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mardi 27 octobre 2009

La rose et le Rosaire

La rose et le Rosaire

Alain de la Roche représente, en 1470, les mystères respectivement par des roses blanches, rouges et d'or. « Que ce saint Rosaire (...) soit pour vous un véritable rosaire, une véritable couronne de roses, de toutes les plus belles roses dont votre jeunesse peut être couronnée : roses de la pureté et roses de l'amour, roses de la charité fraternelle, de la charité apostolique qui fleurit au sein de cette magnifique formation de famille surnaturelle qu'est précisément la famille de l'Action catholique, particulièrement la jeunesse de l'Action catholique » (Pie XI, (lire la suite) Allocution au pèlerinage marial des jeunes gens de l'Action catholique, 5 septembre 1936).
À Pellevoisin, Marie présente son Cœur entouré d'une guirlande de roses qui tournent autour d'elle (septième apparition).« Le langage vulgaire à donné le nom de « couronne » à cette manière de prier, parce qu'elle rappelle, en les réunissant par les plus heureux liens, les grands mystères de Jésus et de Marie, leurs joies, leurs douleurs et leurs triomphes » (Léon XIII, enc. Octobri mense, 22 septembre 1891). Son nom « semble présager la couronne de joies célestes que Marie offrira à ses serviteurs » (Léon XIII, enc. Fidentem piumque, 20 septembre 1896). « Inclytæ Matri coronas nectite », « tressez des couronnes à l'Auguste Mère » : gravure d'un Graduel romain montrant sous forme de roses les trois séries de mystères.

mercredi 30 juillet 2008

Le decret nazi de persecution des caholiques en 1943

Le décret nazi de persécution des caholiques en 1943

Ordonnance de Kaltenbrunner
chef de l'Office entral de sécurité du Reich
contre « l'activité de l'action catholique française parmi les travailleurs français dans le Reich »
Berlin, le 3 décembre 1943

cité par Mgr Charles Molette, La « Mission Saint Paul » traquée par la Gestapo. Persécution et déportation des militants de l'apostolat catholique français en Allemagne, Paris, François-Xavier de Guibert, 2003.

Du fait de la venue croissante de travailleurs civils français dans le Reich, l'Église catholique de France a essayé (lire la suite) d'obtenir, d'abord par voies de négociation, une assistance morale régulière à ses compatriotes en Allemagne par des prêtres français. Ces demandes ont été repoussées par principe, en raison de l'attitude germanophobe manifestée dès le début par les cardinaux, évêques et prêtres français et à cause du sabotage constant de leur emploi par les travailleurs français dans le Reich. Le secours religieux des travailleurs civils français, belges, hollandais, etc. par des ecclésiastiques de leur pays est et reste interdit et doit être jugulé par tous les moyens.
Par de nombreux renseignements récents il est désormais établi que l'Église catholique de France a entrepris sur une vaste échelle, non seulement par des procédés illégaux de gagner aux idées catholiques les travailleurs civils français, mais encore de les influencer d'une façon intensive dans le sens de leurs objectifs politiques anti-allemands et de les rassembler dans des groupes avec une association fortement organisée.
L'action catholique française cherche à atteindre son but :
1° par l'engagement de nouveaux prêtres et séminaristes français venus dans le Reich, camouflés en travailleurs civils volontaires ;
2° par l'association catholique de jeunes travailleurs « Jeunesse ouvrière chrétienne » (J.O.C., nommée aussi « jocistes »).

Suivent deux annexes et sept « mesures politiques », la dernière étant rédigée comme suit : « 7° Pour une efficace exécution des mesures édictées, il est requis qu'en ce domaine soient étendus et activés les services de répression. »