28 decembre : les saints Innocents
En quoi a consisté le massacre des innocents ? S'agit-il d'un fait historique ?

C’est dans ce contexte qu’il faut examiner l’historicité du martyre des saints Innocents, dont nous n’avons de nouvelle que par saint Matthieu. Dans la logique de la recherche historique moderne, on soutient que « testis unus testis nullus », un seul témoin n’est pas recevable. Toutefois il est permis de penser que le nombre d'enfants massacrés à Bethléem, village au faible nombre d’habitants, n'a pas dû être élevé, ce qui explique qu'il ne soit pas passé dans les annales. Ce qui est certain, c’est que la cruauté que manifeste le massacre des innocents concorde bien avec la brutalité que Flavius Josèphe rapporte au sujet d’Hérode : il fit noyer son beau-frère Aristobule quand celui-ci acquit une grande popularité (Antiqutés Juives, 15, 54-56), il fit assassiner son beau-père Hircanus II (15, 174-178), un autre beau-frère Costobar (15, 247-251), sa femme Marianne (15, 222-239) ; dans les dernières années de sa vie, il fit assassiner ses fils Alexandre et Aristobule (16, 130-135), et cinq jours avant sa propre mort, un autre de ses enfants, Antipater (17, 145) ; enfin il ordonna que des notables du Royaume soient exécutés avant sa mort, pour que le peuple de Judée, qu’il le veuille ou non, pleure sa mort (17, 173-175).
original en espagnol par Vicente Balaguer,
professeur de la faculté de Théologie de l'Université de Navarre
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