement le trésor de grâces qu’il nous destine. Oui, cette communion des saints, nous ne pouvons pas la ressentir plus fortement, de façon plus bénéfique, que dans notre union à la Vierge Marie.
Nous pourrions nous arrêter, et ce serait profitable pour tout un chacun, nous arrêter dis-je dans notre prière personnelle à considérer comment Jésus, Marie et Joseph vivaient cette communion des saints dans leur vie quotidienne. Comme nous l’avons rappelé, Jésus veut que tous les hommes soient sauvés. Il se trouve unis à eux tous et à chacun individuellement. Il pense constamment à notre salut, à donner sa vie pour que nous disposions des grâces nécessaires pour obtenir ce salut. De par l’union hypostatique, notre Seigneur se trouve dans un lien permanent et consubstantiel avec son Père et avec le Saint-Esprit. Il est la Sainteté incarnée. Marie, de son côté, est la toute Sainte. Saint Joseph la suit de près. Contemplons leur vie, pour en tirer des leçons pratiques, et pour qu’elles nous aident à prendre davantage conscience de toute l’assistance que nous recevons constamment de la communion des saints et de tout l’apport que pouvons lui fournir en poursuivant avec générosité notre lutte de chaque jour.

(fin)

mercredi 6 mars 2019

La communion des saints (4)

La communion des saints (4)

Saint Alphonse-Marie de Liguori faisait considérer, dans Les gloires de Marie, que « si un Jérémie après sa mort prie pour Jérusalem (2 Macchabée 15, 14) ; si les vieillards de l’Apocalypse présentent à Dieu les oraisons des justes (Apocalypse 5, 8) ; si un saint Pierre promet à ses disciples de se souvenir d’eux après sa mort (1 Pierre 1, 15) ; si un Étienne peut prier pour ses persécuteurs (Actes 7, 59), et un saint Paul pour ses compagnons de voyage et pour ses fidèles (Actes 27, 24 ; Éphésiens 2, 16 ; autre 1, 4 ; Colossiens 1, 13) ; [si, ajouterais-je, un saint Josémaria disait « du ciel, je vous aiderai davantage » ;] en un mot, si les saints peuvent prier pour nous, pourquoi ne pourrions-nous pas les supplier d’intercéder en notre faveur ? Saint Paul se recommande aux prières de ses disciples (1 Thessaloniciens 5, 25) ; saint Jacques nous exhorte à prier les uns pour les autres, afin d’être sauvés (Jacques 5, 16). Nous pouvons donc bien, de notre côté, nous recommander aux saints » (st Alphonse de Liguori, Les gloires de Marie 5, 1).(lire la suite)
Nous ne manquons pas de saints auxquels faire appel. Saint Bernard s’adressait en termes à son frère qui était parti pour la demeure céleste quelque temps plus tôt, montrant que la charité subsiste au ciel : « Celui qui est attaché à Dieu n’est qu’un même esprit avec lui, et tout est transformé dans son amour. Il ne peut avoir de pensée ni de goût que pour Dieu, et tout ce qu’il goûte et pense est Dieu même, parce qu’il est tout plein de lui. Or Dieu est amour, et plus une personne est unie à Dieu, plus elle est remplie d'amour. Et quoique Dieu soit impassible, il n’est pas incapable de compassion, puisque c’est une qualité qui lui est propre de faire toujours grâce et de pardonner. Il faut donc aussi, mon cher frère, que tu sois miséricordieux, puisque tu es uni à celui qui l’est si fort. Il est vrai que tu ne peux plus être malheureux, mais bien que tu sois incapable de souffrir, tu ne laisses pas de compatir aux souffrances des autres. [...] Tu as quitté ce qu’il y avait d'infirme en toi mais tu n’as pas perdu ce qu’il y avait de charitable ; car la charité ne se perd point (1 Corinthiens 13, 8), tu ne m’oublieras jamais » (st Bernard, Sermons sur le Cantique des cantiques 26, 5 (son frère est mort en 1138). Nous pouvons donc bien compter avec l’aide des âmes du paradis, notamment des êtres chers qui s’y trouvent, des membres de notre famille naturelle, et celle des membres de notre famille surnaturelle, le cas échéant.
Mais si, comme saint Jean-Paul II nous le disait, l’apport du bien réalisé est supérieur au déficit produit par le mal, cela demande de notre part que nous prenions nos responsabilités. La communion des saints est l’affaire de tous. Chacun y contribue selon ses possibilités. Mais nul ne peut rester passif et s’en remettre exclusivement à l’apport provenant des autres. Nous trouvons donc là une invitation à lutter pour de bon pour la sainteté. Et lutter pour la sainteté, parce que notre combat spirituel est bénéfique pour autrui. Et donc pas seulement parce qu’il permet un progrès réel de notre vie intérieure, ce qui est quand m un objectif fort intéressant. Mais aussi parce que cela contribue à la sainteté d’autres âmes ou à leur purification ultime s’agissant des âmes du purgatoire.
Nous pourrions ajouter que c’est penser aussi à notre rôle de bon pasteur, un pasteur selon le cœur de Dieu comme le dit l’Écriture, chargé de conduire des brebis. De la sorte, nous pouvons encourager qui connaît un moment de découragement, fortifier celui qui se sent faible, corrigeant avec affection celui qui dévie peut-être, prenant soin de chacun avec une affection maternelle et paternelle. Il ne serait pas inutile de nous proposer d’y penser chaque jour.

(à suivre…)