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lundi 9 février 2009

Une vie nouvelle

Une vie nouvelle

Le Seigneur, les (ses disciples) ayant avertis de fuir, où demeurer et à quoi prendre garde, a résumé l’ensemble dans une indication générale, en disant : « Où sera le corps, là se rassembleront les aigles. » Ainsi conjoncturons d’abord qui sont les aigles, afin de préciser ce qu’est le corps. Les âmes des justes sont comparées aux aigles : ils se portent vers les hauteurs, délaissent les bas-fonds, parviennent, dit-on, à un âge avancé ; aussi David dit-il à son âme : « Ta jeunesse sera renouvelée comme celle de l’aigle » (Psaume 102, 5). Si donc nous avons identifié les aigles, nous ne pouvons plus avoir de doute sur le corps, surtout en nous souvenant que Joseph a reçu de Pilate le corps (Jean 19, 38). Ne voyez-vous pas les aigles autour du corps : (lire la suite) Marie de Cléophas et Marie-Madeleine et Marie Mère du Seigneur et le groupe des Apôtres entourant le tombeau du Seigneur ? Ne voyez-vous pas les aigles autour du corps, lorsqu’avec les nuées spirituelles viendra le Fils de l’homme, et que « tous les yeux le verront, et ceux qui l’ont transpercé » (Apocalypse 1, 7) ? Il est aussi un corps dont il a été dit : « Ma chair est vraiment une nourriture, et mon sang vraiment un breuvage » (Jean 6, 56). Autour de ce corps sont les aigles, volant à l’entour avec les ailes de l’esprit. Autour de ce corps sont encore les aigles qui croient que Jésus est venu dans la chair, puisque « tout esprit qui professe que Jésus-Christ est venu dans la chair, est de Dieu » (1 Jean 4, 2). Où donc il y a la foi, là se trouve le mystère, là le logis de la sainteté. C’est aussi un corps que l’Église : en elle la grâce du baptême nous donne le renouveau spirituel, et la vieillesse à son déclin reprend un âge et une vie nouvelle.

Ambroise de Milan, Traité sur l’Évangile de Luc 2, 8, 54-56.

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