La filiation divine (2)
La filiation divine (2)

Le plus émouvant précisément parce qu'il montre combien Dieu est Père, et la joie qu'il éprouve (lire la suite) du retour à la maison du fils qui s'est mal comporté et l'a déshonoré : « Il fallait festoyer et se réjouir, car ton frère que voici était mort, et il est revenu à la vie ; il était perdu, et il a été retrouvé » (Luc 15, 32). Le père de ce jeune homme estime que l'humiliation acceptée en venant se mettre à genoux devant lui est déjà quelque chose de grand, et qu'à la conviction de notre indignité, il est inutile de rajouter des paroles vengeresses ou des vexations ; que, ce dont nous avons besoin, ce n'est pas de brimades mais d'Amour et de l'aide de sa grâce.
Dans ce processus de conversion Marie joue un rôle effacé. C'est par elle que nous sommes devenus enfants de Dieu, et elle ne souhaite qu'une chose : que nous le restions toute notre vie durant, et pour la vie éternelle.
« Voici ta mère » (Jean 19, 27), dit Jésus en Croix à Jean, l'apôtre adolescent. Il représente l'humanité tout entière. « Depuis cette heure-là, le disciple la prit chez lui » (Ibid.). Restons avec Marie, mettons-la dans notre vie, invoquons-la fréquemment pour qu'elle nous assiste « maintenant et à l'heure de notre mort » (« Je vous salue »), et qu'elle nous élève ainsi peu à peu aux sommets de l'union à Dieu le Père, par l'imitation de Dieu le Fils, sous l'action de Dieu le Saint-Esprit.
(fin)
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