lundi 28 mai 2012
samedi 26 novembre 2011
Le fardeau léger (7)
Le fardeau léger (7)
Si vous venez à moi et vous convertissez ; alors « vous trouverez du soulagement pour votre être » (Matthieu 11, 29). Car vous pourrez vous reposer en moi, « contre mon sein » (Jean 13, 23). Mon Cœur Sacré et Miséricordieux est « le lieu du repos : laissez reposer celui qui est fatigué ; voici le lieu de délassement » (Isaïe 28, 12). Tel est le repos que je vous offre. Vous n’en trouverez pas de meilleur. Venez aux eaux rafraîchissantes, qui « jaillissent pour la vie éternelle » (Jean 4, 14) de mon Cœur transpercé. (lire la suite)Là, vous apprendrez à aimer et à vous oublier vous-mêmes. Je prends toutes vos misères sur moi et vous m’entendrez demander à mon Père – il ne m’en coûte pas de le faire, mais avouez que c’est quand même grandiose : « Père, pardonne-leur – il s’agir de chacun de vous, car vous êtes tous présents à mon Cœur -, Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font » (Luc 23, 34).
Et si je vous invite à venir avec moi pour refaire vos forces, c’est que « mon joug est agréable et mon fardeau léger » (Matthieu 11, 30). Je pense que vous savez depuis le temps que nous nous connaissons que « l’amour de Dieu consiste à garder ses commandements. Et ses commandements ne sont pas écrasants » (1 Jean 5, 3).
Ils sont légers. Ils ont la légèreté de l’amour que vous mettez à les observer. N’est-il pas vrai que quand l’amour est présent, les efforts ne coûtent plus ? Ou est-ce que je me trompe ?
(fin)
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jeudi 24 novembre 2011
Le fardeau léger (5)
Le fardeau léger (5)
« Je suis avec toi pour te sauver » (Jérémie 30, 11), nous dit le Seigneur. C’est bien pour cela que tu es venu sur notre terre, Seigneur, non pour condamner, comme dans les temps anciens, mais pour sauver, « non pour juger le monde, mais pour sauver le monde » (Jean 12, 47), et pour que nous ayons la vie en abondance : « Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, et qu'elles soient dans l'abondance » (Jean 10, 10). Tels sont tes sentiments de bonté et de miséricorde. « Je suis Dieu, moi, et non pas un homme » (Osée11, 9). « Si nous sommes infidèles, lui est fidèle » (2 Timothée 2, 13). (lire la suite)Dieu pousse sa bonté et sa libéralité jusqu’à nous dire, parce qu’il agit en pure gratuité : « Ô vous tous qui avez soif, venez aux eaux, vous-mêmes qui n’avez pas d’argent, venez, achetez du blé et mangez ; venez, achetez sans argent, et sans payer, vin et lait. (…) Prêtez l’oreille et venez à moi, écoutez et que votre âme vive ; et je conclurai avec vous ne alliance éternelle » (Isaïe 55, 1.3). Il ne se lasse pas de nouer de nouvelles alliances chaque fois que les hommes la brisent : « Que de fois ai-je voulu rassembler tes enfants comme la poule rassemble ses poussins sous ses ailes ! » (Matthieu 23, 37). Et pourtant, nous devons bien constater, avec une énorme reconnaissance, que « Le Seigneur, Le Seigneur, Dieu miséricordieux et compatissant, lent à la colère, débordant de bonté et de fidélité » (Ézéchiel 34, 6), ce que l’Écriture ne cesse de répéter (cf. Nombres 9, 17 ; Psaume 86, 15 ;103, 8 ; 145, 83 ; Joël 2, 13 ; Jonas 4, 2 ; etc.). Voilà la réalité. Tel est notre Dieu. « Ce que j’ai dit, je l’ai dit. Et je sais ce que je dis », dit Dieu. Je suis doux et humble de cœur, et mon Cœur est rempli à votre égard de sentiments de paix et non d’affliction (cf. ), mais elles sont « bienveillantes pour celui qui marche avec droiture » (Michée 2, 7). Comme j’aimerais vous rassembler et que vous ne fassiez qu’un avec moi, comme mon Père ne fait qu’un avec moi et moi je ne fais qu’un avec mon Père ! (cf. Jean 17, 21). Car, je veux que là où je suis, vous y soyez vous aussi (cf. Jean 14, 2). C’est pour cela que je suis remonté auprès de mon Père, afin de vous préparer une place dans notre compagnie (cf. Jean 14, 1). « Déchirez vos cœurs, et non vos vêtements, et revenez à Le Seigneur, votre Dieu, car il est aimable et compatissant, lent à la colère et riche de bonté, se repentant du mal qu’il inflige » (Joël 2, 13).
(à suivre…)
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mercredi 23 novembre 2011
Le fardeau léger (4)
Le fardeau léger (4)
Renoncer à soi même représente un immense avantage. Non seulement parce que le Seigneur nous soulage et nous prend avec lui, ce qui est évidemment essentiel dans la perspective de l’éternité, mais aussi parce que cela nous simplifie singulièrement la vie. Le « moi » est la principale source de complication, d’inquiétude et de manque de paix. Outre qu’il suppose une perte de temps incroyable. Et tuer ainsi son temps stupidement risque aussi de revenir à tuer une éternité de bonheur incommensurable (cf. saint Josémaria, « Ce trésor qu’est le temps », Amis de Dieu, nos 38-54). (lire la suite)Le Seigneur nous lance aussi l’invitation suivante : « Mettez-vous à mon école » (Matthieu 11, 29). C’est normal, car il est le Maître. C’est avec ce titre que bien des gens s’adressent à lui : « Rabbi, ce qui en traduisant se dit « Maître », où demeures-tu ? » (Jean 1, 38). « Rabbi, c’est de la part de Dieu, nous le savons, que tu es venu » (Jean 3, 2), lui dit Nicodème en guise d’entrée en matière. Et lui-même reprend ce titre à son compte : « Vous m’appelez le « Maître » et le « Seigneur », et vous dites juste : je le suis en effet » (Jean 13, 13). Il est donc logique que nous apprenions de lui, que nous adoptions l’attitude de Marie, la sœur de Lazare, « qui s’était assise aux pieds du Seigneur et l’écoutait parler » (Luc 10, 39) et prononcer des « paroles de la vie éternelle » (Jean 6, 68).
Se mettre à l’école de notre Seigneur, c’est chercher à avoir les sentiments que son Cœur héberge : « Ayez entre vous les sentiments qui étaient ceux du Christ Jésus » (Philippiens 2, 5). Et, pour le cas où nous aurions quelque doute, le Seigneur précise : « Je suis doux et humble de Cœur » (Matthieu 11, 29). Il est impressionnant d’entendre Dieu parler de son humilité, lui le Tout-Puissant ! « Bien qu’il fut de condition divine, il n’a pas tenu pour une proie son égalité avec Dieu ; au contraire, il s’est dépouillé en prenant la condition d’esclave, en devenant semblable aux hommes » (Philippiens 2, 6-7), et « lui qui était riche, il s’est fait pauvre pour vous, afin de vous enrichir de sa pauvreté » (2 Corinthiens 8, 9). C’est admirable ! Mais à imiter. Nous sommes invités à nous mettre à l’école du Maître et non à le regarder de loin, comme un spectateur, un badaud qui, au fond, n’est pas concerné par ce qui se passe et se contente de satisfaire une curiosité superficielle, afin d’avoir quelque chose à raconter et de pouvoir jouer à l’intéressant…
(à suivre…)
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vendredi 8 juillet 2011
L’apparition à Marie-Madeleine (7)
L’apparition à Marie-Madeleine (7)
Le Christ envoie donc Marie-Madeleine auprès de ses apôtres incrédules. « Jésus lui dit : « Ne me touche point, car je ne suis pas encore remonté vers mon Père. Mais va à mes frères, et
dis-leur : Je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu, et votre Dieu » (Jean 20, 17). Je disais que cette annonce est par avance vouée à l’échec. Qu’importe ! Il faut y aller. Car notre parole, même si elle n’est pas accueillie sur le moment, est voulue par le Seigneur comme une semence jetée en terre, comme un préalable nécessaire à ses interventions ultérieures. C’est lui qui donne la croissance (cf. 1 Corinthiens 3, 6). Rappelons-nous le jour où il envoya Moïse auprès de Pharaon pour lui demander de laisser le peuple aller dans le désert adorer Dieu, ce qu’il n’est pas disposé à faire, parce que Dieu lui-même a endurci son cœur ! (Exode 10, 1). Et cette autre fois où il envoya le prophète Jérémie : « Tu leur diras tout cela, ils ne t’écouteront pas ; tu les appelleras, et ils ne te répondront pas » (Jérémie 7, 27). Dieu écrit droit avec des lignes courbes, (lire la suite) comme le disait saint Jean de la Croix. Et sa Volonté finit toujours par l’emporter, envers et contre tout. Ce qui doit nous remplir d’optimisme. « Vous aurez des tribulations dans le monde, mais prenez confiance, j'ai vaincu le monde » (Jean 16, 33). Soyons calmes et sereins, saintement ambitieux et audacieux dans l’apostolat, que nous faisons in nomine Domini, « au nom du Seigneur ».C’est la façon d’agir de notre Dieu. Nous ne devons donc pas nous inquiéter des réactions, ou de l’absence de réactions. Ce qui compte avant tout, c’est que nous annoncions effectivement le Seigneur, la foi qui nous a été transmise de la part de Dieu, même si nous avons l’impression de prêcher dans le désert. Quand il le voudra, le Seigneur pourra leur dire : « Paix à vous ! C’est moi, Jésus, votre Créateur et votre Rédempteur ! »
« Voici que je rénove toute chose » (Apocalypse 21, 5). Le cours du monde a effectivement changé. Il a été redressé, réorienté vers son Créateur. « Et moi, quand j’aurai été élevé de terre, j’attirerai tous les hommes à moi » (Jean 12, 32). C’est ce qui commence à se réaliser. Et le Seigneur nous dit : « Que celui qui a soif vienne ; que celui qui le désire reçoive gratuitement de l’eau de la vie ! » (Apocalypse 22, 17), cette eau vivifiante de la grâce qui jaillit du Cœur transpercé de notre Seigneur.
(à suivre…)
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dimanche 22 mai 2011
Marie, la « femme eucharistique » (11)
Marie, la « femme eucharistique » (11)
La participation de Marie à la Passion de Jésus a été bien réelle, et l’iconographie représentant le Cœur de Marie transpercé de sept glaives illustre la douleur qui a été la sienne. En même temps, est-il imaginable que le Cœur de Jésus et celui de Marie aient été plongés dans la tristesse, alors qu’ils étaient en train d’accomplir pleinement la Volonté de Dieu, qui ne peut être qu’aimable, alors qu’ils apportaient le Salut à l’humanité assoiffée de pardon, alors qu’ils donnaient leur vie pour cela ? Et donner sa vie pour en sauver d’autres, la multitude en l’occurrence (Matthieu 26, 28), ne peut se faire dans la tristesse. (lire la suite)Si le Magnificat traduit la véritable attitude eucharistique, alors nous pouvons supposer qu’au milieu du déchirement que suppose la vision de la mise à mort de son Fils dans des conditions aussi atroces et inhumaines par tous les hommes pécheurs, Marie chantait quand même en elle-même ce chant de louange de Dieu et de reconnaissance, qu’elle magnifiait cette œuvre de Dieu sans précédent et inouïe qu’est la Rédemption de l’humanité opérée par Jésus.
Alors que son Fils était lui tout à la joie d’arriver au terme du travail qu’il avait entrepris trente-trois ans plus tôt en venant parmi nous. « Père, je te rends grâce de ce que tu m’as exaucé » (Jean 11, 41). Il éprouve la satisfaction du devoir accompli, du travail mené à terme avec succès, et qui a aboutit à un véritable chef-d’œuvre. Son Cœur – il n’est pas de Cœur plus amoureux, plus épris que le sien – doit être débordant de joie. Cette joie dont saint Josémaria disait qu’elle a les racines en forme de croix (saint Josémaria, Quand le Christ passe, n° 43).
Remercions Marie dans l’Eucharistie, lorsque nous sommes avec son Fils. « Efforce-toi de rendre grâces à Jésus dans l'Eucharistie en chantant les louanges de Notre-Dame, de la Vierge pure, sans tache, de celle qui a mis au monde le Seigneur. — Et, audacieux comme un enfant, ose dire ces paroles à Jésus : mon bel amour, bénie soit la Mère qui t'a mis au monde ! Cela lui fera plaisir à coup sûr, et il n'en mettra que plus d'amour dans ton âme » (saint Josémaria, Forge, n° 70).
Marie est le modèle de toutes les vertus, vécues dans la plus grande perfection possible pour une créature. C’est l’avis unanime des théologiens. Pour l’Aquinate, « la Vierge accomplit les œuvres de toutes les vertus. Les autres saints excellèrent en quelques-unes d’entre elles. (…) Mais la Bienheureuse Vierge, elle, est le modèle et l’exemplaire de toutes les vertus. En Elle, vous trouvez un modèle d’humilité. Ecoutez ses paroles : « Voici la servante du Seigneur » (Luc 1, 18). Et encore : « Le Seigneur a regardé la bassesse de sa servante » (Luc 1, 48). Elle est aussi un modèle de chasteté ; de son propre aveu en effet elle ne connaît pas d’homme (cf. Luc 1, 34). Et comme il est facile de le constater, elle donne l’exemple de toutes les vertus » (saint Thomas d’Aquin, In Salutationem Angelicam 7).
(à suivre…)
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vendredi 17 septembre 2010
Sept douleurs et sept joies de Marie (3)
Sept douleurs et sept joies de Marie (3)
Le bienheureux Alain de la Roche (v. 1428-1475) répand un chapelet des douleurs de Marie, qui en comprend cent cinquante. Voir Chapelet des sept douleurs de Marie. Jean de Coudenberghe, curé du Saint-Sauveur, à Bruges, de Saint-Gilles, à Abbenbroeck et de Saint-Pierre-Saint-Paul, à Reimerswal, fait placer dans ces sanctuaires, après les troubles occasionnés par la mort de Marie de Bourgogne, en 1482, une image de la Sainte Vierge assistant à l'ensevelissement de son Fils. Une confrérie de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs voit le jour, en 1492, et est approuvée par Alexandre VI, en 1495. Vers la fin du XVe s., les artistes flamands figurent ces sept douleurs par autant de glaives plantés dans la poitrine de Marie, comme cela se voit déjà dans un livre de 1495, du P. Michel-François de Lille, O.P. (lire la suite) Sainte Brigitte (1303-1373) affirme avoir entendu de la bouche de Marie : « Sa douleur était ma douleur et son Cœur était mon Cœur. Comme Adam et Ève vendirent le monde pour un fruit, mon Fils et moi nous avons racheté le monde presque avec un seul cœur » (Sermo angelicus 1, 35). « Ce que Jésus souffrait dans sa chair, Marie le souffrait dans son Cœur » (bx Amédée, cité par saint Alphonse de Liguori, Les Vertus de Marie). Notre-Dame-des-Douleurs. Elle est célébrée déjà à Cologne, en 1423, sous le titre de « Commemoratio angustiæ et doloribus Beatæ Mariæ Virginis », en réparation des outrages commis par les hussites aux images du Crucifié et de la Sainte Vierge au pied de la Croix. Pie VII étend cette fête à l'Église universelle, en 1814 : c'est Notre-Dame-des-Douleurs, célébrée le 15 septembre, qui, de nos jours, n’est qu’une simple mémoire liturgique. Un décret de 1744 permet d'exposer, le soir du Jeudi Saint, la statue de la Vierge Marie voilée de noir et tenant le corps du Christ sur ses genoux. Le Stabat Mater chante ces douleurs.(fin)
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mercredi 28 avril 2010
La sensibilité de Jésus (7)
La sensibilité de Jésus (7)
Que les hommes se comportent comme ils se comportent, notamment envers lui, affecte bien sûr le Seigneur, qui est en droit de s'attendre à une reconnaissance. Mais en même temps, il ne nous en veut pas. Car, dit-il, « je suis venu, non pour condamner le monde, mais pour le sauver » (Jean 12; 47). C'est pourquoi, à l'heure de l'humiliation suprême, au moment où il ressent de la façon la plus dramatique son rejet de la part des hommes, et où, il le sait, la colère du Père est prête à fondre sur l'humanité, il intercède pour ces hommes auxquels le lient non seulement sa mission rédemptrice, mais aussi la communauté de la nature humaine. Nous sommes frères, et cela, il ne peut l'oublier. Il est le Bon Pasteur, (lire la suite) venu sauver les brebis égarées, non les condamner, « venu pour qu'on ait la vie et qu'on l'ait surabondante » (Jean 10, 10). C'est ainsi qu'au milieu des souffrances les plus atroces et les plus intenses, il se tourne vers son Père et le supplie ardemment : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font » (Luc 23, 34). Nous avons là toute la délicatesse du Cœur du Christ, d'un Cœur broyé par les supplices et bientôt transpercé d'un coup de lance, et qui, dans les affres de la douleur, trouve encore la force et le courage d'implorer son Père d'avoir pitié de ses bourreaux, car c'est ce que nous sommes.(à suivre...)
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vendredi 19 février 2010
La générosité de Dieu (2)
La générosité de Dieu (2)
Mais il ne faut pas nous attacher à ce monde. Nous n'avons pas ici-bas de cité permanente (Hébreux 13, 14). C'est dans la mesure où nous faisons le vide en nous que nous pouvons nous remplir de Dieu; accueillir la liqueur de la Sagesse sans qu'elle s'évente et perde de sa saveur et de sa puissance opérative pour guérir les hommes de leurs infirmités. « Ne te résigne pas à la Croix. Il y a peu de générosité dans le mot résignation. Aime la Croix. Lorsque tu l’aimeras vraiment, ta Croix sera... une Croix, sans Croix » (saint Josémaria, Saint Rosaire, « Le portement de la Croix »). Ce n'est pas un pis-aller. Non. C'est la route de la victoire, donc de la vie inamissible. Il y a plus de joie à donner qu'à
recevoir, plus encore si Celui à qui nous offrons notre pauvre petite vie nous octroie avec largesse de nouvelles grâces, qui nous surprennent, tant elles ne sont pas méritées. Dieu nous fait comprendre qu'il dispose de ressources infinies, et qu'il suffit que nous manifestions notre bonne volonté pour qu'il arrive en force dans notre âme, la gréant à nouveau pour la navigation de la vie.(à suivre...)
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mardi 16 février 2010
L'Eucharistie et le ciel (1)
L'Eucharistie et le ciel (1)
Qu'est-ce que le ciel, sinon Dieu lui-même ? C'est la béatitude éternelle. C'est un degré de sainteté pérenne, participation de la sainteté de Celui qui est trois fois Saint. C'est un état (lire la suite) de perfection inentamée. Ce sont l'image et la ressemblance de Dieu retrouvés (cf. Genèse 1, 26). C'est un amour que rien ne peut faire défaillir. Dieu n'est-il pas tout cela à la fois ? La perfection absolue, personnifiée, et le lien de toute perfection en l'homme. Lien formé au moment du baptême et que l'Eucharistie ne cesse de renforcer en tant que sacrement de communion, de l'« union avec » Dieu par le Fils et avec son Esprit, lieu d'épanouissement maximum et véritable de notre identité d'enfant du Père.
« Si l'homme connaissait ce mystère, il mourrait d'amour » (curé d'Ars, Ibid.). Sans doute est-ce quand il acquiert cette connaissance qu'il ne tient plus en place et que Dieu le rappelle à lui. Si nous nous laissions pénétrer par ce mystère, notre foi en serait revigorée, elle serait à toute épreuve, car nous aurions alors une quasi-évidence de Dieu, de son existence, de sa présence amoureuse parmi nous. « Que c'est beau une âme ! Notre Seigneur en fit voir une à sainte Catherine. Elle la trouva si belle qu'elle dit : « Seigneur, si je ne savais pas qu'il n'y a qu'un Dieu, je croirais que c'en est un. » L'image de Dieu se réfléchit dans une âme pure comme le soleil dans l'eau. (...) Dieu contemple avec amour une âme pure. Il lui accorde tout ce qu'elle demande. Comment résisterait-il à une âme qui ne vit que pour lui, par lui et en lui ? Elle le cherche et Dieu se montre à elle ; elle l'appelle et Dieu vient ; elle ne fait plus qu'un avec lui ; elle enchaîne sa volonté. Une âme pure est toute-puissante sur le Cœur si bon de Notre Seigneur » (curé d'Ars, Ibid., p. 344).
(à suivre...)
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mardi 20 janvier 2009
Intentions de priere

Jésus, je te demande que mon fils U. se convertisse, et mon fils J.-L. cesse de vivre dans l'abomination. Merci Cœur de Jésus.
Ma femme et moi nous aimerions avoir un enfant, et si Dieu le veut qu'il soit prêtre !
Je confie à vos prières les enfants du catéchisme qui me sont confiés cette année.
Une foi joyeuse pour mes enfants et petits-enfants, spécialement pour A.-S. en problème.
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dimanche 31 août 2008
« Je suis venu apporter le feu » (4)
« Je suis venu apporter le feu » (4)
Notre engagement en faveur de la vérité et de la structuration chrétienne de l'homme doit être permanent. Tout dans notre vie, même les choses les plus petites, pourvu qu'elles soient mises au service de Dieu, vécues par amour, sert à accroître l'espace du bien. « Par nos œuvres de service, nous pouvons préparer au Seigneur un triomphe plus grand que celui de son entrée à Jérusalem... Car la scène de Judas ne se reproduira pas, pas plus que celle du Jardin des Oliviers, ni celle de cette nuit obscure... (lire la suite) Nous parviendrons à faire brûler le monde dans les flammes du feu qu'Il est venu apporter sur la terre!... Et la lumière de la Vérité — notre Jésus lui-même — illuminera les intelligences dans un jour sans fin » (saint Josémaria, Forge, n° 947).« Ignem veni mittere in terram, et quid volo nisi ut accendatur ? Je suis venu apporter le feu sur la terre, et comme je voudrais que déjà il fût allumé ! Nous nous sommes rapprochés un peu de ce feu de l’amour divin ; que son impulsion ébranle nos vies, nous pousse à transmettre le feu divin d’une extrémité à l’autre du monde, pour le répandre chez ceux qui nous entourent : afin qu’eux aussi découvrent la paix du Christ et, avec elle, le bonheur. Un chrétien qui vit uni au Cœur de Jésus, ne peut avoir d’autre but que la paix dans la société, la paix dans l'Église, la paix dans son âme, la paix de Dieu, qui sera consommée lorsque son Règne viendra jusqu’à nous » (saint Josémaria, Quand le Christ passe, n° 170).
(fin)
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