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samedi 25 mai 2013

Baptême de la Sainte Vierge

Baptême de la Sainte Vierge

Commentant Jean 3, 22, « après cela, Jésus se rendit avec ses disciples au pays de Judée ; il y séjourna avec eux et il y baptisait », le bienheureux Palafox se demande : « Quel fut le bienheureux qu'il a baptisé ? En cela, je suis l'opinion la plus probable, que le Seigneur a baptisé de sa main uniquement la Reine des anges et saint Pierre. Et qu'ensuite saint Pierre a baptisé saint André, son frère, saint Jacques et saint Jean, et eux trois les autres apôtres. Et saint Jean les disciples, et de cette façon le baptême est entré dans l'Église » (Œuvres complètes, t. 2, l. 2, 1e partie). Il s'appuie sur saint Évode d'Antioche (v. 35-107/13), Clément d'Alexandrie (v. 150-v. 215), et Nicéphore, cités par Baronius et par le cardinal Robert Bellarmin. Il cite deux arguments de congruence : « Le premier est que, le Seigneur devant baptiser de sa main, et favoriser de la sorte une créature, la première de toutes était la Reine des anges, Marie, sa Mère, et il la baptisa donc la première, parce qu'elle était la première en tout. La seconde, le baptême que le Seigneur administrait étant la première pierre sacramentelle qu'il mettait à son Église, il était juste que cette première action commence par la Bienheureuse Vierge Marie, afin que l'Église sache qu'elle doit tout à son intercession. » Répondant par avance aux objections éventuelles quant à la plénitude de grâces de Marie, Palafox souligne qu'« avec le baptême que son Fils lui a donné, elle a reçu plus de grâces ; car elle a reçu l'augmentation de celle-ci que lui offrait ce sacrement et le caractère de chrétienne, qu'il offre à tout ceux qui le reçoivent ». Cette thèse, aujourd'hui abandonnée, a été soutenue également par saint Albert le Grand, Duns Scot, Pierre Canisius, Francisco Suárez, Gabriel Vázquez.

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