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mardi 12 mai 2015

Le Psaume 2 (10)

Le Psaume 2 (10)

Ce fils aujourd’hui engendré, c’est chacun de nous aussi. Nous à qui Dieu dit : « Je te saisis par la main » (Isaïe 41, 13 », et ce, « pour terrasser par lui les nations, pour désarmer les reins des rois, pour ouvrir devant lui les portes, et pour rendre libres les entrées » (Isaïe 45, 1). Nous voyons ainsi que Dieu « nous a octroyé toutes sortes de bénédictions spirituelles dans le Christ » (Éphésiens 1, 3). La principale n’est-elle pas, justement, qu’il a fait de nous ses fils, et des enfants de prédilection ? Quelle beauté que la filiation divine ! Et quelle force pour aborder positivement la vie de tous les jours, (lire la suite) pour lui trouver une coloration magnifique ! Grâce à notre Seigneur, à sa mort sur la Croix et à sa Résurrection glorieuse, nous sommes nous aussi devenus enfants de Dieu. « Apprenons de Jésus. Son attitude, qui se refuse à toute gloire humaine, est en parfaite corrélation avec la grandeur d’une mission unique : celle du Fils bien-aimé de Dieu qui s’incarne pour sauver les hommes. Une mission que l’affection du Père a entourée d’une sollicitude toute pleine de tendresse : Filius meus es tu, ego hodie genui te. Postula a me et dabo tibi gentes hereditatem tuam (Ps 2, 7) ; tu es mon fils, moi, aujourd’hui, je t’ai engendré. Demande, et je te donne les nations pour héritage » (st Josémaria, Quand le Christ passe, n° 62). Parce que sa nourriture est d’accomplir en tout la Volonté de son Père qui l’a envoyé racheter les hommes de leurs péchés (cf. Matthieu 9, 13), notre Seigneur a acquis tout pouvoir sur le « Cœur » de son Père. C’est pourquoi celui-ci lui lance une invitation : « Demande, et je te donnerai les nations pour héritage, pour domaine les extrémités de la terre » (Psaume 2, 8). Cette promesse n’est pas fallacieuse, contrairement à celle de satan soumettant Jésus à la pression de ses tentations : « L’ayant élevé, il lui montra en un instant tous les royaumes de la terre, et le diable lui dit : ‘Je te donnerai toute cette puissance avec leur gloire, car elle m’a été remise et je la donne à qui je veux. Si donc tu te prosternes devant moi, elle sera toute à toi » (Luc 4, 6-7) ! Ici, « demande-moi » ne peut s’appliquer qu’au Sauveur. Selon Rufin d’Aquilée, Dieu dit à son Fils : « Je ne veux pas que les nations me demandent elles-mêmes d’adoption ; mais demande, toi, et je la donnerai. » C’est à toi de décider, à toi d’intercéder en faveur de ce peuple dont je veux en fait le salut. « C’est jusqu’à la jalousie que Dieu désire l’âme qu’il a mise en nous » (Jacques 4, 5), car le Seigneur « est un Dieu jaloux » (Deutéronome 6, 15). (à suivre…)

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