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vendredi 17 décembre 2010

Tous appelés à la sainteté (2)


Tous appelés à la sainteté (2)

Je disais que pour être saint, il faut avoir une vie intérieure. « Le fondement de toute notre activité de citoyens — de citoyens catholiques — réside dans une intense vie intérieure : dans le fait d'être des hommes et des femmes qui font vraiment de leur journée un dialogue ininterrompu avec Dieu » (saint Josémaria, Forge, n° 572). C’est comme cela que la sainteté devient quelque chose d’envisageable et d’accessible, de réaliste malgré le côté ambitieux de l’entreprise. Mais, « ce que Dieu veut plus que tout pour chacun de vous c’est que vous deveniez des saints ».
On ne grandit pas en sainteté sans effort. Le premier effort à fournir est de nous fixer des rendez-vous avec le Seigneur, des moments exclusivement réservés à la prière. Autrement nous serons peut-être bons, sans doute bonasses, mais nous ne pourrons pas devenir saints. (lire la suite) Or, l’objectif que Dieu nous assigne est bien de devenir saints. Et il ne le dit pas à deux ou trois, mais à toi et à moi, à nous tous. « Maintenant que tu as vu sa lumière, si tu étais cohérent avec toi-même, tu devrais avoir le désir d'être aussi saint que tu as été pécheur, et tu lutterais pour qu'un tel désir passe dans les faits » (saint Josémaria, Ibid., n° 883). Nous savoir pécheurs ne nous arrête pas sur la voie de la sainteté. Le péché tout au plus nous freine, si nous le reconnaissons et demandons humblement pardon dans le sacrement de réconciliation, mais nous repartons aussitôt de l’avant de plus belle.
« Remplis-toi de bons désirs. C'est une chose sainte, et que Dieu encourage. Mais n'en reste pas là ! Homme ou femme, tu dois être une âme sensible aux réalités. Pour que tes bons désirs aboutissent à quelque chose, il faut que tu formules des résolutions claires, précises.
— Et ensuite, mon enfant, à toi de lutter à toi de les mettre en pratique, avec l'aide de Dieu ! » (saint Josémaria, Ibid., n° 116). Toujours avec l’aide de Dieu. Mais puisqu’il veut que nous soyons saints, soyons bien persuadés que, de son côté, nous recevons toute l’aide nécessaire. Et donc que la sainteté, aussi élevée soit-elle, n’est pas quelque chose qui nous dépasse, mais un bien possible, et même le seul vrai bien que nous devions ambitionner de toutes nos forces. Et comme nous sommes malgré tout limités et instables, inspirons-nous de la toute-Sainte, de l’exemple de la Vierge Marie pour, avec son assistance maternelle, ne pas dévier du droit chemin et conserver la vraie clef du bonheur, qui « est très simple », comme Benoît XVI le dit. Le bonheur, comme la sainteté, est en Dieu, car Dieu est saint.

(fin)

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